Langue française

  • Bonjour tristesse

    Françoise Sagan

    • Lizzie
    • 12 Mars 2020

    Amours, drogues, illusions perdues. Il est des chemins pour se perdre ou pour se retrouver : Les Chemins de Katmandou.

    À la fin des années 60, la jeunesse du monde se cherche une cause à défendre. Leurs parents ont fait la guerre ? Ils seront pacifistes ! La société ne veut que consommer ? Seul l'amour compte !Pour Olivier et Jane, deux adolescents qui rejettent la vie qu'on leur promet, la vérité se trouve à l'autre bout du monde, au Népal. Mais que l'on quitte les barricades parisiennes ou le brouillard londonien, il est bien long, le chemin qui mène à Katmandou...

  • Les quatre coins du coeur

    Françoise Sagan

    • Plon
    • 19 Septembre 2019

    Comme bien des femmes de sa génération, Fanny voyait des protecteurs dans ses amants, idée disparue depuis belle lurette. Châteaux, cours, collines, ciel bleu pâle, fin d'été, la Touraine déroulait ses charmes. " Que la France est belle, pensait Fanny, et que mon amour est beau... "
    Ludovic était derrière elle, l'avion sentait la bruyère, et le seringa, survolé d'assez près pour qu'on le respire. À un moment, Fanny fut envahie d'un désir si vif, dû à un souvenir si précis de Ludovic, qu'elle se tourna vers lui, et se détourna aussitôt, sans l'avoir même touché du bout des doigts. Cet empêchement, cette impossibilité, serait un des souvenirs les plus sensuels de sa vie amoureuse.
    Les Quatre Coins du coeur est le dernier roman de Françoise Sagan. Subtil, résolument libre, empreint de son immense maîtrise, irrigué par sa passion des sentiments et de leur altérité. L'intelligence, le cocasse, cette élégance qui lui permet de passer sur les drames de manière si vive et si concise, tout se rencontre et nous permet de revisiter une vie de Sagan à laquelle rien ne manque dans ce roman inachevé, brut et bouleversant.

  • Comme dans une conversation familière et intime, Françoise Sagan nous dresse en mosaïque les portraits des grand·e·s de son époque qu'elle a eu la chance de côtoyer : Billie Holiday, Orson Welles, Rudolf Noureev, Jean-Paul Sartre... Pulsions, émotions, passions, admirations composent la musique pudique et singulière de ses souvenirs. Dix ans après avoir enregistré « Avec mon meilleur souvenir », le plus personnel et le plus accompli de ses livres, Françoise Sagan raconte dans « Derrière l'épaule » (Plon, 1998) cette expérience inédite : « Le studio donnait sur une cour, style Utrillo, où un enfant et un chat se succédaient. Contrairement aux prédictions pessimistes de l'ingénieur du son, je me débrouillai fort bien, ne bégayai pas et inscrivis ma voix sur un disque, comme une professionnelle, pendant trois jours... C'était l'été, je crois, et j'ai gardé un souvenir paresseux et réussi de ces trois jours. »

  • Les personnages de ces courtes nouvelles, publiées en 1976, ont en commun l'apparence du bonheur. Mais derrière les masques se trouvent des hommes et des femmes seuls, inquiets, fragiles et sans défense. C'est tout l'art de Françoise Sagan, fait de légèreté et d'humour, de mettre à nu en chacun d'eux, la fêlure. Une conclusion inattendue, une fin abrupte révèlent fugitivement une vérité cachée. « C'était une heure triste, dans un mois triste, dans un paysage triste, mais elle sifflotait quand même et de temps en temps se baissait pour ramasser un marron, ou une feuille rousse, dont la couleur lui plaisait ; et elle se demandait avec une sorte d'ironie ce qu'elle faisait là. [...] Un corbeau traversa le ciel dans un cri rauque et, aussitôt, une bande d'amis le rejoignit et sembla déborder l'horizon. Et bizarrement, ce cri, pourtant bien connu, et ce vol lui firent battre le coeur comme sous l'impulsion d'une terreur injustifiée. » F.S.

  • Je me suis bien amusé, Françoise aussi. Elle n´avait exigé que d´être elle-même.

    Elle n´a pas fait étalage de sa culture.

    Elle a été sobre, inattendue, drôle. J´ai été son premier spectateur, gâté par cette représentation et privilégié de quelques propos mais, comme toujours, c´est la fin qui est terrible : pourquoi va-t-on lui reprendre brutalement sans avertir ce qu´elle a mis des années à gagner ? Elle n´a pas signalé aux grands de ce monde qu´elle n´était pas contente. Mais, même pour ça, elle trouve le mot pour rire :
    « Parce que je trouve strictement dégoûtant de mourir un jour. Ça me dégoûte, l´idée que je vais mourir un jour, que les gens que j´aime vont mourir un jour. Je trouve ça infect, sincèrement, je ne trouve pas ça bien. Ce n´est pas convenable. On vous met sur la terre avec une machine à penser qui est votre cerveau. On vous donne plein de cadeaux qui sont la vie, les arbres, le soleil, les printemps, les automnes, les autres, les enfants, les chiens, les chats, tout ce que vous voulez... Et après, on vous dit... On sait qu´un jour on va vous enlever tout ça... C´est pas gentil, c´est pas bien, c´est pas honnête. (Rires.) Si vous voulez mon avis, mon désespoir vient de ça en grande partie, enfin, quand j´en ai... Et puis c´est tout. » A. H. (extrait de la préface)

  • 1954, Cécile, lycéenne parisienne passe l'été de ses dix-sept ans
    dans une villa avec son père Raymond, veuf, et Elsa, la maîtresse de
    ce dernier. Cécile et son père ont une relation fusionnelle, faite
    de plaisirs et d'insouciance. Cécile connaitra ses premières
    étreintes avec Cyril. L'ambiance change quand Raymond annonce
    l'arrivée d'Anne, une amie. Différente d'Elsa et Cécile, Anne est
    une femme stricte et moralisatrice, elle apprécie la culture, les
    bonnes manières et l'intelligence. Dès son arrivée, un combat subtil
    commence entre les trois femmes. Elsa tente de maintenir la relation
    avec Raymond, qui est aussi attiré par Anne. Quant à Cécile, elle
    craint de perdre la complicité qui la lie à son père, ainsi que
    leurs libertés. Comment écarter la menace ? Dans la pinède embrasée,
    un jeu cruel se prépare...

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