• Trois guinées est sans doute le texte le plus engagé de Virginia Woolf. Lors de sa sortie, en 1938, The Times affirmait: "L'appel aux femmes de Mrs Woolf est un défi sérieux auquel doivent répondre tous les penseurs." En 2020, ce texte demeure un défi. Il s'inscrit comme une suite d'Une chambre à soi.

  • En 1935, José Ortega y Gasset prononce un discours au Congrès international des bibliothécaires.Depuis la naissance de l'imprimerie, l'accès aux livres s'est démocratisé. Mais cette profusion est paradoxale : « la culture, qui avait libéré l'homme de sa forêt primitive, le propulse de nouveau dans une forêt, de livres cette fois-ci, non moins confuse et étouffante. » Dans ce contexte, le bibliothécaire ne peut plus être qu'un diffuseur de livres. Il doit trier l'information, être un filtre entre l'homme et l'écrit.Ce discours vertigineux, limpide et bouillonnant, déploie l'érudition d'Ortega y Gasset. Ses intuitions les plus aiguisées portent jusqu'à la racine de notre époque et, de la place du livre au rôle du savoir, nous invitent à une profonde remise en question.

    Philosophe espagnol, José Ortega y Gasset (1883-1955) a été professeur à l'université de Madrid, avant de parcourir l'Europe, l'Amérique du Sud et les États-Unis. Il est le fondateur en 1923 de la Revue de l'Occident. Au rayonnement considérable, sa métaphysique est à l'origine d'un renouveau de la philosophie espagnole, faisant de la métaphore un outil de la pensée. Il est l'auteur du Thème de notre temps (1923), de L'Espagne invertébrée (1921) mais surtout de La Révolte des masses (1930).

  • L'Essai sur le don de Marcel Mauss est l'un des textes majeurs, si ce n'est le texte majeur, de l'anthropologie du XXe siècle. Par l'étude des systèmes d'échange de la kula et du potlatch, il démontre que le don fut historiquement l'un des moteurs de nos sociétés. À l'encontre de tout rationalisme le potlatch, pratiqué chez certaines tribus amérindiennes, amène au sommet de l'échelle sociale les individus capables de se défaire de tout ce dont ils possèdent. Un système qui se révèle radicalement opposé au nôtre, où les possédants détiennent le pouvoir.

    Dans cet ouvrage précurseur, Mauss bat en brèche bon nombre d'idées reçues sur les principes de l'échange et du don. Par-delà leur dimension économique une dimension spirituelle. "Nous n'avons pas qu'une morale de marchand " conclut Mauss.

    Marcel Mauss (1872-1950) est la grande figure de l'anthropologie française, ainsi que le neveu du sociologue Émile Durkheim. Il a construit pendant plusieurs décennies une oeuvre protéiforme et a marqué en profondeur l'ensemble des sciences humaines de son siècle. Son essai anthropologique sur le don a bouleversé notre regard historique sur l'économie. Il a su conjuguer son travail de recherche à des convictions socialistes, et s'engagea en particulier en faveur du colonel Dreyfus.

  • À en croire le nombre de poètes contemporains, il serait tentant de penser que nous vivons un âge d'or de la poésie. Évidemment, il n'en est rien. Dona Gioia pose ici un regard acerbe sur la moindre exigence esthétique des poètes d'aujourd'hui. Cette crise de la poésie est symptomatique d'une époque obnubilée par le paraître, au détriment des charmes de l'anonymat. L'ambition d'être publié n'est-elle pas finalement le plus grand obstacle à la libre création poétique ? Quoi de moins poétique que la course à la notoriété ?

    Sans pour autant sacraliser les icônes du passé, Dana Gioia constate surtout l'absence de projet esthétique profond et novateur chez les poètes d'aujourd'hui. Publié dans les années 1990, cet essai n'a rien perdu ni de son actualité, ni de sa force provocatrice.

