• Les mots de l'auteur lui-même résume à eux seuls la portée de cet ouvrage : "Je crois que ma vie sexuelle pendant mon enfance a été assez extraordinaire par son intensité et que peu de gens ont des souvenirs aussi précis et aussi complets que les miens touchant les premières impressions sexuelles. J'ai tâché d'être le plus exact possible et cela donne peut-être quelque valeur à mon récit." Ces aveux ont été rédigés en français en 1912.

  • Viscéralement libertaire et joyeusement iconoclaste... Le pèlerinage de Compostelle comme vous ne l'avez jamais vu. Pantalon à grosses côtes et sac au dos, Étienne n'hésite pas à se sacrifier pour suivre le pèlerinage qui, de Vézelay à Compostelle, perpétue selon lui l'archaïsme de la pensée et la soumission au destin. Appuyé à son bâton de pèlerin, il a plus d'un tour dans sa besace pour approcher au plus près les corps croyants de cette vaste communauté en marche. Le constat est hilarant : la chair est faible, on s'en doutait, mais elle est tout sauf triste...

  • Jean de La Fontaine aura toujours côtoyé les fossés de l'interdit jusqu'à y tomber, en 1675, avec de Nou veaux contes objets d'une sentence très sévère du lieutenant de police La Reynie, qui en décréta la saisie comme " remplis de termes indiscrets et malhonnêtes, et dont la lecture ne peut avoir d'autres effets que celui de corrompre les bonnes moeurs et d'inspirer le libertinage ". Sans compter quelques critiques puritaines qui le poursuivirent jusqu'à sa mort. Mais quelque grâce veillait aussi sur sa tête, jusqu'à lui accorder, après quelques hésitations de Louis XIV, son entrée à l'Académie en 1684 - accompagnée il est vrai du reniement formel de ces textes sulfureux mais " inimitables ", comme disent Bayle et Chamfort. Il fallait en rassembler les plus caractéristiques afin qu'on puisse enfin " juger sur pièces ". En voici donc un choix, encadrant le texte intégral de ces Nouveaux contes autrefois interdit. Jugeons à notre tour.

  • Anaïs Nin et ses amis, membres de l'" Organisation " écrivent pour un dollar par page ce livre très coquin, destiné au milliardaire Roy Melisander. Sur sa demande, le collectif décide de ne pas s'embarrasser " de la philosophie et des analyses ", et fait l'apologie de l'acte sexuel et de l'épanouissement sensuel, glorifiant ces somptueux corps féminins et masculins. Enlevées, gaies, espiègles et très explicites, ces historiettes raviront le public. " Les sept textes réunis là sont superbes, fulminants, extatiques et riches de tonalités assez diverses pour surprendre et enchanter. " Les Affiches de Normandie. " Etrange jeu du destin que nous éprouvons de découvrir, plus de cinquante ans après, cette curiosité littéraire et osée, et de saluer la probable plume alerte et espiègle d'Anaïs Nin. " Taboo.

  • Cette image est destinée à un public majeur.

    J'ai plus de 18 ans

    Dix-huit récits d'une profonde intensité érotique, la crudité des mots servant l'imagination foisonnante de l'auteure.
    Pendant deux ans, Valentine Abé écrit des histoires à son amant. Parfois, l'homme lui en écrit à son tour, lui donne des consignes, ils s'inventent et se mettent en scène, avec leur entourage, les amis de l'homme, les conjoints, ou même des inconnus, et c'est ainsi qu'ils s'aiment. Les mots brûlent, deviennent une drogue, la voici dévorée d'histoires.
    Ce recueil rassemble ces récits, explorant les amours à trois, à quatre ou plus encore, entre femmes, au sein de la famille ou entre les mains perverses de l'hôtelier, sous forme de lettres ou de récits, de petits contes aussi. Les mots sont crus, les situations d'une intensité porno graphique impressionnante.

