• Les mots « terre d'Israël » renferment une part de mystère. Par quelle alchimie la Terre sainte de la Bible a-t-elle pu devenir le territoire d'une patrie moderne, dotée d'institutions politiques, de citoyens, de frontières et d'une armée pour les défendre ?
    Historien engagé et volontiers polémiste, Shlomo Sand a, à grand bruit, dénoncé le mythe de l'existence éternelle du peuple juif. Il poursuit ici son oeuvre de déconstruction des légendes qui étouffent l'État d'Israël et s'intéresse au territoire mystérieux et sacré que celui-ci prétend occuper : la « terre promise », sur laquelle le « peuple élu » aurait un droit de propriété inaliénable.
    Quel lien existe-t-il, depuis les origines du judaïsme, entre les juifs et la « terre d'Israël » ? Le concept de patrie se trouve-t-il déjà dans la Bible et le Talmud ? Les adeptes de la religion de Moïse ont-ils toujours aspiré à émigrer au Moyen-Orient ? Comment expliquer que leurs descendants, en majorité, ne souhaitent pas y vivre aujourd'hui ? Et qu'en est-il des habitants non juifs de cette terre : ont-ils - ou non - le droit d'y vivre ?

  • Pierre Loti (1850-1923) fut un romancier à succès et un mondain courtisé. C'est pourtant le même homme qui, délaissant les honneurs, partit pour le Sinaï en février 1894. Son ami Claude Farrère le décrivait comme « un agnostique qui ne se résigna jamais à renoncer à Dieu », d'où ce voyage en Terre sainte qui nourrira son inquiétude religieuse et lui inspirera l'une de ses oeuvres majeures, récit de voyage autant que quête spirituelle sous forme de triptyque. Après avoir saisi l'intemporalité et la virginité du Sinaï (Le Désert), il observe minutieusement églises et pèlerins dans Jérusalem avant de peindre des paysages en mots, les Évangiles à la main tel un guide (La Galilée).

  • Au-delà des rites et croyances particuliers au judaïsme, cette religion propose surtout une culture globale qui recouvre un enseignement doctrinal, un ensemble de lois très développé, un mode de vie particulier et un système social étendu.
    Cette culture est plurimillénaire : une bibliothèque juive traditionnelle contient à la fois des ouvrages de la haute Antiquité (Bible), de l'Antiquité tardive (Talmud, Midrash) et un très grand nombre de textes et d'études, relayés depuis l'époque médiévale, qui vont du commentaire biblique ou talmudique au traité philosophique ou cabalistique.
    Retracer l'histoire du judaïsme, c'est aussi explorer la tradition hébraïque qui enveloppe toutes les dimensions de la vie, depuis les idées les plus hautes de la métaphysique jusqu'aux détails les plus pointus de la relation de chacun à son corps, aux objets du monde et à autrui.

  • En 1929, alors que l'antisémitisme est très présent en Europe, il se rend en Palestine. Il rencontre la communauté juive et tombe face à un peuple exclu. Il se prononce alors pour la création d'un État israélien mais doute sérieusement d'une possible entente entre Juifs et Arabes. Ce livre rassemble vingt-sept articles sur les juifs qu'Albert Londres a écrit. Extrait : Ce n'étaient pas des israélites, mais des Juifs. Je répète cela parce qu'il faut bien comprendre. Les assimilés français, anglais, allemands, hollandais, hongrois, etc., ont renoncé depuis plus ou moins de temps à la vie purement juive. Chez eux, beaucoup plus d'Occident que d'Orient. Les pays qu'ils ont adoptés et loyalement servis les ont baignés de leur génie. Et maintenant, ils sont Français israélites, à peu près comme on est protestant ou catholique français. À notre génie ils ajoutent le leur. C'est tout ce que l'on peut dire. Ceux de Moravie, de Pologne, de Russie, nos Juifs des Carpathes ne sont pas des israélites, mais des Hébreux. Ils sont Hébreux plus que Déroulède ne fut Français. Et c'est leur vie d'Hébreux qu'ils sont venus cacher dans ces montagnes, la même -- la même avec des amendements en accentuant encore le caractère -- que leurs ancêtres menèrent dès leur sortie d'Égypte, l'an 1500 avant Jésus-Christ. Où donc se sont-ils préservés de la contagion européenne~? Dans le ghetto.

