Littérature générale

  • Face à un monde peuplé d'algorithmes et d'investisseurs, Robert rêve. Mieux, il invente. Sa « vitrine », capable de traiter et d'actualiser en permanence les données des entreprises, remporte un franc succès. Mais dans un monde soumis à un capitalisme implacable, la situation dégénère et le rêve tourne au cauchemar. Le triomphe de l'efficacité technique coïncide avec celui de la violence : les entreprises qui ont acheté l'invention subissent une vague de meurtres sans précédent.

    Dépassé par les événements, sous la pression des investisseurs, Robert médite. Plongé dans l'horreur, il perd tout contact avec la réalité et s'absorbe dans une rêverie lugubre. Fantasmes et réalité se mélangent jusqu'à un paroxysme de confusion, qui se résoudra dans un déchaînement de violence...

    Gilles Ribero, auteur et cinéaste, est né à Bondy en 1985. Il passe son enfance en banlieue parisienne puis étudie la géopolitique à l'université Paris 8. Les conflits qu'il étudie, et leur polyphonie, résonnent telles des fausses notes chez l'auteur en devenir. Il se réoriente vers l'étude des arts visuels et de la photographie, au Septantecinq à Bruxelles puis au centre d'art Le Fresnoy à Tourcoing. Clairières est son premier roman.

  • Clotilde accepte un poste au sein d'un groupe néerlandais de cycles, Bike Wick. L'opportunité semble inespérée : il s'agit de développer l'activité en France et le patron, M. Van Der Klipp, lui donne carte blanche...

     

    Un an après son arrivée, Clotilde est parvenue à introduire des solutions innovantes, tout en gagnant l'estime de ses équipes. Quand M. Van Der Klipp annonce son départ et leur présente son remplaçant, Karl Liechtenstein, elle entend bien continuer sur sa lancée. Mais le style managérial de Karl Liechtenstein est pour le moins déconcertant, et la jeune femme se voit progressivement prise au piège dans un engrenage infernal.

     

     

    « Le récit illustre parfaitement la place du travail dans la construction de l'identité psychique de chacun de nous. Jamais neutre, il peut être soit constructeur, soit destructeur. Une grande leçon d'honnêteté et de courage ! »

    NICOLAS SANDRET, médecin, inspecteur régional du travail, attaché à la consultation de pathologie du travail à l'hôpital de Créteil.

     

    « Kikka réussit à parler d'un problème de société trop peu présent dans la littérature française. Elle y parvient avec brio, montrant ainsi que personne n'est à l'abri de cette descente aux enfers qu'est le harcèlement au travail. »

    ALEXANDRA, librairie Au fil des pages

  • Dans le Paris d'aujourd'hui, Raphaëlle et Antoine s'aiment, se séparent, se retrouvent... pour mieux se séparer et s'engouffrer dans l'âge adulte. En quête de sens, ils ont du mal à trouver leurs repères.
    Un premier roman d'une grâce absolue. Une écriture éblouissante et sensorielle. La force d'un roman générationnel.
    Ils se sont connus à l'université et aiment se retrouver.
    Le temps est aux discussions intenses et à la fête. Jusqu'au jour où, insidieusement, ils arrivent à ce moment de transition, de bascule entre les études et le monde du travail. De rupture aussi.
    Après la fête saisit cet instant, celui de la fin de l'insouciance, quand les amis s'éloignent et que les premières amours se tarissent. Même celles de Raphaëlle et Antoine.
    Tous deux habitent le quartier de Château-Rouge, à Paris. Elle est issue de la petite bourgeoisie, lui vient de la cité. Elle trouve rapidement du travail quand le chemin se fait pour lui plus épineux...Et la réalité se rappelle soudain à eux. Comment faire alors pour que la vie, toujours, reste une fête ?
    D'une écriture poétique, Lola Nicolle prend le pouls d'une époque, d'un âge aussi et livre un texte fort, générationnel. La grâce de l'amitié n'est jamais loin, celle des livres non plus.
    " Tout était devenu lumineux, fluide. Les nuits semblaient claires et débordaient de sons
    merveilleusement électroniques. Nous allions en club. Nous écoutions de vieilles chansons, celles de Niagara, celles des Rita Mitsouko - lorsque tu entendais Marcia Baila tu te précipitais vers moi : C'est une chanson tellement triste, personne n'écoute jamais les paroles, mais ça parle d'une fille qui a un cancer. Tu le savais ? Et tu me prenais la main pour que nous dansions
    ensemble, comme pour conjurer le sort et éloigner le malheur de la maladie qui rôdait trop souvent autour de ta maison. La scène se répétait à chaque soirée. À mesure que le taux d'alcoolémie augmentait, la playlist se révélait de plus en plus nostalgique. Marcia Baila arrivait toujours au moment de rupture, où, titubant, tu pouvais abandonner ces minuscules émotions dans le puits d'une nuit qui paraissait ne pas trouver sa fin. "

