• Au terme d'un repas, un banquier démontre à son convive que ses convictions et ses actions en matière d'anarchisme n'ont rien à envier à celles des poseurs de bombe. Il déploie ainsi les trésors d'une rhétorique insidieuse au service de sa personne et s'installe dans de provocants paradoxes. Si ce banquier anarchiste nous enchante par son esprit retors, ses raisonnements par l'absurde et une mauvaise foi réjouissante, la véritable dimension du livre, cependant, n'est pas là : il s'agit en fait d'un pamphlet incendiaire contre la société bourgeoise, ses hypocrisies et ses mensonges. C'est aussi une dénonciation du pouvoir de l'argent, qui mine de l'intérieur le bien le plus précieux de l'homme : la liberté.
    Le Banquier anarchiste est l'unique oeuvre de fiction publiée du vivant de Pessoa et signée de son vrai nom. Un texte explosif, un véritable brûlot.

  • " Ça fait débat ! ", la collection de livres "pour les Nuls' dirigée par Olivier Duhamel, qui décryptent les sujets d'actualité brûlants.
    La légalisation du cannabis conduit-elle à une augmentation de la consommation ?
    La légalisation fait-elle disparaître le marché noir ?
    La légalisation s'accompagne-t-elle d'une explosion des troubles mentaux ?
    Comment la légalisation s'est-elle passée dans les pays qui l'ont adoptée?
    Autant de questions délicates qui ponctuent le débat sur la légalisation du cannabis depuis quelques années, et auxquelles Renaud Colson et Henri Bergeron apportent des éléments de réponse.
    Fidèle à l'esprit des Nuls, cette nouvelle collection propose d'aider les lecteurs et lectrices à comprendre les enjeux des grands débats d'aujourd'hui et à se faire une opinion.
    Sur chaque sujet, un expert contextualise le débat puis expose les points de vue contradictoires d'une manière simple et pédagogique de façon impartiale.

  • Dans ce texte fulgurant, Friederich rétablit les origines de la doctrine transhumaniste au sein de l'histoire des idées, afin de désamorcer la "coupure historique" que celle-ci tente d'initier. Ce faisant, il dénonce cette idéologie nouvelle qui tente d'améliorer grâce aux sciences la condition humaine mais ne fait que relever à ses yeux d'une profonde inhumanité. Il débusque notamment les procédés invisibles auxquels les "technoprophètes", comme il les qualifie, ont recours pour parvenir à leur fin. Sa critique se double par conséquent d'une dénonciation du capitalisme, dont le transhumanisme est entièrement tributaire. En s'attachant au corps seul, en niant l'esprit, le transhumanisme apparaît comme une dégénérescence du projet philosophique d'émancipation de l'homme.

    Alexandre Friederich a vécu vingt ans à l'étranger avant d'entreprendre des études de philosophie à l'université de Genève. Colleur d'affiches et cycliste, il vit actuellement entre Fribourg, l'Italie, l'Espagne et Mexico. Il a publié aux éditions Allia easyJet en 2014 puis Fordetroiten 2015.

  • UNE INTRODUCTION BIENVEILLANTE À L'ESPRIT CRITIQUE

    Débattre avec des arguments pertinents, exprimer efficacement ses opinions et questionner celles des autres avec bienveillance, cela ne s'improvise pas.

    Pour s'initier à l'art délicat d'exprimer son désaccord et à la pensée critique, le statisticien Nathan Uyttendaele et l'artiste Adelina Kulmakhanova vous proposent un ouvrage mélangeant savoir-faire et mise en scène humoristique des meilleures pratiques et de celles à éviter. À mettre dans toutes les mains !

  • « Le climat sur la Terre a toujours varié » ; « La responsabilité de l'Homme n'est pas démontrée » ; « Les modèles climatiques surestiment le changement climatique » ; « le GIEC est un instrument politique »... Ce sont là des affirmations que l'on entend souvent dans les débats sur le changement climatique. Pour la première fois, un livre s'intéresse à ces questions qui fâchent et y répond, de façon claire, précise et argumentée.

