• Depuis la mort de sa compagne, le docteur Morland, médecin français, vit isolé de tous et de tout au fond des steppes russes. Après sa corvée de bois quotidienne, il assiste un jour, à quelques mètres de sa cabane, à un règlement de compte qui se termine mal pour les protagonistes. Sentant que sa tranquillité et son isolement risquent de ne pas durer, l'ermite quitte les lieux, cherchant encore une fois l'isolement le plus total. Las, la police, des truands particulièrement retors et quelques membres des services de renseignements russes se lancent à la poursuite de cet innocent témoin... qui va découvrir l'hospitalité pour le moins particulière des psychiatres et des policiers russes. Cauchemardesque et kafkaïen mais bougrement dépaysant. Que nous sommes loin de la COVID et du confinement.
    La suite de Mortelle canicule, publié l'année dernière. On y retrouve le personnage principal, le docteur Morland, exilé dans les neiges isolées de l'ex-Union soviétique. Nul besoin cependant d'avoir lu Mortelle canicule pour apprécier ce roman. Les deux livres sont indépendants.
    Un sujet bigrement tendance : la vie isolée dans l'immensité des forêts de Russie. Aussi passionnant et enthousiasmant que les livres de Sylvain Tesson, le suspens en plus.
    Le système policier et politique de la Russie de Poutine vu par un policier français, russophile invétéré. Où l'on découvre que si l'URSS c'est du passé, le système concentrationnaire et policier reste peu ou prou le même. Saisissant et inquiétant.
    Des descriptions incroyables, saisissantes : Le système carcéral russe, les fameux hôpitaux psychiatriques, la vodka, l'immensité des steppes, la chaleur des rares habitants, la froideur des derniers supports d'un système policier en fin de course nostalgiques de l'ex-URSS.

  • Un roman loufoque et inquiétant où s'entremêlent solitude et folie douce.
    Damián Lobo, quarante ans, vit à Madrid dans une solitude extrême depuis qu'il a perdu son emploi. Sergio O'Kane, son ami imaginaire, est son seul confident.
    Un jour, afin de faire un cadeau à Sergio, Damián vole une épingle à cravate, puis fuit dans les dédales d'un marché d'antiquités et se cache dans une grosse armoire en chêne pour échapper aux vigiles. Avant qu'il puisse en sortir, le meuble est acheté et aussitôt livré dans la chambre de Lucía et Federico, où Damian s'installe en se calfeutrant dans l'armoire. S'il veille à ce que sa présence passe inaperçue, Damián reste néanmoins de longues heures à observer les membres de la famille et s'occupe des tâches ménagères. Très vite, il prend goût à sa nouvelle existence de bon génie utile et bienveillant, mais osera-t-il un jour révéler son existence et sortir de sa cachette ?
    " Une fable morale et politique, irradiée d'humour. "
    El País

  • Rivés à leurs écrans, les agents veillent à la bonne marche d'un monde qui tourne sans eux. Dans des box blindés, dans de hautes tours de verre d'un autre siècle, ils travaillent et luttent pour conserver leur poste, buvant du thé, s'achetant des armes. Tous les moyens sont bons. Ruse, stratégie, violence - guerre totale. Parce qu'il y a pire que la mort, pire que la Colonne Rouge. Il y a la rue, où règnent les chats, le chaos, l'inconnu.

    Roman dystopique aux accents kafkaïens, dans la lignée du J. G. Ballard de la trilogie de béton et des oeuvres obsessionnelles de Philip K. Dick, Les agents raconte un monde où l'aliénation du travail est devenue la loi généralisée et machinique en vertu de laquelle tous s'affrontent pour survivre - où la solidarité est une arme à double tranchant.

  • "Murs immaculés, meubles design et parquet en chêne. Un appartement minimaliste et lisse où rien n'accroche le regard. Quoi de mieux pour passer quelques jours paisibles consacrés à l'écriture, loin de Londres, loin de tout? Surtout si cela permet de rendre service à un vieil ami qui souhaite partir régler son divorce à l'autre bout de la planète. Après tout il s'agit juste de prendre soin des lieux et des chats. Notre écrivain n'ignore rien de la maniaquerie obsessionnelle de son ancien camarade d'université, mais il ne s'attend pas à découvrir dans chaque recoin de l'appartement des messages de recommandations concernant le contenu des tiroirs, les produits d'entretien, le piano, les chats et surtout le précieux parquet... Il ne s'attend pas non plus à ce que tout dérape très vite, y compris l'image qu'il se fait de son ami Oskar...
    Absurde, cruel, kafkaïen, Attention au parquet! est une mise en garde drôlissime contre cet étrange besoin de perfection qui sommeille en chacun de nous. «C'est LE livre à ne manquer sous aucun prétexte.» Le Dauphiné libéré
    «C'est drôle, acide, absurde.» Page des libraires, Librairie Pages après Pages, Paris
    «Une brillante satire sur la fétichisation de nos maisons et de nos biens.» The Guardian
    «Un mélange d'humour mordant et de symbolisme grotesque, comme si Kafka rencontrait Larry David.» The Boston Globe"

