• Soumission

    Michel Houellebecq

    Dans une France assez proche de la nôtre, un homme s'engage dans la carrière universitaire. Peu motivé par l'enseignement, il s'attend à une vie ennuyeuse mais calme, protégée des grands drames historiques. Cependant les forces en jeu dans le pays ont fissuré le système politique jusqu'à provoquer son effondrement. Cette implosion sans soubresauts, sans vraie révolution, se développe comme un mauvais rêve.
    Le talent de l'auteur, sa force visionnaire nous entraînent sur un terrain ambigu et glissant ; son regard sur notre civilisation vieillissante fait coexister dans ce roman les intuitions poétiques, les effets comiques, une mélancolie fataliste.
    Ce livre est une saisissante fable politique et morale.

  • Il y a cinquante ans, en mars 1969, alors sur le point de gagner une course en solitaire, le navigateur Bernard Moitessier choisissait de ne pas franchir la ligne d'arrivée et de fuir le consumérisme. Dans cet essai philosophique et littéraire rédigé à la première personne et empreint de doute salutaire, Corinne Morel Darleux questionne notre quotidien en convoquant les lucioles de Pasolini ou Les Racines du cielde Romain Gary et propose un choix radical : refuser de parvenir et restaurer la dignité du présent pour endiguer le naufrage généralisé.

    Élue dans la Drôme, militante écosocialiste, chroniqueuse pour Reporterre, Corinne Morel Darleux suit depuis dix ans les questions climatiques et de défense des écosystèmes.

  • Face au brouhaha ambiant, aux discours anxiogènes, Raphaelle Macaron demande à Noël Mamère : vais-je assister à la fin du monde ? Et le vieux sage à moustache de lui répondre : la fin d'un monde, celui de l'abondance des ressources, celui de la croissance infinie.
    Accompagnés des angoisses de l'une et la curiosité insatiable de l'autre, ils partent en reportage, rencontrer la galaxie "effondriste", ceux qui se préparent à vivre en autonomie, ceux qui résistent aux grands projets, ceux qui veulent préparer une alternative globale à coups d'oasis... Ils philosophent, Raphaelle s'inquiétant de savoir s'il sera raisonnable d'avoir des enfants ou pas, comparant les situations avec avec son pays, le Liban, déjà effondré. Et rencontrent finalement Pablo Servigne qui remet les pendules à l'heure.

    Le duo à l'oeuvre dans cette BD de reportage est détonnant : un écologiste de toujours, qui connait les dangers que l'Homme fait courir à la Terre, et une femme branchée venue d'un pays en cours d'effondrement.
    L'ancien candidat écologiste à la présidentielle (2002), député-maire de Bègles qui avait célébré le premier mariage homo, Noël Mamère, au scénario, et la jeune et déjà remarquée artiste libanaise installée à Paris Raphaelle Macaron au dessin (https://www.instagram.com/raphaellemacaron/).

  • Tous collapsologues ? Très médiatisée depuis la fin de l'année 2019, la collapsologie vise à produire une réponse politique face à l'ampleur des crises écologiques cumulées. Ce courant militant disparate et encore peu stabilisé, qui puise ses justifications dans le registre scientifique et rencontre un succès éditorial et militant certain, suscite des réactions intellectuelles vives et composites. Parmi elles, conservateurs et progressistes s'accordent sur une dizaine d'arguments qui révéleraient l'inconséquence de la collapsologie : irrationalité, illégitimité de ses acteurs, psychologisation puérile, religiosité sectaire, dimension réactionnaire ou apolitique, perspective incapacitante... En décryptant ces accusations-clés, Bruno Villalba propose une contre-argumentation, révélant que de nombreuses objections sont en réalité sans fondements en raison de leur faiblesse démonstrative. L'originalité de son approche ? Une confrontation honnête et étayée qui permet tout à la fois de répondre aux limites de la critique, de clarifier les propositions de la collapsologie, mais aussi de mettre au jour certaines de ses lacunes théoriques et militantes.    