    En distinguant clairement les certitudes scientifiques et les simples hypothèses, le physicien François-Marie Bréon nous donne les moyens d'avoir une opinion éclairée sur le réchauffement climatique, ses causes, ses impacts et les possibilités d'actions.

    Il souligne l'importance des citoyens que nous sommes tous, pour gagner la bataille du climat. Il aborde aussi sans tabou la question du nucléaire, qui est pour certains le mal absolu et pour d'autres la solution miracle au défi climatique.

    Enfin un livre vraiment écologique sur le sujet !

  • Le code de conduite du parfait homme de cour est au coeur des conversations de gentilshommes lettrés à la cour d'Urbino. Traduit dès le XVIesiècle dans toute l'Europe, ce manuel de bonnes manières a marqué la culture occidentale. Or, le présent volume s'attache au livre III, le plus original et le plus délicieusement digressif. Cinq hommes et, fait exceptionnel, deux femmes, dont la duchesse d'Urbino, participent à la joute verbale. Le sujet se révèle épineux : les usages qu'une dame de palais se doit d'observer. Tous se disputent in fine sur les mérites prêtés à la femme en général. Quand les misogynes s'opposent aux défenseurs de la gent féminine, l'un prône une égalité entre l'homme et la femme. Mais le champion de ces dames ne s'en forgerait-il pas une image conforme à ses désirs ?

    L'écrivain Baldassare Castiglione (1478-1529) fut ambassadeur auprès de Louis XII puis de Léon X. Il se lia d'amitié avec Raphaël et rencontra les personnalités réunies autour de la duchesse Élisabeth de Gonzague et sa belle-soeur Emilia Pia : Pietro Bembo, Julien de Médicis, Ottaviano, Federigo Fregoso et autres lettrés qui figureront dans sa grande oeuvre Il Cortegiano, parue en 1528. Après la mort de sa femme en 1520, il entre dans le clergé et gagne la cour de Charles-Quint. Il meurt à Tolède.

  • Pour être sûr de faire mouche à chaque fois !Vous devez convaincre votre patron de vous accorder une augmentation ou tenir un discours de mariage et, comme toujours, vous ne trouvez pas les mots, votre voix se fait tremblotante, vos mains sont moites ?
    Grâce à de courtes leçons qui ne vous prendront pas plus de 5 minutes par jour, découvrez différentes techniques pour faire changer d'avis un auditoire, des conseils pour structurer votre pensée, donner du rythme à vos discours, et adopter la bonne posture pour parvenir à convaincre en toutes situations... Avec ce petit livre, dépassez vos peurs et devenez un orateur hors pair !

  • Vingt ans après la Revue de littérature générale et ses deux numéros historiques, Olivier Cadiot a eu envie de revenir sur le sujet, mais cette fois sans l'aide de sociologues, de philosophes, de musiciens ou de paysagistes. Avec les seuls moyens de l'écrivain contemporain. Sans plans, ni cartes, ni partitions, ni théorie. Cela donne un feuilleton en plusieurs épisodes, comique et sensible, une histoire en zigzag émaillée de conseils à de futurs auteurs... et surtout à soi-même. Une suite de variations consacrées aussi bien au passé de la littérature qu'à son présent, à son avenir, à sa mort annoncée mais toujours différée...

