• 2024 - Les Jeux olympiques n'ont pas eu lieu
    Marc Perelman
    En 2024 auront lieu les Jeux olympiques et paralympiques de Paris, moment de joie, de paix, dans le respect des hommes et de la planète. Marc Perelman déconstruit cette promesse miraculeuse et décrypte l'idéologie autoritaire et cupide qui la sous-tend.
    La France se prépare à accueillir les Jeux olympiques en 2024. Ce sera un été de fête. Et pour qu'il soit réussi, des milliers de travaux ont été engagés, des fonds énormes ont été dédiés. Paris deviendra un parc olympique écoresponsable et les Français seront « tous citoyens du sport ». Même Notre-Dame sera rénovée pour l'occasion.
    Marc Perelman propose à ceux qui sont mal à l'aise avec cette débauche de moyens et d'enthousiasme de ne pas s'arrêter aux effets pervers d'un système devenu gigantesque. Il faut interroger les valeurs qui sont ici à l'oeuvre au-delà des affichages, des valeurs qui sont très dangereuses.
    L'auteur se base sur une lecture approfondie de la charte olympique, des contrats qui lient le CIO à ses partenaires et de nombreux documents officiels, les mettant à l'épreuve des faits de l'organisation de Paris-2024. Non, l'olympisme n'est pas apolitique, n'est pas écologique, ne fait pas oeuvre sociale, n'agit pas pour la santé commune, ne respecte pas les territoires qu'il occupe. Les Jeux n'ont comme horizon que la croissance : plus de licenciés, plus de spectateurs, plus d'argent. Et nous ne sommes pas obligés de leur dérouler le tapis rouge.

  • En février 2006, des expériences dans la zone polaire provoquent une gigantesque tempête qui ensevelit l'hémisphère nord sous plusieurs mètres de neige, paralysant toute activité. Quelques années plus tard, un jeune homme, Simon, raconte la longue lutte pour la survie matérielle et spirituelle qu'il a menée avec sa famille, dans leur chalet des Alpes, au coeur de ce déluge blanc. Dans leur arche perdue, le père, la mère et les deux enfants affrontent de multiples périls, la solitude, la peur, parfois l'angoisse, mais finalement c'est l'ingéniosité et l'espoir qui l'emportent. Ils réinventent des gestes ancestraux qu'ils croyaient oubliés. Auprès d'eux, leurs animaux familiers les aident, de diverses manières, à surmonter l'épreuve. Dans les livres qui les entourent, et dont le père lit chaque soir quelques pages au coin du feu, ils puisent aussi des leçons d'amour et de courage. Roman d'anticipation, récit d'aventures, fable écologique, ce livre est aussi une méditation sur la fragilité du monde où nous vivons, et comme un manuel de survie pour les futurs naufragés de la société industrielle. Les enfants de Noé a obtenu le prix de la Fondation de France 1988 pour le meilleur roman jeunesse. L'auteur

  • Paris

    Jean Follain

    Jean Follain a longtemps rêvé Paris. Mais son Paris n´est pas celui des guides. Au gré de ses déambulations, il observe, s´imprègne de la ville et de ses énigmes. Il va de cafés en cimetières en frôlant les squares, les monuments, s´engouffrant dans un passage pour changer d´itinéraire à l´improviste. Poésie au coeur, il saisit et offre les mille et un instants de sa vie de flâneur urbain, perpétuellement à l'affût de l'insaisissable réalité des choses. « Tous ceux qui aiment vraiment Paris trouvent un jour une étoile. » Un livre pour tous les amoureux de Paris !

    Fils de notaire et petit-fils d´instituteur, Jean Follain est né en 1903 à Canisy, dans la Manche, lieu qui sera une inspiration essentielle pour sa production poétique. Après des études de droit, il exerça des fonctions de magistrat tout en fréquentant les milieux littéraires. Il écrivit des recueils de poèmes - dont Exister (1947), Tout instant (1957), Appareil de la terre (1964), Espaces d´instants (1971) - mais également des livres en prose, comme Paris (1935), Canisy (1942) ou Chef-lieu (1950). Ami de Max Jacob, André Salmon, Jean Paulhan, Pierre Minet, Armen Lubin, Pierre Reverdy, il collabora à de très nombreuses revues. Il reçut en 1970 le Grand Prix de poésie de l´Académie française pour l´ensemble de son oeuvre. Il meurt tragiquement en 1971, renversé par une voiture.