  • L'oeuvre maudite d'Oscar Wilde...
    Un prolongement à visage découvert du Portrait de Dorian Gray, autobiographique et sulfureux, d'un érotisme cru et d'un romantisme désespéré, racontant les amours homosexuelles et tragiques de René Teleny et Camille Des Grieux.
    Tout Wilde est là : sa recherche du plaisir, le pressentiment de sa chute, ses références littéraires, ses personnages, ses aphorismes.
    Oscar Wilde est à la fois Teleny et Des Grieux : séducteur et infidèle, amoureux passionné, jaloux impénitent, initiateur et disciple, il se livre sans voile dans ce roman troublant.
    Teleny, publié pour la première fois anonymement à Londres en 1893 été attribué à Oscar Wilde par Maurice Girodias dès 1958, puis par son biographe H. Montgomery Hyde en 1975, dont les plus récentes conclusions sont rassemblées dans « l'enquête littéraire » qui ouvre la présente édition.
    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966).

    Roman numérique, 236 pages, couverture en couleurs et en noir et blanc.

  • Publié en 1955, interdit très vite, Les Mauvais anges traîneront pendant de longues années (trente ans !) la malédiction d'une décision prise à l'époque par la fameuse Commission du Livre, entraînée par l'abbé Pihan, naturellement très averti, sans doute, de ces " amours particulières ". Pourtant la première édition comportait deux textes, l'un de Max-Pol Fouchet, l'autre de Robert Margerit. L'un et l'autre célèbrant le " don de poésie exceptionnel " de l'auteur, adolescent à l'époque (nous reproduisons ces textes en fin de volume). Ce que nous soulignons surtout, c'est à que point ce court roman de folle passion de deux très jeunes hommes garde - aujourd'hui que la "littérature homosexuelle" se perd dans le réalisme le plus plat, le plus répétitif, le plus gratuit - une aura de trouble infini qui ira droit au coeur, même de ceux qui sont le plus étrangers à cet entraînement amoureux. Annexes par Max-Pol Fouchet et Robert Margerit.

  • L'amour en marge

    Françoise Rey

    Le croisement de trois récits autour de la troublante thématique de la marginalité
    Une femme, auteure de livres érotiques, croise dans la rue deux marginaux à l'aspect inquiétant. Elle ne les repousse pas, ils se révèlent simplement humains. Tous les trois vont dans une chambre d'hôtel pour faire l'amour et se quittent. Une autre femme retourne dans la maison familiale aban donnée pour enterrer sa mère. Un homme s'y cache, fuyant on ne sait quelle police. Il est nerveux et impudique. Elle ne le repousse pas. Ne s'inquiète pas de sa présence. Ils font l'amour et c'est une révélation. Mais qui sont ces trois marginaux ? Et quels liens les unissent ? Françoise Rey nous entraîne dans de nouvelles variations sur cette thématique très riche de la marginalité. Les récits se trament et l'on voit apparaître une composition originale où le sexe crée du sens et du lien dans des vies détruites.

  • Gamiani, le seul érotique romantique, marque d'une empreinte profonde tous ses lecteurs. C'est l'ouvrage clandestin qui a été le plus souvent réédité depuis le siècle dernier. Malheureusement, de réédition en réédition, le vrai texte disparaissait de plus en plus derrière des versions " corrigées ", dues à des lecteurs inattentifs ou prétentieux, qui jugeaient bon de donner leur version " puisque le texte n'était pas de Musset. " Aujourd'hui, grâce au professeur Simon Jeune (éditeur du Musset de la Pléiade), nous savons sans pouvoir en douter que le texte est bien de Musset, et nous disposons d'une version authentique, enrichie de quelques notes explicatives. C'est celle-ci que nous vous présentons, suivie de l'étude de Simon Jeune qui en restitue la paternité à son auteur. Voici donc, pour la première fois depuis sa publication (à tirage très limité), le vrai texte d'Alfred de Musset.

  • Langue de velours et bas de soie, Nadine Monfils nous embarque dans un voyage sulfureux et érotique où se mêlent l'humour noir et la poésie. Ici, les " petites filles " se cachent sous des fleurs vénéneuses et jouent avec la queue du diable...Avides de fruits défendus, elles réveillent en nous les fantasmes les plus fous. Chaque page nous fait goûter aux délicieux plaisirs des interdits...