  • Pour l'État d'Israël, la principale source d'exportation vers l'Occident n'est pas faite de mandarines ou d'avocats, ni même d'armement ou de systèmes sécuritaires : l'essentiel, c'est la promotion d'une image, celle de l' « énergie créative » pour tout ce qui touche à la culture. « Les produits israéliens comme la littérature, la musique, la danse, le cinéma, l'art, la gastronomie, la science et les technologies, l'architecture et l'histoire sont des domaines culturels susceptibles de toucher les publics cible, particulièrement en Europe » explique un ex-député du parti de gauche Meretz.
    Or cette vitrine culturelle, comme le prestige international de l'université israélienne, masquent une tout autre réalité : les liens entre cette université et l'institution militaire, le rôle de l'université dans la recherche de nouveaux outils de combat et de renseignement, la discrimination des étudiants palestiniens, l'absence de protestation contre les guerres menées à Gaza... Et l'évidence que les écrivains, artistes et cinéastes du soi-disant Camp de la paix, d'Amos Oz à Amos Gitaï ou David Grossman, ne sont que des dissidents officiels tout à fait inoffensifs.
    C'est cette réalité-là qui explique le succès exponentiel du boycott académique et culturel dans le monde entier - et les réactions très vives du pouvoir israélien contre ce qu'il considère désormais comme une « menace existentielle ». Ce boycott ne concerne pas les personnes mais les institutions et ceux qu'elles soutiennent. Il n'est ni un obstacle au dialogue, ni un frein à l'action d'une « gauche sioniste » muette et paralytique. Il est un mode de résistance pacifique et parfaitement légitime.


  • Le Proche-Orient, où l'on regroupe l'Égypte, la Syrie, le Liban, l'Irak, la Jordanie et Israël, occupe une place centrale sur l'échiquier géopolitique mondial. Au coeur des tensions qui marquent cette région, se trouve le conflit israélo-palestinien entré, depuis septembre 2000, dans une nouvelle phase paroxystique.
    Au-delà de l'horreur de l'enchaînement inlassable des attentats-suicides, des tirs de missiles et des représailles israéliennes dans les Territoires, cet ouvrage explique comment, en un peu plus d'un siècle, le Proche-Orient est devenu le lieu d'affrontement de visions multiples et contradictoires, d'enjeux stratégiques avoués ou dissimulés, mais aussi de perceptions et de convictions identitaires, sociales, culturelles et religieuses, fortes et antagonistes. À lire également en Que sais-je ?...
    La géopolitique, Alexandre Defay
    Le sionisme, Ilan Greilsammer

  • Lors de la réoccupation des villes de Palestine au printemps 2002, l'armée israélienne a utilisé une tactique inédite : au lieu de progresser dans les rues tortueuses des vieux quartiers ou des camps de réfugiés, les soldats passaient de maison en maison, à travers murs et planchers, évitant ainsi de servir de cibles aux résistants palestiniens. Cette méthode, "conceptualisée" sous le nom de "géométrie inversée" par des généraux qui aiment à citer Debord, Deleuze et Guattari ou Derrida, représente un tournant postmoderne dans la guerre des villes. Les territoires occupés sont ainsi devenus un laboratoire spatial pour de nouvelles techniques d'attaque, d'occupation et de contrôle de populations, qui sont ensuite exportées aux frontières où se livre la guerre globale. Et inversement, la réflexion sur l'urbanisme est largement passée dans des centres de recherche où des militaires travaillent sur l'art de construire/ détruire en s'appuyant sur de pseudo-concepts philosophiques. Mais Eyal Weizman montre que ces idées nouvelles - substrat d'une querelle des Anciens et des Modernes dans l'armée israélienne - n'ont pas été étrangères au fiasco libanais de l'été 2006.

    Eyal Weizman est architecte. Il dirige le Centre de recherches architecturales du Goldsmiths College (université de Londres).

