• Le dernier enfant

    Philippe Besson

    " Elle le détaille tandis qu'il va prendre sa place : les cheveux en broussaille, le visage encore ensommeillé, il porte juste un caleçon et un tee-shirt informe, marche pieds nus sur le carrelage. Pas à son avantage et pourtant d'une beauté qui continue de l'époustoufler, de la gonfler d'orgueil. Et aussitôt, elle songe, alors qu'elle s'était juré de se l'interdire, qu'elle s'était répété non il ne faut pas y songer, surtout pas, oui voici qu'elle songe, au risque de la souffrance, au risque de ne pas pouvoir réprimer un sanglot : c'est la dernière fois que mon fils apparaît ainsi, c'est le dernier matin. "Un roman tout en nuances, sobre et déchirant, sur le vacillement d'une mère le jour où son dernier enfant quitte la maison. Au fil des heures, chaque petite chose du quotidien se transforme en vertige face à l'horizon inconnu qui s'ouvre devant elle.

  • « Savoir finir en beaute? ? C'est tout un art. »

    Entre de?sinvolture et gra?ce de?chue, de?bandade et e?rotisme de?bride?, autofiction et fantaisie romanesque, La Marge d'erreur fait le portrait hilarant d'un de?pressif chronique plein de rage de vivre, pour les dernie?res semaines qu'il lui reste.

  • Sukkwan island

    David Vann

    Une île sauvage du Sud de l'Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C'est dans ce décor que Jim décide d'emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d'échecs personnels, il voit là l'occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu'il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu'au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin. Couronné par le prix Médicis étranger en 2010, Sukkwan Island est un livre inoubliable qui nous entraîne au coeur des ténèbres de l'âme humaine.

  • Qu'est-ce qu'un bébé ?
    Pourquoi si peu de bébés dans la littérature ?
    Que faire des discours qui les entourent ?
    Pourquoi dit-on "bébé" et pas "le bébé" ?
    Qu'est-ce qu'une mère ? Et pourquoi les femmes plutôt que les hommes ?

  • Un roman poignant sur les secrets de famille et les résurgences du passé sur le présent"Absolument sublime, un des dix livres de l'année" Gérard Collard - Le Magazine de la santé.Un roman poignant sur les secrets de famille et les résurgences du passé sur le présent Mary est âgée, sa santé se dégrade. Elle décide de passer ses derniers jours à Bruny, île de Tasmanie balayée par les vents où elle a vécu ses plus belles années auprès de son mari, le gardien du phare.
    Les retrouvailles avec la terre aimée prennent des allures de pèlerinage. Entre souvenirs et regrets, Mary retourne sur les lieux de son ancienne vie pour tenter de réparer ses erreurs.
    Entourée de Tom, le seul de ses enfants à comprendre sa démarche, un homme solitaire depuis son retour d'Antarctique et le divorce qui l'a détruit, elle veut trouver la paix avant de mourir.
    Mais le secret qui l'a hantée durant des décennies menace d'être révélé et de mettre en péril son fragile équilibre.
    Une femme au crépuscule de sa vie. Un homme incapable de savourer pleinement la sienne.
    La Mémoire des embruns est une émouvante histoire d'amour, de perte et de non-dits sur fond de nature sauvage et mystérieuse.

  • Un livre puissant et bouleversant, nécessaire à notre époque troublée

    Libraire à Acapulco, au Mexique, Lydia mène une vie calme avec son mari journaliste Sebastián et leur famille, malgré les tensions causées dans la ville par les puissants cartels de la drogue. Jusqu'au jour où Sebastián, s'apprêtant à révéler dans la presse l'identité du chef du principal cartel, apprend à Lydia que celui-ci n'est autre que Javier, un client érudit et délicat avec qui elle s'est liée dans sa librairie... La parution de son article, quelques jours plus tard, bouleverse leur destin à tous.

    Contrainte de prendre la fuite avec son fils de huit ans, Luca, Lydia se sait suivie par les hommes de Javier. Ils vont alors rejoindre le flot de migrants en provenance du sud du continent, en route vers les États-Unis, devront voyager clandestinement à bord de la redoutable
    Bestia, le train qui fonce vers le nord, seront dépouillés par des policiers corrompus, et menacés par les tueurs du cartel...

