• « Savoir finir en beaute? ? C'est tout un art. »

    Entre de?sinvolture et gra?ce de?chue, de?bandade et e?rotisme de?bride?, autofiction et fantaisie romanesque, La Marge d'erreur fait le portrait hilarant d'un de?pressif chronique plein de rage de vivre, pour les dernie?res semaines qu'il lui reste.

  • La peur de la mort n'est pas une fatalité, il est possible de partir apaisé. À condition de ne plus escamoter « la fin de vie », mais au contraire de la préparer et même de la vivre intensément, aux côtés de ses proches et avec l'aide du personnel soignant. C'est l'enseignement que le docteur Sylvie Cafardy a tiré des expériences de mort imminente (EMI) vécues par des patients. Nourri de témoignages, de connaissances scientifiques et de références philosophiques, ce livre s'inscrit dans la lignée des Ars Moriendi, ces Traités de la bonne mort que l'on lisait il y a quelques siècles. Surtout, en questionnant notre façon de mourir, l'auteur nous interroge sur le sens de notre vie et les leçons que nous pouvons en tirer. Car apprendre à mourir, c'est d'abord apprendre à vivre.

  • Nous sommes tous confrontés, un jour ou l'autre, à la fin de vie d'un proche. Comment prendre soin de lui sans s'oublier soi-même ? Comment accompagner ses questions et ses doutes, ses espoirs et ses regrets, mais aussi le temps qu'il lui reste, ses dernières volontés... ? Existe-t-il des repères pour traverser ce passage émotionnellement intense, qui peut durer de quelques semaines à plusieurs mois ?

    Véritable trousse de secours, ce guide propose des clés pour trouver sa place dans l'accompagnement. De l'entrée en soins palliatifs à la phase terminale, il répond à l'ensemble des problématiques rencontrées et apporte des pistes pour communiquer avec le malade et dialoguer avec l'équipe soignante.

  • Une invitation à dépasser un regard uniquement négatif sur la mort et à accueillir son ultime appel.

    L'aide médicale à mourir est désormais une pratique admise dans les législations canadienne et québécoise. Pour plusieurs, le geste demeure suspect aux plans éthique et religieux. D'où l'importance d'en approfondir les grands enjeux, en réfléchissant positivement sur la souffrance et la mort humaines : elles sont toujours une expérience tout à fait personnelle, singulière, unique. Elles nous invitent à examiner avec ouverture d'esprit le défi que pose la misère incontrôlable de personnes en attente de compassion.

    L'auteur souligne le lien étroit entre le mystère de la mort et le mystère de la liberté, qui nous renvoient à celui de Dieu lui-même. Comment s'articulent le devoir de vivre, la souffrance, le rôle de la conscience, le sens de la dignité, le temps de la mort, et la pensée biblique sur la mort ? Lorsque la souffrance devient absurde, la mort n'est-elle pas un don du Dieu libérateur, et l'aide médicale à mourir comme la manifestation d'une compassion fondamentale à l'égard des souffrants ?


    « Je trouve ce texte remarquable. Il est clair et précis tout en étant nuancé. Il s'agit d'une synthèse très complète qui prend vraiment en compte l'essentiel des grands enjeux. Au-delà de "l'aide médicale à bien mourir", l'auteur propose, autour de la souffrance et de la mort, une qualité de réflexion qui devrait rejoindre et animer bien des débats d'actualité. »
    - Gabriel Ringlet

    Jean Desclos est prêtre du diocèse de Sherbrooke, au Québec. Après son doctorat en théologie morale à Rome, à l'Alfonsiana, il a été professeur titulaire et doyen de la faculté de théologie de l'Université de Sherbrooke. Vice-recteur de la même université de 2001 à 2008, il a ensuite pris charge d'une paroisse de la ville de Sherbrooke (Saint-Charles-Garnier). Il est l'auteur de nombreuses publications, monographies et articles dans diverses revues.

  • Il était l'homme qui aimait serrer les mains, embrasser les foules, parcourir le monde. Et pourtant, Jacques Chirac a passé les quatre dernières années de sa vie confiné dans un bel hôtel particulier gardé comme une forteresse. L'ultime combat de l'ancien président de la République s'est tenu à huis clos, face au plus redoutable des adversaires : le néant. Autour de lui, comme toujours, les membres de son clan.