  • Jésus vidéo

    Andreas Eschbach

    Non loin de Jérusalem, dans une tombe inviolée depuis deux mille ans, une mission d'archéologie exhume le manuel d'utilisation d'une caméra vidéo dont la sortie sur le marché est prévue... dans trois ans.
    Un homme muni d'un caméscope aurait-il visité la Palestine du Ier siècle ? Si oui, que sont devenus l'appareil et les enregistrements ? Et, surtout, qu'a-t-on, qui a-t-on filmé ?
    S'agit-il de la plus redoutable découverte archéologique de tous les temps ou d'un canular de génie ? En terre de Palestine et d'Israël, sur fond d'expertises scientifiques, de négociations acharnées et de sectes obscurantistes, s'engage une course effrénée où s'affrontent chercheurs, médias avides de sensationnel et services spéciaux du Vatican. Tandis que trois jeunes gens téméraires poursuivent leur quête parallèle et s'approchent pas à pas de révélations que tous ne jugent pas bon de rendre publiques.
    Ne feront-elles pas vaciller les fondements mêmes de la culture occidentale ? Un thriller exceptionnel, par l'auteur de Des milliards de tapis de cheveux et de Station solaire.


  • Dans ce livre, on verra comment, pour résoudre la question juive, le sionisme a fait émerger la question palestinienne qui n'en finit pas de se poser depuis soixante ans. On comprendra que le Palestinien d'aujourd'hui est l'homologue, au déplacement géographique près, du Juif d'Europe d'autrefois -qualifié des mêmes épithètes, considéré avec le même mépris. On apprendra que le "sémitisme", pure invention du XIXe siècle racialiste, entre dans ce qu'on appelle l'orientalisme - l'Orient vu par la domination occidentale. Et que "abrahamisme ", cher à Emmanuel Lévinas et Jacques Derrida, recouvre sous des dehors égalitaires et généreux une bonne dose de crainte et de méfiance de l'Islam. La persistance de la question palestinienne, livre ironique qui s'attaque frontalement aux idées dominantes, se situe dans la ligne de pensée du maître et inspirateur de Massad, Edward Said.



    Joseph A. Massad est Associate Professor of Modern Arab Politics and Intellectual History (Columbia University, New York). Il est notamment l'auteur de Colonial Effects: The Making of National Identity in Jordan (Columbia University Press, 2001) et de Desiring Arabs (University of Chicago Press, 2007).

  • Contre Charles Boycott, propriétaire terrien irlandais, ses fermiers organisèrent en 1879 un blocus qui l'obligea à capituler sur les loyers et les conditions de travail.
    Le boycott est l'arme des pauvres contre les puissants, des opprimés contre la domination. Le mouvement BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) est issu d'organisations populaires palestiniennes en lutte contre l'occupation militaire de la Palestine et l'apartheid en Israël. Comme l'explique Barghouti, c'est un mouvement non violent, moral et antiraciste. Il vise tous les produits en provenance d'Israël : le limiter aux produits des colonies serait le rendre inefficace, tant cette origine est facile à masquer.

    Il vise entre autres le domaine académique, car à de très rares exceptions près l'université israélienne est complice de l'occupation et de l'apartheid. Le débat sur le boycott atteint désormais des pays aussi divers que la Norvège, l'Australie, les États-Unis ou l'Afrique du Sud. Sur ce débat, le public français est mal informé. La publication de ce livre, qui comble une lacune, est menée au nom de la liberté d'expression et du droit du public à une information indépendante.

  • L'affaire Jésus

    Andreas Eschbach

    S'il vous était donné d'assister en personne à la crucifixion de Jésus, chercheriez-vous à le sauver ?

    Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie ! Car le temps est proche...
    Quelle conscience torturée habite l'adolescent nourri depuis son enfance aux dogmes d'intégristes hallucinés ? Demandez à Michael Barron, le fils d'un multimilliardaire américain fervent soutien des organisations évangéliques les plus radicales.
    Son père Samuel s'est emparé de la mystérieuse vidéo où apparaîtrait Jésus au premier siècle de notre ère, témoignage qu'un voyage dans le temps a bel et bien eu lieu. Mais ce n'est pour Samuel Barron qu'une étape dans une entreprise colossale mûrie de longue date et dont le but n'est rien moins que de se faire l'instrument du Tout-Puissant et de hâter l'accomplissement de la prophétie.
    Voici l'histoire de Michael et de ceux qui vont croiser son périple à travers les boucles du temps, non pas la suite de Jésus vidéo mais son double étroitement imbriqué. Dans ce thriller apocalyptique, l'auteur dresse le constat d'une société rongée par les fous de Dieu version chrétienne.

