• Quand passé et présent se rencontrent...
    Sybil et Blake Gregory mènent une vie agréable et bien remplie à Manhattan. Épris l'un de l'autre comme au premier jour, épanouis dans leur travail, ils sont les heureux parents de trois enfants. Un bonheur sans nuages, jusqu'au jour où Blake, incapable de résister à une alléchante offre professionnelle à San Francisco, y achète sur un coup de tête une splendide demeure victorienne.
    Dès les premières heures de leur installation, les déconvenues s'enchaînent : accueillis par un tremblement de terre, Sybil et les siens découvrent en effet qu'ils vont devoir partager les lieux avec les anciens propriétaires, les Butterfield, qui y ont vécu... un siècle plus tôt ! Mais, contre toute attente, la cohabitation forcée avec cette encombrante famille de fantômes - huit en tout - va s'avérer pleine de surprises, et marquer le début d'une solide amitié. Car quoi de mieux pour affronter l'avenir que des amis venus du passé ?

  • Journée ordinaire dans les bureaux du consulat indien en Californie. Jusqu'à ce qu'un tremblement de terre fasse s'écrouler une partie du bâtiment. Neuf survivants sont pris au piège.
    Et ce qui va leur permettre de tenir psychologiquement, c'est de raconter à tour de rôle l'histoire la plus incroyable de leur vie. Chacun découvre alors un peu de son univers secret, et au moment où ils luttent pour leur survie, ils se trouvent des raisons renouvelées de vivre, de partager avec les autres le beau et douloureux miracle de la vie. De l'auteur maison défendue depuis La Maîtressse des épices, écrivain populaire, elle a trouvé son public.

  • Si un poète écrit sur une catastrophe à la veille d'un événement désastreux, ce n'est pas un hasard. Si le récit d'une catastrophe débute immanquablement par la veille, ce n'est pas un hasard.
    Chronique tenue du 10 mars au 30 avril 2011, sur la superposition des images, la mémoire des villes, le hasard, la temporalité de la description et les noms propres qui surgissent, fantomatiques, lors d'une catastrophe.

  • « Tout comme il existe un cimetière des éléphants, jai imaginé un cimetière des récits. Ils sont devenus des fantômes qui se sont mis à me hanter avec insistance quand jai commencé à descendre lescalier de ma vie, un escalier que jai découvert pavé de désillusions qui se révélaient au fur et à mesure que les masques des amours sestompaient. » Les convulsions de la terre, en cette fin de soirée de janvier 2010 en Haïti, ont fait une brèche énorme dans les murs de ce cimetière dont parle lécrivain Carl Vausier. Redoutant lannonce de la mort de son ex-femme Jezabel, quil continue à aimer en secret, et de sa fille Hanna, toutes deux disparues, il passe de longues heures dattente assis à côté de sa belle-mère, la mutique Man Hernande. Tandis que tout autour de lui le pays est anéanti par la violence du séisme, Carl est hanté par les récits quil na jamais voulu écrire, récits autour des trois personnages clés de sa vie : son père, René Vausier, son ex-femme Jezabel et bien sûr lui-même, le Carl Vausier de sa mémoire.
    Au cours de ce texte fiévreux, Gary Victor plonge dans les profondeurs de la vie dun homme pour en ramener des blessures aussi secrètes quelles sont tenaces et douloureuses. Pour aussi enfin comprendre la vérité de la mystérieuse et inaccessible Jezabel, obsession amoureuse de Carl. Car dans les abysses de la mémoire gisent parfois des étrangetés quun séisme peut réveiller.

  • En 1804, Haïti est devenue la première république noire indépendante au monde issue d'une révolution d'esclaves. Deux cents ans plus tard, miné par le colonialisme et la violence, le pays a été placé sous occupation militaire onusienne dans ce qui prend la forme d'une toute nouvelle dictature: celle de la communauté internationale.

    "La nouvelle dictature d'Haïti" retrace l'histoire récente du pays antillais, du coup d'État de 2004 jusqu'au tremblement de terre dévastateur de 2010 et ses suites. Lorsque le président Jean-Bertrand Aristide est chassé du pouvoir et poussé à l'exil en février 2004, le récit qui s'impose rapidement est celui d'un président élu qui s'est transformé en dictateur sanguinaire, terrorisant une population qui finit par se soulever pour le renverser, avec le concours de certaines puissances étrangères, dont les États-Unis, la France et le Canada. Un récit endossé par les dirigeants occidentaux et leurs relais médiatiques, mais également par bon nombre d'organisations progressistes. Or, comme le démontre avec brio Justin Podur, les faits font état d'une toute autre version, que seuls les partisans d'Aristide et quelques journalistes indépendants ont réellement mis de l'avant: celle de la déstabilisation et du renversement du gouvernement Aristide, et de la répression brutale dont a été victime le mouvement populaire qui l'avait porté au pouvoir.

    Dévoilant la sombre réalité de la prétendue bienveillante occupation internationale, Justin Podur cherche à démontrer qu'en définitive, le déni de souveraineté est la cause fondamentale des problèmes d'Haïti. Car malgré la tenue d'élections, une officielle liberté de la presse et une aide humanitaire internationale d'envergure, le peuple haïtien n'est toujours pas maître de la gestion économique et politique du pays.

  • Neko café

    Elsa Boyer

    Dans une ville qui n'en finit plus de trembler, les existences se détraquent. Les robots ne résoudront rien, leurs carcasses métalliques jonchent les plages. Ce sont les chats qui guériront et les guérisons seront minuscules. On s'évapore au milieu de l'après-midi, vidé de toute mémoire et à deux pas de chez soi. Le temps ne file plus droit, les hantises fusent, on se découvre spectre d'un autre, revenant sans souvenir. Les fantômes se plantent dans les corps des vivants, envahissent un oeil ou se fichent entre les omoplates.

  • Dit de combat, de révolte et d'amour. La poésie de Jacques Viau est celle des héros. Il nous raconte l'histoire d'une île coincée entre trois langues et une frontière, nous parle de poésie, de résistance, d'histoire et d'humanités à faire. Il est question d'un peuple grand comme le ciel qui éclaire le poème. La parole révoltée capte, dans la fraîcheur naïve des mots, un horizon de beauté et de grandeur. C'est Jacques Viau qui, de sa voix mélancolique, évoque son pays natal et son exil. Le poète dit le chant de la patrie, hymne à l'amour, à la vie et à l'espoir.

  • L'année 2013 marque le 350e anniversaire de tout un chapelet d'événements historiques qui ont profondément marqué la Nouvelle-France. En effet, c'est en 1663 que s'établit le Conseil souverain à Québec (Louis XIV prend le contrôle de la colonie et en fait une province royale), la ville accueille les premières Filles du roi et Mgr François de Laval fonde le Séminaire de Québec. Associé à l'exposition ­Gouverner en Nouvelle-France­ inaugurée le 21 février dernier à l'hôtel du Parlement à Québec, ce numéro spécial de ­Cap-aux-diamants­ consacre un grand dossier à cette fascinante période de l'histoire de la colonie française à l'aube « d'un temps nouveau ».

  • Au XXe siècle, les tremblements de terre, les séismes ont fait plus d'un million de victimes, écrasées, étoufées, brûlées, mutilées, choquées pour toujours. Les dégats matériels qu'ils provoquent sont considérables. Ces catastrophes semblent frapper au hasard, partout dans le monde. Sont- elles une fatalité ? Une meilleure compréhension de ces phénomènes peut-elle aider à en réduire l'impact ?

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