Langue française

  • Surdose

    Alexandre Kauffmann

    Quel est le point commun entre un dentiste, une jeune fille de bonne famille et un informaticien ? Tous trois sont morts d'une overdose à Paris, en 2016, l'une après avoir pris de la cocaïne, l'autre de la MDMA et le troisième à cause d'un mélange de méphédrone et de GHB.

    Après un an d'immersion au sein du groupe Surdoses, entité marginale de la brigade des stups qui enquête sur les morts par overdose à Paris, le journaliste Alexandre Kauffmann livre un récit écrit comme un polar. Il démarre avec les indices laissés sur les corps et les téléphones de ces trois victimes.

    Au fil des pages, le lecteur remonte jusqu'aux "cocaïne call center" des dealers, plonge dans la vie intime des victimes et pénètre l'univers des soldats engagés dans une guerre don quichottesque contre la drogue.

    Reporter freelance pour la presse française (Géo, Le Monde, Les Échos...), Alexandre Kauffmann a vécu à Madagascar et en Tanzanie. Il a déjà publié quatre romans (Influenza, Éditions des Équateurs, 2006 ; Stupéfiants, Flammarion, 2017) et deux récits de voyage. Surdose, écrit après un an d'immersion au sein de la brigade chargée d'enquêter sur les morts par overdose à Paris, est son premier livre de non fiction.

  • À quoi ressemble l'existence d'un traître patenté ? Alexandre Kauffmann a partagé pendant une année le quotidien d'Ayoub, un escroc qui fume du crack, et de Lakhdar, un ancien proxénète vendant de la mauvaise cocaïne. Ces indics à la petite semaine renseignent la police judiciaire parisienne depuis plus d'une décennie, dénonçant des pickpockets, des dealers, des marchands d'armes, mais aussi des membres de leur propre famille.

    Alexandre Kauffmann a suivi ces informateurs dans leurs affaires comme dans leur intimité, révélant, à force, une part d'humanité bien cachée. Au risque d'être considéré par ces délateurs professionnels comme un des leurs.

  • Black museum

    Alexandre Kauffmann

    Alexandre Kauffmann se rend dans le bush tanzanien pour enquêter sur un peuple nomade, les Hadza, que tout le monde considère comme des « hommes-fossiles ». Chacun s'emploie ici à faire tourner sa boutique : les guides, le prêtre, l'anthropologue, l'impresario local. L'auteur va s'immiscer dans la vie de ces chasseurs de girafes et de babouins. Parmi eux, il revisite les valeurs de la société occidentale et tente de dissoudre son jugement dans la savane. Quant aux archers hadza, ils traversent distraitement cette comédie de brousse, ne laissant derrière eux que des pointes de flèches et des éraflures sur les acacias.
    Empruntant au récit de voyage et à la satire sociale, Alexandre Kauffmann brosse un tableau tout aussi drôle que pertinent de notre soif d'exotisme et nous conduit à la frontière incertaine entre ressemblance et altérité.

  • Les histoires qui composent ce livre se passent à Madagascar et retracent le parcours de quelques perdants qui se débattent et tentent par tous les moyens de sortir de la misère. Cinq histoires qui dévoilent l'exclusion, le mal de vivre et le parcours de tous les jeunes en difficulté. Prix Alexandre Vialatte.

  • «C'est l'été. Personne ne semble heureux de se trouver sur le boulevard Bessières. J'imagine que je ne fais pas exception. Suant mes excès de la veille, le pouls désordonné, je me rends à la convocation du commandant Fleury, qui souhaite m'entendre dans l'affaire du Massaï de Villetaneuse. La perspective d'obtenir des éclaircissements sur cet homme devrait me rassurer. C'est tout le contraire. Il faut se rendre à l'idée qu'une convocation policière suffit à semer le trouble dans un esprit innocent. Presque innocent.» Embarqué malgré lui dans une enquête sur un trafic de stupéfiants entre la France et l'Afrique orientale, un journaliste oisif est contraint de collaborer avec la police pour retrouver le mystérieux «Sergent». Des quartiers populaires parisiens aux faubourgs d'Arusha, sur fond de trafic d'héroïne et d'armes, Stupéfiants est un roman sous haute tension qui fait la part belle aux tourments d'une génération précaire et indolente.

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