    Porté par une écriture électrique,
    American Dirt raconte l'épopée de ces femmes et de ces hommes qui ont pour seul bagage une farouche volonté d'avancer vers la frontière américaine. Un récit marqué par la force et l'instinct de survie de Lydia, le courage de Luca, ainsi que leur amitié avec Rebeca et Soledad, deux sœurs honduriennes, fragiles lucioles dans les longues nuits de marche...

    Hymne poignant aux rêves de milliers de migrants qui risquent chaque jour leur vie,
    American Dirt est aussi le roman de l'amour d'une mère et de son fils qui, au cœur des situations tragiques, ne perdent jamais espoir. Un roman nécessaire à notre époque troublée.

  • Parias

    Beyrouk

    Tout ramène le père et le fils, dont les récits alternent dans cet envoûtant roman, au drame qui a fait éclater leur famille.
    Le père est en prison. Dans une longue mélopée adressée à la femme qu'il est parvenu à épouser et qu'il aime encore aveuglément, il convoque les prémices enchantées de leur histoire et les souvenirs des jours heureux, mais également l'engrenage des mensonges et de la jalousie. Pour elle, le jeune étudiant issu d'une tribu nomade était prêt à tout : s'inventer un passé, rompre avec les siens, vendre son cheptel et, grâce à cet argent, lui offrir l'avenir chimérique dont elle rêvait. Maintenant que tout est perdu, il se remémore ce monde du désert qu'elle méprisait, la vie d'errance à laquelle il a renoncé, au rythme du soleil, des étoiles et des bêtes.
    Leur fils, enfant des quartiers pauvres, n'a pas supporté le silence des dunes, l'école coranique, l'eau qu'il fallait aller puiser. Il s'est vite réfugié chez des amis de ses parents. Les batailles rangées entre bandes rivales, les soirs à regarder le foot à la télévision, les menus larcins, l'empêchent de trop penser à sa mère, qu'il adorait. Parfois, il traîne aux alentours de la prison. Et aussi près de la maison de sa petite soeur Malika, qui lui manque mais qu'on lui interdit de revoir.
    En écho à la voix puissante et désespérée de son père, celle naïve et bouleversante du garçon vient ancrer la tragédie intime qu'ils partagent dans un saisissant contraste entre croissance urbaine et habitudes ancestrales des Bédouins. Ce n'est pas la moindre qualité de Parias que d'inscrire dans l'universel ces destins si singuliers avec une telle force d'émotion.

  • Abraham et fils

    Martin Winckler

    Printemps 1963. Sur la Grand-Place de Tilliers-en-Beauce, une Dauphine jaune se gare à l'ombre du monument aux morts. Ses passagers reviennent de loin. Abraham est médecin et il cherche du travail. Son fils Franz n'a pas dix ans et aucun souvenir de leur vie passée. Bientôt, ils emménagent dans une maison trop grande pour eux. Ensemble et séparément, ils vont découvrir la France du Général, de la télévision d'État, du Canard Enchaîné, des commémorations et des secrets empoussiérés.

  • Pete Fromm a une quarantaine d'années, deux beaux garçons, une vie splendide en plein coeur du Montana. Son passé de ranger et d'emplois saisonniers dans les espaces les plus sauvages des États-Unis est derrière lui, il est désormais père de famille. Un jour, on lui propose de partir s'installer un mois dans une cabane perdue au coeur de la Bob Marshall Wilderness. Dans cette région, qui abrite l'une des plus fortes densités de grizzlys des États-Unis, il devra surveiller la croissance d'alevins dans la rivière. La nature et le goût des grands espaces, sont-ils conciliables avec les responsabilités familiales ? Non, pense-t-il, oui, répond sa femme, un mois passe en un éclair, pars. Plus de vingt ans après son séjour à Indian Creek, voici Pete Fromm au seuil d'une nouvelle aventure en solitaire.

