• On a trop tendance à voir dans le don une petite affaire privée - le don de soi -, une disposition psychologique qui n'engage que la personne qui donne. Rien n'est plus faux. Derrière cette notion, c'est toute la vitalité de l'existence collective qui est en jeu. L'originalité de ce livre est de déployer toute la portée du système-don, à la fois levier d'action et clé de lecture permettant à l'homme d'exprimer et de comprendre les ressorts cachés des pratiques qui le caractérisent de tout temps : les soins, les sports, les arts, la quête spirituelle et religieuse, mais aussi l'engagement politique et jusqu'aux comportements plus récents du salarié et du manager.  

  • marcel mauss, neveu et héritier spirituel de durkheim, initiateur de l'ethnologie scientifique française, est universellement connu comme un des grands noms de la tradition anthropologique.
    aucune discussion sur le don, qu'il s'agisse du don pratiqué dans les sociétés archaïques ou du don des modernes, ne peut ignorer son célèbre essai sur le don. mais, pour alain caillé et les auteurs regroupés autour de la revue du mauss, si l'essai est le texte le plus important de toute l'histoire des sciences sociales, c'est parce qu'il contient bien plus encore. même si mauss, épris de concret, se méfiait des grandes théories, il y a dans son oeuvre, et plus spécifiquement dans l'essai sur le don, les fondements d'une approche généraliste en sciences sociales qui concerne aussi bien la sociologie que l'économie, l'histoire ou la philosophie.
    encore faut-il les rendre clairement visibles. c'est à ce travail d'explicitation et de systématisation que s'attaque ce livre, qui s'attache notamment à montrer comment mauss nous offre une pensée du rapport social irréductible aux paradigmes dominants et rivaux de l'individualisme et du holisme méthodologiques, un " tiers paradigme ", le paradigme du don. les bases d'une sociologie vraiment générale.

  • Pendant tout le XXe siècle, sociologues, politologues et philosophes se sont persuadés que la modernisation des sociétés allait signer l'arrêt de mort des religions.
    Ou, à tout le moins, leur relégation dans la sphère privée. Or nous assistons au contraire à leur renaissance sous de multiples formes et nous constatons que les guerres, les révoltes ou les massacres sont indissociablement religieux et politiques. Comment le penser ? L'interrogation sur le rôle et la place du religieux était au coeur des sociologies classiques (qu'on pense à Durkheim, à Weber, etc.).
    Pourtant, cent ans plus tard, nous ne savons toujours pas comment l'appréhender. Faut-il donc renoncer à fixer une essence du religieux, à saisir la continuité entre religions primitives et grandes religions universelles ? Comment expliquer le retour contemporain du religieux (comme un retour du refoulé) ? Sur toutes ces questions, ce livre, qui reprend une sélection de textes parus dans La Revue du MAUSS en 2003, rassemble les réponses des meilleurs spécialistes français.

  • Depuis plus de trente ans La Revue du MAUSS (Mouvement anti-utilitariste en science sociale) critique la dérive économiciste et utilitariste des sciences sociales. Elle montre comment cette inflexion de la pensée contribue puissamment à la mercantilisation et à la financiarisation spéculative, catastrophique, du monde. Parallèlement, dans le sillage notamment de l'Essai sur le don de Marcel Mauss (1924), elle propose d'observer et de penser le rapport social en chaussant les lunettes du don, étant entendu que pour elle le don est politique (et réciproquement). Ainsi, s'est formée peu à peu, une école de pensée généraliste en science sociale, transversale à la sociologie, l'anthropologie, la science économique et la philosophie morale et politique.
    Ce petit livre, issu d'une conférence donnée sous ce titre à l'université de Nanterre en octobre 2013, donne une vision très synthétique du travail accompli par le MAUSS et montre comment, en science sociale, contrairement aux vulgates en vigueur, il faut être résolument à la fois savant et politique