  • Imre, graphiste polyvalent, recueille une jeune chienne qui a toute l'apparence d'une femme. Reste à éduquer cette idéale bête de compagnie, à lui apprendre la propreté dans la promiscuité d'un petit appartement. Mais est-ce le maître qui dresse la femme-chienne ou le contraire ? L'animal, dont l'innocence constitue une tentation permanente, initie l'homme aux joies charnelles les plus aiguës. Jusqu'à quel degré d'humanité parviendra cette bête nue qui marche à quatre pattes et ne sait pas se servir de ses mains ? À travers ce texte, Léo Barthe invite à une rêverie exempte de toute censure, autour d'un thème qui hante depuis toujours notre imaginaire. Léo Barthe est le nom d'un personnage créé par Jacques Abeille pour explorer en toute liberté, mais non sans vicissitudes, les sous-entendus et les interdits de la littérature amoureuse. Il a publié sous ce pseudonyme une trilogie chez Climats et Camille à La Musardine.

  • Au sein d'une grande famille bourgeoise du Sud-Ouest, Victorine, la bonne, passe de mains en mains et de lit en lit. Madame, le mari de Madame, la soeur de Madame, le frère de Madame (un singulier médecin), la fille de Madame, le fiancé de la fille de Madame, les amies de Madame et de la fille de Madame, sans oublier Gustave, le secrétaire de Monsieur et l'amant de Madame, Ni Léon, le vigile, tous ces gens-là, et j'en oublie, vont faire de la lubrique petite bonne leur " poupée sexuelle " (comme on dit dans les livres de gare). " Je suis la première à reconnaître que je suis tordue ", déclare l'héroïne de ce nouveau " roman pornographique " d'Esparbec. Mais vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui ne sont pas tordus, sexuellement parlant ?

  • La jument

    Esparbec

    Rien ne prédestinait Mélanie à devenir une " jument ", c'était une femme comme tant d'autres, qui s'ennuyait et ne savait trop quoi faire de sa peau. Après avoir couché avec les maris de toutes ses amies, la jeune épouse de Me de Challonges décide, pour " se donner un peu de mouvement ", de faire de l'équitation. Un beau matin, après avoir accompagné ses enfants à l'école, elle se rend à l'écurie d'Hugo von P., le maître du manège. Mais là, notre apprentie Messaline va vite s'apercevoir qu'on dresse deux sortes de juments.... Dans l'odeur du cuir, du stupre et du crottin, un Esparbec pur et dur de la meilleure cuvée. " Très, très bien montée : sur une trame bovaryesque, un roman pornographique baroque, raffiné et haletant.(...) Auteur déjà d'une demi-douzaine d'ouvrages érotiques (La Foire aux cochons, Monsieur est servi, Le Goût du péché...), Esparbec emmène loin et longtemps avec sa Jument, grâce à l'indéniable maîtrise qu'il possède... "Les Inrockuptibles " Quand équitation rime avec fellation, ça donne un roman aussi porno que rigolo, ou Mélanie devient Messaline et la femme une jument. " Service littéraire


  • La Pharmacienne est un roman pornographique " pur et dur ", où les métaphores sont bannies, les adjectifs concrets, et les descriptions méticuleuses sans être délayées. En outre, un humour noir assez décapant ne gâte rien à l'affaire. Les tribulations de Bébé, Laura Desjardins, Beau P' et son cousin Ernest constituent un vaudeville d'un genre nouveau, lubrique et facétieux. Gageons que sa lecture en surprendra plus d'un qui avait, sur ce type de littérature, des préjugés que l'actuelle liberté d'écriture a rendu désuets. Le roman est suivi d'une postface d'Esparbec sur la pornographie. Romancier prolifique, Esparbec refuse avec horreur d'être considéré comme un auteur érotique; il se définit comme " pornographe à part entière ". Après avoir écrit près d'une centaine " de bouquins de cul ", il a publié en 1998 à la Musardine son premier " vrai roman ", un récit autobiographique : Le Pornographe et ses modèles. La Pharmacienne appartient à sa première veine.