  • « Pascal Picq invite l'homme, la société, l'entreprise à adopter les préceptes de Darwin qui fondent l'entrepreneuriat et l'innovation coévolutionnaires, seuls à même de provoquer le sursaut d'une civilisation tout à la fois asservie à un anthropocentrisme mortifère et sommée de s'adapter au monde qu'elle transforme. La condition pour qu'éclose une nouvelle éthique sociale et environnementale, pour que grandissent les nouvelles formes d'économie, pour qu'un nouveau récit, un nouvel imaginaire, une "synthèse créatrice" inédite, nimbent "l'avenir de tous". Alors, s'adapter et innover pour survivre, bâtir aujourd'hui sans obscurcir ou condamner demain, ne sera plus utopie. Mais pour cela, nous devons en premier lieu façonner un nouvel humanisme. » Denis Lafay

    Pascal Picq est paléoanthropologue au Collège de France et spécialiste de l'évolution de la lignée humaine et des grands singes. Il est l'auteur de nombreux ouvrages, parmi lesquels Qui va prendre le pouvoir ? Les grands singes, les hommes politiques ou les robots (Odile Jacob, 2017).
    Il répond dans cet ouvrage à Denis Lafay, journaliste.

  • C'est une banalité que de le dire : avec l'internationalisation et la digitalisation, le monde du travail connaît aujourd'hui des mutations sans précédent. Mieux, l'élévation globale du niveau de qualification rend de plus en plus obsolète la frontière entre décideurs et exécutants. Et pourtant, bien souvent, l'organisation du travail demeure encore par trop verticale et hiérarchique, conforme à l'héritage de la révolution industrielle et de la société taylorienne. Comme s'étonner du décalage croissant avec les attentes des millenials ? Comment, alors que l'ensemble de la société réclame de l'horizontalité et de la délibération collective, comprendre que le monde de l'entreprise demeure gouverné par des règles d'un autre âge ? Pascal Demurger, patron atypique, livre ici son expérience.

    Pascal Demurger dirige depuis près de 10 ans l'une des plus importantes mutuelles françaises, la MAIF. Il y a engagé une profonde révolution organisationnelle et managériale.

  • Reprendre au pied levé une agence de publicité spécialisée en cosmétique : voici la mission confifiée à Bobette ! Elle hérite d'une équipe au bord du burn-out, malmenée par les agissements de son unique cliente, Super Power. Les créatifs sous pression s'évertuent à cracker la coconut. En vain. Les demandes contradictoires les submergent : une noix de coco puissante, mais pas trop, travaillée par la main de l'homme, mais pas trop, toujours plus de plumpy glowy... Jusqu'où ira l'inflflation de l'absurde ? Bobette le découvrira à ses propres dépens.

     

    Cette Super Power en roue libre, autorisée à exercer sans limite sa folie toxique, incarne les défaillances profondes d'un système, où la logique du profifit sacrififie l'humain. N'en fais pas une affaire personnelle est le récit tour à tour réjouissant et sidérant d'une descente aux enfers, qui vient dire toute la violence du monde du travail aujourd'hui.

  • "C'est toujours avant le retour des trois cents autres salariés que se termine la pause-déjeuner de Francesca. Cela lui permet d'éviter de rébarbatifs échanges entre collègues. Et aussi de bénéficier en toute quiétude des lavabos. Jusqu'au jour où, brosse à dents à la main, elle aperçoit sous l'indiscrète porte des toilettes deux pieds dans une position peu naturelle. Deux pieds qui appartiennent à son insupportable collègue Marinella, laquelle gît là, une corde autour du cou... Ce n'est que le début d'une longue série de meurtres. Dans ce que les médias surnomment désormais l'Entreprise Homicides il paraît évident que l'assassin rôde toujours. Sermons directoriaux, regards suspicieux, bruits de couloir, mails revendicatifs amènent le syndicat à s'en mêler pour demander une prime de risque. Mais le risque majeur pour Francesca n'est-il pas de mourir étouffée entre une mère qui ne pense qu'à la marier et un papa-poule à l'envahissante sollicitude? Drôle, enlevé et mordant, ce roman, après être devenu un best-seller sur Internet, n'a pas mis longtemps à trouver un éditeur et un producteur de cinéma."