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  • De plus en plus, dans tous les secteurs de la société, au travail, dans les relations entre groupes sociaux ou entre traditions culturelles ou religieuses, entre les sexes ou les générations, dans les rapports à l'État et l'administration, ou même en famille, les individus se sentent mal ou guère reconnus. Ils aspirent à la « reconnaissance », nouveau maître mot. De même au plan collectif : durant les deux derniers siècles, les luttes sociales se sont massivement présentées comme des luttes pour la redistribution de la richesse ; elles apparaissent principalement aujourd'hui comme des luttes pour être reconnus. La thématique de la reconnaissance est ainsi devenue centrale en sociologie ou en philosophie politique, comme elle l'est dans la réalité même. Une société juste, pense-t-on maintenant souvent, est celle qui accorde à tous la reconnaissance sans laquelle nous ne saurions vivre. Mais pouvons-nous tous être reconnus, et reconnus à égalité dans nos singularités ? Qu'est-ce qui anime la demande de reconnaissance ? Et l'offre de reconnaissance, par les médias, les directions d'entreprise ou les appareils politiques, n'est-elle pas souvent illusoire et manipulatrice ? Qu'est-ce alors qu'une reconnaissance authentique ? Sur toutes ces questions brûlantes, cet ouvrage apporte le diagnostic et les réponses de sociologues connus (et reconnus) et soulève une question inédite : l'étude des luttes de reconnaissance n'est-elle pas l'objet par excellence non reconnu de la sociologie, celui qui fonde son identité disciplinaire oe

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  • Qu'est-ce qui pousse les sujets sociaux à agir ? Les mobiles de nos actes sont innombrables et la littérature entière, tout l'art, tous les films ne suffiraient pas à les décrire. Les sciences sociales ou la philosophie ont besoin quant à elles de se donner des repères leur permettant de saisir les ressorts essentiels de l'action. Et ici, on touche vite aux débats centraux de ces disciplines. L'opinion. largement dominante, y est que l'action des hommes s'explique nécessairement et exclusivement par l'intérêt, qu'il soit d'ordre économique, sexuel, de conservation, de pouvoir ou de prestige. Comme le montre Main Caillé dans ce livre, une théorie antiutilitariste de l'action, au contraire, s'attache à montrer que ce réductionnisme est intenable. Il laisse en définitive échapper l'essentiel de ce qui importe aux humains, car c'est précisément en s'affranchissant du cercle étroit des intérêts, sans pourtant les dénier, qu'ils deviennent des sujets. Et c'est parce qu'ils aspirent plus à être reconnus qu'à accumuler que les hommes ne sont pas réductibles à la figure de l'Homo oeconomicus. Ce qui est vrai des sujets sociaux individualisés l'est tout autant des sociétés, ces quasi-sujets collectifs structurés et rendus visibles et pensables par l'opération conjointe du politique et du religieux, dont l'auteur propose ici une conceptualisation systématique. Dès lors, une théorie anti-utilitariste de l'action doit constituer la pièce maîtresse, la matrice de toute sociologie générale qui entreprenne de rompre avec les approches économicistes, si dominantes aujourd'hui, de l'Histoire et de la vie en société.

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  • Si c'est «malgré tout» qu'il faut défendre la sociologie, c'est malgré ce qu'elle est devenue. Bien loin de ses grandes espérances initiales et des splendeurs que nous ont léguées les Durkheim, Weber, Simmel, Mead, Elias, Mauss, etc. Ce que l'on appelle sociologie s'est peu à peu recroquevillé jusqu'à apparaître comme la «science (ou la pseudo science) des restes», la science de ce dont ne parlent ni les philosophes, ni les économistes, ni les historiens, ni les anthropologues, ni les théoriciens de la littérature, etc.
    Eclatée en de multiples chapelles théoriques ou idéologiques, privée de colonne vertébrale paradigmatique et institutionnelle, elle ne croit plus pouvoir trouver son unité que dans une référence de plus en plus incantatoire au «terrain» et à l'empirisme, et dans ses querelles infinies sur ce qui fait la bonne méthode ou le bon terrain. La sociologie classique, celle qu'il nous faut faire revivre et actualiser, se présentait tout autrement.
    Elle revendiquait hautement une approche empirique de la réalité et le souci d'établir des faits, elle aussi, mais elle n'imaginait pas que ce puisse être accompli hors-théorie et sans enjeux normatifs, c'est-à-dire éthiques et politiques... Dit autrement, elle se vivait comme le lieu et le moment généraliste de la science sociale générale. C'est cette sociologie là, autrement dit la science sociale générale, qui nous fait désormais défaut et qu'on appelle ici à renaître de ses cendres