  • Le petit cul moulé dans des rêves de soie, Nina croque l'amour avec gourmandise. Jusqu'au jour où elle épouse le diable aux gants blancs. Séduisant et vénéneux, il l'emprisonne dans son château d'épines, peuplé de nains, de fétichistes, de monstres, de personnages de cirque et d'anges aux ailes de cuir... La descente aux enfers du sexe n'est rien à côté de cette histoire où, avec une plume de " contes de fées ", on pénètre dans les fantasmes les plus vénéneux d'une Belge surréaliste. Lynch violé par Fellini.Le Bal du diable s'inscrit dans la veine des premiers érotiques de Nadine Monfils : Contes pour petites filles perverses (La Musardine) et Contes pour petites filles criminelles (préface de Bernard Noël, Tabou), où l'espièglerie le dispute à l'extrême violence. Nadine Monfils est également auteure de polars chez Belfond (Babylone Dream - Prix Polar 2007 au Festival de Cognac -, Nickel Blues) et réalisatrice pour le cinéma (Madame Édouard avec M. Blanc, J. Balasko, D. Bourdon, D. Lavanant, sur une musique originale de Benabar).

  • Florilège judicieusement établi, choix mûrement réfléchi et pesé, mêlant le meilleur de quelques chefs-d'oeuvre à de surprenants extraits de livres souvent inconnus, ce remarquable ouvrage compose au final un très attractif cocktail de lectures, dans l'un des domaines certes un peu réservés, mais qui compte parmi les plus courus de l'univers amoureux.

  • Fleshtown, grosse bourgade du Kansas. Deux dangereux pervers se sont échappés du bagne. Darling est seule : tous les habitants sont partis faire la fête à la foire des éleveurs de porcs. Pendant toute une longue nuit, elle va devenir la proie des deux forcenés. Dehors, la vie continue : le shérif Prentiss enquête sur un café-billard tenu par Sam, mari complaisant qui essaie de détourner la loi... en se servant de sa femme. Sigmund-de-Pigalle, musicien bossu, visite les femmes pour leur vendre de la lingerie fine... Ainsi débute la saga de Darling, pastiche baroque de la littérature porno américaine des années soixante et galerie balzacienne de personnages plus vicieux les uns que les autres. Esparbec est l'auteur de La Pharmacienne, dans la collection Lecturesamoureuses, et des Mains baladeuses, tous deux à La Musardine. " L'aboutissement d'une maîtrise suprême dans l'art de l'expression licencieuse. ", Jean-Jacques Pauvert " Esparbec a le style. Esparbec a la santé. (...) Esparbec vous emmène au pays des fantasmes qui ne s'épuisent jamais. ", Delfeil de Ton, Le Nouvel Observateur

  • Pour mettre à l'épreuve leur amitié malmenée par une rivalité amoureuse, deux jeunes photographes, Matthias et Vivien, amis depuis le lycée, décident de partir en reportage à l'autre bout du monde. Ils devront suivre les troupes d'une force internationale dans les forêts et montagnes de Birmanie afin de "couvrir" la destruction de champs de pavots dans le célèbre Triangle d'or. C'est là, dans ce no man's Land entre trois frontières, qu'ils tomberont aux mains de rebelles et de trafiquants et connaîtront l'enfer d'un camp de prisonniers dans la jungle. Et ce n'est plus simplement leur camaraderie qui est en jeu, mais leur vie même. Avec Aux gémonies, Éric Jourdan nous livre une oeuvre forte, visionnaire et bouleversante, dans la lignée de ses plus grands romans, où l'amour et l'amitié se mêlent et où la sensualité affleure à chaque page.

  • Des pastiches érotiques des grand romans policiers
    " Les grands policiers et les grands criminels de la littérature classique ont évidemment une sexualité, mais celle-ci, pour des raisons de censure et de bienséance, n'a jamais pu s'exprimer, faisant de nos héros des êtres impuissants ou frigides. Il fallait que cette injustice soit réparée. C'est pourquoi, dans un souci de vérité historique qui les honore, les éditions La Musardine m'ont confié cette haute mission de rendre à tous ces personnages qui peuplent notre inconscient collectif une vie sexuelle aussi riche et diverse que leur vie aventureuse. " E. L. Au programme : Arsène Lupin, gentleman gamahucheur ; Le Parfum de la chatte en noir, une aventure inédite de Rouletabille ; L'héritier aux deux trous, un épisode occulté de Sherlock Holmes ; Les véritables mémoires du vit de Vidocq ; Fantômas contre l'inspecteur Juve et le jeune journaliste Fandor ; La mystérieuse histoire du gode d'ivoire, une incroyable investigation d'Hercule Poirot ; Morsure sénile, une enquête truculente de Miss Marple.

