Littérature générale

  • Personne ne réalise que l'Affaire, c'est juste une vie qu'on a jetée à la poubelle. Seulement ma vie que l'on a cassée comme on déchire un dessin raté. Sans se soucier de la peine que ça fait, à l'intérieur, de n'être qu'un lapin face aux chasseurs. » Le 5 février 2007, Tristane Banon accuse Dominique Strauss-Kahn de violences sexuelles. Le 15 mai 2011, l' « Affaire DSK » éclate aux États-Unis. L'histoire de Tristane Banon, qu'on tentera de faire taire, sera essentielle pour briser le silence et l'impunité qui entourent alors les hommes de pouvoir en France.
    CELLE QUI A OSÉ BRISER LE SILENCE DIX ANS AVANT #METOO.

  • Quand Sasha apprend que l'homme dont elle attend un enfant s'est évaporé pour toujours quelques heures avant son accouchement, le monde s'effondre autour d'elle. Comment faire face à cette nouvelle vie, chamboulée par l'arrivée d'un bébé, seule et le coeur démoli ? Comment expliquer à sa fille qu'elle n'a pas de père à lui offrir ? Face aux inquiétudes de sa mère, Thelma décide de prendre les choses en main et de se montrer, en toutes choses, un bébé modèle. Mais sous son petit crâne exemplaire se concocte en silence un plan de bataille plus ambitieux encore : trouver elle-même un « papa » pour sa maman...
    Prendre un papa par la main est l'histoire d'un coup de foudre inespéré, d'une relation magique et improbable entre deux êtres. Dans ce conte de fées contemporain, d'inspiration autobiographique, Tristane Banon épouse tour à tour les pensées d'une mère et celles de son enfant, donnant lieu à de savoureux renversements de points de vue, autant qu'à une dissection au scalpel de la figure paternelle.
    À la fois sensible, émouvant et drôle, ce roman se lit comme une fable des temps modernes.

    Sur commande
  • Le début de la tyrannie

    Tristane Banon

    • Julliard
    • 7 Février 2013

    Comment se relever de la mort de sa mère quand on n'a jamais reçu la moindre marque d'affection de sa part ? C'est le point départ de l'histoire d'Alice, jeune trentenaire affligée d'un incorrigible manque de confiance en soi, et qui tente vaille que vaille de réussir sa vie sentimentale et professionnelle. Depuis son enfance, elle n'a cessé d'être rabaissée par cette femme de pouvoir froide, égoïste et, qui plus est, hypocondriaque. Jusqu'à ce que la nouvelle tombe, sans appel, puisque cette fois il ne s'agit plus de symptômes imaginaires : sa mère est bien atteinte d'un cancer incurable. Impuissante devant le déclin de celle qui a toujours été pour elle une statue d'airain, Alice espère que cette vulnérabilité nouvelle permette enfin à sa mère de fendre l'armure. Alors que désormais le temps presse, elle organise un voyage en tête à tête à Cuba avec celle dont elle souhaite encore se rapprocher...

    Sur commande
  • " Maman aussi, elle a envie de passer la soirée avec moi.
    - Non, ta mère a envie d'être tranquille et toi, tu l'embêtes. - Tu mens, elle me l'a dit au téléphone. - Parce que tu l'embêtais, elle voulait se débarrasser de toi, c'est tout. - Tu mens, tu mens, tu mens ! " Au fond, je savais déjà qu'Amira avait raison. Je crois que j'avais déjà compris les hommes, les retards qui deviennent des absences et les absences qui sont les bonheurs de ma mère. Je sais déjà qu'elle ne supporte pas d'être là, dans cet appartement, et ce uniquement parce que j'y suis.
    Ça aussi, elle me l'a dit. Ma mère ment à tout le monde, sauf à moi. Flore grandit trop vite, Parce qu'elle n'a pas le choix. Sa mère n'est jamais là et son père s'est volatilisé le jour de sa naissance. Pour s'occuper d'elle, dans l'appartement cossu parisien, il y a Amira, " cent treize kilos de graisse, d'alcool, de tristesse aussi ". Amira qui boit. Amira qui la bat. Et sa mère qui ne voit rien, qui ne veut pas savoir.
    Avec une justesse poignante, Tristane Banon restitue la douleur d'une petite fille dont le coeur bat en secret tout près du sien.