    Dana Gioia est un écrivain et poète américain, né en 1950. Après avoir étudié à la Stanford Business School, il travaille dans l'agroalimentaire, et occupera le poste de vice-président de la General food corporation. Lorsqu'il publie Can Poetry Matter ?dans le journal The Atlantic en 1991, il gagne une renommée mondiale. En 1992, il quitte le monde des affaires pour se consacrer exclusivement à l'écriture, en tant que poète et critique littéraire.

  • Le monde universitaire est peuplé d'enthousiastes, persuadés qu'ils aident à faire avancer la recherche. Mais à quoi bon avancer quand on a perdu sa boussole ? Dans ce pamphlet, Baptiste Dericquebourg fait le constat d'une Université profondément en crise, uniquement capable d'assurer la reproduction de ses propres ministres. Philosophie et littérature sont désormais bonnes pour elles-mêmes, et le culte de ces disciplines a finalement mené à une « esthétique de l'impuissance ». Les théoriciens structuralistes sont loin d'être innocents de ce processus, à commencer par Pierre Bourdieu.

    Âgé de 33 ans, Baptiste Dericquebourg, a étudié la littérature et la philosophie à la Sorbonne et à l'École Normale Supérieure. Plutôt que d'entrer dans le monde universitaire, il choisit d'abord d'enseigner à l'Institut Français d'Athènes, puis en lycée et en collège. Depuis cinq ans, il est professeur de Lettres classiques en classes préparatoires littéraires en Bretagne. Il a également participé à la traduction de Marxisme et philosophie de Karl Korsch, publié aux Éditions Allia.

  • L'ingénu

    Voltaire

    L'édition de référence de L'Ingénu pour réussir l'ORAL du bac de français 2021 : explication des textes essentiels au fil de l'oeuvre, les points de grammaire entièrement traités, les mots importants du texte et les exercices d'appropriation pour préparer l'entretien avec l'examinateur.

    Ce personnage a la figure d'un étranger et la naïveté de l'étonné. Venu du Canada, un pays différent de la France, qu'il découvre, mais où on parle la même langue, le Huron se présente ainsi : «je dis toujours naïvement ce que je pense, comme je fais tout ce que je veux». Il lui faudra perdre ses habitudes pour s'acclimater aux moeurs hexagonales : grâce à Gordon, ce «vieillard frais et serein» qui l'éduque, et à Melle Saint-Yves qui l'aime, notre héros deviendra un autre homme.

    Au fil du recueil :
    o 2 analyses de textes

    Le dossier est composé de 8 chapitres :
    1 - Histoire littéraire : Les Lumières
    2 - Voltaire et son temps
    3 - Présentation de L'Ingénu
    4 - Les mots importants de L'Ingénu (naïveté / naïf ; vertu) 5 - Préparation à la contraction de texte et à l'essai
    6 - La grammaire
    7 - Groupement de textes : Voltaire, esprit des Lumières
    Un homme de science féministe : Épître à Madame la marquise du Châtelet sur la philosophie de Newton
    Un défenseur du progrès de la civilisation : Le Mondain(extrait)
    Un homme d'action : l'avocat de Jean Calas et de la tolérance religieuse : Traité sur la tolérance à l'occasion de la mort de Jean Calas (extrait)
    8 - Exercices d'appropriation.

  • John Cowper Powys se défie de l'affliction autant que de la sérénité. Le philosophe avance, en funambule, sur un fil tendu au-dessus du gouffre de la solitude. Dans une approche présentée comme « libre, sceptique et indépendante », il se propose de « retourner aux sensations fondamentales de la conscience planétaire ». Pour ce faire, en grand érudit, il invoque les présocratiques, Rousseau, le stoïcisme, et renoue avec les philosophies orientales, deux décennies avant la Beat Generation.

    Mais l'auteur se fait surtout intraitable critique. Son désir de « rappeler la philosophie », comme sa dénonciation de l'impuissance des grands systèmes philosophiques, résonnent avec force. La recherche de la solitude et le mépris du destin font dès lors office de vaccin contre l'amertume de l'existence.

