• L'enfance pour un gamin, entre 1930 et 1943, c'est d'abord la Touraine où il est confié à une nourrice, dans un petit village où tout semble simple, aimable et facile : l'éveil.
    C'est ensuite Paris, sa démesure, son mouvement incessant, ses mirages, c'est la communale, le cinéma de quartier, les music-halls avec les voix de Fréhel, Damia, Trenet, la brasserie du dimanche, les balades sur les Grands Boulevards, le long du canal Saint-Martin, les premiers bobos : la vie de famille.
    C'est en 1940 la drôle de guerre, les slogans, les peurs, l'exode : le Mal à découvert.
    C'est enfin après le divorce des parents, sous la garde espérée de Dieu, le collège dans la Marne où il est le n° 117, les rigueurs de l'internat, les exigences de la sainteté, les doutes : la solitude.
    L'enfance, c'est aussi les séparations, les ruptures, les interrogations sur l'amour et sur les êtres qui l'entourent, adorés, redoutés, mystérieux avec leurs vérités et leurs mensonges : son apprentissage.

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  • Le bridgeur

    Edouard Mattei

    On peut encore évoluer.
    C'est ce que pense monsieur Croc' qui vient reposer sa vieille peau racornie sur les bords de la Riviera. Remarqué pour son exceptionnel sang-froid, il est convié par un couple aristocratique, haut en couleur, dont le bridge reste le seul amour, à participer à ce jeu de société. Flatté, ému, reconnaissant, il accepte. On le nourrit. On le loge. On l'instruit. On le montre car il est un partenaire brillant, soumis et peu exigeant.
    D'ailleurs on ne lui demande qu'une chose : faire le mort. Il y réussit. Reste à savoir s'il le supportera sa vie durant.

  • Cinq meurtres au choix

    Edouard Mattei

    • Biro
    • 1 Juillet 2010

    Un homme, le conteur, avoue avoir eu des souhaits de mort. Il s'en fait un ‘‘cinéma'' ou plutôt il s'en projette et en offre, à notre choix, quelques «scenarii». Pas des meurtres accomplis : l'intention ne fait pas l'acte. Mais à chaque situation, il y a un instant, dans l'amour même tout autant que dans l'amitié et la rivalité, où quelqu'un est de trop et dont on voudrait se débarrasser sans le perdre à jamais. Ce sont ces instants qui sont mis en scène. Y sont suggérées l'ambiguïté et l'ambivalence de sentiments ordinaires, et brossés quelques portraits d'humains également ordinaires, jamais ridicules, souvent risibles.

  • Des cailloux dans la mare

    Edouard Mattei

    • Biro
    • 1 Juillet 2010

    Douze nouvelles, de longueur, d'expression, d'intensité et de rythme divers et contrastés, comme la suite de mouvements d'une composition musicale. Ce sont autant de variations autour d'un thème fort : la rencontre, qu'elle soit d'amour ou de méprise, hasardeuse ou préméditée, sereine ou passionnée, accomplie ou manquée, nostalgique ou rêvée, la rencontre avec les autres mais parfois avec soi-même, et à chacun sa vérité. Ce sont autant de scènes colorées de la vie et de caractères gravés à la pointe sèche où le lecteur peut se reconnaître mais qu'une ironie ou un humour toujours en éveil protègent d'un jugement hâtif et sans appel.

  • L'ombre et le corps

    Edouard Mattei

    • Biro
    • 1 Juillet 2010

    Ou fantaisie, ou fable, ou intrigue policière? Mathias K. trouve, un matin, un cadavre en bas de chez lui. Cet inconnu, jeté sur son chemin, l'intrigue. Il se lance dans une enquête où femmes et amis, censés l'avoir aimé et fréquenté, lui révèlent à l'interrogatoire, sous un nom toujours changeant, un individu à la fois semblable et autre. L'aide d'un commissaire farfelu ne fait que brouiller la piste. Dans un jeu de miroirs et d'échos, les situations et les souvenirs évoqués se répètent, tantôt cocasses, tantôt graves, moins déformés que sujets à de subtiles mutations, inséparables et contraires tels la lumière et l'ombre, "épanchement du songe dans la vie réelle" comme chez Nerval qui est le guide secret de cette aventure. Mathias voudrait-il rendre à la vie cet inconnu du matin qu'il appellera bientôt Matthieu et qu'il a peut-être tué? Il détient maintenant assez d'indices pour ne le prendre ni pour une pâle copie, ni pour un frère ennemi, ni pour un double obscur. Qui donc? Ne serait-ce pas lui, tout simplement? à connaître et reconnaître dans sa multiple identité, but enfin avoué de son incertaine recherche.

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