  • Les cyniques disaient que les Arabes ne s'intéressaient pas à la démocratie. Les complaisants affirmaient que les islamistes étaient appelés à prendre le pouvoir au Maghreb et au Proche-Orient pour le conserver longtemps. Tous se fourvoyèrent. Le grand mouvement de contestation, déclenché fin 2010 en Tunisie et qui a balayé une partie du monde arabe, les a surpris tour à tour. Le terme de « Printemps arabe » correspond-il à une vraie réalité ? Quel en fut le moteur principal ? Pourquoi certains régimes ont chuté et pas d'autres ? Comment Assad peut-il impunément poursuivre sa répression meurtrière ? Quel rôle jouent les occidentaux, la Russie et les autres puissances ? Pourquoi les islamistes ont échoué à garder le pouvoir là où ils l'avaient conquis ? Où en est la guerre sunnites-chiites ? Les réponses à ces questions, et à bien d'autres, nécessitent sérieux, clarté et pondération. Car directement ou pas, elles nous concernent tous.

  • Un livre auquel Yassin Elyagoubi consacra cinq années de sa vie : c'est Douleur sourde, qui évoque le conflit israélo-palestinien, un des conflits majeurs qui se perpétue au XXIe siècle. Il commence donc ses activités littéraires par Douleur sourde. Le sous-titre de l'oeuvre, « poésies en proses », amorce l'explication de cette confrontation entre prose et poésie dans l'oeuvre de Yassin Elyagoubi. Poète avant tout, il s'est toujours attelé à un décloisonnement des genres littéraires. Même si Douleur sourde s'éloigne de l'exercice poétique par sa forme, il n'en reste pas moins de la poésie engagée, attaché au langage métaphorique. En fait c'est l'histoire d'un de ces « Arabes » intégré par les mots, la culture française, qui tout à coup se souvient de ses origines mais pour se sentir en empathie avec le peuple israélien. Tout est en place pour la paix. Qu'attend-on ? Ce mélange des genres ne s'arrête pas là puisqu'on retrouve dans ce recueil des textes se rapprochant davantage d'une critique, d'un essai ou d'une nouvelle. En regroupant différents genres littéraires, Yassin Elyagoubi n'en crée pas un autre, mais tente simplement de rapprocher deux peuples : les peuples israélien et palestinien, à travers l'art et la langue française, en mariant la culture juive et la culture arabe.

  • Depuis plusieurs années on assiste, en Europe et dans le monde musulman, à l'affirmation d'une nouvelle identité religieuse communément désignée par le terme de "salafisme". Ce mouvement a acquis une forte visibilité en France à travers une série de faits dont certains ont occupé la une des médias. De même les figures emblématiques du terrorisme international se réclament du salafisme pour justifier leur lutte contre l'Occident. Cet ouvrage se propose d'expliquer ce qu'est le salafisme en restituant les dimensions théologiques, sociales et politiques d'un phénomène complexe. Il montre comment des influences religieuses ayant leur origine dans la péninsule arabique parviennent à modifier les comportements de certains musulmans et pourquoi cette forme de pratique religieuse se développe. Il s'agit de la première synthèse sur cette question à partir de travaux de chercheurs français et étrangers, une importante contribution à la compréhension des dynamiques à l'oeuvre dans la diffusion du salafisme.

  • Beaucoup de choses ont été alléguées, colportées, dites et écrites sur tout ce qui tourne autour des Services de Renseignements israéliens (SR) considérés comme les meilleurs du monde. Le présent ouvrage s'efforce de retracer la saga des Services secrets de l'État hébreu, mais aussi de donner un aperçu de leurs activités et de leur manière de conduire leurs opérations dans le cadre des crises récurrentes qu'ont connues le Proche et Moyen-Orient.
    Ce livre démystifie en grande partie la légende qui entoure ces SR israéliens. À côté des chapitres consacrés à chacun des SR ayant existé en Terre Promise (côté israélien), l'auteur choisit de revenir sur quelques affaires emblématiques de l'histoire de ces centrales de Renseignement d'un genre un peu particulier.
    /> De fait, il n'entrait pas dans l'objet de ce livre de traiter de manière détaillée de faits comme la traque des criminels nazis - excepté celle d'Eichmann - ni l'intégralité de la guerre de l'ombre qui oppose, d'un côté, les SR de l'État hébreu et de l'autre les Palestiniens ou les Iraniens. Sur ce point seront abordées la traque des auteurs de la tragédie de Munich, ainsi que la guerre qui oppose, notamment par le biais de la stratégie de la décapitation, Tel-Aviv aux mouvements d'opposition armés palestiniens.