    John Cowper Powys est né en Angleterre en 1872 dans une famille de onze enfants. Il oriente ses premiers écrits vers la recherche poétique, puis officie de nombreuses années comme conférencier aux États-Unis. Notamment célébré pour ses romans, il est aussi l'auteur d'une riche oeuvre philosophique. Plusieurs fois nommé pour le prix Nobel de littérature, il fut admiré par des personnalités aussi diverses que Glenn Gould ou Henry Miller.

  • Une anthologie de textes inédits et illustrés sur l'alcool par le plus grand boit-sans-soif de la littérature américaine.

    Splendeurs et misères d'une âme imbibée d'alcool.
    Dans ce recueil de prose et de poésie couvrant l'ensemble de sa carrière, Charles Bukowski se sert de la bouteille comme d'une longue vue pour observer au plus près le spleen et l'idéal des déchus de l'Amérique.
    Sans jamais se départir de son sourire en coin, celui qui s'autoproclamait « le vieux dégueulasse » raconte comment l'alcool lui servait à la fois de muse, de combustible et de gaz hilarant.

  • Josef von Sternberg est à l'origine d'une des carrières les plus accidentées de l'histoire du cinéma américain. Après des années d'assistanat, il tourna l'un des premiers films indépendants, claqua la porte de plusieurs plateaux, partit filmer en Allemagne puis au Japon, dénicha Marlene Dietrich, fut monteur pour d'autres et directeur de la photographie pour lui-même, réalisa un peu partout des morceaux de films, dégringola plusieurs fois les marches de la gloire pour les remonter une à une. Il légua au cinéma un gisement de chefs-d'oeuvre éblouissants, parfois reconnus, parfois oubliés ou demeurés secrets. Cet ouvrage est un exercice d'admiration au sujet d'une oeuvre parmi les plus farouchement insolites et tragiquement sensuelles jamais tournées au sein de l'industrie hollywoodienne.

    Mathieu Macheret est critique de cinéma au journal Le Monde. Il a écrit aux Cahiers du cinéma entre 2011 et 2014 et collabore actuellement aux revues Trafic et Études, ainsi qu'à l'émission Plan Large sur France Culture. Il a également contribué à des ouvrages collectifs sur les cinéastes Otto Preminger, Francis Ford Coppola, Jacques Tourneur, Manoel de Oliveira, Guy Gilles, Samuel Fuller, Jean-Marie Straub et Danièle Huillet.

  • Avec humour et un zeste d'analyse critique, voici décryptée la vie de bureau telle que nous la connaissons tous. Nicolas Santolaria observe avec talent le monde du travail tel qu'il va ou deviendra pour le meilleur... ou pour le pire. Le livre culte de la "start-up nation" !
    La machine à café, l'open-space, la disparition des frontières entre vie privée et vie professionnelle, les pots d'entreprise, le harcèlement olfactif, la pratique de la trottinette, les cafés envahis par les MacBook des indépendants... En une cinquantaine de chroniques, Nicolas Santolaria, journaliste au regard affuté, explore l'univers que nous partageons tous, celui du travail tel qu'il se pratique aujourd'hui. Des situations cocasses ou embarrassantes aux " tics " contemporains dans les échanges relationnels, du langage mâtiné d'anglais aux nouvelles théories de management, farfelues ou proprement effrayantes, sans oublier les névroses plus ou moins sérieuses que cela génère, tout passe au crible de la plume alerte de l'auteur.
    Loin de n'être qu'humoristiques, ces chroniques, dans une démarche proche des mythologies de Barthes, sont également nourries de références, qui permettront au lecteur curieux d'aller plus loin sur certains sujets.
    Organisé en cinq parties (Lieux et objets ; Pratiques ; Bien-être et névroses ; Langage ; Relations humaines), le livre est rythmé d'illustrations de Matthieu Chiara, également auteur de la couverture.
    Une lecture de détente... au bureau (ou pas) !

