• Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Guillaume Apollinaire. Toutes les recherches poétiques d'une époque lassée de la rigueur du Parnasse et des suavités symbolistes se retrouvent dans "Alcools", publié en 1913. D'instinct, Apollinaire y rejoint la tradition poétique française la plus pure, la plus directe, telle qu'elle s'incarne chez Ronsard et François Villon. Lorsque le poète penché sur la Seine se remémore son amour dans "Le Pont Mirabeau", la beauté grave et bouleversante de la douleur la plus discrète et la plus tragique y cotoie un air de romance populaire. Dans "Marizibill", il associe des strophes bouffonnes et pathétiques: "Elle se mettait sur la paille / Pour un maquereau roux et rose / C'était un juif il sentait l'ail / Et l'avait venant de Formose / Tirée d'un bordel de Changaï / Je connais gens de toutes sortes / Ils n'égalent pas leurs destins / Indécis comme feuilles mortes / Leurs yeux sont des feux mal éteints / Leurs coeurs bougent comme leurs portes." Le mouvement épique de "La Chanson du mal-aimé", qui porte l'incantation à un degré magnifique d'évidence et d'émotion, la nonchalance habile et délicieuse de certains poèmes de circonstance, la résurrection de vieilles légendes rhénanes, attestent la diversité de ce recueil qui rassemble les poèmes écrits entre 1898 et 1913. Renonçant à la ponctuation traditionnelle - l'une des innovations les plus discutées et les plus critiquées d'Apollinaire -, le poète ne connaît d'autre scansion que celle commandée par la respiration et par la palpitation intérieure de la passion. Aucun livre de cette époque n'a exercé une influence comparable sur la poésie française de la première moitié du XXe siècle, ouvrant la voie à un nouveau lyrisme et inspirant notamment dada et le surréalisme. Avec "Alcools", la poésie d'Apollinaire atteint sa cime la plus haute et la plus pure.

  • Georges Duroy, dit Bel-Ami, est un jeune homme au physique avantageux. Le hasard d'une rencontre le met sur la voie de l'ascension sociale. Malgré sa vulgarité et son ignorance, cet arriviste parvient au sommet par l'intermédiaire de ses maîtresses et du journalisme. Cinq héroïnes vont tour à tour l'initier aux mystères du métier, aux secrets de la mondanité et lui assurer la réussite qu'il espère. Dans cette société parisienne en pleine expansion capitaliste et coloniale, que Maupassant dénonce avec force parce qu'il la connaît bien, les femmes éduquent, conseillent, oeuvrent dans l'ombre. La presse, la politique, la finance s'entremêlent. Mais derrière les combines politiques et financières, l'érotisme intéressé, la mort est là qui veille, et avec elle, l'angoisse que chacun porte au fond de lui-même.

  • Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Octave Mouret affole les femmes de désir. Son grand magasin parisien, Au Bonheur des Dames, est un paradis pour les sens. Les tissus s'amoncellent, éblouissants, délicats. Tout ce qu'une femme peut acheter en 1883, Octave Mouret le vend, avec des techniques révolutionnaires. Le succès est immense. Mais ce bazar est une catastrophe pour le quartier, les petits commerces meurent, les spéculations immobilières se multiplient. Et le personnel connaît une vie d'enfer. Denise échoue de Valognes dans cette fournaise, démunie mais tenace.
    Zola fait de la jeune fille et de son puissant patron amoureux d'elle le symbole du modernisme et des crises qu'il suscite. Personne ne pourra plus entrer dans un grand magasin sans ressentir ce que Zola raconte avec génie : les fourmillements de la vie.

  • Édition enrichie de Jacques Body comportant une préface et un dossier sur le roman.

    Une nouvelle guerre, quand la précédente s'achève à peine, et qu'on a juré qu'elle serait la dernière ? Et que la prochaine s'annonce perdue d'avance ? Deux heures pour faire défiler le personnel de l'Iliade, plus près de la tragédie que de l'opérette. La tribu royale, assemblage de belle-mère, de belles-soeurs et de beau-père, est bouleversée par l'arrivée d'une bru un peu trop voyante : la belle Hélène remise en scène en femme fatale.

    La guerre de Troie n'aura pas lieu, créée par Louis Jouvet à la fin de l'année 1935, d'abord brûlante de l'actualité d'avant-guerre, s'est révélée intemporelle. La plus célèbre pièce de Jean Giraudoux a été traduite de pays en pays et reprise de guerre en guerre et de siècle en siècle. La guerre est-elle fatale ? Deux heures d'angoisse éclairées par l'humour, politesse du désespoir.

