Fayard

  • Vous ne verrez jamais son visage. Vous ne connaîtrez même pas son prénom, puisque l´entreprise qui l´emploie lui en a donné un autre. Il est le téléopérateur qui finit par vous répondre après que vous avez dû appuyer successivement sur la touche étoile, trois, six, dièse puis de nouveau étoile. "Eric à votre service." Eric ? Inutile de vous en souvenir. Lors de votre prochain appel, vous tomberez sur quelqu´un d´autre. John, George, Paul ou Ringo. Peu importe. En revanche vous aurez droit aux mêmes réponses. Elles apparaissent au téléopérateur sur un écran d´ordinateur, classées par thèmes. Une série de suicides dans l´entreprise rappelle douloureusement que les employés ne sont pas des machines. Pour ne pas en arriver à une telle extrémité, Eric, lui, décide simplement de transgresser les consignes : un jour il rappelle un client de sa propre initiative... Après Central, Composants et CV roman, Retour aux mots sauvages continue d´aborder le sujet du travail et de sa représentation en littérature. Retour aux mots sauvages replace ainsi la problématique du langage que l´univers économique tente de contrôler. Les mots sont les vecteurs d'une organisation libérale devenue débridée, donc sauvage. Mais ce "retour" - à la manière d´un boomerang - est un message d´espoir aussi : on ne peut pas régenter la communication jusque dans ses moindres détails sans dommages. La vague de drames de cette multinationale démontre que l´humain, à travers sa langue maternelle, a une capacité de résistance. Et c´est sans doute le rôle principal de la littérature de révéler cet aspect "sauvage".

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'ouvrage est un recueil de caractère semi-didactique et modérément abstrait, destiné à des hommes d'action soucieux de scruter, dans un contexte psychologique et social, les raisons de leurs échecs et aussi de leurs succès. Alain disait qu'il fallait craindre de réussir sans comprendre autant que de gagner aux cartes. Il arrive en effet que l'on réussisse sans méthode. Mais dans un monde où les problèmes se diversifient et les situations se « complexifient », fonder ses décisions simplement sur des habitudes, sur l'expérience acquise, sur un certain sens inné des affaires, c'est prendre avec une certaine inconscience de gros risques. Et, lorsque sont visés des personnes, des groupes sociaux, voire la société, nous avons le devoir de chercher les moyens de limiter ces risques. Pendant des siècles l'étude de l'homme est demeurée assez conjecturale ; depuis une trentaine d'années tous ceux qui s'intéressent scientifiquement à l'activité humaine - sociologues, psychologues, économistes, politicologues, juristes - s'efforcent d'élaborer des méthodes efficaces en s'inspirant d'ailleurs de celles qui sont déjà utilisées dans les autres branches scientifiques. Les auteurs, pour présenter quelques-unes de ces méthodes, les ont groupées sous quatre rubriques : 1) méthodes dites de convergence telles que l'analyse de contenu, la schématisation, la formalisation ; 2) méthodes dimensionnelles comprenant le classement et le rangement, les échelles d'attitude, les tests psycho-techniques ; 3) méthodes structurales où interviennent ratios comptables, matrices d'échange ou de communication, modèles économiques ; 4) méthodes exploratoires ou heuristiques qui se rapportent à la prévision, à la simulation, à l'imagination, au jeu. La méthodologie postule que le monde n'est pas a priori ordonné et qu'il appartient à l'homme d'y mettre de l'ordre mentalement et effectivement, c'est-à-dire par ses projets et par ses actes. Les sciences humaines proposent une organisation des affaires humaines dans l'intérêt même de l'homme, chaque type de méthode correspondant à un certain type d'ordre : ordre de convergence mentale autour de quelques idées clés, ordre métrique où la mesure requiert une certaine précision, ordre architectonique où l'on cherche l'ordonnance intelligible des parties qui composent le tout, ordre quasi divinatoire ou surréaliste où l'on tente de concevoir ce qui n'existe pas. Chaque chapitre caractérise globalement une méthode et l'illustre d'exemples se rapportant à l'activité des entreprises.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'ouvrage est un recueil de caractère semi-didactique et modérément abstrait, destiné à des hommes d'action soucieux de scruter, dans un contexte psychologique et social, les raisons de leurs échecs et aussi de leurs succès. Alain disait qu'il fallait craindre de réussir sans comprendre autant que de gagner aux cartes. Il arrive en effet que l'on réussisse sans méthode. Mais dans un monde où les problèmes se diversifient et les situations se « complexifient », fonder ses décisions simplement sur des habitudes, sur l'expérience acquise, sur un certain sens inné des affaires, c'est prendre avec une certaine inconscience de gros risques. Et, lorsque sont visés des personnes, des groupes sociaux, voire la société, nous avons le devoir de chercher les moyens de limiter ces risques. Pendant des siècles l'étude de l'homme est demeurée assez conjecturale ; depuis une trentaine d'années tous ceux qui s'intéressent scientifiquement à l'activité humaine - sociologues, psychologues, économistes, politicologues, juristes - s'efforcent d'élaborer des méthodes efficaces en s'inspirant d'ailleurs de celles qui sont déjà utilisées dans les autres branches scientifiques. Les auteurs, pour présenter quelques-unes de ces méthodes, les ont groupées sous quatre rubriques : 1) méthodes dites de convergence telles que l'analyse de contenu, la schématisation, la formalisation ; 2) méthodes dimensionnelles comprenant le classement et le rangement, les échelles d'attitude, les tests psycho-techniques ; 3) méthodes structurales où interviennent ratios comptables, matrices d'échange ou de communication, modèles économiques ; 4) méthodes exploratoires ou heuristiques qui se rapportent à la prévision, à la simulation, à l'imagination, au jeu. La méthodologie postule que le monde n'est pas a priori ordonné et qu'il appartient à l'homme d'y mettre de l'ordre mentalement et effectivement, c'est-à-dire par ses projets et par ses actes. Les sciences humaines proposent une organisation des affaires humaines dans l'intérêt même de l'homme, chaque type de méthode correspondant à un certain type d'ordre : ordre de convergence mentale autour de quelques idées clés, ordre métrique où la mesure requiert une certaine précision, ordre architectonique où l'on cherche l'ordonnance intelligible des parties qui composent le tout, ordre quasi divinatoire ou surréaliste où l'on tente de concevoir ce qui n'existe pas. Chaque chapitre caractérise globalement une méthode et l'illustre d'exemples se rapportant à l'activité des entreprises.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

empty