  • Ce recueil, qui fait place aussi bien à l'essai qu'à la poésie, met face à face vingt et un textes et les images qui leur correspondent. Des pages d'époques, de longueur et de genres différents, qui déploient toute la gamme d'un styliste virtuose : poèmes, proses, caprices, petite scène dramatique, critique d'art, compte-rendu d'exposition... avec pour dénominateur commun, la peinture. Walser y exprime toute la saveur des peintures galantes de Fragonard, fait bruisser de vie les images d'un album d'Anker ; converse avec l'Olympia de Manet, révèle des détails inattendus de La Vénus du Titien, rehausse le mordant des miniatures de Daumier... Voici un itinéraire dans la galerie intérieure de Robert Walser, à la découverte d'une sensibilité perçante, chaloupée et délicieusement espiègle.

    Robert Walser (1878-1956) est l'auteur d'une oeuvre pleinement découverte après sa mort. Aujourd'hui, il est considéré comme le plus grand écrivain alémanique de la première moitié du XXe siècle. L'essentiel de son oeuvre se compose de centaines de proses rassemblées en volumes par l'auteur lui-même ou dispersées sous forme de « feuilletons » dans les journaux de l'époque, d'autres encore restées à l'état d'esquisses, comme Le Territoire du crayon.

  • Aujourd'hui, l'histoire est partout. Divertissement, outil de connaissance, elle est aussi devenue un enjeu de pouvoir, inspirant instrumentalisations et appropriations. Dans ce nouvel opus de la collection " Le mot est faible ", il s'agit d'affirmer l'histoire comme une activité critique et partagée de la vie sociale, afin de lutter contre toutes les formes de dépossession.
    L'histoire est une des plus anciennes activités humaines. Et pourtant, elle est tout sauf immobile : ses formes et son rôle n'ont cessé d'évoluer. Ce qui définit notre temps, c'est que l'histoire est partout : elle s'est démocratisée, investissant tous les domaines de la culture collective. Devant le sentiment d'accélération, de déclin ou de fin du monde, le passé a par ailleurs pris un poids inédit dans nos sociétés. Divertissement, outil de connaissance, l'histoire est devenue un formidable enjeu de pouvoir, faisant l'objet d'instrumentalisations intensives. Or dans le même temps, des conceptions conservatrices de l'histoire tentent de s'imposer : " fin de l'histoire ", " roman " ou " récit " national, " crise ", " réforme ", " fake news " ou " postvérité ", autant de mots qui nourrissent de nouvelles formes de confiscation de l'histoire commune. Face à ces discours, il serait contre-productif de réserver l'histoire à l'histoire savante des historiens, ou de prétendre qu'elle devrait se désintéresser du présent. Si toute histoire ne se vaut pas, si l'histoire ne peut pas tout, il ne faut pas céder à l'impression que nous serions impuissants devant elle : il est temps d'en rouvrir les portes et de la ressaisir comme un outil de connaissance et d'émancipation collective, comme une activité critique et partagée de la vie sociale. Dire cela, ce n'est ni l'affaiblir ni exagérer sa puissance, c'est au contraire, et à la condition expresse de respecter quelques règles, lutter contre toutes les formes de dépossession.

  • Je vends une vie mâle, excellente et noble, une vie libre. Qui l'achètera ? (I, 7)

  • Au terme de sa longue vie, Goethe affirmait qu'il venait tout juste d'apprendre à lire. Dans ce recueil des meilleurs essais de Doris Lessing, rassemblés pour la première fois, on retrouve la sagesse et la passion d'un auteur qui a elle-même appris, au cours de son intense et longue vie, à lire le monde autrement. Depuis les expériences sexuelles secrètes de Tolstoï jusqu'aux mystères du soufisme, en passant par la critique des grands classiques de la littérature, ces essais abordent un très grand nombre de sujets, de cultures, de périodes et de thèmes.
    Peinture de l'âme humaine, de nos espoirs, de nos peurs et de nos désirs, Le temps mord offre un portrait unique en son genre de l'un des auteurs les plus talentueux de notre époque.