  • Pâris, le jeune prince troyen, a enlevé la belle Hélène et la retient derrière les remparts de sa cité. Pour la reprendre, les Grecs assiègent Troie et engagent dans la bataille leurs plus grands héros. Mais les dieux de l'Olympe s'en mêlent, et chacun choisit son camp. Quelle sera l'issue de ce terrible combat?

  • Claire, fille de paysans du Cantal, est née dans un monde qui disparaît. Son père le dit et le répète depuis son enfance : ils sont les derniers. Très tôt, elle comprend que le salut viendra des études et des livres et s'engage dans ce travail avec énergie et acharnement. Elle doit être la meilleure. Grâce à la bourse obtenue, elle monte à Paris, étudie en Sorbonne et découvre un univers inconnu. Elle n'oubliera rien du pays premier, et apprendra la ville où elle fera sa vie. Les Pays raconte ces années de passage.

  • Édition enrichie (Introduction, notes, commentaires sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)C'est dans les Halles centrales de Paris récemment construites par Baltard que Zola situe le troisième épisode des Rougon-Macquart. Après « la course aux millions » décrite dans La curée, ce sera la fête breughelienne du Ventre de Paris, tourbillonnante et bigarrée, ses amoncellements de victuailles, ses flamboiements de couleurs, ses odeurs puissantes de fermes, de jardins et de marées.
    Florent, arrêté par erreur après le coup d'Etat du 2 décembre 1851, s'est évadé du bagne de Cayenne au bout de sept ans
    d'épreuves. Il retrouve à Paris son demi-frère qui, marié à la belle Lisa Macquart, fait prospérer l'opulente charcuterie Quenu Gradelle. Mais la place de Florent est-elle à leurs côtés ? A-t-il renoncé à ses rêves de justice ? Car si l'Empire a su procurer au
    « ventre boutiquier, au ventre de l'honnête moyenne... le consentement large et solide de la bête broyant le foin au râtelier », il n'a guère contenté les affamés. Et la grande kermesse flamande va réveiller bientôt l'éternel affrontement des Maigres et des Gras.
    Nulle part peut-être, mieux que dans Le Ventre de Paris, n'éclate ce don épique qui s'appuie sur le réel pour le déborder bientôt et le transfigurer dans une lumière nouvelle. [...] Pour la première fois ici, un écrivain a discerné et pris en charge la beauté du paysage urbain moderne. Balzac l'avait pressentie, Baudelaire l'avait exaltée, mais c'est Emile Zola qui en a compris la vraie force et qui, avant tout autre, l'a placée au coeur d'un univers romanesque, lui donnant enfin ses lettres de noblesse littéraire.
    Robert Abirached.
    Introduction de Robert Abirached.
    Commentaires et notes de Philippe Hamon et Marie-France Azéma. 

  • La Curée

    Emile Zola

    La France de Napoléon III vue par Zola : 'À cette heure, Paris offrait, pour un homme comme Aristide Saccard, le plus intéressant des spectacles. L'Empire venait d'être proclamé... Le silence s'était fait à la tribune et dans les journaux. La société, sauvée encore une fois, se félicitait, se reposait, faisait la grasse matinée, maintenant qu'un gouvernement fort la protégeait et lui ôtait jusqu'au souci de penser et de régler ses affaires. La grande préoccupation de la société était de savoir à quels amusements elle allait tuer le temps. Selon l'heureuse expression d'Eugène Rougon, Paris se mettait à table et rêvait gaudriole au dessert... L'Empire allait faire de Paris le mauvais lieu de l'Europe.'

  • Édition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Zola est entré partout, chez les ouvriers et chez les bourgeois. Chez les premiers, selon lui, tout est visible. La misère, comme le plaisir, saute aux yeux. Chez les seconds, tout est caché. Ils clament : « Nous sommes l'honneur, la morale, la famille. » Faux, répond Zola, vous êtes le mensonge de tout cela. Votre pot-bouille est la marmite où mijotent toutes les pourritures de la famille.
    Octave Mouret, le futur patron qui révolutionnera le commerce en créant « Au Bonheur des Dames », arrive de province, et loue une chambre dans un immeuble de la rue de Choiseul. Beau et enjoué, il séduit une femme par étage, découvrant ainsi les secrets de chaque famille. Ce dixième volume des Rougon-Macquart, qui évoque la vie sous le Second Empire, montre ici la bourgeoisie côté rue et côté cour, avec ses soucis de filles à marier, de rang à tenir ou à gagner, coûte que coûte. Les caricatures de Zola sont cruelles mais elles sont vraies.
    Edition de Marie-Ange Voisin-Fougère. 