  • Au lourd secret qui entoure le véritable rôle de la France et de son armée lors du génocide des Tutsi au Rwanda, Guillaume Ancel oppose la vérité de ses carnets de terrain, témoignage des missions auxquelles il a participé durant l'opération Turquoise. La fin du silence est aussi le récit du combat mené par cet ancien officier pour faire savoir ce qui s'est réellement passé durant cet été 1994 et « rendre hommage, dignement, aux centaines de milliers de victimes rwandaises que nous n'avons pas su empêcher. » Officier de la Force d'action rapide, détaché au sein d'une unité de la Légion étrangère, le capitaine Ancel mène avec ses hommes des opérations d'extraction de personnes menacées. Sous couvert d'une opération humanitaire destinée à mettre fin aux massacres, cet officier comprend vite que la France soutient le gouvernement génocidaire rwandais dont elle a formé l'armée. Il décrit les errements de l'armée française, ballotée au gré de décisions politiques dont les motivations sont toujours tenues secrètes, les archives officielles restant inaccessibles. Ce témoignage dévoile également certains épisodes méconnus de cette opération « humanitaire » durant laquelle l'armée française a tué. Parfois pour défendre, parfois pour des raisons moins avouables.
    Ancien lieutenant-colonel, saint-cyrien, Guillaume Ancel a rejoint en 2005 le monde des entreprises. Il est l'auteur de Vent glacial sur Sarajevo dans la collection Mémoires de guerre aux Belles Lettres (2017). Préface de Stéphane Audoin-Rouzeau.

  • Dialogue des orateurs Nouv.

    Curiatus Maternus décide de se retirer pour se consacrer à la poésie. Avec trois amis, un dialogue s'engage... Tacite évoque des problèmes fondateurs de l'art des mots : distance entre Anciens et Modernes ; déclin des belles lettres ; tension entre une poésie retirée de la société et l'efficacité politique de l'art oratoire...

    Texte-choral, théâtral et plein d'humour, ce Dialogue nous fait bondir de querelles en débats. Libre au lecteur de se faire sa propre opinion quant aux questions posées : qu'attend-on de la parole publique ? L'absence d'adversité l'appauvrit-elle ? Comment apprendre, non à réciter, mais à penser ? Document historique, la société qu'il décrit nous est terriblement familière. On se laisse donc emporter pour élucider une énigme toujours intacte : à quoi servent les mots ?

    Tacite, de son vrai nom Publius Cornelius Tacitus, né en 58 et mort en 120 de notre ère, est un écrivain, homme politique et historien romain. Il est même considéré comme l'un des plus grands historiens romains grâce à ses Annales et ses Histoires (Historiae). Racine le décrit comme étant le "plus grand peintre de l'Antiquité", dans l'introduction de Britannicus. Il est également un génie du style en langue romaine. Une langue épurée, concise que tous ses contemporains louent encore aujourd'hui.

  • L'essentiel à savoir sur la PMA en 50 notions clés ! Doit-on parler de PMA (procréation médicalement assistée) ou d'AMP (assistance médicale à la procréation) ? Les deux acronymes désignent-ils la même chose ? Et que faire de la FIV (fécondation in vitro) ou de la GPA (gestation pour autrui) ? Si tout le monde a un avis sur la question et sait globalement en quoi la procréaton médicalement assistée consiste, il existe de nombreuses subtilités qui rendent cette pratique cilinique plus complexe qu'il n'y paraît.
    Sujet d'actualité omniprésent dans les médias, la PMA suscite de nombreux débats bioéthiques : quand sera-t-elle ouverte aux couples lesbiens ? Et aux femmes célibataires ?
    En 50 notions clés, la journaliste Maëlle Le Corre - qui s'appuie sur de nombreux témoignages de couples qui ont eu recours à la PMA -
    vous aide à mieux comprendre cette technique médicale.

  • Toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans meurt de faim, tandis que des dizaines de millions d'autres, et leurs parents avec eux, souffrent de la sous-alimentation et de ses terribles séquelles physiques et psychologiques.
    Et pourtant, les experts le savent bien, l'agriculture mondiale d'aujourd'hui serait en mesure de nourrir 12 milliards d'êtres humains, soit près du double de la population mondiale. Nulle fatalité, donc, à cette destruction massive. Comment y mettre fin ?
    En prenant d'abord conscience des dimensions exactes du désastre : un état des lieux documenté, mais vibrant de la connaissance acquise sur le terrain par celui qui fut si longtemps en charge du dossier à l'ONU, ouvre le livre. Il s'agit tout aussitôt de comprendre les raisons de l'échec des formidables moyens mis en œuvre depuis la Deuxième Guerre mondiale pour éradiquer la faim. Puis d'identifier les ennemis du droit à l'alimentation. Pour saisir enfin le ressort des deux grandes stratégies à travers lesquelles progresse à présent le fléau : la production des agrocarburants et la spéculation sur les biens agricoles.
    Comme toujours avec Jean Ziegler, la souffrance a un visage, l'oppression un nom, et les mécanismes à l'œuvre sont saisis dans leur application concrète.
    Mais l'espoir est là, qui s'incarne dans la résistance quotidienne de ceux qui, dans les régions dévastées, occupent les terres et opposent le droit à l'alimentation à la puissance des trusts agro-alimentaires. Ils attendent de nous un indéfectible soutien.
    Au nom de la justice et de la dignité de l'Homme.
    Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation de 2001 à 2008, Jean Ziegler est aujourd'hui vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Professeur émérite de sociologie à l'Université de Genève, il a consacré l'essentiel de son œuvre à dénoncer les mécanismes d'assujettissement des peuples du monde. Récemment : L'Empire de la honte (2005) et la Haine de l'Occident (2008).

  • Si l'homme est bien « l'existant qui présente », alors il lui aura fallu inventer les outils et les formes de cette présentation : le langage, le dialogue, la représentation. Mais quels sont les enchaînements et les limites de ces formes ? Et comment le théâtre, qui les rassemble, peut-il, via l'espacement de la scène, ne pas les trahir ?
    Ce sont ces questions qui trament les deux dialogues ici reproduits : Scène, qui fut publié en 1992 dans la Nouvelle revue de Psychanalyse, et Dialogue sur le dialogue, qui date de 2004 et qui en fut le prolongement.
    Deux moments de haute intensité du travail en commun mené par les deux philosophes.

  • Quelque part au XXIe siècle... L'enfance dorée de Nelly Weatherly, une fillette impulsive, sournoise et gâtée à outrance par son père Phil, risque de prendre une tournure dramatique, alors qu'on lui diagnostique une maladie potentiellement mortelle et, surtout, incurable. Heureusement, bien avant sa naissance, son papa avait prévu le coup et, dans le plus grand des secrets, il avait chargé une entreprise de lui créer un double anonyme grâce à un protocole en marge des lois que l'on appelle Creator. Enfermée comme un animal dans une sorte de prison, la copie de Nelly vit dans des conditions inhumaines en attendant qu'on lui prélève des « pièces de rechange ». Mais lorsqu'une infirmière décide de soustraire celle qu'elle surnomme Laura à son destin, une course mortelle contre la montre s'engage.

    Dans un monde où la science prend parfois des détours qui peuvent sembler immoraux, Le Pacte interdit nous force à nous questionner sur l'abandon des valeurs humaines les plus fondamentales. Alors que les limites de plus en plus floues de cette science sont définies puis redéfinies à la hâte, on peut se demander si l'Humain a toujours confiance en la nature et si parfois, il ne devrait pas se faire une raison avant de corriger ce qu'il juge inacceptable.

  • Développer l'esprit critique des élèves est, pour Gérard De Vecchi, aussi fondamental que leur apprendre à lire, écrire ou à compter. Aujourd'hui, plus que jamais, on a besoin de citoyens capables de faire le tri dans les informations et d'effectuer des choix pertinents.

    Composante essentielle de notre enseignement, l'esprit critique est, en réalité, l'autre face de l'exigence de précision, de justesse et de vérité que chaque élève doit s'appliquer. Et pourtant, développer une pensée libre n'a rien d'évident. L'esprit critique, dont il est ici question, vise donc à permettre à tout un chacun d'acquérir des connaissances et de s'émanciper de ses croyances. Dans un seul but, que la vérité nous rende libres !

    Découpé en 26 courts chapitres, la nouvelle édition enrichie de Former l'esprit critique se veut un véritable outil de soutien et de perfectionnement au quotidien. Étayé de nombreux exemples pratiques, il montre comment les enseignements peuvent entrer dans une démarche mettant en oeuvre l'esprit critique.

    Un livre résolument simple et pratique adapté aux enseignants du primaire comme du secondaire.