  • The Buffalo Harvest (La Moisson des buffalos) fut publié en 1958. Frank Mayer y détaille avec minutie le quotidien d'années de tueries et ravive l'univers hallucinant d'une gigantesque boucherie en plein air. La mythologie sentimentale et naturaliste du bison comme symbole romantique d'un monde perdu tombe en lambeaux devant le trivial du réel.

  • Peut-on réussir sa vie en oeuvrant dans une tour abritant quelques périurbains surmenés ?Pas trop.En revanche, on peut y apprendre à se foutre de tout, c'est-à-dire des regards, des cancans, des convenances, et des pervers zélés pleins de fiel mais soucieux des délais à tenir.On peut même courir à sa perte avec de jolies baskets, ou marcher en grande pompe vers des gloires minuscules ; on peut surtout goûter la chair et la moquette, ravaler sa fierté, repousser les offenses, jouir enfin d'être soi et se frotter aux autres.

  • Face à la mondialisation, à la numérisation de ­l'économie et aux enjeux écologiques, où se trouvent les raisons ­d'espérer ? Confrontées aux crispations qui s'expriment dans nos sociétés par diverses formes de radicalisation qui vont de la tentation du repli sur soi aux intégrismes politiques ou religieux, où se situent les voies du progrès ? Quelle est la place du travail et de l'entreprise, de l'action des citoyens et du dialogue social ? Que peuvent faire la société civile en général et le syndicalisme en particulier pour imaginer un futur ­harmonieux et pacifique ? Telles sont les questions que pose cet essai. Un livre qui stimule la réflexion et invite à l'action ?

    Jean Louis Malys, sidérurgiste et militant syndical dès son plus jeune âge, a été secrétaire national de la CFDT de 2006 à 2016.

  • Vous ne verrez jamais son visage. Vous ne connaîtrez même pas son prénom, puisque l´entreprise qui l´emploie lui en a donné un autre. Il est le téléopérateur qui finit par vous répondre après que vous avez dû appuyer successivement sur la touche étoile, trois, six, dièse puis de nouveau étoile. "Eric à votre service." Eric ? Inutile de vous en souvenir. Lors de votre prochain appel, vous tomberez sur quelqu´un d´autre. John, George, Paul ou Ringo. Peu importe. En revanche vous aurez droit aux mêmes réponses. Elles apparaissent au téléopérateur sur un écran d´ordinateur, classées par thèmes. Une série de suicides dans l´entreprise rappelle douloureusement que les employés ne sont pas des machines. Pour ne pas en arriver à une telle extrémité, Eric, lui, décide simplement de transgresser les consignes : un jour il rappelle un client de sa propre initiative... Après Central, Composants et CV roman, Retour aux mots sauvages continue d´aborder le sujet du travail et de sa représentation en littérature. Retour aux mots sauvages replace ainsi la problématique du langage que l´univers économique tente de contrôler. Les mots sont les vecteurs d'une organisation libérale devenue débridée, donc sauvage. Mais ce "retour" - à la manière d´un boomerang - est un message d´espoir aussi : on ne peut pas régenter la communication jusque dans ses moindres détails sans dommages. La vague de drames de cette multinationale démontre que l´humain, à travers sa langue maternelle, a une capacité de résistance. Et c´est sans doute le rôle principal de la littérature de révéler cet aspect "sauvage".

  • Ce premier roman raconte l'histoire d'une femme qui accepte d'intégrer une grande entreprise pour sortir son couple de la précarité. Ses revenus ne suffisent pas. Son compagnon échoue à trouver un emploi. C'est très bien payé. Que faire d'autre pour leur assurer la sécurité? Elle n'a pas le choix, croit-elle. L'argent, l'urgence...
    Indépendante, habituée à travailler seule dans son atelier, elle découvre l'enfer des relations sociales contraintes, de la hiérarchie, des jeux de pouvoir et d'un travail dépourvu de sens. Elle finira par reprendre, à tous égards, sa liberté.
    Louise Desbrusses a réussi à la fois à raconter la vie quotidienne de cette femme dans son couple et dans son travail, de manière très objective, et précise, sans lyrisme ni fioritures, et, par un habile dispositif de parenthèses, à y instiller un commentaire corrosif qui, au choix, peut aussi bien être la conscience lucide de l´héroïne,que la voix impitoyable d´un narrateur à qui rien n´échappe des faux-semblant et des complaisances.

