Publie.net

  •  Des dispositifs pour se donner volontairement la mort, et briser le tabou sur le suicide, cela a toujours tenté notre société, dans ses rituels les plus secrets, et bien sûr la fiction n'est pas en reste (du fameux fauteuil de Cortazar à tout un bouquet d'histoires de Maupassant).  Mais les amoureux du fantastique savent bien que Robert Louis Stevenson, notre cher Robert Louis Stevenson, le roi du suspense et du mystère, avec Le Maître de Ballantrae, Dr. Jekyll and Mr. Hyde, ou son Île Au Trésor.  Lui, il investit carrément la Londres ténébreuse, celle des mystères de Jack L'Éventreur. On y marche de nuit comme dans le brouillard, mais il y a aussi des tavernes, des ponts, et cet étrange Club à l'entrée bien protégée.  On s'y prend comment, pour vous l'offrir, votre suicide ? Il suffit d'un peu de chance et d'entraide.  Et ça marche ? Que trop bien... Tellement bien, qu'on aimerait peut-être parfois faire demi-tour. Seulement, il semble que ce soit la seule chose interdite, au Club des Suicides... Sans doute le plus célèbre des contes, et le plus noir, que Stevenson rassemble dans ses Mille Et Une Nuits.
     

  •  Une ville du nord, entre la montagne et la mer. Une ville moderne, avec ses autoroutes, ses usines et ses bureaux open-space, ses lieux de loisirs et aussi ses cimetières et ses ruines.
    Le narrateur appartient à cette communauté répartie tout autour du monde, dans des villes semblables, avec au moins un parent venu de l'Asie, à la génération précédente. Les jeux vidéo, l'Internet, mais aussi le fitness ou les voyages les font disparaître dans l'anonymat de tant de gens comme eux.
    C'est ce qu'a décidé de rompre le narrateur: une brusque démission de son travail, et le voilà qui doit remplacer le temps contraint et réglé par une aventure à la rencontre de soi-même.
    Berit Ellingsen est norvégienne, mais écrit directement en anglais et a publié aux USA l'an dernier ce premier roman, "The Empty City", qui ne peut laisser aucun de nous indifférent. "Une exploration du silence", avait-elle choisi pour sous-titre: 76 fragments qui sont chacun une aventure intérieure, dans et par les figures de la ville, une ville qui pourrait être la nôtre, si ce n'étaient ces ciels des pays du nord.
    Traduction: François Bon. 

empty