  • Arnhem, cité de rentiers, Wiesbaden, cité de retraités, Düsseldorf, cité des banquiers... La liste est longue de villes saisies à un moment historique ou au cours d'une période essentielle de leur histoire : La Mecque, Sparte, Londres et surtout Venise au temps des Guelfes et des Gibelins.

    Avec La Ville, Weber excelle dans l'art de la typologie. Il y définit toute une gamme de villes « idéaltypiques », selon qu'on les considère sous l'angle juridique, économique, politique. Et il le fait avec d'autant plus d'aisance que son étonnante érudition lui permet d'interpeller les villes babyloniennes, juives, hindoues, islamiques, chinoises ou russes au même titre que celles de l'Antiquité grecque ou romaine et celles du Moyen Âge.

    En retraçant l'histoire des conjurations et des corporations, Weber souligne l'originalité de l'histoire européenne : la seule à avoir produit la commune dans son plein développement. Du même coup, il évoque le rôle moteur du christianisme, les transformations du rapport entre la ville et la campagne, la nature essentiellement politique des luttes que se livrent les divers ordres sociaux, la lente montée de la bourgeoisie. Le passage du capitalisme foncier impliquant l'esclavage dans l'Antiquité au capitalisme marchand du Moyen Âge n'est jamais qu'une longue série d'étapes d'un processus menant au capitalisme moderne et à l'Etat moderne.

    La Ville, dit Weber, se développe selon la logique propre à chaque civilisation, mais il existe en même temps une loi interne au champ politique, qui limite le nombre de compromis possibles pour faire cohabiter dans une même cité des couches sociales qui se distinguent et que leurs intérêts opposent. Les rapports de souveraineté et de luttes pour la domination entre villes et Etats sont au coeur de la réflexion wébérienne. Aussi, ces analyses gardent-elles une actualité manifeste en un temps où les métropoles s'agrandissent et en un temps où, avec cet accroissement spatial, démographique et économique, l'acuité des problèmes sociaux, environnementaux et politiques se fait plus vive.

    Max Weber (1864-1920), économiste allemand, père de la sociologie contemporaine. Né dans une riche famille de la bourgeoise protestante allemande, M. Weber entame des études en Droit et accède au poste de professeur d'Histoire de droit romain et de droit commercial à Berlin (1893) puis à Fribourg (1894). Souffrant de dépression nerveuse, il visite l'Italie et le sud de la France, et c'est à la suite de ce voyage qu'il réoriente ses recherches vers la sociologie dont il fonde en 1909, avec G. Tönnies et G. Simmel, la Société allemande de sociologie. Les années 1915-1919 sont pour Weber une grande période d'activité intellectuelle avec la publication de ses travaux sur la sociologie comparative des religions mondiales. Il meurt peu après avoir obtenu la première chaire de sociologie à Munich. Mal connue en France, la pensée wébérienne s'appuie le processus de rationalisation de la modernité occidentale par de nombreux exemples historiques.

    Philippe Fritsch a été Professeur de Sociologie à l'Université Lyon 2 et Directeur d'une équipe de recherche associée au CNRS. De L'Education des adultes (1971) à Être Vétérinaire (2011), ses travaux et publications ont également fait place à des intérêts d'ordre épistémologique et de circulation internationale des idées, donc à la traduction de textes de Simmel, Weber et Dirk Kaesler.