  • L'Enjomineur t.2 ; 1793

    Pierre Bordage

    « L'esprit du mal s'est levé sur la terre. Je suis venue te confier la dague façonnée par les hommes des temps oubliés. Elle seule a le pouvoir de le tuer. » Ainsi lui disait la fée Mélusine, surgie des eaux dans un étier des marais de Vendée. Mais Émile a failli, il erre, misérable, dans le bocage. Et l'histoire avance à grands pas... Janvier 1793. La Convention s'apprête à condamner Louis Capet, ci-devant roi de France. À Paris, les passions se déchaînent; montagnards et girondins s'affrontent ; L'ennemi est aux frontières. En Vendée, dans l'Ouest, la révolte gronde. Toujours possédé par la sorcière africaine, Cornuaud, lui, croupit dans la prison de la Conciergerie. Jusqu'au jour où la libération lui est offerte en échange d'un emploi d'espion. Ainsi se mêlent, dans l'ècheveau des forces qui pétrissent la Révolution, l'histoire et la fantasy la plus noire. Car la terreur qui point n'est-elle pas le fruit d'une conspiration tramée dans le ventre ténébreux de la capitale par le Père des Pères, le mystérieux grand prêtre de Mithra... s'il est cet esprit du mal que le monde invisible a chargé Émile de combattre ?

  • L'Enjomineur t.3 ; 1794

    Pierre Bordage

    Prisonnier dans la cage d'or de Mithra, égaré dans le labyrinthe de l'haoma, l'élixir de la mémoire et de l'immortalité, fasciné par les yeux jaunes du Père des Pères sous la cagoule, Émile ne sait plus : est-il bien l'enfant d'une fée ? Est-il l'Atar de la fin des temps, le roi des rois dont l'avènement approche, puisque Terreur et Révolution ne sont qu'une étape d'un projet séculaire ? Que reste-t-il alors des filles des eaux et de la mission à lui confiée par Mélusine ? « L'esprit du mal change en haine la souffrance des hommes, il les dresse les uns contre les autres. » Dans l'Ouest la guerre civile fait rage. Tantôt Bleu, tantôt combattant de l'armée catholique et royale, Cornuaud, lui, traverse à grands pas fougueux la Vendée en flammes, toujours possédé par la sorcière africaine, et regagne Nantes où Carrier fait de la Loire la « baignoire nationale » de la répression. Pierre Bordage clôt ici magistralement sa fantasy des années noires de la Révolution, dans le feu et le sang. Mais aussi « dans les chemins creux étroits veillés par les genêts touffus », dans « ce pays obscur et grave de son enfance ». En fin de compte, l'enjomineur est ce pays.

  • L'Enjomineur t.1 ; 1792

    Pierre Bordage

    « Ta qu'as appris à lire, Milo, te pourrais trouver bérède meu qu'un failli travail de commis. » Emile ne l'entend pas ainsi ; lui qu'on dit l'enfant d'une fée, élevé par un prêtre ouvert aux idées nouvelles, s'engage comme saisonnier dans une ferme de la plaine de Luçon. Nous sommes en 1792. Dans le bocage vendéen ulcéré par la Constitution civile du clergé, agité par une aristocratie crispée sur ses privilèges, la révolte couve... Cornuaud, lui, rentre au pays. Deux ans qu'il s'est embarqué sur un négrier. La Guinée, le Bénin, puis Saint-Domingue. Retour à « la Fosse » auprès d'une pègre nantaise qui s'investit désormais dans le club révolutionnaire Saint-Vincent. Les temps ont changé. Lui aussi, d'ailleurs. Une sorcière vaudoun l'a enjominé pour avoir violé une captive africaine... À Paris, la rue est en ébullition. Mais derrière les affrontements oeuvre une société secrète, la secte de Mithra, dont les maîtres demeurent dans l'ombre. La trilogie de L'enjomineur s'inscrit entre Paris, Nantes et la Vendée, de 1792 à 1794. Au roman historique se mêle la fantasy, à l'engrenage des événements la quête et le combat contre les forces du mal.

  • Paris, capitale du XIXe siècle constitue l'exposé programmatique de l'oeuvre de Benjamin : le livre des passages. Tous les thèmes de ses recherches y sont présentés sous une forme concise : le flâneur, les passages, l'architecture comme concrétisation de l'idéologie d'une époque, la figure emblématique de Baudelaire, la mode, l'intérieur, etc. Le tout est une tentative d'interprétation globale du XIXe siècle et de son équivoque modernité.