  • "Née pour détruire les rois, née pour remodeler le monde, née pour horrifier et briser et recréer, née pour endurer et n'être jamais effacée". Ainsi est Médée, femme libre et enchanteresse, qui brise tous les tabous pour maîtriser son destin. Magicienne impitoyable assoiffée de vengeance ou princesse amoureuse trahie par son mari Jason ? Ce portrait d'une femme exceptionnelle, qui s'élève contre la loi des hommes, allie noirceur et passion dévorante. David Vann offre une relecture moderne du mythe originel et fondateur de la civilisation occidentale dans toute sa complexe et terrifiante beauté.

  • « Maman et moi vivions ici depuis un peu plus de trois ans quand nous avons reçu le coup de fil. Au milieu des pins, des chênes et des bouleaux, au bout de ce chemin sans issue que  deux autres propriétés jalonnent. C'est elle qui m'avait proposé de nous installer ici. Et je n'étais pas contre. J'avais grandi dans cette forêt. Le lieu m'était familier, et je savais que nous nous  y sentirions en sécurité. Qu'il serait le bon endroit pour vivre à notre mesure. »
    À distance du monde, une fille et sa mère, recluses dans une cabane en forêt, tentent de se relever des drames qui les ont frappées. Aux yeux de ceux qui peuplent la ville voisine, elles sont  les  perdues du coin. Pourtant, ces deux silencieuses se tiennent debout, explorent leur douleur et luttent, au coeur d'une Nature à la fois nourricière et cruelle et d'un hiver qui est bien plus qu'une
    saison : un écrin rugueux où vivre reste, au mépris du superflu, la seule chose qui compte.
    Dans un rythme tendu et une langue concise et précise qui rend grâce à la Nature jusqu'à son extrémité la plus sauvage, Aurélie Jeannin, dont c'est le premier roman, signe un texte comme une  mélancolie blanche, aussi puissant qu'envoûtant.
    « Une aventure humaine, profonde, poétique, inoubliable.»
    Aurélie Janssens, Librairie Page et Plume, Limoges
    « D'une poésie fascinante, ce roman est une ode à la forêt, à la fois rédemptrice, mais aussi dans ce qu'elle a de plus sauvage. Sublime  !  »  Marianne Kmiecik, Librairie Les Lisières (Villeneuve-d'Ascq et Croix)
    «  Raconté à mots comptés, infiniment incarnés, ce premier roman magnétique, parcouru de belles éclaircies, nous apprend à composer avec ce que nous sommes. Une très belle découverte  !  »  Sarah Gastel,  Librairie Terre des livres (Lyon)
     
    Aurélie Jeannin est née en 1982. Elle vit avec son mari et ses enfants en forêt, quelque part en France.

  • L'homme des bois

    Pierric Bailly

    "L'Homme des bois n'est pas seulement le récit de la mort brutale et mystérieuse de mon père. C'est aussi une évocation de la vie dans les campagnes françaises à notre époque, ce qui change, ce qui se transforme. C'est l'histoire d'une émancipation, d'un destin modeste, intègre et singulier. C'est enfin le portrait, en creux, d'une génération, celle de mes parents, travailleurs sociaux, militants politiques et associatifs en milieu rural."
    Pierric Bailly.

  • Tar baby

    Toni Morrison

    Un milliardaire de Philadelphie a pris sa retraite dans une île des Caraïbes. Sa femme, ancien prix de beauté, supporte mal ce qu'elle vit comme une relégation. Les rapports avec son mari se dégradent d'autant que leur fils refuse de venir sur l'île. Un couple de domestiques noirs les a suivis dans leur retraite. Janine, leur nièce, a fait de brillantes études grâce à la générosité du milliardaire et gagne sa vie comme mannequin. Elle passe ses vacances dans la résidence, partagée entre l'univers des maîtres et celui des serviteurs.
    Un Noir américain en fuite, Fils, débarque clandestinement dans l'île. Originaire du sud des Etats-Unis, il porte en lui les rancoeurs, les révoltes et le désir de liberté de son peuple et le poids de son histoire. Sa présence va déranger l'ordre trop bien établit de ce faux paradis. Les secrets cachés, les horreurs enfouies, les haines souterraines vont éclater au grand jour.
    Mais la passion violente que vont vire Jadine, l'intellectuelle raffinée, et le jeune Noir, écorché vif, échouera-t-elle quand la vie reprendra le dessus, quand il faudra choisir entre un univers parqué par la misère et la fraternité et un autre fait de richesse mais aussi de renoncement ? Jadine peut-elle choisir de trahir l'histoire de son peuple dont Fils est porteur, et d'élever son enfant pour qu'il devienne un enfant de Blanc, un bébé goudron, un tar baby ?
    Jean Guiloineau