    Que s'est-il passé derrière ces hautes portes closes, où Claude Chirac n'a bientôt plus admis qu'une petite poignée de visiteurs ? Laurence, la fille aînée du vieux chef, a disparu. Sa femme Bernadette est devenue à son tour une recluse.

    Ce récit est une enquête captivante sur les derniers secrets d'un roi populaire, invisible, solitaire. Nourri d'une profonde connaissance des personnages, il raconte les paradis perdus des Chirac, les tempêtes traversées, la France d'avant. Au-delà, il propose une méditation sur nos présidents monarques face à la mort.

  • Jacques Derrida couche ce texte sur le papier de janvier 1989 à avril 1990, alors que sa mère se meurt. Il a alors 59 ans. 59 bandes d'écriture composent ce tissu verbal, chacune constituée d'une seule phrase, pour une année de vie. « Circonfession » - hybridation de « confession » et « circoncision » - est nourri d'éléments biographiques. Mais la confession est à la fois possible et impossible, dit l'auteur, qui ne sait pas qui parle, qui prie dans ce texte, ni ce qui se dit en secret.

    « Peut-on nommer son propre sang ? Et décrire la première blessure, ce moment où, paraissant au jour, le sang se refuse encore à la vie ? À supposer qu'on se rappelle sa circoncision, pourquoi cet acte de mémoire serait-il une confession ? L'aveu de quoi, au juste ? Et de qui ? À qui ?
    Rôdant autour de ces questions, essayant, comme au clavier, une voix juste au-dedans de moi, je tente de dire de longues [...] phrases, et de les murmurer au plus près de l'autre qui pourtant les aspire, soupire, expire, les dicte même. Cette diction est aussi une dictée. Plusieurs voix résonnent en une, dès lors, elles se croisent, elles se disputent même une parole finalement torsadée. » J. D.

  • De rebondissements en rebondissements de l'affaire Lambert, le grand éthicien français de la santé et de l'hôpital n'a cessé d'être convoqué par les autorités et les médias. Voici, au jour le jour, ses réflexions sur ce que signifie mourir aujourd'hui. Un livre d'humanité sans dogmatisme.
    Préface inédite de Michel Houellebecq.

    " L'affaire Vincent Lambert n'aurait pas dû avoir lieu ", affirme Michel Houellebecq dans la préface de ce livre d'Emmanuel Hirsch. Ces chroniques d'une " mort exemplaire ? " révèlent les aspects souvent dissimulés d'une histoire humaine et d'une déroute éthique qui nous concernent tous.

    La mort de Vincent Lambert, le 11 juillet 2019 à la suite d'une décision médicale, a conclu six années de controverses savantes et judiciaires qui ont passionné et divisé les opinions publiques bien par-delà l'Hexagone. Elle n'a mis fin ni aux débats, ni aux polémiques éthiques, politiques, sociétales portant sur les droits de la personne, qu'elle soit vulnérable, handicapée ou en fin de vie.
    Dressant la chronique des temps et des événements qui ont conduit à cette décision, Emmanuel Hirsch commente chacun d'entre eux avec expertise, impartialité et minutie afin d'éclairer comment elle a abouti à contredire les principes de l'éthique. Non pas celle des croyances ou des convictions, mais l'éthique publique de la solidarité que toute société responsable doit à quiconque n'est plus en capacité d'exprimer sa volonté, singulièrement lorsque certains s'arrogent le droit de statuer sur sa vie qu'ils estiment " indigne d'être vécue ".
    Un ouvrage fondamental sur la signification ultime de l'humanité par l'initiateur en France d'une éthique de l'engagement et de la responsabilité partagée.