  • Dans un contexte de médicalisation et de contrôle de la fin de vie, les évolutions législatives engagent à une réflexion nécessaire sur certaines pratiques d'euthanasie ou assimilées. Reconnaître à la personne le droit de refuser un traitement qu'elle estimerait incompatible avec ses valeurs et de décider des conditions de sa mort peut être considéré comme le strict respect de son autonomie.
    Une telle position suscite néanmoins nombre de dilemmes éthiques, notamment lorsqu'il s'agit d'une personne en situation de vulnérabilité. Dans ce contexte, comment s'exerce l'arbitrage d'une décision qui peut aboutir à sa mort anticipée ? Lorsque certaines législations évoquent le « droit à la mort dans la dignité » pour des personnes atteintes de lourds handicaps, de la maladie d'Alzheimer ou de souffrances psychiques, ne renonçons-nous pas à des devoirs de sollicitude et de solidarité à leur égard ?
    Cet ouvrage réunit les meilleures compétences afin d'aborder en profondeur cette délicate question de la demande d'euthanasie. Elle suscite dans bien des circonstances des réponses hâtives ou des procédures révélatrices d'une insuffisance de réflexions à la fois argumentées, prudentes et responsables.

  • "Est-ce durablement éprouvé entre le possible et le possible, est-ce dialogue à toute force poursuivi entre l'individu et la multitude, qui ont porté Andrée Chedid vers le théâtre ?... Il lui était nécessaire, sans aucun doute, d'ouvrir un champs plus concret à ces figures qui depuis longtemps la hantent et de poursuivre le seul débat qui l'intéresse en termes plus généraux et en images plus exemplaires : le bruit de l'histoire, les ambiguïtés de la paix et de la guerre, les chances de transformer le monde des hommes, le problème irrésolu des origines, ces questions sont au coeur de son oeuvre théâtrale. Qu'elle la situe très loin dans le temps et dans l'espace comme Bérénice d'Égypte et Les Nombres, ou dans le lieu indéfini des mythes, pour mettre en place le jeu d'ombre du Montreur, Andrée Chedid ne se préoccupe que d'une chose : faire surgir "des bribes de notre visage commun" aujourd'hui".

    M.C Granjon

  • Dictature des marchés, politiques d'austérité, inégalités sociales, catastrophes environnementales, crises démocratiques : de toutes parts nous arrivent les signes de la fin d'un monde caractérisé par des pressions insoutenables.
    Yves Citton ébauche un nouveau vocabulaire politique pour renverser cet insoutenable à la fois environnemental, éthique, social, médiatique et psychique. À la croisée de multiples (in)disciplines, cet essai drôle et enlevé prend le contre-pied du misérabilisme ambiant en révélant que le renversement de l'insoutenable est déjà inscrit dans les dynamiques collectives de nos gestes les plus communs. Il esquisse une politique des gestes qui prend sa source entre ces deux questions : Comment faisons-nous pression sans le vouloir ? Comment faire pression en le voulant ?
    Attentif au rôle de l'image et à la circulation des discours, Yves Citton livre ici les moyens de repenser notre place et notre action dans des processus sociaux dont la complexité nous dépasse. Il montre que l'on peut tirer parti des dispositifs médiatiques plutôt que de les subir et que, une fois fait le deuil du Grand Soir, l'urgence est de proposer des alternatives à la politique du pire.
    Yves Citton est professeur de littérature française du XVIIIe siècle à l'université de Grenoble III et membre de l'UMR LIRE. Il a notamment publié Mythocratie. Storytelling et imaginaire de gauche (2010), L'Avenir des humanités (2010) et Zazirocratie (2011). Il est codirecteur de la revue Multitudes.

