Langue française

  • « - Vous ne vous affolerez pas : on est perdu dans la montagne. Je vous accompagnerai pour redescendre jusqu'ici.
    Deschamps croyait être au bout de ses peines mais la route n'en finissait pas de monter. Il s'agissait en fait de petits chemins sur lesquels les roues de la 3CV patinaient. Au moins n'avait-il plus à écarquiller les yeux : il se contentait de suivre les feux qui le précédaient. Il restait de la neige et de la boue sur les bas-côtés après lesquels on n'apercevait rien d'autre que l'incertitude des choses. L'autre pouvait le conduire n'importe où.
    Le brouillard disparut d'un coup.
    La lune éclairait une nuit étoilée et des forêts mixtes de feuillus et de sapins. Un incroyable vallonnement de montagnes doucement arrondies s'étendait loin dans une lumière argentée au-dessus d'une mer ouatée. Contrastant fortement avec la masse plus sombre des bois, la neige recouvrait les prairies.
    - Le paradis après l'enfer ! » « Une vie de dingue mais un boulot passionnant. » C'est ainsi que l'auteur décrit la vie d'une généraliste dans le dernier quart du XXe siècle. Ce fut la sienne et c'est celle de son personnage, Jean Déchamps. Sans samu, sans scaner... et bien entendu sans téléphone mobile. Des bobos parfois, des cas graves et compliqués souvent : suivis de grossesses, pédiatrie, drames familiaux... La nature, la mort et les passions amoureuses rythment le quotidien de ce jeune praticien, avec l'âpre saveur de ce monde perdu si cher à Jean-Louis Bellaton.

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  • La sociologie des varicelles Nouv.

  • Des rivieres et des femmes Nouv.

  • La passe

    Jean-Louis Bellaton

    « Jean rejoignit Marianne. Dehors, la nuit commençait de tomber. Les coups de fusil semblaient s'espacer, mais comme au matin, il en venait de partout. De très loin parfois, étouffés par la distance, mais bien distincts.

    - Ils ne sont pas las de tuer ! soupira Marianne en regardant Jean dans les yeux.

    Elle donnait l'impression de le prier de les faire arrêter.

    - C'est la fureur des hommes, admit l'adolescent en haussant les épaules.

    Il s'approcha, lui prit le visage dans les mains, et l'embrassa sur le front juste à la naissance des cheveux.

    Le fermier revenait de son pas économe avec un seau à nouveau plein.

    - Ça passe beaucoup depuis quelques temps. Il y a longtemps qu'on n'en avait pas vu autant... Des vols entiers... L'hiver risque d'être précoce... »

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  • Kalog, lorsqu'il rejoint les troupeaux qui transhument au printemps vers les proches montagnes, aperçoit loin à l'horizon la Montagne Blanche, la montagne de tous les secrets, en particulier celui du métal.
    Et quand le chef de toutes les tribus du fleuve tranquille promet sa fille en mariage à qui rapportera ce mystérieux savoir, il n'hésite plus : dès le printemps, il s'élance en compagnie de son ami Ramar à la conquête du mythe.
    La nature, l'amour, la mort, sont une nouvelle fois à l'oeuvre dans ce roman de Jean-Louis Bellaton. On y retrouve cette nostalgie obsessionnelle d'un monde perdu : cette civilisation d'agriculteurs qui vécurent en harmonie avec les éléments depuis le Néolithique jusqu'à une époque récente.

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  • 14 juillet 1944.


    En Normandie, comme en Italie et sur le front russe, des millions d'hommes jeunes venus de tous les continents se battent et donnent leur vie afin de débarrasser l'Europe de la bête nazie.


    À Saint-Romain, village de riche campagne, chacun s'est adapté, à sa façon, à l'occupation allemande. À l'ordre du jour : le concours de boules lyonnaises qui attire les champions régionaux que l'on vient admirer et qu'il faut bien recevoir. C'est si loin, le bocage normand où combattent des hommes pour libérer la France !


    La libérer de quoi ?


    Dans l'indifférence générale, deux jeunes résistants contrarient le confort de tous en attaquant un train.


    Au fur et à mesure que la journée s'avance et que ces résistants vont au bout de leur destin, d'autres poursuivent sans remords leur vie quotidienne pépère. Débrouillardise, bonne chère, sexe et loisirs participent à la fête de la Nation tandis qu'à deux pas, dans un paysage de paradis terrestre, coule le fleuve tranquille.


    Jean-Louis Bellaton donne de l'épaisseur à tous ses personnages. Il restitue avec talent et sensibilité le climat si particulier de cette période.

  • À Saint-Romain, riche village du bocage normand, chacun s'est adapté à l'Occupation. À l'ordre du jour de ce 14 juillet 1944 : concours de boules lyonnaises. Mais, dans l'indifférence générale, deux jeunes résistants attaquent un train. Au fur et à mesure que la journée s'avance et que ces hommes vont au bout de leur destin, d'autres poursuivent sans remords leur vie quotidienne.

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