  • David déserte Londres quand la femme dont il s'apprêtait à adopter le petit garçon le quitte. À Paris, il s'installe dans un appartement avec une grande baie vitrée sur la Seine. Lorsqu'un homme l'aborde sur un banc de l'île aux Cygnes, en contrebas de chez lui, il accepte sans arrière-pensée de lui montrer sa vue exceptionnelle.
    Vingt-cinq ans plus tard, David et Émile habitent ensemble le lieu de leur rencontre. Émile, jeune interne à l'époque, est à présent un neurochirurgien réputé. David, tout à ses biographies de musiciens oubliés et à sa vie harmonieuse avec Émile, est parfaitement heureux. Mais la courte période où il a failli devenir père se rappelle à lui comme un rêve obsédant... et le vertige le saisit. Émile le sait, dont les certitudes et la froideur clinique vacillent le jour où, sur son carnet de rendez-vous, il voit inscrit le nom du fils perdu de son compagnon.
    Subtil interprète de la complexité des émotions, Jean Mattern interroge ici, avec beaucoup de délicatesse, ces vies que nous aurions pu vivre si le destin en avait décidé autrement.

  • « Mon fils est le seul problème qui demeure sans solution », écrit Albert Einstein en exil. Eduard a vingt ans au début des années 1930 quand sa mère, Mileva, le conduit à l'asile. Le fils d'Einstein finira ses jours parmi les fous, délaissé de tous, dans le plus total dénuement.
    Trois destins s'entrecroisent dans ce roman, sur fond de tragédie du siècle et d'épopée d'un géant. Laurent Seksik dévoile un drame de l'intime où résonnent la douleur d'une mère, les faiblesses des grands hommes et la voix du fils oublié.

  • 1878, dans les Pyrénées. Angélina, la fille d'un cordonnier, n'a qu'une ambition depuis qu'elle est petite : devenir sage-femme comme sa mère, morte tragiquement. Abandonnée par son amant, la jeune fille se résigne à confier l'enfant qu'elle a eu de lui à une nourrice afin de pouvoir devenir élève sage-femme à l'hôtel-Dieu Saint-Jacques de Toulouse.
    Dans cet établissement réputé, elle rencontre un médecin obstétricien dont elle devient la femme. Mais sa belle-famille la regarde de haut et Angélina, malgré l'aisance matérielle dont elle jouit, comprend qu'elle n'est pas faite pour la vie mondaine.
    Elle décide de reprendre sa liberté et part s'installer dans sa région natale pour exercer enfin son métier...
    Avec ce sens du suspense et de l'émotion qui font de ses romans des moments de lecture inoubliables, Marie-Bernadette Dupuy nous entraîne sur le chemin semé d'épreuves, de joies, de sacrifices, d'une femme généreuse prête à tous les combats pour que s'accomplisse son rêve...