  • Saccage est l'histoire d'une initiation. Fraîcheur, jeune homme révolté et séduisant est attiré aussi bien par les hommes que par les femmes. Il sème le trouble parmi sa bande de copains et s'enfuit pour atterrir chez une bourgeoise de province, qui tombe sous le charme de sa jeunesse et de son innocence. Mais très rapidement, Fraîcheur se lasse de leurs échanges sexuels... Texte inclassable, intemporel et fulgurant, avec des scènes de sexe d'une tension rare, Saccage met en scène un personnage rimbaldien en quête de " la jouissance avant toute chose ', dans tout ce qu'elle peut offrir de beau et douloureux. Une première version de ce livre, amputée des scènes érotiques (comme si l'amour physique pouvait être dissocié des pensées et des autres actes...) est parue à la fin des années 1950. Nous le publions aujourd'hui dans sa version intégrale.

  • « Cette véridique compilation de prouesses libidineuses, de priapiques excès nous fait connaître le vrai beau du libertinage. »
    Ce conte érotique met en scène un vilain prêtre, l'héroïne Érosie adepte des amours saphiques et un jouvenceau tout frais émoulu du collège qui va la guérir de sa haine des hommes et lui faire découvrir d'autres plaisirs, il tient en deux lettres qu'Érosie envoie à son amie Juliette. Érosie résume ainsi son récit : « Mais avoue donc que mon inimaginable aventure a bien de quoi mettre en défaut tout système sur la cause et les effets de l'amour et de la volupté ! Qui m'eût dit, lorsque je reçus ton dernier baiser, il y a si peu de temps, que presque aussitôt je serais radicalement guérie de mon antipathie contre le sexe masculin, et, bien pis, que sans m'amuser à prendre graduellement mes licences par un fatal concours d'incidents, je me trouverais impromptu coiffée du bonnet de docteur. »
    Nerciat, soldat, bibliothécaire et espion, fut, dans ses romans, un philosophe hédoniste, il veut que « cette véridique compilation de prouesses libidineuses, de priapiques excès nous fasse connaître le vrai beau du libertinage ». Alexandrian confirme : « Le chevalier Andréa de Nerciat a été certainement le plus grand romancier érotique de toute l'Europe, sachant exprimer le pire libertinage sans être vulgaire, n'avilissant jamais l'esprit en excitant les sens. »
    L'édition originale du Doctorat Impromptu, un des meilleurs ouvrages de Nerciat, fut publié en 1788, on retrouve ensuite une édition en 1866 à Bruxelles par Poulet-Malassis accompagnée des gravures de 1788.
    Collection L'Enfer de la Bibliothèque nationale de France créée par J.-M. Lo Duca.
    Enfer : « Partie fermée d'une bibliothèque où l'on tient les livres licencieux, interdits au public. » (Larousse 1966)
    Roman numérique illustré, 70 pages, orné de 9 illustrations en hors-texte de Zyg Brunner, couverture en couleurs illustrée par Zyg Brunner.(Enfer de la BnF, cote n° 121)

