• « Hello, je suis une "impliquée". Greg, mon meilleur ami, mon pilier, est toujours hospitalisé. C'est dur, très dur... » : le 8 décembre 2015, une certaine Flo rejoint le groupe Facebook de l'association des victimes des attentats du 13 novembre 2015. Elle se présente comme une styliste ayant travaillé dans l'événementiel, passionnée de rock et de tatouages. Bénévole infatigable, Flo devient vite un membre incontournable de l'association et finit par y décrocher un CDD. Sauf qu'un jour, un contrat falsifié fait tiquer une bénévole. D'autant que personne n'a jamais réussi à rencontrer le fameux Greg, ami de Flo blessé au Bataclan.

    Né en 1975, Alexandre Kauffmann a suivi des études de philosophie avant de rejoindre l'IEP de Paris. À la fois romancier (Mauvais Numéro, Le Faux fuyant ou encore Black Museum) et reporter indépendant pour la presse (Géo, Le Monde, Les Echos...), il a réalisé de nombreux sujets à l'étranger. Après avoir vécu deux ans en Tanzanie, il revient vivre à Paris en 2014 et s'investit dans des récits et des reportages sur les questions de drogues et de police (Surdose, Goutte d'or, 2018).

  • Surdose

    Alexandre Kauffmann

    Quel est le point commun entre un dentiste, une jeune fille de bonne famille et un informaticien ? Tous trois sont morts d'une overdose à Paris, en 2016, l'une après avoir pris de la cocaïne, l'autre de la MDMA et le troisième à cause d'un mélange de méphédrone et de GHB.

    Après un an d'immersion au sein du groupe Surdoses, entité marginale de la brigade des stups qui enquête sur les morts par overdose à Paris, le journaliste Alexandre Kauffmann livre un récit écrit comme un polar. Il démarre avec les indices laissés sur les corps et les téléphones de ces trois victimes.

    Au fil des pages, le lecteur remonte jusqu'aux "cocaïne call center" des dealers, plonge dans la vie intime des victimes et pénètre l'univers des soldats engagés dans une guerre don quichottesque contre la drogue.

    Reporter freelance pour la presse française (Géo, Le Monde, Les Échos...), Alexandre Kauffmann a vécu à Madagascar et en Tanzanie. Il a déjà publié quatre romans (Influenza, Éditions des Équateurs, 2006 ; Stupéfiants, Flammarion, 2017) et deux récits de voyage. Surdose, écrit après un an d'immersion au sein de la brigade chargée d'enquêter sur les morts par overdose à Paris, est son premier livre de non fiction.

  • À quoi ressemble l'existence d'un traître patenté ? Alexandre Kauffmann a partagé pendant une année le quotidien d'Ayoub, un escroc qui fume du crack, et de Lakhdar, un ancien proxénète vendant de la mauvaise cocaïne. Ces indics à la petite semaine renseignent la police judiciaire parisienne depuis plus d'une décennie, dénonçant des pickpockets, des dealers, des marchands d'armes, mais aussi des membres de leur propre famille.

    Alexandre Kauffmann a suivi ces informateurs dans leurs affaires comme dans leur intimité, révélant, à force, une part d'humanité bien cachée. Au risque d'être considéré par ces délateurs professionnels comme un des leurs.

  • Black museum

    Alexandre Kauffmann

    Alexandre Kauffmann se rend dans le bush tanzanien pour enquêter sur un peuple nomade, les Hadza, que tout le monde considère comme des « hommes-fossiles ». Chacun s'emploie ici à faire tourner sa boutique : les guides, le prêtre, l'anthropologue, l'impresario local. L'auteur va s'immiscer dans la vie de ces chasseurs de girafes et de babouins. Parmi eux, il revisite les valeurs de la société occidentale et tente de dissoudre son jugement dans la savane. Quant aux archers hadza, ils traversent distraitement cette comédie de brousse, ne laissant derrière eux que des pointes de flèches et des éraflures sur les acacias.
    Empruntant au récit de voyage et à la satire sociale, Alexandre Kauffmann brosse un tableau tout aussi drôle que pertinent de notre soif d'exotisme et nous conduit à la frontière incertaine entre ressemblance et altérité.

  • «C'est l'été. Personne ne semble heureux de se trouver sur le boulevard Bessières. J'imagine que je ne fais pas exception. Suant mes excès de la veille, le pouls désordonné, je me rends à la convocation du commandant Fleury, qui souhaite m'entendre dans l'affaire du Massaï de Villetaneuse. La perspective d'obtenir des éclaircissements sur cet homme devrait me rassurer. C'est tout le contraire. Il faut se rendre à l'idée qu'une convocation policière suffit à semer le trouble dans un esprit innocent. Presque innocent.»
    Embarqué malgré lui dans une enquête sur un trafic de stupéfiants entre la France et l'Afrique orientale, un journaliste oisif est contraint de collaborer avec la police pour retrouver le mystérieux «Sergent». Des quartiers populaires parisiens aux faubourgs d'Arusha, sur fond de trafic d'héroïne et d'armes, Stupéfiants est un roman sous haute tension qui fait la part belle aux tourments d'une génération précaire et indolente.

  • « La première fois que je l'ai vue nue, elle m'a paru fanée. C'était en fin d'après-midi, dans ma chambre où flottait une odeur de tabac froid et de café. Elle se rhabillait devant la fenêtre, sans se soucier du regard des voisins. Elle était fière de sa poitrine. "J'ai les plus beaux seins de Kaliningrad, assurait-elle en bombant le torse, c'est un trésor national." » Un jeune Parisien s'abandonne au culte de la régression, tenant la médiocrité pour le dernier refuge de la morale. Une femme mariée, originaire des pays de l'Est, renverse le cours de son existence.

  • C'est Madagascar qui forme le cadre de ces histoires de loosers. Éperonnés par la misère, l'orgueil, l'ambition ou l'égoïsme, cinq personnages en quête d'avenir déploient leur zèle, leur cautèle ou leur vilenie pour arriver coûte que coûte à leurs fins. Pareilles aventures pourraient se passer partout dans le monde, mais le cadre de la grande île donne à chacune de ces tentatives sans lendemain une aura qui la transfigure en épopée navrante.

  • 2003. Nicolas Barthe, 22 ans, devient le lieutenant Barthe, futur chef de section de combat au 21º Régiment d'Infanterie de Marine.
    Peut-on encore donner sa vie pour sa patrie ?
    Quel idéal a pu pousser ce jeune homme bien né, diplômé de Sciences Po, à partir de battre au Kosovo, et surtout, en Afghanistan, dans l'une des vallées les plus dangereuses et les plus meurtrières du pays, à Tagab en Kapisa ?
    Et puis, que signifie faire la guerre ? Vivre loin des siens, enfermé sur une base avec des centaines d'hommes, aller sur le terrain, rencontrer l'ennemi, le combattre. Voir ses camarades blessés. Perdre des frères d'armes.Le lieutenant Barthe raconte ici son expérience. Il nous dit tout de sa passion, de ses convictions, de ses peurs et de ses doutes aussi.
    Une plongée dans les coulisses de la guerre, à travers le rare témoignage d'un "engagé".

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