  • Comment rester écolo sans finir dépressif
    Ça y est ! Tout le monde l'adore et tout le monde s'en revendique : l'écologie. La société entière semble mûre pour devenir verte ! À un détail près : devenir écolo, c'est basculer dans les affres du doute et des drames. Les limites sont atteintes, les espèces disparaissent sous nos yeux ébahis, notre ciel fait des siennes, notre cadre de vie change à vue d'oeil... L'écologie est le royaume de la mauvaise nouvelle, et notre météo intérieure n'y est plus au beau fixe. On appelle cela l'éco-anxiété, la solastalgie, la dépression verte, le burn out bio.
    Les premiers à avoir dégusté sont les scientifiques scrutant les atermoiements de Gaïa, et dans leur foulée les journalistes environnementaux et les militants d'ONG, qui ont alerté sans relâche. Une question nous tenaille : quel est leur secret pour rester debout ? Peuvent-ils nous montrer une voie, celle de la résilience, de l'acceptation, de la marche vers un avenir moins naïf et plus juste ?
    À partir de son expérience personnelle de journaliste environnementale, Laure Noualhat va partir à la rencontre de congénères atteints, eux aussi, par l'écodépression, qui lui confieront de quelle façon ils ont remonté la pente, forgé leur salut et retrouvé leur confiance en l'avenir. Ce livre vous propose d'embarquer pour un voyage qui mène de la sidération à la résilience, au fil de pistes et d'outils pour aller mieux, en naviguant à votre rythme d'une étape à l'autre. Parce que, comme on dit chez les Kennedy, on ne va pas se laisser abattre !

  • « Il est encore temps d'éviter le pire » ; « Demain il sera trop tard » ; « Tout peut changer »... CE LIVRE EST POUR CELLES ET CEUX QUE CES PHRASES NE CONVAINQUENT PLUS. Ce livre est pour celles et ceux qui savent que la planète nous survivra quoi qu'il advienne et que l'humanité ne sera pas sauvée à coups de voeux pieux, de petits pas « qui vont dans le bon sens » et de petits gestes
    bien intentionnés au quotidien. Jean-Marc Gancille porte un regard sans concession sur notre situation. Face à l'impasse écologique, il invite à changer de stratégie, à exercer une légitime défense contre le système et à abandonner l'espoir pour le courage afin de sauver ce qui peut encore l'être. Selon l'auteur, l'heure est venue de ne plus se mentir et de reprendre collectivement notre destinée en main. Ne serait-ce que pour l'honneur.

  • Il y a une dizaine de milliers d'années, la sédenta­ri­sation des groupes humains, l'émergence de l'agriculture et l'établissement des premiers États ont jeté les bases de notre civilisation. Et si cette «révolution néolithique» n'était qu'une parenthèse malheureuse dans le cours de l'histoire humaine, comme le prétendent les primitivistes ? Et si ces événements, loin d'être «civilisateurs», avaient précipité l'humanité dans un processus écocide et autodestructeur dont nous mesurons seulement aujourd'hui toute la gravité? Stimulé par ces questions qui imprègnent les débats écologistes depuis les années 1960, Pierre Madelin examine d'un regard critique les fondements historiques et anthropologiques de cette théorie selon laquelle les multiples formes de domination ne sont pas inhérentes à la vie sociale, mais résultent de cette «catastrophe fondatrice» du Néolithique. Or le primitivisme se révèle une impasse politique, affirme l'auteur: plutôt que de mythifier la vie préhistorique en anticipant l'effondrement de la civilisation industrielle, ne vaudrait-il pas mieux se mobiliser pour une transition vers une société agroécologique?

  • Moisson

    Charles Juliet

    Ce livre, s'il contient quelques poèmes inédits, est une anthologie, composée par Charles Juliet lui-même, de ses poèmes au long de plus de cinquante années de recherche, de tâtonnements, de découvertes. On y retrouve donc cette écriture si simple, si évidente mais aussi âpre, dure comme le silex et dense comme une terre nourricière, qui redonne leur sens immédiat aux mots, et leur valeur, et leur sonorité. Les titres des parties qui composent ce recueil révèlent bien l'itinéraire de l'auteur : 'Enfance', 'Effondrement', mais aussi 'Ouverture', 'Avancée', 'Lueurs'...

  • Les signaux d'alarme se multiplient et, pourtant, l'humanité continue de faire l'autruche: épuisement des ressources naturelles, pic pétrolier, changements climatiques, crises économiques, conflits endémiques... Devant les nombreux indices de l'effondrement de la civilisation industrielle, Carolyn Baker nous invite à nous préparer psychologiquement et spirituellement aux profonds bouleversements qui nous affecteront tôt ou tard.

    Pour surmonter la confusion et le désespoir que peut susciter cet effondrement, l'auteure, psychothérapeute de formation, nous propose de réfléchir tant avec notre corps qu'avec notre tête afin de nous libérer du système de valeurs au fondement de la civilisation industrielle (progrès, technicisme...). Loin d'être appréhendé comme une catastrophe, ce renversement de paradigme nous permettra de refonder nos sociétés sur des bases plus conviviales et plus respectueuses des limites écologiques de la planète.