    « Dans ces passages résonne cette voix ferme, intransigeante et courageuse qui a fait de Lessing une icône de la liberté de pensée. » Times Literary Supplement Éditeur original : Fourth Estate, an imprint of HarperCollinsPublishers © Doris Lessing, 2004 VO : Time Bites Pour la traduction française : © Flammarion, 2011 Couverture : Doris Lessing © Sophie Bassouls / Sygma / Corbis

  • j'ai 90 mille dollars
    à la banque
    50 balais
    125 kilos sur la balance
    jamais réveillé au son d'une alarme
    et suis plus proche de Dieu
    que ne l'est le
    moineau.

    Une anthologie de poèmes inédits parus dans d'obscurs magazines, conservés dans des bibliothèques et collections privées.
    Profonde, rythmée, transgressive, hilarante, vernaculaire, la poésie de Bukowski est à l'image de son auteur : aux antipodes de la littérature académique.

  • S/Z

    Roland Barthes

    S/Z Sous ce titre, ou ce monogramme, transparaît une nouvelle particulièrement énigmatique de Balzac : Sarrasine. Texte qui se trouve ici découpé en « lexies », stratifié comme une partition inscrite sur plusieurs registres, radiographié, « écouté » au sens freudien du mot.

    « Si l'on veut rester attentif au pluriel d'un texte, il faut bien renoncer à structurer ce texte par grandes masses, comme le faisaient la rhétorique classique et l'explication de texte : point de construction de texte: tout signifie sans cesse et plusieurs fois, mais sans délégation à un grand ensemble final, à une structure dernière. » R. B.



    Roland Barthes (1915-1980) Sémiologue, essayiste, il a élaboré une pensée critique singulière, en constant dialogue avec la pluralité des discours théoriques et des mouvements intellectuels de son époque, tout en dénonçant le pouvoir de tout langage institué. Il est notamment l'auteur du Degré zéro de l'écriture (1953) et de Fragments d'un discours amoureux (1977).

  • Dans cette troisième livraison des « Économies », Alain Deneault suit le mouvement spéculaire entre des oeuvres esthétiques qui traitent d'économie marchande et d'argent, et des critiques d'arts qui recourent au vocabulaire économique pour commenter les oeuvres. Le mot « économie » ressort de cette analyse fine comme une puissante métaphore, mais surtout comme le nom même d'un régime de production des métaphores.

    C'est à l'économie que s'en remet la rhétorique pour traiter d'« économie du discours », la littérature et le cinéma d'« économie du récit » et les arts en général d'« économie d'une oeuvre ». Cet essai, court et dense, s'appuie sur des penseurs de l'économie esthétique comme Denys d'Halicarnasse, Genette, Arasse et Derrida, pour analyser le fonctionnement sémiologique et social des oeuvres d'art ainsi que leur récupération dans le champ de l'idéologie politique. La science économique est une construction fictionnelle qui a recours à l'esthétique pour se donner des allures de vrai.

  • METTEZ VOS IDÉES EN DISCOURS ET VOTRE PUBLIC EN MOUVEMENT

    Reprendre l'offensive, renverser la table, passer de celui qui galère à celui qu'on désire. Et surtout : faire que le public accorde à votre savoir, à votre projet, à votre produit, à vos compétences, l'attention et la valeur qu'ils méritent. Voilà ce que peut vous apporter la rhétorique.

    S'appuyant sur le savoir des orateurs de l'Antiquité comme sur la recherche contemporaine en psychologie de la persuasion, Victor Ferry donne en douze leçons les outils et l'inspiration pour vous aider à trouver votre style et à développer votre influence.

    Leçon 3 : Assouplissez votre pensée o Leçon 6 : Avant de dire, commencez par montrer o Leçon 8 : Écrivez votre histoire o Leçon 9 : Ne confondez plus convaincre et persuader o Leçon 10 : Jouez avec leurs émotions o Leçon 12 : Prenez les commandes

    Avec ce livre, vous n'allez pas devenir un bon orateur, vous allez devenir un grand orateur.