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  • Depuis les années 1960 est apparue dans certains secteurs des sciences humaines et sociales une prise de conscience de la transformation spatiale du monde. On en trouve les échos chez Arnold Toynbee ou Marshall McLuhan. Cependant, c'est véritablement à partir du milieu des années 1980 qu'est diffusé sur l'ensemble de la planète académique le substantif « globalization » et l'adjectif « global ». Les auteurs réunis ici se donnent pour objectif de repérer et de comprendre les transformations disciplinaires provoquées par la prise en compte du « global ».

  • Nous savons tous que l'argent - c'est-à-dire la richesse matérielle - ne fait pas le bonheur (même s'il y contribue). Et la croissance du PIB non plus. Pire, depuis une trentaine d'années, celle-ci semble aller de pair avec un déclin du bonheur. Il est donc naturel de rechercher d'autres indicateurs de la richesse, qui entendent mesurer non seulement la valeur marchande, mais aussi la valeur sociale, humaine, culturelle, etc., produite par une société. Ces indicateurs alternatifs sont utiles pour rompre avec l'omniprésence de l'idéologie marchande. Mais ils donnent des résultats incertains et contrastés. Et, surtout, on peut se demander si, en prétendant agréger des données extrêmement disparates, ils ne participent pas du fantasme de la mesure universelle, celui-là même qui donne à la dictature du PIB toute sa puissance et qui alimente au-jourd'hui le culte de l'évaluation et du reporting généralisés au coeur du néomanagement.
    Avant de tenter de mesurer les différentes formes de richesse, il faut donc s'interroger sur l'idée même de richesse. Et si la richesse était de l'ordre de la gratuité, de ce qui ne se mesure pas ou excède la mesure ? Du côté de l'inestimable ?

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  • Paru en 1989, ce petit texte pédagogique qui présentait le travail de pensée accompli par la Revue du MAUSS, a peu à peu pris des allures de livre culte et exercé une influence souterraine sur des pans importants de la sociologie, de l'anthropologie, de la science économique ou de la philosophie morale et politique.
    C'est que l'objectif premier du MAUSS - " Montrer que l'obstacle principal sur lequel bute la pensée moderne est celui de l'économisme, [...] que c'est lui qui souffle l'essentiel des réponses et qui limite abusivement le champ du possible et du concevable " - est devenu chaque jour plus actuel. Aujourd'hui, nous y sommes en plein. Ce n'est plus seulement la pensée qui se dissout dans l'économisme, c'est le rapport social lui-même qui se dilue dans le marché.
    D'où la nécessité urgente de chercher des ressources théoriques et pratiques qui permettent de sauvegarder l'essentiel, la civilité ordinaire et le goût de ce qui fait sens par soi-même, à commencer par celui de la démocratie. Épuisé depuis plusieurs années, ce livre est réédité avec un avant-propos et une postface inédits qui permettent également d'introduire le lecteur aux analyses ultérieures du MAUSS sur la genèse de l'utilitarisme (et donc de l'économisme) et sur le paradigme du don.

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  • Co-signé ou soutenu par une centaine d'intellectuels de renommée internationale, traduit, publié et discuté dans plusieurs pays (Allemagne, Brésil, Inde, Italie, etc.), le Manifeste convivialiste. Déclaration d'interdépendance (Bord de l'eau, 2013) défi nissait les principes d'un « bien vivre » universalisable (« pluriversalisable », plutôt), même sans croissance du PIB, dans lesquels se reconnaissent de plus en plus d'associations ou de réseaux de la société civique. À quelles conditions la partage de ces principes pourrait-il déboucher sur une off re politique susceptible de changer la donne, ici ou ailleurs ? Que faut-il maintenant préciser pour se donner une chance de conjurer les risques de catastrophe -économique, sociale, écologique, morale, etc. - qui se font toujours plus menaçants ?
    C'est en dialoguant avec des propagateurs du convivialisme, en France, au Brésil ou en Italie, Simon Borel, Francesco Fistetti, Frédéric Vandenberghe et Jean-François Vréan, que Alain Caillé, un des initiateurs du convivialisme, esquisse des réponses à ces questions.

