• « Savoir finir en beaute? ? C'est tout un art. »

    Entre de?sinvolture et gra?ce de?chue, de?bandade et e?rotisme de?bride?, autofiction et fantaisie romanesque, La Marge d'erreur fait le portrait hilarant d'un de?pressif chronique plein de rage de vivre, pour les dernie?res semaines qu'il lui reste.

  • Plus inventive – et brillante – que jamais, Joyce Carol Oates joue dans ces nouvelles irrésistibles à imaginer les derniers jours de cinq géants de la littérature américaine. Cest ainsi que, dans Le Phare, Edgar Allan Poe, devenu gardien de phare, se retrouve sur une île déserte du Pacifique en proie à ses abominables souvenirs de souffrance et de deuil, avec pour seule compagnie celle d'un chien, témoin aussi de sa transformation en un monstre hybride, parent du " Cyclophage " né de sa démence. Grand-papa Clemens et Poisson Ange, 1906 décrit un Mark Twain obsédé par les très jeunes filles, tandis que Papa à Ketchum, 1961 raconte un Hemingway réfléchissant à son suicide. Dans Le Maître à l'hôpital Saint-Bartholomew, 1914-1916, Henry James doit pénétrer dans une salle remplie de soldats blessés et surmonter ses révulsions premières avant de s'enticher de ces " chers garçons " qu'il a toujours secrètement désirés... EDickinsonRépliLuxe fait revenir à la vie Emily Dickinson sous la forme d'une poupée androïde, un robot vivant fait sur mesure pour un couple de bobos entichés de poésie... Un prodigieux tour de force que ces histoires de folie, de désespoir, de solitude, et de frustration sexuelle, superbement tricotées par Oates dans le style même de chacun de ces cinq maîtres pourtant réputés inimitables.

  • En 2003, de retour d'Afghanistan, j'avais dû m'arrêter à Bakou, Azerbaïdjan. Je logeai dans un hôtel portant le nom, Apchéron, de la péninsule sur laquelle est construite la ville. J'écrivais alors Suite à l'hôtel Crystal, un livre composé d'une quarantaine d'histoires se déroulant dans des chambres d'hôtels à travers le monde. Le nom de l'Apchéron, si proche de celui du fleuve des morts de la mythologie grecque, me suggéra l'idée d'y mettre en scène mon propre suicide. La notice biographique sur la couverture du livre mentionnait mes lieux et dates de naissance et de mort : Boulogne-Billancourt, 1947- Bakou, 2009. Depuis 2004, j'étais donc mort en 2009 à Bakou, dans la chambre 1123 de l'hôtel Apchéron.
    À mesure que se rapprochait cette fatidique année 2009, les recommandations se faisaient plus pressantes : surtout, si par hasard tu es invité à Bakou en 2009, n'y va pas ! Ces amicales mises en garde firent évidemment naître en moi l'idée qu'au contraire je devais m'y rendre pour honorer une sorte de rendez-vous, et y demeurer assez longtemps pour laisser à la fiction de ma mort sur les bords de la Caspienne une chance raisonnable de se réaliser.
    Ce livre est en quelque sorte le journal de mon séjour dans la ville où j'étais supposé mourir. Portraits, choses vues, rêveries, lectures, notes de voyage, évocations de figures du passé, etc. Naturellement, il s'agissait d'un jeu, commençant par un jeu de mots, mais tout de même ce jeu donnait une certaine coloration à mes pensées, orientait jusqu'à un certain point mes imaginations et même mes regards.
    O.R.

  • Comment réagiriez-vous si vous découvriez que tout ce que l'on vous apprend n'est que mensonge ?
    An 250 après la IVe guerre mondiale.
    Seules quelques grandes villes parviennent à subsister et leurs populations à survivre grâce aux coupoles qui les protègent du monde extérieur.
    Chaque année, le Nouvel Ordre Mondial détermine l'avenir des jeunes de seize ans. Et chaque année, certains d'entre eux disparaissent.
    On les appelle les Oubliés.
    Découvrez le premier volet d'une saga futuriste époustouflante !
    EXTRAIT
    Au moment où je pose la main sur la poignée de la porte, je repense à la Rafle de ma soeur. Jusqu'à il y a deux ans, dans ma famille, il n'y avait eu que des Ouvriers, jamais un Grand, et aucun Oublié. Mais, depuis, il y a eu ma soeur. Anaïs, la Grande ! Mes parents ont beau me dire qu'ils seront fiers de moi quoiqu'il arrive, je sais qu'au fond d'eux, ils espèrent pour moi le même avenir qu'elle. Après avoir passé deux ans à l'institut de formation en nanotechnologies de la Nouvelle Tokyo, elle aura, dès la semaine prochaine, un poste de chercheuse au sein d'une équipe qui travaille sur le développement d'une molécule qui pourrait rendre de nouveau viable toute notre atmosphère.
    Moi, je n'en demande pas tant. Je préfèrerais effectivement être dans un institut de Grands, pour que ma famille soit fière et pour être avec Aurore qui, j´en suis certaine, en fera partie. Mais, si je dois être Ouvrière, cela me convient aussi. Tout me va. La seule chose que je désire c'est de pouvoir rester en contact avec mes parents. L'image de Lana, la meilleure amie d'Anaïs me traverse l'esprit, mais je secoue la tête pour la chasser, ce n'est pas le moment de penser à ça.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    Ici, Léna Jomahé nous offre une belle dystopie qui nous promet beaucoup d'aventure ! - Justine Patérour, Lire - Une passion
    N'hésitez pas à vous plongez dans l'univers de cette auteure de grand talent, un premier tome qui est plein de promesses pour la suite. - Marlene Alexandre, Babelio
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Née en 1978 à Grenoble, Léna Jomahé a eu pendant plusieurs années la bougeotte. Après quelques aller-retour entre Bordeaux et La Martinique, elle a décidé de déposer définitivement ses valises dans le sud-ouest de la France, en 2013. Très grande passionnée des lectures de l'imaginaire depuis son plus jeune âge, elle a toujours rêvé d'écrire. En 2013, elle décide de se jeter enfin à l'eau. Ce sera la naissance de sa première saga : Les Oubliés - Tome 1 : Derniers Jours.
    Avec les pieds sur terre et la tête dans les nuages, son imagination toujours en ébullition la met à rude épreuve, ses doigts brûlent de nouvelles histoires à coucher sur son clavier et elle aimerait disposer de journée de 53H28 exactement afin de pouvoir se consacrer à toutes sans exceptions.

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