Langue française

  • Jacques, la quarantaine, est brisé par le chagrin depuis l'hospitalisation d'Anna, sa compagne, plongée dans un coma profond. Il doit veiller seul sur leurs deux enfants et tenter de survivre malgré le manque. C'est sur le littoral qu'il hurle sa colère et trouve un peu d'apaisement.
    Reviens-moi je t'en supplie parle d'amour, d'amitié, de relations familiales, de l'art et des espoirs qu'il suscite. Des personnages s'y rencontrent, des vies s'y croisent au détour de hasards heureux et malheureux.
    Le journal d'Anna, inséré dans le récit, fait découvrir l'enfance et l'adolescence campagnarde de cette héroïne désormais murée dans le silence.
    Ce roman qui se déroule en trois temps, en trois lieux, et sans temps morts, emporte le lecteur à un rythme cadencé, comme une valse, dans le tourbillon des vicissitudes de l'existence.

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  • À travers Coupé du monde et autres nouvelles du confinement, Stéphanie Thomas relate avec humour, tendresse et compassion, douze tranches de vies aussi variées qu'originales et brosse le portrait d'une France plurielle, momentanément figée dans une crise sanitaire inédite.
    Les histoires, drôles, romantiques ou tragiques, toutes écrites à la première personne, mettent en scène des personnages de conditions, d'âges et de milieux différents, confrontés à la même épidémie.
    Malgré le contexte oppressant qui les enveloppe, ces nouvelles font souvent rire, mais en inquiétant un peu, les mots et les situations dégagent une atmosphère émouvante qui dérange parfois les idées reçues.

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  • La France serait-elle coupée du monde ? s'interroge Bingtao Chen en atterrissant, masqué et ganté, sur le sol français le 20 mars 2020. Paris est confiné depuis quatre jours et ce qu'il découvre le sidère : les gens déambulent dans les rues sans protection, s'auto-autorisent à sortir, font leur jogging, promènent leur chien...
    Quand, deux mois plus tôt, Bingtao est parti fêter le Nouvel An chinois chez lui à Wuhan, berceau de la pandémie de Covid-19, il ne se doutait pas de ce qui l'attendait. Très vite, les vacances avaient tourné au cauchemar : ville placée en quarantaine, sorties interdites, relevé quotidien des températures, traçage des résidents et surtout, impossibilité de rentrer en France. Quitter Wuhan pour prendre un avion à Shanghai se fera au prix d'une équipée rocambolesque. Et quand enfin, le 11 mai, la France se déconfinera, on sera, là encore, loin de la prudence de Pékin. Pourtant, après s'être confiné à Paris « à la chinoise », ce sera bien « à la française » que Bingtao choisira de retrouver la liberté.

  • Le Petit Chaperon Rouge c'est l'histoire d'une petite fille que sa mère envoie à travers la fôrêt épaisse, vêtue du vêteùent rouge qui exite le loup...
    Et maintenant, qu'est-ce qu'elle a dans son panier, Le Petit Chaperon Rouge ? ...

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  • Des récits aimables mais sans prétention littéraire, tombés d'ailleurs en désuétude ; une succession de bons mots et de plaisanteries égrillardes, plus ou moins raffinées, nées au détour de la conversation; un divertissement oiseux pour aristocrates oisifs. Telles sont les images qui s'imposent communément au lecteur contemporain, grandement dédaigneux des poetae minores et ignorant des conventions du siècle, lorsque sont évoqués les contes en vers au XVIIIe siècle. En plein triomphe des Lumières s'invite effectivement dans le paysage littéraire cette production singulière, foisonnante et féconde, mais qui n'a jamais fait l'objet d'une analyse d'ensemble. Poésie de société, création collective et sérielle, le conte en vers manifeste indéniablement le goût du persiflage et du badinage propre aux mondains et restitue avec vivacité la physionomie d'une époque avide de légèreté et encline à la licence. Sous la plume des admirateurs des Contes de La Fontaine transparaissent toute l'insolence et la sensualité du XVIIIe siècle. Véritable phénomène de mode, comme le conte de fées qui le précède, le conte en vers semblerait presque anecdotique avec son charme suranné, mais ce serait oublier avec quelle justesse il éclaire la part d'ombre d'un siècle qui n'était pas tout entier tourné vers la raison et le combat philosophique, mais savait aussi se divertir de bagatelles. Presque à son insu, il se constitue ainsi en genre littéraire à part entière, marginal certes, non codifié par les théoriciens et décrié par les tenants de l'orthodoxie littéraire, mais pratiqué par les auteurs reconnus, à l'image de Voltaire, comme par les plumes de second ordre, tel Grécourt, l'auteur le plus prolifique du temps. Relevant de la poésie fugitive, le récit versifié se présente comme une émanation directe de l'art de la conversation si prisé à l'époque qu'il impose des thèmes aux écrivains et modèle la poétique des textes. Libertin par sa philosophie, le conte l'est avant tout par son écriture allusive et subversive, facétieuse et malicieuse. Témoignant de la crise de la poésie au siècle des Lumières, il incarne de toute évidence la recherche d'une voie poétique nouvelle, empreinte d'humilité, de légèreté et de simplicité, et qui récuse au plus haut point la gravité et le sublime.

    Stéphanie Bernier-Tomas, agrégée de Lettres modernes, docteur ès Lettres, poursuit des recherches sur la poésie au XVIIIe siècle, sur les genres mineurs et marginaux du siècle ainsi que sur le libertinage.

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