  • La fatalité revêt aujourd'hui les traits de la nécessité économique : nous n'aurions plus d'autre choix que de nous y soumettre.
    Comment échapper à ce destin funeste ? En critiquant le discours économique dominant, assurément. Mais si ce discours triomphe partout, n'est-ce pas que sa critique a échoué ? Il lui a manqué, en définitive, de ne pas assez rompre avec les postulats fondateurs de la vision économique du monde : la certitude que l'être humain est d'abord un Homo oeconomicus ; la croyance à la clôture de l'ordre économique sur lui-même ; la foi dans la visée d'une science économique.
    D'où ces multiples projets, toujours avortés, de créer une " autre économie ", plus rationnelle ou plus humaine, ou d'édifier une autre science économique, plus scientifique. Or, viser une " autre économie ", c'est encore accréditer l'idée que l'essentiel serait d'ordre économique. Aspirer à une " autre science économique ", c'est encore croire en la science des économistes et contribuer à sa consolidation.
    Plutôt que d'élaborer des alternatives aussi fracassantes que décevantes, Alain Caillé se propose donc ici d'apprendre à " dé-penser " l'économique, en le soustrayant au monopole des économistes pour le placer sous les regards croisés de l'anthropologie, de l'histoire, de la philosophie et de la sociologie. Au bout du compte, l'économique se trouve ainsi replacé dans la perspective du politique. Que gagne-t-on à ce déplacement du regard, à la fois modeste et ambitieux ? Rien, diront sans doute certains.
    Le principal, penseront peut-être quelques autres...

  • Le don est-il généreux ? Il serait très présomptueux de vouloir répondre simplement à une question d'une si redoutable complexité. Je vais néanmoins tenter d'en traiter certaines de ses dimensions. Je parle ici en tant que représentant d'un courant de pensée qui s'exprime à travers "La Revue du Mauss", une revue interdisciplinaire de sciences sociales qui existe depuis 25 ans. Mauss signifie "Mouvement Anti-Utilitariste (ou anti-économiciste) dans les Sciences Sociales.

  • " S'il valait, je crois, la peine de rééditer le présent livre, épuisé depuis plusieurs années, c'est parce que les articles qu'il rassemble et notamment les trois textes principaux - la critique de Pierre Bourdieu, la relecture de La République de Platon et la réflexion sur le don, l'intérêt et le désintéressement (et sur Derrida.
    ) - correspondent à des moments charnières dans la réflexion du MAUSS (Mouvement anti-utilitariste dans les sciences sociales). Avant l'explicitation d'un "paradigme du don" (ici esquissé), qui aura été le travail principal des dix dernières années de La Revue du MAUSS, il fallait s'expliquer en profondeur sur ce qui fait problème dans l'" axiomatique de l'intérêt " et dans l'utilitarisme ou, à l'inverse, dans l'an-utilitarisme d'un Jacques Derrida.
    C'est que la recherche d'un don absolument pur et désintéressé est aussi illusoire et démobilisatrice, pour la pensée comme pour l'action, que la réduction de toute action aux calculs intéressés qui sont censés l'inspirer. Ce n'est qu'une fois clairement prémuni des séductions de ces deux frères ennemis qu'il est possible de commencer à avancer pour de bon. ".