  • Paris, 1633. Les dragons menacent le royaume. Surgis de la nuit des temps, ils sont avides de pouvoir et décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humaine et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire déjà dans les plus grandes cours royales d'Europe. Pour déjouer leurs sinistres complots, Richelieu a reformé son unité d'élite, une compagnie clandestine d'aventuriers et de duellistes rivalisant de courage, d'élégance et d'astuce. Six hommes et une femme aux talents exceptionnels, prêts à braver tous les dangers et à risquer leur vie pour la Couronne : les Lames du Cardinal. Mais alors qu'ils ont rendez-vous, par une nuit d'orage, avec une espionne italienne aussi belle que dangereuse qui prétend détenir les clés d'un complot à venir, ils sont loin d'imaginer l'ampleur de la tragédie qui va s'abattre sur la France et les obliger à affronter leur plus terrible adversaire : I'Alchimiste des ombres...

  • Dans les derniers jours de mai 1871, les troupes d'Adolphe Thiers écrasent la Commune.
    De Londres, où il est exilé, Karl Marx a suivi la période révolutionnaire qui, depuis le 26 mars 1871, a vu le prolétariat parisien prendre le pouvoir dans la capitale assiégée par les Prussiens : c'est que, pour la première fois, a été mise en place une forme autonome de gouvernement ouvrier. Il ne croyait pas à la possibilité de la révolution. Il a été impressionné par l'héroïsme du peuple parisien.
    Au lendemain de la « Semaine sanglante », il tire les leçons de la défaite : la guerre civile en France, en 1871, c'est le massacre de la population par le gouvernement français et son armée aux mains de la canaille bourgeoise de Versailles. Prendre le pouvoir ne suffit pas.

  • Belphégor

    Arthur Bernede

    Un fantôme tue dans Paris... Mais pas n'importe où : à l'intérieur même du Louvre ! C'est en effet dans le département des Antiquités orientales que l'on découvre le corps inanimé d'un gardien, tombé juste à côté de la statue renversée du dieu des Moabites nommé Belphégor. L'inspecteur Ménardier prend en charge cette enquête qui s'annonce peu banale mais s'agace de l'intrépidité d'un jeune journaliste fort ambitieux qui entend résoudre le mystère avant lui.
    Paru en feuilleton dans les colonnes du Petit Parisien du 28 janvier 1927 au 28 mars 1927, le roman obtient un immense succès critique et public. Il est simultanément adapté au cinéma par Henri Desfontaines sous la forme d'une série en quatre épisodes.
    En 1965, c'est Claude Barma et Jacques Armand qui reprennent l'intrigue d'Arthur Bernède pour en faire l'un des fleurons de la fiction télévisuelle française.
    Arthur Bernède (1871-1937) est un auteur de roman populaire. Très prolifique, il publiait ses livres en feuilleton alors même que leurs adaptations sortaient dans les salles de cinéma. La plus célèbre de ses séries reste Belphégor.

  • Quelle fresque... Dans le Paris le plus populaire des années 20, au long du canal Saint-Martin, avec ses suicidés, ses ivrognes, ses camionneurs, l'hôtel concentre dans ses étages toute la misère ouvrière.
    Chaque chapitre est comme une miniature où se détache en gros plan, à la Daumier, l'ombre inquiétante d'une humanité malade. Chacun a son parler, son histoire, ses objets, ses secrets. Accouchements, dénuement, syndicalisme et politique, tout vient s'agglutiner dans la gigantesque lampe.
    Une large claque dans cette alliance si mystérieuse de la littérature populaire et d'une vision aiguë du monde. L'histoire d'un bâtiment : les Lecouvreur quand ils reprennent le bail, trouvent en cela comme leur gloire et leur destin, jusqu'à démolition finale. En filigrane, la patronne de l'hôtel, Louise Recouvreur, comme rachetant cette loi terrible qui fait des victimes leurs propres bourreaux, et les femmes toujours perdantes à ce jeu.
    Il suffit d'ouvrir la porte de l'hôtel du Nord, se laisser prendre par les voix. On a respecté au plus près les graphies et l'étonnant système de ponctuation qu'Eugène Dabit met au point pour le concert des voix, la découpe des visages.
    Que l'immense succès de "L'hôtel du Nord" est dû à ce qu'un jeune artiste prenne régulièrement le rôle de portier de nuit dans le propre hôtel que tiennent ses parents rue Jemmapes ? De l'onde de choc de ce livre, Céline naîtra tout armé.
    FB