    L'effondrement est un petit guide de survie psychologique en temps de crise. Une sorte de baume pour mieux affronter les turpitudes de notre époque et trouver la force de construire notre avenir.

  • Selon les auteurs, la probabilité d'un effondrement augmente rapidement ; ils en développent les causes nombreuses. Crises géopolitiques, financières, économiques, sociales, écologiques et désorganisation des réseaux de distribution : d'où viendront les premiers symptômes ? Or, en cas de problème, vers qui vont se tourner les citoyens ? Vers leur maire ! C'est pourquoi il est prudent de se préparer à l'autonomie et à la résilience.
    Face à l'effondrement, si j'étais maire ? est une alerte à l'intention des élus - en particulier les maires et les conseillers des communes rurales - ainsi que des citoyens :  comment organiser l'autonomie des services vitaux des communes et, sans rien attendre de l'État, les rendre les plus résilientes possible ?
    Les auteurs développent au fil des pages des pistes d'une autonomie locale, entre autre, l'approvisionnement en eau, en nourriture, en énergie, les services de santé, avec des annexes très concrètes.

  • « L'hiver des hommes vient. Crois-moi il va durer longtemps ; sur toute sa longueur, il fera des victimes. »
    Un monde plongé dans le noir à la suite d'une éruption solaire violente, une civilisation qui s'effondre du jour au lendemain. Une humanité confrontée à ses faiblesses, sa noirceur. Des personnages contraints de faire face à une catastrophe sans précédent - et tout à fait plausible d'un point de vue scientifique.
    Le Maître de la lumière nous parle de Thana, femme abusée par son mari, Aryan, le pilote dont le courage est à la mesure de ses propres tourments, Jorge, capitaine d'un équipage plus que fidèle, uni par un terrible passé ; mais aussi de Paola, la brillante scientifique qui suit avec effroi l'évolution orageuse de notre plus proche étoile.
    À travers le destin de ces différents protagonistes, plongez dans une dystopie qui nous livre les angoisses, les peurs et l'espoir d'une société pour qui la survie devient l'unique obsession. Poussés par le sort, ils se révéleront pour le meilleur comme pour le pire...
    De victime à héros, de héros à anti-héros, ce black-out va les lier à tout jamais.
    Et vous, que feriez-vous dans un monde privé d'électricité pendant plusieurs années ?

  • Le 31 mars 1814, à l'issue d'une bataille féroce qui a fait quinze mille morts en moins de vingt-quatre heures, le tsar Alexandre Ier entre triomphalement dans les rues de Paris. C'est la fin de la campagne de France menée par les Russes et leurs alliés,

  • C'est l'automne sur un monde qui finit et sur un décor à la fois fabuleux et impressionnant de surréalité : Paris, la Contrescarpe avec ses paulownias, le jardin du Luxembourg, les quais de la Seine grise. Un personnage fascinant donne une dimension démesurée à l'Histoire : Paul Celan.
    Jean Daive, le narrateur, raconte, et le témoignage, en montrant comment la vie exile l'enfance, c'est-à-dire l'origine, restitue une sorte de crépuscule des dieux. L'extrême liberté des échanges, des rencontres, des promenades à l'ombre des marronniers, se fait pensée et langage en accord avec la promesse d'un effondrement universel, entre autres provoqué par ce que nous vivons en permanence : un transfert d'identités qui nous déplace et nous remplace en nous-mêmes. Notre condition d'infini.
    L'idée de délinquance impeccable, en action dans les deux volumes précédents, prend ici toute son amplitude au nom d'une urgence qu'il faut bien appeler destin.