  • Yannis Papadaniel a partagé plusieurs années durant les expériences des bénévoles qui, au sein de diverses associations dans les villes suisses de Kavala et Palio, accompagnent les personnes en fin de vie dans leurs derniers instants. Il en a rapporté un ouvrage qui reconfigure les questions que l'on croyait pourtant largement balisées sur la relation à la mort chez nos contemporains.Loin d'apparaître comme un substitut aux rituels en désuétudes entourant la mort, le choix de pareille activité, s'il peut déclencher nombre d'appréciations à l'emporte-pièce sur une telle démarche (jugée par exemple morbide ou mystique), n'en est pas moins significative en soi par le rapport à la mort qu'elle suggère.Encore fallait-il être en situation de porter un regard perspicace sur ces accompagnants volontaires au côtoiement de la mort.C'est à travers la description minutieuse du quotidien de ces personnes, de l'accumulation de gestes, de mots ou de silence, de postures, une série de petits arrangements avec la mort, que Yannis Papadaniel parvient à nous faire saisir les lâcher-prise, le regard et les évitements, le positionnement trouble, indécis et ambigu face à la mort que chacun, au fond, partage, et par lequel il nous donne à saisir l'universel du questionnement de ces volontaires - qui en sont comme une caisse de résonance.

  • En 2016, Guylaine Champagne apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du poumon de stade 4. Inopérable et incurable. Comment vit-on au quotidien avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête?

    Après le choc et les questionnements, elle choisit de faire face à la maladie. Écoutant avec confiance sa voix intérieure, elle reçoit les traitements traditionnels proposés et s'investit dans diverses méthodes alternatives. Sept mois plus tard, on lui annonce une rémission partielle inespérée. Malgré tous ces efforts, la maladie revient. Le chemin est tracé. S'amorcent alors le processus de fin de vie et « son retour vers les étoiles ».

    Avec ce témoignage livré dans ses journaux intimes, l'auteure se dévoile dans toute sa vulnérabilité et son authenticité. Elle nous touche et nous inspire une réflexion sur le sens profond de la Vie au-delà de la maladie.

    Guylaine Champagne a le don d'ouvrir notre coeur à l'Amour, à la Paix et à la Foi. Simple et profond, son livre est un baume d'espoir qui nous convie avec douceur et humour au meilleur de nous-mêmes.

  • « Ce n'est plus une vie », « je veux encore vivre, même avec cette maladie », « ma vie n'a plus de valeur » : confronté à la maladie, à la déchéance physique, à la perte provisoire ou définitive de certaines capacités, chacun d'entre nous peut être conduit à énoncer de tels propos. Quoi de plus délicat cependant, que l'évaluation de la valeur de la vie ? Cet ouvrage aborde le sens et la portée de cette réflexion dans une situation où elle s'impose dans toute sa radicalité : celle des décisions de maintien ou d'interruption de la vie prises au chevet du patient dans les hôpitaux. En choisissant d'aborder ainsi la question de la valeur de la vie, ce livre fait le pari qu'une approche philosophique nourrie par une rencontre avec l'univers de la médecine contemporaine éclairera davantage le sens de cette notion, son fondement et ses limites, qu'une approche abstraite de tout contexte.
    La démarche cherche aussi à établir un dialogue entre philosophes et médecins en proposant une analyse des différents contextes thérapeutiques où une décision de maintien ou d'interruption de la vie doit être prise. À la lumière de cette analyse, l'ouvrage propose une réflexion critique sur les usages de l'idée de valeur de la vie pour en désavouer la pertinence et en nier la légitimité éthique. Les patients, malades mais aussi citoyens, doivent forger en concertation avec les médecins d'autres critères pour fonder une décision aussi déterminante que celle de maintenir ou d'interrompre le cours d'une vie humaine.

  • La dernière journée d'une vie peut-elle en révéler le sens ? En ce matin de printemps, Victor des Ulmières pressent sa mort, tandis qu'autour du domaine rôde Serge, son jeune protégé avec lequel il s'est battu au couteau la veille. L'imminence de la fin force Victor à une relecture lucide de sa vie, oscillant entre passé et présent. Lui revient sans cesse en mémoire sa famille trop pesante : une mère tôt disparue ; un père dont il n'a connu que le mépris ; une soeur, Aimée la bien nommée, véritable passion de sa vie ; Vivien, un frère cadet haï... Dans sa rumination intérieure, cet homme hanté par l'échec cherche à reconstruire sa vérité. Et c'est en l'étrange compagnie de jeunes danseurs et musiciens que Victor décide alors d'un événement qui lui donnera la possibilité de traverser déceptions et fantasmes, de faire l'expérience d'une joie fatale. De parachever ainsi sa vie " parfaite "...