  • Les secrets de naissance d'une sage-femme passionnée.
    Après des études à Toulouse, Angélina, la fille d'un cordonnier, s'est installée en tant que sage-femme dans la maison familiale, à Saint-Lizier, dans l'Ariège. L'exercice de son métier est difficile dans les campagnes en cette fin de XIXe siècle. Accaparée par son travail, elle peut compter sur sa protectrice, Gersande de Besnac, pour s'occuper de son fils Henri qu'elle élève seule. Grâce à ses compétences et à sa disponibilité, sa réputation ne cesse de grandir. Son bonheur serait complet si elle ne désespérait de revoir un jour Luigi, un bohémien dont elle s'est éprise et qui s'est réfugié en Espagne pour fuir de fausses accusations de meurtre. Au lieu du ténébreux gitan, dont la naissance s'entoure de mystère, c'est Guilhem, le premier amour d'Angélina et le père d'Henri, qui revient au pays. Il est accompagné de son épouse légitime, mais semble n'avoir rien oublié de ses sentiments pour la sage-femme...Avec son incomparable talent pour les sagas fertiles en coups de théâtre, aux personnages plus attachants les uns que les autres, Marie-Bernadette Dupuy nous embarque une fois encore dans un tourbillon d'aventures et de passions.

  • Le premier tome du plus grand projet d'édition jamais entrepris par la Musardine : les oeuvres complètes d'Esparbec en 12 volumes ! Inclus : les trois premiers romans de l'auteur !
    Bien qu'il soit l'auteur érotique le plus lu en France, une bonne partie de l'oeuvre d'Esparbec reste totalement inconnue, même de ses plus fidèles lecteurs. Il manquait pour cet auteur hors norme une édition à sa démesure, qui donne les versions originales de ses écrits : tous les textes, même les plus scandaleux, une édition de qualité, où biographie, analyses, préfaces, témoignages, archives inédites nous font entrer dans l'univers de cet écrivain inclassable. C'est le projet de ces uvres complètes : 12 volumes d'environ 1 000 pages chacun, qui paraîtront sur plusieurs années.
    Ce premier tome met en perspective les trois premiers romans d'Esparbec et son dernier, et tente de répondre à la question " Comment devient-on pornographe ? " à travers :
    Une préface et une biographie établies par Claude Bard, éditeur et ami d'Esparbec, qui livre un portrait authen ti que de l'écrivain, retrace l'aventure éditoriale qu'ils vécu rent ensemble, et donne quelques clés de son oeuvre ;
    Les premiers érotiques d'Esparbec, aujourd'hui introuvables : La Voleuse de plaisir, Annie la Sucette et La Fille au collier de chien ;
    Le dernier écrit majeur d'Esparbec, autobiographique et scan daleux : Le Pornographe et ses Modèles ;
    Des inédits, tirés d'archives : poésies, projets de romans... ;
    Une bibliographie complète.
    Esparbec, qualifié par Jean-Jacques Pauvert de " dernier des pornographes ", s'est éteint à Paris en juillet 2020 à l'âge de 87 ans.
    " Esparbec sait ce que les hommes attendent des femmes et ce que les femmes attendent des hommes. Il le leur raconte avec tous les détails. " Delfeil de Ton, Le Nouvel Observateur.
    " Après avoir lu Le Pornographe et ses Modèles, La Pharmacienne et La Foire aux cochons, je [...] n'ai plus la même vision de la sexualité. Ce qu'écrit Esparbec est scandaleux, sale, fascinant, angoissant, comme tout ce que nous refoulons. " Wolinski, Charlie Hebdo.
    " C'est un écrivain, un vrai, et il le sait. [...] Dans un genre totalement et injustement méprisé, Esparbec, livre après livre, fait une oeuvre. " Wiaz, Le Nouvel Observateur.
    " Esparbec écrit ce qui se fait de plus éveillé et conséquent en littérature porno. " Virginie Despentes.
    Sélectionné pour le Prix Sade 2021.

  • Un fils retourne auprès de sa mère après l'avoir abandonnée. Deux ans sans la voir, sans l'entendre, sans la soutenir, sans l'aider, sans l'aimer ni la supporter. Sa mère souffre de démence sénile précoce. Témoin bouleversé et pudique, le fils prodigue raconte l'érosion d'une femme, sa mère, dans une écriture précise et intense qui donne à cette histoire aux contours rudes une humanité lumineuse.