  • « Les scénarios présentés dans ce roman et explicités par les scientifiques du laboratoire L.I.F.E. sont des imaginaires. Toute ressemblance avec des situations existantes (pandémie COVID-19) ou à venir ne saurait être que le fruit du hasard. Ou pas. » Comment faire face à ses propres effondrements ?
    Alors qu'il est en déplacement professionnel en Iran avec sa chef Karen, Marcus reçoit un message de sa soeur Joanna : Jimmy, leur père absent, veut impérativement les voir. Invités en Islande, Marcus et Joanna découvrent que Jimmy co-dirige un immense et mystérieux laboratoire - L.I.F.E. - et ce qu'ils vont y apprendre va bouleverser leur vie.
    Mais pourquoi ces poèmes que Sarah, leur mère, écrit au sommet des montagnes ? Comment faire face aux effondrements écologiques en cours et à venir ? À ses propres effondrements au sein d'une famille déchirée ? Et si l'utopie et la radicalité avaient changé de camp ? « Ce roman pose au fond une question simple : faisons-nous le choix de la barbarie ou de la vie ? En somme, faisons-nous encore partie du vivant ? » « Un roman qui dit les choses telles qu'elles sont : l'effondrement du vivant, la complexité de la filiation, la tristesse et l'espoir intimement mêlés. »

  • Il est trop tard pour préserver la vie telle que nous la connaissons. Trop tard aussi pour le développement durable. C'est le constat implacable que dresse Harvey L. Mead, vétéran de la scène environnementale. Depuis la publication en 1972 du rapport du Club de Rome sur les limites à la croissance, véritable boussole du mouvement écologiste, la situation, loin de s'être améliorée, n'a fait qu'empirer. Les belles heures du développement économique sont derrière nous, les émissions de gaz à effet de serre et la pollution continuent d'augmenter, les changements climatiques s'accélèrent, les ressources se raréfient...

    Refusant de sombrer dans un pessimisme stérile, Harvey L. Mead prend le parti d'un optimisme opérationnel pour combattre l'inertie idéologique ambiante, convaincu que nous n'avons pas d'autre choix: soit nous changeons notre système par un effort communautaire massif, soit ce système s'effondrera sous le poids de ses excès, qu'ils soient économiques, sociaux ou écologiques.

    L'idée d'une transition « douce » pour modifier la trajectoire délétère que nous avons prise est impossible, tout comme le maintien du paradigme de la croissance. Les défenseur.e.s de l'environnement et les militant.e.s pour le changement social doivent urgemment intégrer cet état de fait. Faut-il pour autant sombrer dans le désespoir? Au contraire! Il est impératif de définir les bases de nouveaux systèmes socioéconomiques qui survivront à la série d'effondrements à venir. Car c'est bien la fin d'un monde et le début d'un nouveau que nous devons bâtir. Retroussons-nous les manches, il est trop tard pour désespérer!

  • Couru d'avance

    Stéphane Furlan

    L'application Seldon est une véritable révolution ! Son but ? Coacher les hommes dans leur quête d'un avenir écoresponsable. Fruit d'une collaboration entre quatre amis, le logiciel ravit les foules et gagne en popularité. Repéré par des sociétés concurrentes, il devient rapidement source de convoitise et promesse de lendemains radieux.
    Opposés depuis toujours au rachat de leur entreprise, Thomas, Stan, Sibylle et Romain forment une équipe soudée. Seulement, lorsque l'ingénieur de la bande se voit offrir une somme plus que généreuse, les masques finissent par tomber. Et si leur création faisait en réalité partie d'un plan bien plus vaste ?

    Entre tensions, quête de pouvoir et avidité, découvrez un monde où l'intelligence artificielle peut servir de bien funestes ambitions... Un roman noir mené d'une main de maître.

  • Lèse-abeilles : roman court, conte ou fable ? C'est selon l'appréciation de chaque lecteur.
    Un jour, alors que je faisais une sieste à l'ombre d'un cerisier en fleur, j'ai fait un rêve. Une abeille s'est posée sur mon épaule et m'a raconté son histoire.
    Quelque part, dans un petit village pittoresque de la Bigorre, dans les Hautes-Pyrénées, une abeille s'inquiète de l'étrange disparition d'un grand nombre de ses soeurs. À la fin d'une longue journée de travail, elle va découvrir dans un laboratoire pour la préservation du patrimoine botanique des Hautes-Pyrénées, un immense piège dans lequel des milliers d'ouvrières sont emprisonnées.
    Sur les conseils de sa reine, elle va trouver le moyen d'alerter sa patronne, Estella Bireban, apicultrice. Cette dernière, aidée de son ami Damian Lembeye, arboriculteur fruitier, va alors se lancer dans une enquête qui va les conduire à découvrir une inquiétante expérience menée par le docteur Martinot.
    Mais parviendront-ils à mettre un coup d'arrêt à cette menace pour l'humanité tout entière ?
    C'est ce que m'a raconté cette abeille avant de mourir.
    Lèse-abeilles : mauvais rêve ou prémonition ? Je vous laisse juge.