    Après avoir soutenu une thèse sur la rhétorique à l'Université libre de Bruxelles, VICTOR FERRY a commencé à partager ses outils et ses exercices dans le cadre de cours et de séminaires en entreprise. En 2016, il fonde sa chaîne YouTube L'artisanat rhétorique, qui regroupe aujourd'hui plus de 125 000 abonnés. En complément de cette chaîne principale, il a également lancé en 2020 L'atelier de rhétorique qui lui permet d'échanger directement avec ses abonnés et de faire vivre la rhétorique avec eux.

  • Sur l'écriture

    Charles Bukowski

    Une anthologie de textes inédits sur l'écriture, le quotidien d'une véritable légende américaine, icône de la contre-culture.
    Ces lettres aux éditeurs, directeurs de revues, amis et confrères écrivains pour la première fois publiées, dessinent un portrait intime du grand poète tour à tour poignant, glacial, iconoclaste et souvent hilarant. On y découvre le rapport inquiet au travail, l'érudition littéraire, mais aussi le mordant, l'intransigeance de celui qui a donné voix aux opprimés et dépravés de la société, dans des phrases mémorables ponctuées de moments de grâce.

  • L' objet de beauté Nouv.

    Une certaine critique d'art, si répandue qu'elle est devenue vox populi, nous a habitué depuis fort longtemps, notamment depuis l'avènement de l'art « contemporain », à considérer que l'art est véhicule ou « expression » de bien des choses - du moi, des sentiments, des idées politiques, climatiques, morales -, dont semblent exclues les idées spécifiquement artistiques. Ainsi, ce que le spectateur d'une oeuvre d'art est invité à « comprendre » n'est pas l'oeuvre mais ce qu'elle est réputée signifier (exprimer), sens qui ne se voit ni ne s'entend paradoxalement pas, que l'oeuvre « cache » ou dissimule. Conscient de cette dérive, Jankélévitch avait affirmé lors d'un interview que personne n'aime la musique pour ce qu'elle est ; il semblerait qu'il faille étendre cette vérité à un terrain plus ample : presque personne n'aime l'art pour ce qu'il est. Que signifie aimer l'art pour ce qu'il est ? Telle est la question qui oriente ce travail. Il s'agit, dans la mesure du possible, de penser l'art en tant qu'art, et l'artiste en tant qu'artiste, autrement dit en tant que créateur d'idées artistiques provoquant des émotions esthétiques. Aimer l'art pour ce qu'il est, c'est trouver le sens de l'oeuvre dans l'oeuvre même, se confondant avec sa beauté. L'oeuvre d'art, lorsqu'elle est conçue pour être jugée comme telle, s'adresse avant tout à une sensibilité esthétique ; c'est alors qu'on peut l'appeler « objet de beauté ».

  • À chaque étape du « désastre [...], j'étais à une place bien en vue ». Dans son journal, inédit en France, Evelyn Waugh (1903-1966), révèle avec une ironie féroce les coulisses de l'armée britannique durant la Seconde Guerre mondiale. Il tirera également de la drôle de guerre qu'il a menée sa célèbre trilogie romanesque Sword of Honour, avec Hommes en armes, Officiers et Gentlemen et La Capitulation. À 36 ans, il n'a pas été facile pour l'écrivain catholique de servir comme officier dans l'armée britannique. Mais guerre ou pas, il reste le même contempteur de l'univers qui l'entoure. L'entraînement des premiers jours ? « De nombreux jeux dégradants conçus pour nous maintenir de bonne humeur mais qui, en réalité, vont à l'encontre de la dignité naturelle de l'homme. » Envoyé d'une unité à l'autre, il participe à des opérations militaires variées et insolites. D'abord, en 1940, l'expédition avortée de Dakar aux côtés des Français libres menés par le général de Gaulle. Puis l'évacuation catastrophique de la Crète par l'armée britannique. Enfin, c'est une longue mission dans les Balkans avec l'improbable Randolph Churchill, fils du Premier Ministre, auprès de Tito et de ses Partisans durant laquelle les deux hommes survivent au crash de leur avion, un des nombreux épisodes d'une relation tumultueuse. Entre deux départs, dîners arrosés en compagnie de l'establishment londonien dans la capitale écrasée par les bombes, décrits avec le même cynisme décapant. Durant ces cinq années de guerre, Waugh poursuit, jour après jour, sa critique insolente de la vie sociale britannique et de l'un de ses plus fiers fleurons, l'armée.