  • la force et la richesse du mouvement altermondialiste résident dans sa diversité.
    c'est elle qui permet à des militants se réclamant de multiples croyances et trajectoires de se retrouver dans un combat commun. cette diversité, cependant, risquerait de se transformer en cacophonie si n'étaient pas peu à peu explicitées les valeurs partagées qui fondent ce sentiment de communauté. or quelles autres valeurs sont-elles partageables à l'échelle mondiale que les valeurs démocratiques ? mais quelle démocratie voulons-nous ? celle des peuples, des nations, des individus, des moeurs, des cultures ? une démocratie représentative, participative, directe, d'opinion ? un mixte de tout cela ?.


  • Partout un autre monde cherche à s'inventer. À travers de multiples expériences, de multiples courants de pensée, sous de multiples appellations : autre économie, économie sociale et solidaire, postdéveloppentisme, sobriété volontaire, abondance frugale, décroissance, indicateurs de richesse alternatifs, commerce équitable, microcrédit, responsabilité sociale et environnementale, entreprise sociale, politique de l'association, démocratie radicale, écologie politique, altermondialisme, etc. Ou encore, tout récemment, sous la forme d'une revendication de la dignité, dans le monde arabe, au nom de l'indignation en Espagne ou au Portugal et ailleurs. Le pari dont procède ce pré-manifeste est que le nom qui cerne au plus près la doctrine commune qui se cherche ainsi est celui de convivialisme. Un convivialisme qui ne prendra véritablement consistance que s'il s'assume comme une idéologie politique qui, à la fois synthétise et dépasse les quatre grandes idéologies de la modernité, le libéralisme, le socialisme, l'anarchisme et le communisme, trop tributaires de leur commun soubassement utilitariste et économiciste pour affronter le défi central du monde actuel qui est d'affronter sa finitude.
    Pourquoi un « pré-manifeste » ? Pour préluder à un travail collectif permettant de rendre effectivement manifeste ce qui est commun à toutes ces tentatives d'invention d'un monde post-néolibéral, plutôt que ce qui les divise.

  • Après les attentats du 13 novembre 2015, il apparaît évident qu'il ne suffit plus aujourd'hui de s'indigner. Ces explosions de haine contre la démocratie, notre civilisation, notre culture et la vie même nous ont laissé sans voix, impuissants, démunis. C'est pour ne pas céder au découragement qu'Alain Caillé s'est lancé dans l'écriture d'un journal théorique et politique, en se donnant pour seule consigne de ne tenir aucune idée, aucune vision politique pour acquise. Car ne faut-il pas finalement tout repenser ? Au terme (provisoire) de cet examen, on voit se dessiner les moyens de se redigner, de s'indigner du cours dramatique que prend le monde pour retrouver notre dignité de citoyens et d'acteurs de notre destin collectif.

  • À contrepied du néomanagement, qui sévit dans bien des organisations, l'anthropologie aide à comprendre - notamment grâce à Marcel Mauss et son célèbre Essai sur le don (1925) - comment sans art du don, il n'y a pas d'efficience possible.

    Les entreprises, administrations, associations, équipes sportives, etc., qui fonctionnent bien savent trouver dans le cycle du don la véritable source de la coopération efficace, de la confiance et du travail pris à coeur. Le mauvais gestionnaire, qui s'acharne à tout contrôler et rationaliser, enferme tout le monde dans le cercle vicieux du chacun pour soi et du découragement.

    En repensant le management à la lumière du don, ce guide contribue à repenser l'ensemble de nos relations humaines.