  • Dans Le Goût du péché, Esparbec nous décrit avec sa verve habituelle les turpitudes auxquelles se livrent corps et âmes (chacune de son côté) une mère et sa fille, pour tuer l'ennui d'une fin de saison estivale dans un hôtel de la côte normande à la fin des années trente. De ces deux vacancières lubriques, il serait difficile de dire qui mérite l'Oscar de la concupiscence ! Des grooms en rut aux servantes lubriques, du maître d'hôtel patelin au vieil amateur de fruits verts, du cynique Don Juan de Riviera porté sur la fessée au notaire libidineux qui aime bien "partager" ses conquêtes avec ses amis, devant un feu de bois, tout le monde y passe, tantôt avec l'une, tantôt avec l'autre, et personne ne s'en plaint surtout pas les lecteurs ! Si le philosophe François George, le Dr William Regelson, l'éditeur Jean-Jacques Pauvert, la romancière et cinéaste Virginie Despentes, les dessinateurs satyriques Wiaz et Wolinski, l'iconoclaste Delfeil de Ton font partie du club des fans d'Esparbec, c'est qu'ils ont une bonne raison pour ça. Laquelle ? À vous d'en juger en achetant (tout le plaisir sera pour vous) le dernier " roman pornographique " de cet auteur inclassable

  • À l'aube des années soixante, sur une plage tunisienne, un homme et un adolescent se partagent tout un été les faveurs d'une femme " lubrique ". La chaleur torride et l'oisiveté les rendent littéralement ivres de luxure. Ils ne pensent plus qu'à ça, ne savent plus quoi inventer pour se gaver de la chair en folie de leur proie. Quarante ans plus tard, Esparbec se souvient de cet été démentiel et met en regard les péripéties actuelles de sa vie amoureuse avec ses souvenirs scabreux. L'adolescent, c'était lui, et la femme, sa mère. Il ne s'en est jamais remis... En 1998, lors de la première parution du Pornographe et ses modèles, François George s'interrogeait dans Le Nouvel Observateur : " Mais qui est donc Esparbec ? " Un pornographe ou un écrivain ? De Wolinski à Delfeil de Ton, sans oublier le talentueux Wiaz, ils furent nombreux à se le demander. Est-il possible d'être à la fois un " pornographe " et un " écrivain " ? C'est justement la question que se pose Esparbec quand, se penchant sur son passé, il cherche à y déceler ce qui l'a fait devenir ce qu'il est : un obsédé qui ne peut écrire que sur " ça ".

  • Fantasmes

    Esparbec

    " Les femmes, voilà près d'un quart de siècle que je collectionne leurs fantasmes - comme d'autres les papillons, les timbres, les affiches de cinéma, les bouchons de radiateur, les grilles d'égout ou les bagues de cigare. En vingt ans, j'en ai recueilli plusieurs centaines. Je les ai classés par rubriques. J'ai ouvert des fichiers. Pipi des dames, fessées et martinets, exhibitionnisme, lingerie coquine, fétichisme, zoophilie, infantilisme, jeux médicaux, domination, soumission, déformations corporelles, que sais-je... Pour composer ce livre, je n'ai eu qu'à puiser dans mes stocks, selon mes goûts personnels. Je me suis peut-être étendu trop complaisamment sur les exhibitions du sexe féminin et les plaisirs de Sodome - on a ses faiblesses -, et j'ai peut-être involontairement mis la pédale douce sur certains fantasmes que je goûte peu : zoophilie, coprophagie, nécrophilie - personne n'est parfait. En tout cas, voici mon menu, J'espère qu'il vous plaira autant qu'à moi. "Esparbec À en croire Wolinski, fin connaisseur, personne n'avait écrit avec un tel talent ce genre de livres qu'on rangeait autrefois dans l'enfer de la bibliothèque. " Je suis stupéfait par son audace ! " s'exclame-t-il. L'iconoclaste Delfeil de Ton n'est pas moins élogieux : " Esparbec sait ce que les hommes attendent des femmes et ce que les femmes attendent des hommes. Il le leur raconte avec tous les détails. " Ce nouvel opus vous le prouvera une fois de plus... " Esparbec est au roman pornographique ce que Le Poulpe est à SAS : un anti-Harlequin. Ici, on est dans le roman à testostérone. Ce n'est pas pour rien que Virginie Despentes ou Wolinski l'ont salué. ", Hubert Artus, Rolling Stone " ... Les romans d'Esparbec ont une double fonction. Ils ont à la fois le pouvoir d'enchanter, de réjouir et de faire jouir, agissant sur les corps et les esprits comme de puissants aphrodisiaques. ", Nadia Agsous, lelitteraire.com

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