  • Il aura fallu plus de trois milliards d'années à l'humanité pour que les descendants d'Homo sapiens songent enfin à mettre une machine à café écoresponsable dans l'open space des entreprises. Mais à quoi pensaient-ils jusque-là ?
    Ce roman évoque la complexité de ces phases essentielles de l'évolution, des origines de l'humanité à nos jours, alternant chapitres retraçant l'évolution depuis le Big Bang et dialogues de personnages contemporains. Et c'est au sein d'une société d'édition cotée en Bourse mais qui n'a plus aucune idée de ce que peuvent être un auteur ou un manuscrit original, que notre narrateur s'est insallé pour décliner son analyse... à la fois savante et vulgarisatrice, bien évidemment.
    Un roman à l'humour caustique et aux personnages hilarants, hélas bien malgré eux, qui ne nous épargne rien du ridicule et de la caricature que notre société peut engendrer.


    Philippe Carrese est romancier et réalisateur. Il a notamment publié, chez le même éditeur, la saga Belonore qui met en scène une famille italienne dans la première moité du xxe siècle.

  • France, années cinquante. Louis Lémure est ingénieur dans l'industrie pharmaceutique. ?EUR l'image du général de Gaulle, son obsession, il se voit comme un sauveur. La chance veut qu'il mette au point un antibiotique fabuleux, une panacée presque universelle. Hélas, le médicament miracle, produit à très grande échelle et prescrit par les médecins aux quatre coins du pays, a des effets secondaires catastrophiques : près de deux cents morts, des malformations en pagaille, des rescapés grièvement atteints qui s'associent pour comprendre les raisons du désastre. Lémure doit fuir en Algérie. En France, la justice l'attend de pied ferme.
    Clément Caliari donne sur un sujet inattendu une satire au style corrosif qui nous entraîne au centre d'un kaléidoscope dont nous sommes les heureux spectateurs : une préfiguration romanesque et documentée des grands scandales qui touchent les entreprises d'aujourd'hui.


  • Face à la concurrence et aux contraintes fortes, l'entreprise est régulièrement secouée par d'incessantes restructurations. Les hommes trinquent, leurs santés se dégradent à l'aune de leurs conditions de travail. Leurs tâches se complexifient, les

  • L'objectif d'égalité professionnelle entre hommes et femmes, qui a le vent en poupe, doit se traduire à terme par l'accession facilitée des femmes à des postes à responsabilité et à la création d'entreprise. Le contexte économique, même s'il est ardu, offre aux femmes de belles opportunités, concrétisées notamment par la nouvelle économie (économie sociale et solidaire, nouvelles technologies, etc.). L'un des moyens de parvenir à cette égalité est un accompagnement spécifique et dédié. C'est ce que propose cet ouvrage.

    Enrichi d'interviews d'expertes spécialistes de la question de la place des femmes dans le monde économique d'aujourd'hui, l'ouvrage foisonne également de témoignages issus à la fois de grandes entreprises et d'associations qui accompagnent les femmes. Programmes et interviews démontrent que la dynamique est en marche vers l'accomplissement professionnel au féminin, qu'il s'agisse de briser le plafond de verre ou de devenir son propre patron, voire de créer des emplois.

  • Le monde de George bascule le jour où il voit débarquer dans la multinationale qu'il dirige la star du porno qu'il convoite tous les soirs alors qu'il visionne avec une obsession maladive les films « X » où elle apparaît. De quoi désarçonner ce patron autocratique et peu conciliant et déchaîner les prétendants à sa succession.
    Le roman invite le lecteur dans les coulisses du monde machiste du top management d'une grosse entreprise et met à nu les préjugés sexistes, les manoeuvres politiques et les mesquineries de courtisans à la poursuite du pouvoir.

  • « Mon espoir est de voir reconnaître la responsabilité des entreprises vis-à-vis du bien-être de leurs salariés, au même titre que c'est déjà le cas de leur responsabilité vis-à-vis de la planète. Je crois que le monde est prêt pour cela et je veux en être l'un des acteurs. »
    À l'heure où les individus semblent de plus en plus malheureux au travail, le mouvement de happytech émerge dans le but de fédérer les acteurs qui mettent la technologie au service du bien-être en entreprise. Le label happytech récompense les start-up et les entreprises qui positionnent l'Humain au coeur des initiatives et lui donnent les clés pour créer son bien-être par le biais de solutions pragmatiques et innovantes. Le défi ? Faire de la France le leader mondial du bien-être et de Paris, la capitale de la happytech.
    Dans cette fiction de son fondateur Samuel Metias, découvrez l'histoire étonnante de la création de l'association HappyTech !