  • Nous voulons tous être reconnus pour les dons que nousfaisons ou que nous croyons faire. Telle est la vérité que lesauteurs font apparaître. En relisant Sénèque, Marcel Mauss etbeaucoup d'autres, ils montrent comment notre existence s'inscritau coeur de nombreux cycles du demander, donner, recevoir etrendre, et analysent les troubles psychiques comme autant deblocages dans ces cycles qui fondent les sociétés.Ainsi, nous demandons trop (nous sommes exigeants) ou troppeu (nous sommes timides) ; nous donnons trop (nous sommesgrandioses) ou trop peu (nous sommes calculateurs) ; nousn'acceptons pas de recevoir (nous sommes blasés) ou surestimonstoujours ce qu'on nous donne (nous sommes extasiés) ; nous nesavons pas rendre (nous sommes ingrats) ou ne supportons pasd'être en dette (nous sommes tourmentés).Décrivant avec humour tous ces « ratés » de la relation avant qu'ilsne deviennent pathologiques, Alain Caillé et Jean-Édouard Grésynous donnent les moyens de les surmonter pour retrouverun équilibre, c'est-à-dire un juste rapport aux autres et au monde.
    Alain Caillé, professeur émérite de sociologie à l'université Paris-Ouest- Nanterre et directeur de La Revue du MAUSS, est l'auteur d'une trentaine de livres, dont Anthropologie du don, Anti-utilitarisme et paradigme du don et co-auteur de Pour une nouvelle sociologie classique.
    Jean-Edouard Grésy est anthropologue. Associé fondateur du cabinet AlterNego, docteur en droit et diplômé de l'EDHEC, ses recherches portent sur la conflictualité et la coopération. Il est notamment l'auteur de Gérer les ingérables, co-auteur de Gérer les risques psychosociaux et Comment les négociateurs réussissent.Ensemble, ils ont publié La Révolution du don. Le management repensé à la lumière de l'anthropologie.

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  • Il est grand temps de faire revivre le projet d´une théorie sociale générale... et généreuse. En tant que riposte et alternative à la colonisation des sciences sociales par l´économie néoclassique, nous proposons de reprendre en l'actualisant le projet des grands auteurs classiques, d'Aristote à Marx, de Kant à Habermas, d'Adam Smith à Durkheim et Mauss, de Schumpeter ou Keynes à Polanyi ou Braudel, etc.
    Contre l´orthodoxie néoclassique des économistes et la doxa de la neutralité axiologique des sociologues, nous apellons à une nouvelle synthèse de la sociologie classique, de la philosophie morale et politique et des « Studies ». Si les sciences sociales veulent poursuivre leur travail de refl exivité, il est essentiel qu'elles renouent avec la grande tradition et se conçoivent comme la continuation de la philosophie morale et politique par d'autres moyens.
    Si elles ne réussissent pas à se dégager de l'utilitarisme, elles risquent fort de connaître le même destin que les sociétés et les universités - elles ne seront plus une vocation, mais une profession, et en tant que telles une simple extension du Marché et de l'État.

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  • 2017 sera l'année du 10e anniversaire de la mort d'André Gorz. La pensée d'André Gorz est d'abord une pensée vivante. Elle fait l'objet de plus en plus de commentaires, d'analyses et d'interprétations, notamment dans les milieux de l'écologie politique dont il fut un pionnier, et plus largement dans tous les cercles plus ou moins militants qui cherchent les voies d'une alternative à la sociétés actuelle dont les impasses se révèlent jour après jour plus manifestes (Économie sociale et solidaire, économie circulaire, critiques de la financiarisation, Convivialisme, etc...).
    Les deux ouvrages dans le coffret :
    André Gorz en personne avec les contributions de Michel Contat, Hans-Léo Krämer, Patrick Viveret, Françoise Gollain, Frédéric Worms, Willy Gianinazzi, François Bordes et deux textes inédit d'André Gorz sur le journalisme. Ce volume a été préfacé par Alain Touraine.
    Sortir du capitalisme : le scenario Gorz avec les contributions de Geneviève Azam, Alain Caillé, Robert Castel, Jean-Pierre Dupuy, Jean-Marie Harribey, Florence Jany-Catrice, Anselm Jappe, Daniel Le Scornet, Alain Lipietz, Dominique Méda, Bernard Perret, Carlo Vercellone, Philippe Van Parijs. Avec une postface de Dominique Voynet.
    Le Moment André Gorz reprend ces deux volumes augmentés des contributions de Paul Dumouchel, Olivia Gazalé, Serge Lafaurie, Dick Howard, Alexandra Richter, François Flahaut, Antonella Corsani, Aline Barbin, Fabrice Flipo, Aurélien Berlan, etc Avec un DVD reproduisant un entretien entre André Gorz et Jean Baptiste de Foucauld diffusé en 1994 par la chaine ARTE.

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