  • Aurore

    Friedrich Nietzsche

    Dans Aurore (1881), Nietzsche poursuit l'entreprise de critique radicale de la morale commencée dans Humain, trop humain, et pose ainsi les jalons d'un projet philosophique dont ses dernières oeuvres, de Par-delà bien et mal à Ecce homo, seront le couronnement.
    Le philosophe s'impose ici comme un travailleur des ténèbres, forant le fond de la civilisation pour mettre au jour les origines plus ou moins nobles des idéaux, des croyances et des moeurs, saper les fondements de la morale et faire vaciller nos certitudes. Prônant la libération de la pensée, il en appelle à l'affirmation de nouvelles valeurs. Et il nous montre, à travers cette série de fragments placés sous le signe de la belle humeur, que l'étonnement et le scepticisme sont au principe de toute philosophie : « Un livre comme celui-ci n'est pas fait pour être lu d'un seul tenant ou à voix haute, mais pour être consulté, notamment en promenade ou en voyage. On doit pouvoir sans cesse y mettre le nez, puis le relever, et ne plus rien trouver d'habituel autour de soi. » © Flammarion, Paris, 2012 Couverture : Virginie Berthemet © VO : Morgenröte - Gedanken über die moralischen VorurteileFlammarion

  • Si la religion est omniprésente dans la réflexion de Freud, l'islam en est absent. On mesure à ce constat la richesse de la perspective ouverte ici : mettre au jour les refoulements constitutifs de la religion islamique.Partant de la crise contemporaine de l'islam et de son symptôme le plus visible qu'est l'islamisme, ce livre entreprend d'explorer les origines de l'islam. Pour interpréter cette «césure du sujet de la tradition» qui prend la forme d'un désespoir de masse, Fethi Benslama relit les textes fondateurs, gardés par un long règne d'interdit de penser.L'altérité féminine y apparaît comme la nervure centrale du refoulement propre à l'islam. Face à un dérèglement profond de la relation entre le réel et les formes symboliques que trahissent les extrémismes, l'analyse conduit alors vers des questions demeurées impensées, telle l'affirmation coranique selon laquelle Dieu n'est pas le père.

  • Dans cet essai brûlant d'actualité, il est tant question de nécessité d'engagement que de mise en garde contre ses dangers. L'auteur récuse tout autant la fidélité totale à un dogme ou une idéologie, que la passivité de celui qui attend une cause parfaite ou des valeurs absolues pour agir. Cela conduit à l'inaction. Or s'engager c'est précisément se dresser contre l'imperfection. Mais le danger serait de tomber dans les travers de l'embrigadement aveugle et de l'abdication de la personne noyée dans une idéologie. Un équilibre qui, de nos jours, est plus que fragile. Une ode à l'action, salvatrice pour notre époque où, s'il n'a jamais été aussi simple de s'exprimer et d'agir entre autres grâce aux moyens de communication, la résignation et le sentiment d'impuissance dominent comme jamais.

    Paul L. Landsberg est un philosophe existentialiste allemand d'origine juive né en 1901. Quittant son pays 4 jours après l'arrivée au pouvoir de Hitler, il s'installe en France et collabora activement à la revue Esprit. Il est arrêté en 1942 par la Gestapo et décède en 1944 dans un camp. Il est l'auteur d'Essai sur l'expérience de la mort (1937) et de Le Problème moral du suicide (1942) dans lequel il évoque la question du suicide selon une approche chrétienne et y défend l'euthanasie.

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