  • Les loups de Prague

    Olivier Paquet

    Prague, huit ans après un putsch militaire. La Ville vit sous la forme d´un système immunitaire géant soumis à une véritable programmation biologique. Au coeur de la cité, pourtant, opère dans la clandestinité une guilde du crime, mafia organisée en clans régis par des lois animales mais servis par une technologie sidérante. Dans ce contexte singulier, deux hommes vont se connaître et se mesurer : Václav, journaliste et militant du retour à la démocratie ; Miroslav Vlk, maître des Loups. Aveuglé par sa fascination pour le chef de meute, Václav entraîne les habitants de Prague vers ce qui pourrait bien être un ultime bain de sang. Fable politique violente et sensuelle, Les Loups de Prague est le second roman d´Olivier Paquet.

  • Quel est le sens d´un projet urbain pour peu qu´on le considère dans sa globalité ? Expression d´une politique particulière, mais aussi d´une culture spécifique, celui-ci touche, par son réalisme même, aux innombrables problèmes soulevés par un territoire et sa population. Il est donc à la croisée des chemins de diverses disciplines, ne prend tout son sens que dans leur interaction tout en concernant directement la vie quotidienne de tout un chacun, qu´il habite une grande ville, une banlieue ou une zone rurale.

  • Ville makers

    Michel Mathieu

    En 2050, 6,5 milliards d'humains habiteront en ville. Les grandes cites concentreront toujours plus les entreprises, cerveaux, lieux de recherche et de formation, innovations, emplois et services. Mais quel sera leur visage ? Comment concilier des territoires parfois tentaculaires et les aspirations des urbains a une qualite de vie retrouvee ?

    Michel Mathieu, directeur general de LCL, nous invite a faire la connaissance des ville makers, ces femmes et ces hommes oeuvrant au quotidien a inventer le futur de la ville. Leur vision, leur energie, mises au service de formidables projets collectifs, creent les services et dessinent les contours des metropoles de demain.

    Dans cet ouvrage qui « pense la ville » a l'heure d'un moment historique de transformations, le lecteur decouvre autant de projets revolutionnaires que d'idees brillantes pour creer et recreer, au nom du bien vivre ensemble, « le meilleur de nos villes ». Une decouverte eclairante a destination de tous ceux qui se posent la question : comment habiter ma ville ? 

  • «Je vivais dans le quartier de Musrara, sur la ligne séparant Jérusalem-Ouest de Jérusalem-Est, côté israélien. Une vieille maison arabe dont le couloir central était une ancienne ruelle de souk. (.) J'achetais les pitas chez le boulanger palestinien de l'autre côté du boulevard, chaudes et moelleuses comme une peau d'enfant sortant du sommeil, et les bagels saupoudrés de sel chez un vendeur de falafels israélien de la rue Hanevi-im, la rue des Prophètes.»

  • L'image récurrente du Connemara est une immense prairie glissant vers la mer. Et tout ce vert est quadrillé d'un réseau de murets, ponctué de moutons. mais pour moi, c'est une route bleutée qui s'enfonce dans le brouillard. Et sur cette route déserte, le

  • Le défi est clair, que Pierre Sallenave résume ainsi : "il n'y a qu'une seule voie : il faut réussir la mutation urbaine". Toutes les autres évolutions sont contingentes, en particulier l'accélération démographique ou la nécessité d'un développement durable : la recherche de la ville dense s'impose comme une loi incontournable de cette prise de conscience. Dans son riche parcours à travers les villes de la Société des Urbains, Pierre Sallenave nous invite à quitter la technicité et la compétition que se livrent les grandes métropoles entre elles, pour retrouver et ressentir la vie qu'elles abritent et, avec optimisme, rechercher inlassablement les moyens de la rendre plus belle.

    Pierre Sallenave est diplômé de l'Ecole Polytechnique, ingénieur au corps des ponts et chaussées et docteur en mathématiques. Il fut notamment le Directeur général de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) entre 2008 et 2014. Il créa ensuite la société de conseil Magellan, dont il est Directeur Général et qui intervient dans le domaine des transports et notamment dans le secteur maritime.