  • Pour les Français, 2012 s'est imposée comme l'année des illusions. La victoire d'un Président de la République qui se brise contre le mur de la crise. Des entreprises qu'on croyait créatrices de richesses qui font des pertes et détruisent des emplois. Des sportifs érigés en modèles qu'on découvre indélicats. Des fonctionnaires dont on apprend qu'ils n'étaient que des « ripoux ». Comment, dans ces conditions, aborder 2013 ?Ce livre-enquête, réalisé en partenariat avec Le Monde, décrypte, grâce à la célèbre méthode des mots-clés employée par l'institut Médiascopie, les perceptions qu'ont nos concitoyens de l'actualité telle qu'elle s'écrit au quotidien à travers ses drames, ses succès, ses débats, ses héros et ses traîtres. Une analyse complétée par le regard aiguisé de personnalités.

  • Préface de Xavier Raufer

    Rude constat : la France affronte la plus intense vague terroriste de son histoire, initiée par certains de ses enfants. Loin d'un épisode ponctuel, la voici dans une époque durable où des terroristes nés sur son sol frappent leur propre pays : une menace endogène.

    La France victime des siens ? Pourquoi ? Entre échec scolaire, violence, criminalité et gratification de soi, l'islamisme radical ronge notre société et exploite le terreau fertile des banlieues. Il exalte l'engagement djihadiste : Merah, Coulibaly, Chekatt et bien d'autres terroristes sont tous d'abord des malfaiteurs de droit commun. Ce fanatisme religieux agrège délinquance et terrorisme dans un basculement idéologique. Il donne du sens à une vie de voyou qui n'en avait pas.

    Danger : barbare mais dynamique, un nouvel idéal émerge dans nos sociétés en crise. Il comble un vide. Nos ennemis désignés trouvent leur moteur dans la foi ; ils voient dans nos territoires un vivier de combattants djihadistes, arme de leurs desseins.

    D'où ce livre, pour comprendre, détecter, prévenir. Un impératif, car cette guerre-là sera longue.

  • Trente et un penseurs, parmi lesquels Jacques Derrida, Françoise Héritier, Edgar Morin, Jean-Luc Nancy, Michel Onfray ou encore Jacques Rancière, pour comprendre les errements et les raisons d'espérer d'une planète convulsée. Dix-neuf entretiens et débats avec les intellectuels les plus engagés dans la réflexion sur le temps présent dressent un état des lieux des questions qui taraudent notre modernité. Issu du Théâtre des idées, cycle de rencontres intellectuelles du Festival d'Avignon (2004-2012), ces dialogues singuliers s'attachent à faire vivre l'esprit critique, cette faculté de juger, de soumettre la réalité sociale, artistique ou politique au tamis du jugement argumenté, qu'il soit sérieux ou ironique, virulent ou tempéré. Des très actuelles "résistances intellectuelles" qui esquissent ce que pourrait être un service public des idées, c'est-à-dire un accès direct, libre et partagé à l'intellectualité.

  • Une leçon de civisme constructif par un formateur militant qui n'a pas perdu espoir dans l'institution scolaire pour laquelle il appelle la société à se fédérer et les enseignants à s'engager. La société a l'école qu'elle mérite ; l'école ne peut pas tout mais, sans elle, on ne peut rien. Or, aujourd'hui, sur qui peut-elle espérer s'appuyer pour réussir sa mission ? Il y a nécessité d'un consensus social à retrouver, nécessité d'une société qui se rassemble autour de son école et non qui se déchire à son propos, lui redonne sa juste place et participe avec elle à sa réussite. L'auteur pose des jalons pour avancer et, en s'appuyant sur son expérience d'enseignant et de formateur, il engage les adultes, enseignants et parents, à se mobiliser pour l'avenir de nos enfants.  

  • Revitaliser la recherche psychanalytique en mettant à l'épreuve de l'élaboration collective le savoir du psychanalyste toujours à renouveler. Les différents textes, courts, resserrés autour d'une question précise, rendent compte des débats sur les problèmes cruciaux de la psychanalyse contemporaine tant dans leur dimension épistémique que dans leurs conséquences sur la pratique analytique.


  • Les Français ont peur. Peur de la nourriture qu'ils mangent, de l'air qu'ils respirent, de l'environnement dans lequel ils évoluent. Pesticides, aspartame, antennes relais, dioxines, parabènes, bisphénol... envahissent la sphère publique et les dé

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