  • "Je vivais dans le quartier de Musrara, sur la ligne séparant Jérusalem-Ouest de Jérusalem-Est, côté israélien. Une vieille maison arabe dont le couloir central était une ancienne ruelle de souk. (...) J'achetais les pitas chez le boulanger palestinien de l'autre côté du boulevard, chaudes et moelleuses comme une peau d'enfant sortant du sommeil, et les bagels saupoudrés de sel chez un vendeur de falafels israélien de la rue Hanevi-im, la rue des Prophètes."
    Alexandra Schwartzbrod, est une journaliste, essayiste et romancière française.

  • En l'an de grâce 1432, Bertrandon de la Broquère s'embarque pour ce que l'on nommait alors l'Outre-Mer, l'orient de la terre sainte. Ce qui ne devait être qu'un pèlerinage à Jérusalem va se transformer en l'un des plus étonnants voyages qu'un occidental ait entrepris dans ces régions et, surtout, en l'un des récits de voyages médiévaux les plus lumineux qui ait jamais été écrit.

  • Bagdad, 1930.
    Le jeune Anouar rêve de belles maisons, de voyages et peut-être un peu de la soeur de son ami juif. Il rêve de devenir quelqu'un, mais il n'est qu'un petit voleur dont le talent se résume à sa grande habileté à escalader les façades des maisons pour les dévaliser et voir la ville depuis leurs terrasses.
    Pris dans le tourbillon du déclenchement de la guerre il tombe dans les réseaux de l'organisation des Chemises noires irakiennes. Ce qui lui vaudra de devenir factotum du grand mufti de Jérusalem réfugié à Bagdad et allié aux nazis pour combattre les Anglais en Palestine. Il fait partie de sa suite à Berlin en 1941. Là il sera enrôlé dans une légion musulmane des Waffen-ss chargée de la répression des résistants en Biélorussie et à Varsovie.
    Anouar reviendra brisé et défiguré à Bagdad, où il reconnaîtra à l'hôpital où il travaille un médecin SS rencontré sur le front de l'Est.

    Avec cet incroyable roman d'aventures, à l'écriture prenante, dense, dépouillée, Sherko Fatah nous fait découvrir une histoire dont les répercussions nous ouvrent les yeux sur le présent du Moyen-Orient.

  • Très richement documenté, ce livre décrit l'histoire des relations entre juifs et catholiques à travers l'étude du discours et de l'attitude de l'Eglise catholique de France et de Belgique, entre 1965 et 2000.
    Ce second tome s'attache aux initiatives ecclésiales en faveur d'une réconciliation et d'un dialogue plus authentique. Il analyse l'évolution du discours ecclésial depuis le Concile Vatican II d'où émerge une connaissance plus respectueuse du judaïsme.
    Ce tome est le complément indispensable du premier. Il ouvre sur les avancées théologiques, ce qui retient toute l'attention du croyant, qu'il soit chrétien ou juif.

  • Phénomènes sociaux de grande ampleur, les pèlerinages ne sauraient être réduits à leur seule dimension religieuse. Ils participent en effet pleinement aux mobilités qui traversent la région, alimentant le développement touristique et les échanges commerciaux. Carrefours éphémères, évènements extraordinaires, les pèlerinages forment un creuset où viennent se croiser non seulement les hommes, mais également les biens et les idées qui essaiment au retour des pèlerins, entraînant des transformations matérielles, politiques, voire psychologiques, importantes et souvent durables. Rassemblant des foules parfois immenses, accompagnés d'intenses activités festives, ils sont à la fois défis à l'ordre public et mises à l'épreuve de l'espace public urbain qu'ils transforment et remodèlent. Les contributions réunies dans ce volume s'attachent à rendre compte, en multipliant les situations observées et les angles d'approche, de cet événement polymorphe qu'est le pèlerinage au Maghreb et au Moyen-Orient. Phénomène universel, il revêt dans cette vaste région maints traits spécifiques et il y demeure l'un des principaux vecteurs de l'intégration communautaire.