  • Chronique d´une famille dans la province du début de ce siècle, En silence évoque une époque qui pour des millions de gens fut d´abord celle d´un exil : des paysans croient trouver un avenir meilleur à la ville, et se voient dès lors contraints à l´errance des âmes en peine. Edgar a vendu la pauvre ferme que les siens tenaient au hameau des Doisnons, dans les monts de la Madeleine, et part s´installer à Roanne en compagnie de sa femme Adélaïde et de ses deux filles, Marie et Anne. Mais la ville est un lieu étrange, où le plaisir s´achète - et s´échappe -, où la terre n´est plus là pour vous protéger de son autorité. Edgar n´y résistera pas longtemps. Il laisse après lui trois femmes qui tenteront, avec des fortunes diverses, de s´inventer chacune un nouveau monde où vivre... Toutes les trois demeurent hantées par le sentiment d´une perte à combler : Adélaïde, impuissante à saisir la vie, se mure dans la réclusion ; Marie, qui incarne la norme (égoïsme et ambition mêlés), offrira bientôt l´image de ce qu´on appelle un peu vite une réussite ; Anne, quant à elle, gardienne des anciennes sauvageries, refusera d´abandonner les libres chemins dussent-ils conduire au pire. Trois personnages condamnés à vivre hors de soi à qui ne restent plus que le désir éperdu de se trouver - ou la ferveur de se perdre. Tout en eux est sans retour. Portés par le souvenir d´un passé dont ils se savent exclus, ils sont à la merci des caprices et des renoncements de leur propre mémoire. Voués par elle à n´être plus, bien avant l´heure de la fin, que vide et silence. Un silence assourdissant, résonnant des mille questions que nous ne parvenons pas à formuler.

    Éditeur du domaine étranger chez Phébus depuis 2000, Daniel Arsand a notamment été le « passeur » d´auteurs aujourd´hui considérés comme incontournables : William Trevor, Keith Ridgway, Joseph O´Connor, Edward Carey et bien sûr d´Elif Shafak et de Julie Otsuka. Son premier roman, La Province des Ténèbres, obtient en 1998 le prix Femina du premier roman, en 2000 il reçoit le Grand Prix Jean Giono du deuxième roman pour En Silence (Phébus) et le Prix Chapitre du roman européen 2011 pour Un certain mois d'avril à Adana (Flammarion).Ses livres sont traduits dans une dizaine de pays dont les États-Unis.

  • Fan.

    Dans les travées du stade à Gap.
    Une fan fixe à sa ventouse.
    Chaque sportif pour des agapes.
    Privées de vin mais pas de grappes.
    Pampres qu'elle pompe sans sa blouse.

    99 limetricks est un recueil de quintils, petits poèmes cocasses en cinq vers. C'est un grimoire énergisant dont la publication portera un coup de boutoir décisif à l'industrie pharmaco-virilisatrice. Les poèmes, à caractère sexuel et géographique, associent à chaque ville une pratique sexuelle. Un effeuillage des moeurs longitudinal, d'est en ouest. Une méthode mnémotechnique efficace pour s'améliorer en histoire-géo.

  • Vous voulez faire baisser vos frais de chauffage cet hiver ? Passer à une énergie renouvelable ?

    Ce livre vous explique dans le détail les caractéristiques des cheminées, poêles, inserts et chaudières, classiques et à granulés, poêles dits "de masse" ou "à masse", et jusqu'aux nouveaux systèmes mixtes (associant bois et solaire thermique), qui permettent aussi la production d'eau chaude ou d'électricité.

    Un guide précieux pour choisir, parmi des produits étonnamment performants, le mieux adapté à vos besoins, concevoir une installation complète, et optimiser son rendement.

  • Parler d'économie d'énergie aujourd'hui sans vous parler de la labellisation serait totalement obsolète. C'est pourquoi vous trouverez dans cet ouvrage des conseils indispensables : pour implanter, concevoir et réaliser votre maison ; choisir vos matériaux ; isoler et améliorer votre performance thermique ; choisir votre chauffage et vos équipements ; demander et obtenir la labellisation. Ainsi, l'auteur vous aidera à construire votre maison à énergie 0 ou basse consommation en respectant toutes les exigences et en obtenant le label BBC. "Un guide pratique et sur-mesure pour l'obtention de votre label"

  • Comme le soleil, le vent est une source d'énergie gratuite, inépuisable, et écologique. Aussi l'éolienne a-t-elle le vent en poupe ! Mais avant de bénéficier de ses watts, bien des décisions devront avoir été prises : va-t-on l'acheter ou la construire, vaut-il mieux un modèle à axe vertical ou à axe horizontal, doit-on se raccorder au réseau ? Et la loi, que dit-elle ? A ces questions, et à toutes celles qui touchent à l'éolien individuel, vous trouverez ici des réponses claires et concrètes.