  • Lucette au maintien à domicile est le récit d'une auxiliaire familiale et sociale qui a oeuvré 38 ans en CLSC. Il constitue la phase exploratoire d'un projet plus large visant à faire connaître et reconnaître la pratique en soutien à domicile (SAD) dans le secteur de la santé. Pourquoi Lucette a-t-elle choisi de faire ce métier ? Comment perçoit-elle son travail et son apport au maintien à domicile de personnes en situation d'incapacité ? Pourquoi considère-t-elle qu'elle exerce « le plus beau métier du monde » ? Ce livre, écrit en collaboration avec deux personnages (Autonome S'démène, une femme qui a pris soin de son conjoint et Ange-Aimé Va-De-Bon-Coeur, une intervenante), donne la parole à Lucette, mais aussi à des acteurs en SAD qui ont analysé son récit. Comment ces derniers perçoivent-ils la trajectoire professionnelle de Lucette ? Son parcours est-il exemplaire ? Quel regard portent-ils sur son humanisme de « combat » ? Partagent-ils son analyse du système de santé ? De ce questionnement ressortent des « données parlantes », qui expriment à la fois les vertus et les maux de la pratique en SAD. Souvent dérangeantes, ces données parlantes portent toutefois l'espoir que le pendule du temps ramène les consciences à l'échelle de l'être humain. Comme l'humain ne semble plus avoir sa place dans le système de santé, cet espoir est-il vain ? L'espoir sera permis si émerge une prise de conscience collective pour défendre les valeurs humaines et de solidarité en vue d'apporter, notamment, un changement de philosophie dans la gestion des services publics. Un tel changement pourrait d'autant plus être notable s'il repose sur le savoir expérientiel disponible et, par conséquent, s'il soutient l'adoption des meilleures pratiques en regard de la qualité des services en SAD. L'enjeu est que l'intelligence relationnelle soit au coeur de la pratique et permette la rencontre des humanitudes. Sans ce principe d'intérêt humain dans la relation de soins, il est difficile d'envisager la réussite du projet de société pour lequel nous sommes tous conviés, à savoir : vivre chez soi, dans sa communauté, le plus longtemps possible.

  • La fin de vie et l'itinérance sont les terrains d'enquête de l'auteure qui tente de mieux cerner les recompositions de l'intervention sociale par rapport à l'individualisation et à la singularisation de la société. Elle présente ainsi deux dispositifs d'accompagnement, l'un s'adressant à des hommes sans-abri et l'autre à des personnes aux prises avec le VIH.

  • Une psychologue et un pédiatre côtoyant la mort de proche échangent leurs expériences
    et réflexions sur ce qui fait le prix unique de la vie

    Elle a survécu à un écrasement d'avion, puis est devenue psychologue auprès des personnes en phase terminale et de leurs pro­ches. Quant à lui, il pratique la pédiatrie, et sa clientèle est bien particulière : il accompagne des enfants en fin de vie. Tous les deux ont côtoyé la mort de près pendant des décennies. Mais dans leur correspondance, ils témoignent avec ferveur de tous ces moments, nombreux et sans prix, où la vie humaine, assiégée, révèle son côté le plus lumineux.

  • Qui de nous, au cours de son histoire, n'a jamais frappé un mur ? Échec, deuil, maladie ou fragilité intime, il s'imposait, immuable, en travers de notre route. A nous de nous ajuster. Ce scénario se répète chaque fois que nous sommes confrontés à des limites importantes marquant pour nous, non pas la fin du monde, mais la fin d'un monde.

    Ce livre propose une série de réflexions autour de paroles prononcées par des femmes placées devant l'ultime limite, celle de leur mort prochaine. Plus que jamais, elles ont dû composer avec l'inéluctable. En refusant de s'y laisser réduire, en s'y adaptant et en y découvrant peu à peu l'occasion d'une authenticité et d'une profondeur nouvelles, elles ont fait l'expérience d'un surcroît de vie. Les mots de ces soeurs en humanité forment un testament qui peut nous aider à surmonter nos propres impasses.

    Pendant féminin de l'essai A l'école de la fragilité, qui recueillait les témoignages d'hommes en fin de vie, ce livre dégage la sagesse propre des femmes devant les grands enjeux de l'existence. Il ne se lit pas nécessairement de façon continue, mais selon l'inspiration du moment et les besoins créés par la vie.