  • Daddy frénésie

    Tristane Banon

    • Plon
    • 21 Août 2008

    Une ficelle, un lien de fer, des menottes, un ruban peut-êtreoe à quoi ça ressemble, les liens du sangoe vingt-sept ans sans père, sur vingt-sept, ça fait beaucoup.
    Mais il y a bien longtemps que flore a cessé de le chercher. elle sait, aujourd'hui, que sa mort lui serait égale. et voilà qu'un matin surgit un de ces hasards qui ressemblent au battement d'ailes d'un papillon. feuilletant le journal, elle lit son nom sur un avis de décès. son nom à elle, flore. son nom à lui, l'homme qui n'a jamais été un père pour elle. soudain, la jeune fille se retrouve confrontée à la présence imposée, envahissante, de l'absent.
    Avec une question, au fond: ça ressemble à quoi, un pèreoe elle veut savoir et part, comme on traque les spécimens, sur les traces de cet homme. son enquête, qui dissimule à peine sa quête, va tout fracasser sur son passage. on n'imagine jamais ce que peut provoquer le battement d'ailes d'un papillon.

  • Trapéziste

    Tristane Banon

    Dans la vie, Flore fait du trapèze entre elle et son image. On la veut glamour et légère, elle s'exécute et boit les coupes de champagne qu'on lui offre au Lutétia, en taisant le chauffage qui ne marche plus chez elle depuis des mois. Tout en rêvant au Prince charmant, elle a pris l'habitude de consommer les hommes comme des canettes de Coca. Mais jusqu'où pourra-t-elle pousser le jeu sans se détruire ? Dans la tête de Flore, il y a des noeuds et des incohérences, une image qu'elle donne et une vie qui n'a rien à voir, des rêves qu'elle caresse et une réalité qui la rattrape. Dans le monde qui l'entoure aussi, Flore voit plein d'incohérences. Mais peut-on se forger de vrais repères quand on n'a pas eu d'enfance ? Comment se construire face aux hommes quand, enfant, on a eu autant de pères que de jours dans l'année ? « Qu'on me laisse l'illusion que cette vie est ma très grande richesse. Je suis libre, c'est mon bien le plus cher. Je ne suis pas vraiment fière de ça, je l'ai hérité de ce qu'on a ravagé dans ma tête quand j'étais gamine. Elle ne peut plus me plaire, la vie balisée. Je garde mes petits boulots qui font manger, parfois. Et si je ne peux plus manger, je sortirai et je boirai. L'alcool est souvent gratuit quand on connaît du monde. Quand je n'en pourrai plus de boire, je poserai pour quelques photos de mode qui illustreront des catalogues de vêtements pas toujours jolis, et je remercierai ma tendre mère de m'avoir fait un visage qui - prend la lumière - et une confection 34. Je garde ma vie hors norme et sans contrainte. Je garde mon incertitude du lendemain et mes coups de cafard. Je garde tout, puisque, de toute façon, vous ne voulez pas de moi dans vos boutiques. »

    Sur commande
  • Love et ceatera

    Tristane Banon

    En publiant ses lettres d'amour, qui virent parfois au désamour, Tristane Banon nous offre le plus intime de ses livres.
    Par ces missives adressées, à l'antenne de Radio France, à des personnalités qui la touchent, elle décrit en creux ses joies, ses peines, évoquant des moments marquants, des découvertes, des révélations. Pour ce livre, elle a ajouté des lettres plus personnelles encore, destinées à ceux qu'elle connaît, et à qui elle n'aurait su s'adresser autrement.
    Lettre après lettre, Tristane Banon livre une autobiographie fragmentée, à la fois pudique, poétique et pleine de style, où surgissent Alain Delon, Stromae, Pete Doherty, Marianne James, Karl Lagerfeld, mais aussi ses proches (son avocat, son père, ou encore son chien) et ceux avec qui elle a eu maille à partir.

empty