  •  Le livre Thomas Cook Travel Book Award Lors d´un premier séjour en Inde à l´âge de dix-sept ans, William Dalrymple découvre Delhi. Cette grande capitale le fascine. Il prend conscience que cet endroit recèle son cortège de richesses et d´horreurs. Cinq ans plus tard, il y revient et y voit le sujet d´un livre : le portrait d´une ville disloquée dans le temps. Des ruelles étroites de la vieille ville aux avenues plus larges de New Delhi, il déambule dans des lieux sous lesquels seraient englouties sept villes mortes. Ses larges artères englobent un cimetière de dynasties. Delhi est vouée à sans cesse renaître de ses cendres, à connaître de nouvelles incarnations, de siècle en siècle. Les djinns, autrement dit les esprits, hantent chaque maison, chaque coin de rue. Ils aiment tant Delhi qu´ils ne peuvent supporter de la voir vide et désertée, c´est ce que révèle à l´auteur un sage.
    William Dalrymple a passé quatre ans à Delhi après 1989. Il nous propose un panorama de la vie dans cette ville. L´historien revient sur l´époque de la colonisation britannique et s´attache au devenir des extravagantes constructions impériales anglaises. Le journaliste, le voyageur, quant à lui, friand de contacts humains, nous livre une galerie de portraits des habitants du Delhi d´aujourd´hui, dans leur incroyable diversité.
      L'auteur Historien et journaliste écossais, William Dalrymple parcourt l´Orient depuis une vingtaine d´années. Spécialisé dans la littérature de voyage, il est l´auteur de six livres parmi lesquels Le Moghol Blanc (Noir sur Blanc, 2005) qui a remporté, entre autres, le prestigieux Wolfson Prize for History. La Cité des Djinns (Noir sur Blanc, 2006) a reçu le Thomas Cook Travel Book Award. William Dalrymple est membre de la Royal Society of Literature et de la Royal Asiatic Society. Il vit avec sa femme et leur trois enfants entre l´Écosse, Londres et New Delhi.
      « Pour qui a le goût de l´échappée lointaine et aventureuse, William Dalrymple est un modèle. » (Le Figaro magazine)

  • Commençant par l´énigme d´un rêve et se terminant par une parabole, Good night friend parle du tressage des cultures, de Kanaks qui aiment l´opéra, de l´exil hors des tribus, du va´a, de la terre qui est maintenant dans l´inconscient, mais aussi d´être désormais de la ville. La ville vue à travers la métaphore de la prison de pierre qui enferme mais qui permet l´amitié malgré les différences ethniques.
    Roman qui nous en dit beaucoup sur la Nouvelle-Calédonie et sur le lien familial fort qui englobe présents et absents, les ancêtres mais aussi ceux qui sont adoptés. Par petites touches, à la manière des impressionnistes, l´auteur joue avec le «je» du narrateur qui devient comme un témoin et passe d´un personnage à l´autre. Il dévoile au fil du récit une sombre histoire d´envoûtement avec meurtre et nous tire jusqu´au coeur des problématiques océaniennes attachées au nom et à la terre.

  • «Longtemps, je t'ai dit qu'un jour j'irai à Brasília. Tu ne me croyais pas. Pourquoi Brasília ? C'était une ville que l'opinion commune en Europe avait classée à l'inventaire des choses froides et peu animées, vissée artificiellement au centre d'un pays dont on persistait à admirer la façade atlantique. Et si cette façade masquait une profondeur intérieure ? Brasília avait éveillé la curiosité internationale le temps d'une fête et, depuis, les médias s'étaient peu souciés de suivre son évolution. Je n'ai jamais oublié Brasília.»