    Gilles Nadeau est prêtre et accompagnateur spirituel à la Maison Michel-Sarrazin. Ce livre est né de son expérience d'animation de groupes de prise de parole composés de femmes en phase palliative de cancer. Son précédent livre A l'école de la fragilité (Médiaspaul 2019) a été chaleureusement accueilli.

  • Ce livre raconte l'histoire d'une "fillotte", angélique ; qu'elle écrit volontairement avec un "a" tout petit. Elle ne peut supporter l'idée selon laquelle il lui est arrivé ça, à Lui, son père pourtant invincible qu'elle venait de redécouvrir.
    L'écriture, bien que fragile, s'avère alors la seule manière de s'en sortir, parce qu'oublier serait tout simplement inconcevable, au vu de ce passé récent, aux détails encore indélébiles.
    Ces pages, au nombre considérable, représentent le poids de son lourd fardeau, semaine après semaine, mois après mois.
    Les feuillets s'accumulent et les journées s'égrènent les unes après les autres. Le rythme devient au coeur du récit, de plus en plus lent, pesant et sclérosant, à mesure que l'espoir s'amenuise.
    Cette boulimie narrative se manifestera peu après l'adieu et tout au long de l'année suivante. Jusqu'au jour où tout finit par repartir, parce qu'elle, la "fillotte", n'a pas d'autre choix que celui de poursuivre son chemin et se remettre à vivre.

  • Les personnes en fin de vie ont certes besoin de soins appropriés pour les aider à maintenir la meilleure qualité de vie possible jusqu'au terme de leur existence. Cependant, elles peuvent éprouver d'autres besoins, comme celui de communiquer un dernier message à leurs proches ou de raconter l'histoire de leur vie. C'est pourquoi ce guide offre des conseils, des modèles de textes et un gabarit de biographie. En outre, il contient d'importantes leçons de vie pour tous, met en relief des messages clés et témoigne de l'expérience de l'auteure à titre d'écrivaine publique bénévole auprès de celles-ci.
    Tous les profits tirés par l'auteure de la vente de ce guide seront versés à la Fondation Mathieu-Froment-Savoie.

  • L'archange

    Jérémy Bouquin




    Leur redonner un brin d'humanité, leur dispenser du plaisir avant le grand saut dans l'au-delà, tel est son sacerdoce.


    JE M'APPROCHE. Je me présente devant elle. Je la regarde. Ses yeux répondent.
    - Je m'appelle Gabriel.
    Je prends sa main droite, fripée, gelée.
    - Vous avez froid ?
    Sa lèvre inférieure gercée tressaute. Un effort terrible. Son visage est creusé par la fatigue, plissé par les souffrances.
    - Vous savez pourquoi je suis là ?
    Son index remue, sa main que je serre tremble. « Elle vous attend » ont gloussé les filles de l'accueil.


    L'auteur aborde dans cette fiction un sujet éminemment délicat : la sexualité des personnes âgées. Le plaisir des sens ne peut-il enjoliver ces petits instants d'avant le grand basculement ? Un texte marquant une grande attention à l'humanité souffrante autant qu'une certitude que c'est « ici et maintenant » que la vie s'exprime.

  • Comment l'Église est-elle devenue l'avocate du plus faible au sein de nos sociétés de la performance ? Comment a-t-elle pris la défense du mal-né, de l'accidenté, de l'handicapé ? Que signifie ce combat pour aujourd'hui et demain ? Un essai d'histoire religieuse et politique, un manifeste citoyen. Comment l'Église est-elle devenue l'avocate du plus faible au sein de nos sociétés de la performance ? Comment a-t-elle pris la défense de l'accidenté, de la personne handicapée ? Que signifie ce combat pour aujourd'hui et demain ?
    Devenu fort heureusement une préoccupation majeure de notre société, le handicap représente toutefois un engagement originel pour l'Église. À l'instar du Christ allant à leur rencontre, les catholiques en France ont très tôt accueilli, soigné et favorisé l'intégration au sein de la société des personnes déficientes sur le plan physique ou mental. C'est l'action méconnue de ces précurseurs du soin que retracent Olivier et Cédric Landron dans cette somme d'histoire culturelle menée à quatre mains, à la confluence des sciences humaines et de la médecine, mais aussi à la croisée de la politique et de la spiritualité.
    Car, de congrégations en ligues et d'écoles en associations, de figures telles qu'André Trannoy, Suzanne Fouché ou Marie-Hélène Mathieu aux Frères de Saint-Gabriel ou aux Soeurs de la Sagesse, de rassemblements comme ceux de Foi et Lumière aux pèlerinages de Lourdes, l'adoption de l'autre blessé, dans son corps ou dans son intelligence, n'a cessé de renvoyer aux plus graves questionnements sur notre compréhension de la nature humaine, modifiant ainsi nos préjugés sur la naissance, la vie, la mort et la normalité.
    Une fresque émouvante, un récit passionnant, un plaidoyer vibrant.
    Et une alerte salutaire.