  • L'héritier

    Josst de Vries

    Un tour de force littéraire éblouissant. Peut-on se jouer de l'identité ? La frontière avec l'imposture est-elle si éloignée ?
    Quand il apprend le décès de son mentor Josip Brik, le philosophe spécialiste du métadiscours sur Hitler, Friso de Vos est anéanti. Profitant de sa détresse, un certain Philip de Vries, inconnu total, occupe alors le devant de la scène, multiplie les apparitions télévisées et devient le successeur de Brik aux yeux du monde entier.
    Refusant de se laisser reléguer au second plan, Friso se rend à Vienne pour un colloque, bien décidé à montrer qu'il est le seul vrai connaisseur de l'oeuvre de Brik et son unique dauphin. Mais quand on le confond avec l'imposteur, Friso décide de se prêter au jeu.
    Se jouant de la culture universitaire, mêlant références littéraires et culture pop, le roman nous entraîne dans l'univers de l'intelligentsia internationale où la réalité compte moins que ce qu'on en dit. Une satire universitaire cinglante, un conte absurde extrêmement érudit.
    Joost de Vries nous offre un grand roman, avec des scènes en miroir ou en poupées russes, des jeux d'identité en cascade, un nombre incroyable de références historiques et littéraires. Un conte absurde extrêmement érudit, fin, intelligent et maîtrisé.
    " Quand le plus grand talent se trouve chez le plus jeune des auteurs... Ironique, postmoderne, raffiné et intellectuel comme seule la bonne littérature peut l'être. Un écrivain qui peut tout emporter sur son passage. "

    NRC Handelsblad

    " Un roman de classe internationale. "

    Le jury du Golden Book Owl
    " La force de ce roman réside dans le naturel avec lequel Joost de Vries nous entraîne dans un conte absurde où sa plume frivole et imagée nous porte jusqu'à une conclusion réussie. "

    8 Weekly

    Salué par le Golden Book Owl 2014 (plus grand prix de littérature flamande)

  • Tandis que la Zone X s'étend, l'agence chargée de l'enquête et de sa surveillance, le Rempart Sud, s'effondre. Une dernière équipe tente le tout pour le tout et traverse la frontière, déterminée à atteindre une île reculée qui pourrait apporter des réponses. Un échec mettrait le monde en péril.
    Acceptation creuse les circonstances entourant la création de la Zone X. Qui se trouve à l'origine de ce bouleversement ? Quelqu'un a-t-il déjà approché la vérité sur la Zone ? Ou été corrompu par elle ?
    Dans ce dernier livre crépusculaire et mélancolique de la trilogie du Rempart Sud, les mystères sont résolus mais la terreur monte.

  • Édition bilingue français-allemand poroposée avec une édition adaptée à un public dyslexique (elle aussi en bilingue).

    Le Procès relate les mésaventures de Joseph K. qui se réveille un matin et, pour une raison obscure, est arrêté et soumis aux rigueurs de la justice. Dans un premier temps, il refuse son accusation alors qu'il est innocent - d'autant qu'il ne sait absolument pas de quoi il est accusé : mais au fil des événements et de ses rencontres successives, il en vient à être convaincu de la réalité du procès et va donc tout faire pour se faire acquitter.

    Le Procès est l'un des trois romans inachevés et publiés à titre posthume par Franz Kafka, avec Le Prodigue (également connu sous le titre L'Amérique) et Le Château.


    Der Prozeß erzählt die Missgeschicke von Joseph K., der eines Morgens aufwacht und aus unerfindlichen Gründen verhaftet und der strengen Justiz ausgeliefert wird. Zunächst lehnt er die Anklage ab, obwohl er unschuldig ist - zumal er keine Ahnung hat, was ihm vorgeworfen wird: Doch im Laufe der Ereignisse und durch seine aufeinanderfolgenden Begegnungen wird er von der Realität des Prozesses überzeugt und wird deshalb alles tun, um freigesprochen zu werden.

    Der Prozeß ist neben Der Verschollene (auch unter dem Titel Amerika bekannt) und Das Schloss einer von drei unvollendeten und postum erschienenen Romanen von Franz Kafka.