  • C'est chose fréquente à Montréal : arriver pour trois mois et s'apercevoir soudain que trente ans se sont écoulés et que vous n'auriez pas imaginé votre vie ailleurs. Une sonate d'automne à Montréal ne s'écrit pas sans risques, elle peut être suivie de plusieurs mouvements. "Je ne suis pas pressé" leitmotiv lancinant pour respirer la ville, la langue, la littérature, les femmes et se souvenir d´Octobre... "Drôle de patente", cette ville, on y croise des "pelleteux de nuages" qui rêvent et qui charruent l´indifférence. L'hiver redoutable finit par imposer son largo indispensable et le printemps s'ensuit, composition si allègre qu'on veut encore l'entendre interprétée par le vent du sud. Ce vent jouisseur, sawa-ni-yottin, que les Indiens algonquins tiennent pour l'initiateur des caresses.

  • Les faubourgs historiques de Damas qui sont l´objet de cette étude ont été et demeurent depuis 1979 au coeur des recherches menées à l´Ifpo par le Programme du Vieux Damas. Ils ont été également à l´origine du travail d´analyse méticuleux et raisonné mené pendant plus de dix ans par Yves Roujon et Luc Vilan au cours de leur encadrement pédagogique de « l´Atelier de Damas » aux Écoles d´Architecture de Versailles et de Belleville. Ce long exercice de terrain a permis d´élaborer et de présenter dans cet ouvrage des propositions alternatives à la dégradation actuelle conduisant à la ruine des structures anciennes ; ces propositions sont mises à la disposition des autorités locales responsables de la protection du patrimoine urbain de Damas. Elles constituent une approche dynamique de la ville intégrant la prise en compte du patrimoine historique dans l´aménagement de Damas extra-muros. Ce travail est un modèle élaboré, mûrement réfléchi, qui peut être étendu (voire partiellement reproductible) à d´autres villes de la région.

  • À Lisbonne, le fleuve n'est jamais bien loin. Le temps d'un été, une jeune française, d'origine portugaise, découvre la ville et ses tramways, se perd dans ses ruelles, dans les lointains faubourgs, à la recherche de sa cousine. Peu à peu une ville apparaît, un quartier, une colline, des odeurs. À distance, un garçon de café les observe. Est-il de la partie ? Que fait-il exactement ? Peut-être Lisbonne ne livrera-t-elle jamais ses secrets. Peut-être la ville est-elle tout ce qu'il y a sous le ciel.

  • «Rien n'est plus émouvant, aux abords des villes recrues d'Histoire, que ces échappées vers l'arrière-pays de l'intemporel et du hors sujet. Sur les pavés de Novy Svet, le pas tressaute au rythme d'un ländler ébouriffé, où viennent se loger des éclats de

  • Montpellier dont Stendhal disait que son grand mérite est de ne pas avoir l'air stupide, comme les autres villes de l'intérieur de la France, m'a sans doute appris un cosmopolitisme dont je ne crois pas qu'il soit le fruit de ma fantaisie. C'est peut-être là aussi, à cause de ce ciel trop beau qui serre le coeur, que j'ai contracté cette mélancolie et cette violence, car l'excès d'azur, vidé du moindre accident vaporeux, finit par devenir la couleur d'un néant qui est, au bout de ma vie, mon unique dieu.

  • Marrakech, son immense médina, apparaît comme l'archétype de toute cité d'errance : le lieu où semblent se marier la flânerie et l'aventure. Puis, peu à peu, l'idée s'impose que la «Ville rouge» illustre un autre écoulement du temps, lent, oriental, aristocratique, différent du devenir occidental. C'est cette expérience fondamentale qui conduira les deux protagonistes de cette «topo-fiction», l'un à regagner l'Europe, l'autre à s'enfoncer dans le continent africain en direction de ce Sud mythique dont Marrakech est le prélude volupteux.

empty