  • Père et fils

    Larry Brown

    Après trois ans derrière les barreaux, Glen sort tout juste de prison. Il rentre chez lui, dans ce Sud écrasé par la chaleur où son père, son frère, sa petite amie et le fils qu'elle a eu de lui, l'attendent. Quarante-huit heures plus tard, Glen a déjà commis un double meurtre. Aucun indice ne peut mener jusqu'à lui. Mais tout va conduire à faire rejaillir à la surface les secrets enfouis depuis deux générations, les démons qui hantent les âmes en peine de cette famille aux prises avec son destin. Père et Fils ménage une tension croissante semblable à la marche implacable d'une famille en route pour l'enfer.

  • On connaît la parabole du fils prodigue. Pour la première fois, Jacqueline Kelen prolonge le récit et donne la parole à tous ses acteurs. Une fable sur la générosité, le don et le pardon.
    Et si la parabole du fils prodigue n'était pas qu'un message biblique mais une leçon universelle ? Et si en plus d'être l'histoire d'un fils ingrat et pécheur, elle constituait une injonction à la liberté qui nous concerne tous ? Et si elle n'était pas seulement une leçon pour les fils mais aussi pour les pères ?
    Dans cette variation littéraire et philosophique, Jacqueline Kelen file le mythe et ajoute des personnages qui, tour à tour, prennent la parole. Il y a le père, pieux et bon, la mère, inquiète et tendre, le frère aîné, sérieux et travailleur, un vieux serviteur compatissant, et bien sûr le fils prodigue, rebelle et rêveur, qui part pour explorer le monde et éprouver sa liberté avec ce que cela implique de joies et de risques.
    Un conte d'aujourd'hui sur l'amour humain et divin, l'absence et l'attente, les épreuves et la grâce, la justice et la réconciliation.

  • Dans ce texte, écrit en 1910, Sigmund Freud (1856-1939) s'attache à étudier le processus de la création artistique chez Léonard de Vinci. Il part d'un des premiers souvenirs d'enfance rapporté par le peintre. Pour Freud, il s'agit plutôt d'un fantasme, qu'il appellera « le fantasme au vautour », que Léonard « s'est construit plus tard et qu'il a alors rejeté dans son enfance » et qui se rapproche de certains « fantasmes de femmes ou d'homosexuels passifs ». Derrière, se cache « la réminiscence d'avoir tété le sein maternel, scène d'une grande et humaine beauté qu'avec beaucoup d'artistes Léonard entreprit de représenter dans ses tableaux de la Vierge et l'enfant ». Composé « du double souvenir d'avoir été allaité et baisé par la mère », ce fantasme fait « ressortir l'intensité du rapport érotique entre mère et enfant ». Le singulier sourire énigmatique de la Joconde ou de sainte Anne s'éclaire alors d'être la trace de ce que « sa mémoire conserva comme la plus puissante impression de son enfance ».

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    La culotte

    Esparbec

    Un nouveau chef-d'oeuvre de littérature pornographique signé Esparbec !
    Gerald mûrit sous l'écrasant soleil de Tunis, à l'ombre des trois jeunes filles totalement délurées que sont ses cousines et sa soeur, dont il a déjà eu à souffrir les perversions dans L'Esclave de Monsieur Solal. Malgré les tourments qu'elles lui infligent, sa raison de vivre, son obsession, c'est Magda, sa mère. Cette femme aux accents de pure folie et à la chair douillette de confiserie orientale, avec sa large croupe, ses jambes gainées de bas, sa bouche à sucer des bonbons, exerce sur le jeune Gerald une fascination hors-norme qui ne lui laisse aucun répit...
    Et la culotte du titre, alors ? Ce petit bout d'étoffe sera-t-il le rempart ultime de quoi que ce soit ?
    Esparbec fait avec La Culotte le plus beau et le plus émouvant des portraits de " maman-salope " de la littérature. Malgré l'incongruité de cet amour, il y a dans ce roman une grâce ineffable... Laissons les bigots s'étrangler. Nous sommes là face à un chef-d'oeuvre.

  • Un simple récit, phrase après phrase sur un cahier, pour raconter la mort de Tom, quatre ans et demi, à Sydney, en Australie. Tom a un grand frère et une petite soeur, il a un père et une mère. C'est elle qui raconte, dix ans plus tard, Française en exil, cherchant ses mots dans les Montagnes Bleues.

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