  • Dans La Proie, Martine Ayotte raconte les sévices exercés par son père durant toute son enfance et son adolescence. Chaque nuit, elle recevra la visite de ce dernier, qui usera de diverses stratégies, toutes plus violentes les unes que les autres, afin d'assurer le silence de la jeune fille. Sauvagement violée et battue, elle sera pendant deux décennies une victime muette.

    Souffrant du syndrome de stress post-traumatique, elle cherchera à fuir son passé par le travail jusqu'au jour où elle s'effondrera. Elle devra alors faire un choix : mourir ou dénoncer. Avec courage, madame Ayotte choisira la deuxième option. Mais comment réagiront son mari et sa famille. Sauront-ils appuyer sa démarche?

    C'est ainsi que vingt ans après sa dernière agression, en 2004, avec l'aide du CAVAC, elle trouvera la force de dénoncer le coupable à la police. Heureusement, l'enquêteur sera le premier à la soutenir et à la croire. Il s'acharnera à convaincre la procureure de la Couronne de défendre un dossier qui semblait pourtant voué à l'échec. S'en suivra une longue remontée vers l'affranchissement et la résilience.

  • Seattle, 2040.

    Le dérèglement climatique et l'effondrement des écosystèmes s'accélèrent. La compétition pour l'accès aux ressources s'intensifie. Les Etats-Unis sont en proie à une descente énergétique incontrôlée et à une contraction économique subie.

    Exsangue par plusieurs décennies de conflits militaires avec le bloc sino-russe, le pouvoir politique ultralibéral accompagne le démantèlement de l'Amérique fédérale en États rivaux et organise la privatisation de l'action publique au profit d'une société de marché dérégulée et atomisée.

    Agent fédéral jugé inapte à l'exercice de sa fonction suite à un épisode dépressif de veuvage et réaffecté à la police locale de Seattle, le commissaire Terran Springs, est chargé d'une énigmatique et effroyable affaire de meurtres qui va l'amener à parcourir le monde.

    Ce voyage initiatique va le pousser à s'interroger sur le sens de la civilisation et de l'héritage culturel, le rapport de l'homme à la nature, les risques de dislocation des sociétés humaines complexes, la nécessité de la conscience politique et la capacité à tirer des leçons des erreurs du passé.

    S'inscrivant dans la tradition de la littérature d'anticipation, l'oeuvre revisite un genre populaire parsemé de références culturelles et de matières à réflexion inspirantes au carrefour du thriller psychologique haletant et du récit d'aventure captivant, comme pour mieux nous mobiliser sur l'enjeu du XXIème siècle qu'est la destruction des conditions d'existence du vivant.

  • L'anéantissement d'un village menacé par la fonte des glaces, symbole de la disparition d'un monde en harmonie avec la nature. Quelques baraques bancales posées sur un monde en sursis. Aux confins de l'Amérique et des glaces, le petit village indigène de Salmon Bay vit ses derniers instants. Bientôt, le littoral cédera, la baie l'engloutira. En attendant la barge chargée de les mener au nouveau site, les habitants disent adieu à la terre - cette terre où plane l'esprit des ancêtres, cette boue où les petites filles dessinent des histoires... Adieu à la toundra pelée, à la station de radio locale où Jo-Jo, le DJ, passe sans fin des vieux disques, aux chemins de planches et aux mélopées yupik... Tyler, le premier esquimau de la planète allergique au froid, Dennis dit " l'Embrouille ", Angelic, Panika, Josh, Junior et les autres - tous sentent pourtant que Salmon Bay n'a pas dit son dernier mot. Avant la grande traversée, pour le meilleur peut-être, le village leur réserve un cataclysmique chant du départ...

  • Les héros inconnus Nouv.

    Dans un futur proche, vingt ans après la fracture écologique, Michael, étudiant à l'université, rêve de faire carrière dans la police scientifique. Quand le jeune orphelin se découvre un lien de parenté avec Ludovic Dasse, un policier célèbre connu pour ses nombreuses enquêtes, il cherche à comprendre quels sombres secrets, l'inspecteur à la retraite, cherche à enfouir en avançant la date de son effacement.
    Aux côtés de Rachel, Michael se lance à corps perdu dans sa quête de réponses : qui Dasse est-il vraiment ? Quel lien les unit ? Les deux étudiants parviendront-ils à découvrir la vérité dans ce monde où l'information est étroitement surveillée ?
    Un thriller rythmé par un suspense haletant, où chaque révélation bouleverse nos certitudes.

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