  • Cet ouvrage a été conçu pour celles et ceux qui souhaitent comprendre l'Art de la guerre de Sun Tzu moins comme un simple manuel militaire que comme une oeuvre de la pensée stratégique.
    À ce jour, la plupart des versions de cette oeuvre sont restituées de manière "brutes" dans sa version "archéologique" en treize chapitres linéaires, ce qui, trop fréquemment laisse aux lecteurs un sentiment confus d'une rédaction décousue et déstructurée, voire parfois contradictoire dans ses propos. Il en résulte pour cela une relative complexité de lecture du Sun Tzu dans sa version première.
    C'est la raison pour laquelle cette version de l'Art de la guerre est proposée sous un format structuré et didactique pour en faciliter l'appréciation. Préservé dans sa substance, la quasi-totalité du traité a ainsi été remanié par thématiques clefs afin d'en préciser avec le plus d'efficacité possible les idées maîtresses de la pensée stratégique chinoise sous leurs différentes facettes philosophiques. Chaque paragraphe a été regroupé selon sa portée "politique" ou "militaire", "stratégique" ou "tactique" selon les circonstances ; chacune des thématiques étant elles-mêmes ordonnées en deux parties majeures : Gouvernance (lecture politique) et Commandement (lecture militaire).
    Cette première restitution intitulée Maîtres & Dirigeants : Sun Tzu - Les arcanes de la pensée stratégique est le premier opus d'une série en plusieurs ouvrages consacrés aux cultures et pratiques liées à l'intelligence stratégique.

  • Très affecté par le décès de sa femme survenu lors de la fameuse épidémie de grippe espagnole de 1918, Armand Boisvert reçoit un jour une lettre de son frère Edmond. Ce dernier lui propose de s'installer avec ses quatre enfants à Sainte-Anne-du-Nord, un village agroforestier naissant de l'Abitibi. La plus vieille, Éva, a quinze ans et tente tant bien que mal de remplacer sa défunte mère. Rapidement obligée par le curé de la paroisse de se marier au séduisant, mais taciturne Omer - elle qui voulait pourtant prendre le voile -, Éva devra se transformer peu à peu en une femme forte et fière pour survivre dans cet environnement difficile, voire hostile.

    Comme toutes les pionnières de cette époque, elle se révélera une femme de devoir, une mère courageuse et une épouse dévouée, et cela, peu importe les malheurs et les tragédies qui s'abattent sur elle ou son entourage. Et au seuil de sa vie, Éva ne regrettera rien, malgré les événements parfois douloureux qui ont pavé sa route. Elle a fait du mieux qu'elle le pouvait, tout ce que son créateur attendait d'elle.