  • L'ange de la mort

    Linne Lharson

    Ainsi commença la carrière de l'exterminatrice...


    ADA OBSERVAIT CALMEMENT le corps qui convulsait. Il ressemblait à un pantin aux prises avec un enfant peu soigneux. Quand il s'immobilisa, elle lui tira la paupière vers le haut et plongea son regard dans le sien. C'était donc vrai, la morphine rétrécissait la pupille, devenue une minuscule fente. Une douce vague de chaleur se répandit au creux de la poitrine puis dans le ventre de la jeune femme qui se surprit à caresser sa gorge et à déboutonner le haut de son corsage.


    Linné Lharsson est suédoise. Elle sait narrer des histoires avec le même talent que ses plus célèbres compatriotes. Celle d'Ada, élève infirmière, est terrifiante et sollicite une réflexion sur l'accompagnement des humains en fin de vie.

  • Défense de mourir hors-la-loi Nouv.

    Qu'est-ce qu'un « consultant de fin de vie » ? Ah ! je vous intrigue avec cette histoire. Pourtant, je n'y mets aucune malice, croyez-le bien, et je peux m'en expliquer plus clairement.
    Il s'agit d'un homme solitaire qui à son adolescence avait mis fin à la souffrance de sa mère. Il était à contre-courant ou « en avance » d'une société qui a fait de la mort un tabou dissimulé dans les hôpitaux.
    Partant du principe que la médecine n'avait rien compris à la fin de vie et que le personnage avait trouvé la formule magistrale, pour une fin de vie meilleure, en douceur et sans souffrance. Venir en aide pour mourir en toute dignité, et quand on le désire. Il en fit son métier.

  • Qu'est-ce que la douleur ? Quel lien peut-on établir entre son étude biomédicale et l'expérience de chacun ? Sur le fond d'une présentation critique de l'apport de plusieurs disciplines scientifiques (biologie évolutionniste, neurosciences) et approches philosophiques (philosophies antique et classique, phénoménologie, analyse du problème corps-esprit), cet essai examine la difficile prise en compte de la douleur par la médecine. Parmi les questions privilégiées : le lien entre travail clinique et empathie, l'évaluation, la durée et la chronicité de la douleur, l'éthique des décisions médicales, le travail pluridisciplinaire, l'articulation entre douleur et souffrance, la fin de vie.
    Au terme de cet examen, qui dénonce aussi bien les pièges du dolorisme passé que les présupposés de l'algophobie contemporaine, l'auteur détermine de façon précise le sens et les enjeux actuels des approches médicales et philosophiques de la douleur.

  • Un père et sa fille parlent. Ils ne se parlent pas, ils ne se parlent plus depuis vingt ans. Ils parlent chacun pour soi, se renvoyant la balle sans le savoir.
    Auraient-ils d'ailleurs quelque chose à se dire ? Max est mourant, hanté par ses échecs, où se mêlent son histoire de Juif apatride, ses rendez-vous manqués avec l'Histoire et sa passion du jeu. Nina se trouve au milieu de sa vie, entièrement occupée, pense-t-elle, par sa carrière, par tout ce qui peut remplir aussi l'existence d'une jeune mère divorcée.
    Une part d'eux-mêmes leur est pourtant commune, une part dont le noeud obscur tient dans leur rêve toujours recommencé, inextinguible, « d'autre chose ».

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