  • Une lumière ignorante... capture l'apparence sur mon effroi... Je suinte d'un agglomérat de chairs grises et bouffies... Mais qui est je " ? "
    " Je est un autre " répondrait l'ami Rimbaud à cette question liminaire et fondamentale de la nouvelle oeuvre de Daniel Hulet.
    Immondys se présente sous la forme d'un cauchemar éveillé, mêlant éléments autobiographiques et fantasmagories macabres. L'histoire d'un homme qui cherche son identité, qui traque le réel parmi le fantasme.
    " D'une créature déjà rongée... Un remous de la matière... Je divague... Le temps m'a manqué... Je ne m'appartiens déjà plus... "
    L'univers d'Hulet est ici encore plus abouti que dans ses travaux précédents, nous rappelant aussi bien Francis Bacon et David Lynch que Jorge-Luis Borges.
    Borges qui est à juste titre cité dans cet ouvrage d'une profondeur et d'un pessimisme absolus, d'un aboutissement et d'une richesse rares : " Nous acceptons facilement la réalité, peut-être parce que nous sentons que rien n'est réel ".
    Daniel Hulet inaugure avec Immondys une toute nouvelle collection intitulée " Carrément BD ". Comme son nom l'indique, elle se définira par l'édition de bandes dessinées au format carré (30cm x 30cm) et par une ligne éditoriale novatrice et pertinente. Ce nouveau format original permettra aux auteurs de s'exprimer différemment en renouvelant cadrage et rythme narratif.

  • « L'ombre ne peut exister sans la lumière. »
    Ange. Zita. Un casse-tête. Un livret mystérieux qui donnerait le chemin d'accès vers un monde parallèle où nos pires cauchemars deviennent réalité.
    Ange. Zita. Rencontre fantomatique. Entrelacement de corps déchirés. Entrelacement d'angoisses partagées.
    Ces images font souffrir. « Mais ces dessins sont une lente délivrance. » Déchiffrant le livret, ils pénètrent dans la zone AA à la recherche du côté lunaire, obscur et invisible, entre péniche abandonnée, usine désaffectée et silence de mort. « Ce silence est une invitation. »
    Et si ce n'est pas l'Enfer, ça y ressemble fortement.
    « Fuyez ces lieux... s'il n'est pas trop tard... »
    « Mais ? ! Ce bouquin est vide ! Rien que des pages blanches... »
    « Bienvenue à Immondys !... »
    Voici le deuxième tome d'Immondys, triptyque qui se présente sous la forme d'un cauchemar éveillé, mêlant éléments autobiographiques et fantasmagories macabres. L'univers d'Hulet est ici encore plus abouti que dans ses travaux précédents, nous rappelant aussi bien Francis Bacon et David Lynch que Jorge-Luis Borges.

  • « Sommes-nous morts ou morts-vivants ? »
    Ange est dans le bateau, celui qui le ramène à ses origines... Là, on lui rejoue sa vie sous forme d'une pièce de théâtre : « La Vie tragi-comique d'Ange Goeman ».
    « La vie n'est vraiment pas grand-chose ! »
    Qu'est-ce que Ange fout dans cette saloperie de farandole ?
    « C'est une danse macabre ? Effectivement, et c'est très entraînant ! »
    « Tout ce petit jardin morbide que vous cultivez avec tant d'assiduité m'attire irrésistiblement... »
    « Tout commence ici ! Je pourrais dire, tout se reconstruit ici dans les méandres obscurs de son esprit ! Une descente aux enfers de l'ego ! Le côté lunaire ! Immondys ! »
    /> Retour en arrière, avant même l'état foetal. Retour au sexe maternel.
    « Des simulacres... Rien que des représentations égarées de votre conscience ! »
    Retour vers la mort, vous savez, celle qui était là avant la vie.
    « Nous sommes arrivés aux confins de votre conscience comateuse... En quelque sorte, un voyage à rebours... »
    Tu es toujours vivant, Ange ? Ou est-ce que tu es mort ?
    Immondys. Troisième tome. Epileptique. Fantasmagorique. Autobiographique ?

  • Le sillage de Kafka, c'est la postérité paradoxale d'un écrivain dont la stérilité en tous domaines était devenue le tourment, et qui n'en a pas moins inexorablement transformé notre manière de lire, d'écrire, et d'appréhender le monde. L'oeuvre de Kafka a été méditée - jusqu'à l'obsession -, célébrée - jusqu'à l'idolâtrie -, imitée - jusqu'au maniérisme. Sa personne même est devenue un mythe littéraire. La modernité fait un usage immodéré de la notion de « kafkaïen » pour caractériser ici un système politique, là une crise identitaire, tantôt une impuissance à agir, tantôt une incapacité à comprendre. Sillage de Kafka invite à une traversée des arts et de la littérature, tels que cette oeuvre les a transformés et ébranlés. On y croisera Sartre, Anders, Deleuze, Coetzee, Kertész...

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