  • Point vif

    Pierre Mari

    Dans le récit très tendu de Pierre Mari, quel que soit le principe qui gère l'équilibre entre expérience vécue et fiction (Nerval nous y a souvent menés, et le connaisseur de Kleist qu'est Pierre Mari utilise évidemment chacun de ces paramètres narratifs en toute connaissance de cause), il y a d'abord la qualité de sa langue.
    Ce qu'on apprend sur nous-mêmes tient évidemment d'abord et seulement à l'expérience de cette langue tendue, accrochée jusqu'à l'extrême à l'homme, aux paysages, aux idées.
    Je ne sais pas si cela induit une poétique du récit : elle est constamment subvertie, à chaque pas du texte, par la rigueur de la convocation du réel. Peut-être faut-il cet exercice extrême (qui remémorent les récits fantastiques de Blanchot) pour que justement on oublie les échafaudages, qu'on se laisse happer par la narration elle-même.
    C'est qu'il y a du réel, charrié dans les lignes. Avec de la vie, de l'amour, de la mort. Et que la littérature a toujours été à cet endroit. Mais que l'assumer pour le présent, c'est le prendre tel que nous sommes : le narrateur (comme Pierre Mari lui-même) donne des formations de culture générale en entreprise - deux univers qui pourraient paraître inconciliables, et qui pourtant nous traversent en continu. Dans cette prescription sociale dure, de temps, d'argent, de hiérarchie et relation, on conduit son destin - on en assume la part libre irréductible. On la trouve, nous, dans les livres. Ici, les personnages (et peu importe leur statut réel ou fictif, et que le personnage dont le prénom est Valéry puisse coïncider avec quelqu'un qu'on connaisse) lisent et écrivent. Mais si c'était le prétexte pour inclure dans le récit une réflexion sur l'écriture ou la littérature, ou faire étalage de son propre parcours, tout évidemment s'effondrerait. Il y a l'expérience d'un chemin, et ce à quoi il contraint - les livres, et l'écriture, viennent ici.
    Nous affrontons à publie.net nombre de paradoxes : la lecture sur écran (aussi confortable qu'elle devienne sur iPad ou autres appareils de nouvelle génération - et l'epub de Point vif inaugure pour nous une nouvelle approche de la maquette epub), est un geste encore restreint, comme autrefois ces collections d'avant-garde ou ces revues qu'on dénichait dans telle et telle librairie et elles seulement. Pourtant, c'est bien parce que ces textes nous sont nécessaires que nous souhaitons qu'ils soient au coeur de notre expérience. RIen ici qui flatte. Seulement (on en a parlé ailleurs), si nous ne dédidons pas ensemble de ce travail, les textes eux-mêmes ne sont plus accessibles. C'est notre raison de continuer, et la dette que nous avons aux auteurs qui nous confient ces textes qui sont en même temps des arrachements de vie, des lignes esthétiques qui représentent chaque fois, pour qui a écrit, une étape décisive.
    Je remercie Ronald Klapka d'avoir accepté la mise en ligne d'une lecture de Point vif, présenté avec une couverture de Philippe De Jonckheere (desordre.net).

    FB   ]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]]>

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Président d'Idecommunication, animateur d'une société de production audiovisuelle, membre du Conseil de surveillance de l'Événement du Jeudi, Daniel Morgaine qui fut rédacteur en chef de France-Soir dans les années Lazareff, est incontestablement un des témoins des évolutions du monde de la communication depuis la Seconde Guerre mondiale. Il a vécu l'expérience d'un grand quotidien populaire, la naissance du format tabloïd, le lancement du newsmagazine, l'explosion de l'information radiophonique puis télévisuelle. Aujourd'hui, les progrès technologiques élargissent aux dimensions de la terre entière les moyens de communication. Les satellites permettent de diffuser - et de capter - les images et les émissions en provenance de tous les continents. Les informations circulent à travers le monde à la vitesse des ondes. Cette explosion de l'univers de la communication en modifie toutes les données traditionnelles, surtout celles qui concernent l'avenir de la presse quotidienne en Europe. Le livre de Daniel Morgaine cerne les évolutions en cours et veut répondre aux interrogations du journal des années 2000. L'imaginatique : l'image, l'imagination et la technique seront les ferments de ce quotidien du futur.

  • L'entreprise de « papa » a vécu. De Citroën à Schneider, d'Olivetti à Krupp, les vieilles affaires familiales ont été emportées, morceau après morceau, dans le tourbillon des bouleversements économiques et sociaux. Qu'on le regrette ou non, les nouvelles « unités de production » qui ont succédé à ces affaires n'ont plus rien à voir avec elles. Quel est le véritable patron d'une entreprise actuelle ? Quelle place tient encore la propriété héritée ou acquise ? Quel est le pouvoir réel de ces « managers » dont on parle tant ? Le rôle des cadres ? Et peut-on espérer mettre d'accord les aspirations des travailleurs avec les nécessités de la rentabilité ? Par les réponses qu'il apporte à ces questions - et à bien d'autres encore - Pierre Bleton ne montre pas seulement la transformation radicale des structures des affaires privées, mais aussi celle de leurs raisons d'être. Et il bouscule, chemin faisant, bon nombre d'idées reçues. Il s'en prend ainsi avec vigueur au mythe moderne de l'entreprise-providence : il se refuse à chercher dans les firmes industrielles le cadre d'une communauté humaine privilégiée. Leur première vocation est de produire. Analyste pénétrant, doublé quand il le faut d'un polémiste de talent, Pierre Bleton sait de quoi il parle : il a gravi un à un les échelons de la hiérarchie du monde des affaires avant de se trouver à la tête de sociétés connues. Il est aussi l'auteur de plusieurs études dont l'originalité a été remarquée : Les hommes des temps qui viennent (les cadres), La vie sociale sous le Second Empire, Le capitalisme français.

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