  • La seconde partie de la grande épopée du Proche-Orient. Une somme réunissant les meilleurs spécialistes, par-delà tous les clivages partisans. 1917-1948. Bouleversement au Proche Orient, accélération de l'Histoire, ces trois décennies entraînent une profonde modification des données politiques, géopolitiques, ethniques, sociales, religieuses de la Palestine mandataire. Jusqu'au 14 mai 1948, naissance de l'État d'Israël, conséquence autant de la volonté des hommes que des stratégies internationales et d'une guerre mondiale. Cette période cruciale, dominée par la présence britannique, sur fond de prise de Jérusalem, voit l'émergence des nationalismes juif et arabe palestinien. « Avec l'avènement de l'Etat juif et le bouleversement qui en découle pour tout le Moyen-Orient, en parallèle à la constitution (ou non-constitution) de véritables entités arabes, l'implication des puissances européennes, sur le modèle qui prévalait depuis plus d'un siècle, n'est désormais plus d'actualité », écrit par Dominique Trimbur. Un livre indispensable pour mieux comprendre le temps présent.

  • A partir de documents inédits découverts dans les archives soviétiques, l'auteur retrace l'histoire des rapports entre l'URSS, Israël et les Juifs soviétiques à l'époque stalinienne. Premiers contacts soviéto-sionistes, négociations secrètes, livraisons d'armes tchèques à Israël, immigration clandestine en Palestine, procès Slansky, Affaire des blouses blanches, l'auteur revient sur ces épisodes en apportant de nouvelles réponses à de nombreuses questions. Pourquoi l'URSS a-t-elle soutenue Israël, Staline était-il antisémite, quelle est la relation entre la répression envers les Juifs d'URSS et la politique soviétique au Proche Orient, existait-il un plan de déportation des Juifs soviétiques, pourquoi le sionisme et le communisme était-il antagonistes ?


  • Comment la conscience sioniste a occulté 2000 ans d'exil pour remplacer la figure malingre du juif diasporique par celle, vigoureuse et fière, du juif nouveau - l'Israélien ; pourquoi cette négation de l'exil juif est inséparable de la négation de l'exil palestinien ; comment a été créée la notion de peuple juif ; pourquoi le sionisme laïque est en fait fondé sur la théologie et le messianisme : telles sont quelques-unes des questions éclairées par ce livre dont on peut dire, en paraphrasant Walter Benjamin, qu'il brosse à contresens le poil luisant de l'histoire. De grandes figures de la pensée juive - Scholem, Arendt, Benjamin - sont convoquées pour introduire un thème central : la pensée binationale. Plutôt qu'une solution politique détaillée, il s'agit de montrer la voie pour en finir avec la pensée de la séparation. C'est une façon nouvelle d'envisager l'existence juive en Israël, qui n'oblige pas à nier l'histoire du pays ni à déposséder les Palestiniens.
    Amnon Raz-Krakotzkin enseigne l'histoire du judaïsme à l'université Ben-Gourion (Beersheva). Il a publié de nombreux articles en hébreu et en anglais sur les origines de la pensée sioniste.







  • Ni Merah, ni Nemmouche, ni Coulibaly ne sont nés par génération spontanée. Ils se sont construits sur un échafaudage de haines, de confusions, de préjugés et de généralisations qui leur ont donné bonne conscience. Même au moment de tuer d'une balle dans la tête une petite fille de 7 ans, comme à Toulouse.





    Car, aussi provoquante que soit cette réalité, il faut le dire : ce qui est inquiétant n'est pas seulement que l'on tue des Juifs, c'est aussi qu'on le fasse en pensant agir ainsi au nom du bien ou de la justice.








    Dans les mois qui ont suivi ces crimes, la situation a continué à se détériorer. Entre insultes, tags, menaces, agressions verbales, physiques et cris de morts aux Juifs, profanations de sépultures, glorification des assassins sur les réseaux sociaux ou sur les murs de nos villes, le nombre de violences antisémites n'a pas cessé d'augmenter. Cet ouvrage présente les différents visages de ce nouvel antisémitisme.



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