  • Suite à un terrible accident, le pianiste Stephen Orlac perd l'usage de ses deux mains. Un chirurgien se propose de lui en greffer une nouvelle paire, avec succès. Quand de mystérieux crimes se produisent dans son entourage, un horrible soupçon naît dans son esprit... Un classique de la littérature fantastique, maintes fois adapté au cinéma et enfin réédité.
    Stéphen Orlac est un pianiste virtuose de renommée internationale. Grièvement blessé à la tête et privé de l'usage de ses mains à la suite d'un accident de chemin de fer, il voit sa carrière et sa vie s'effondrer en un instant. L'espoir lui est rendu par la rencontre inespérée d'un chirurgien qui lui greffe une nouvelle paire de mains.
    Très vite, cependant, Orlac est hanté par d'horribles hallucinations. Ses mains semblent animées de pulsions autonomes. Et si, au lieu d'appartenir à un compositeur décédé, ces appendices avaient été prélevés sur un assassin fraîchement guillotiné ? Tandis que les crimes se multiplient, Rosine, son épouse, mène l'enquête...
    Paru en 1920, Les Mains d'Orlac est rapidement devenu un classique de la littérature fantastique, adapté à quatre reprises au cinéma. Maître de l'horreur et du mystère, Maurice Renard y combine fantastique, occultisme et roman policier avec un art unique du suspense.

  • Paris, 1889.
    Un monde en transition, où les fiacres côtoient les tours vertigineuses des usines. Une ville brumeuse envahie par les aéroscaphes, d'étranges machines volantes qui quadrillent le ciel, et des nuées d'automates cuivrés... C'est dans cet univers révolutionné par l'éther, la substance verte aux propriétés miraculeuses, que la comédienne Margaret Saunders doit résoudre le mystère de la mort de sa meilleure amie, tombée d'un aérocar en plein vol. Sur la piste d'un créateur de robots dément, Margo, secondée par Théo, médecin dans un asile d'aliénés, va découvrir au péril de sa vie les dangers cachés de l'envoûtante vapeur.
    « Écrit par deux auteurs débordant de talent, ce roman jubilatoire est une grande bouffée de folie littéraire. » Fnac.com
    /> « Un formidable plaisir de lecture, un roman d'aventure dérangé et passionnant. » Bifrost
    « Une ambiance de mystère quasi londonienne, une intrigue digne des meilleurs romans policiers, un rythme soutenu : bref, un petit bijou du genre. À lire d'urgence. » Chroniques de l'imaginaire

  • Citation :
    « D'où jaillirent les inconnus du 18 mars 1871 ? Qui a provoqué cette journée ? Qu'a fait le Comité Central ? Quelle a été la Commune ? Comment tant de milliers de Français patriotes, républicains, ont-ils été, par des Français, massacrés, jetés hors de leur patrie, longtemps reniés par des républicains ? Où sont les responsabilités ? Les actes vont le dire. » (Prosper-Olivier Lissagaray).

    D'après l'édition originale du grand classique de Prosper-Olivier Lissagaray sur la Commune de Paris, publié alors dans l'exil.

    Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • Anglais The hunchback of Notre-Dame

    Victor Hugo

    • E-artnow
    • 20 Décembre 2012

    The Hunchback of Notre Dame (French: Notre-Dame de Paris, "Our Lady of Paris") is a novel by Victor Hugo published in 1831. The French title refers to the Notre Dame Cathedral in Paris, on which the story is focused, and it is also a metaphor for Esmeralda, who is the center of the human drama within the story. The story begins on Epiphany (6 January), 1482, the day of the Feast of Fools in Paris, France. Quasimodo, a deformed hunchback who is the bell-ringer of Notre Dame, is introduced by his crowning as the Pope of Fools. Esmeralda, a beautiful Gypsy with a kind and generous heart, captures the hearts of many men, including those of Captain Phoebus and Pierre Gringoire, a poor street poet, but especially those of Quasimodo and his adoptive father, Claude Frollo, the Archdeacon of Notre Dame...
    This e-book presents the classic and unabridged translation by Isabel F. Hapgood, carefully formatted and with a detailed table of contents.

  • Mon nom est Temple Sacré de l'Aube Radieuse, mais vous pouvez m'appeler Tem. Pour cent euros par jour plus les frais, vous pouvez aussi louer mes services. Je suis détective privé. Mon atout majeur ? Le Talent de transparence qui me permet de passer inaperçu. Mais qui m'oblige aussi à des efforts vestimentaires pour ne pas passer inaperçu.

    Paris, 2063. Un demi-siècle après la « Grande Terreur primitive » qui a bouleversé les fondements de la société (pour le meilleur plutôt que le pire), voici le premier des FUTURS MYSTÈRES DE PARIS. Où l'on enquête sur le meurtre en chambre close d'un physicien.

  • Le regard ironique d'une Parisienne du XIXe siècle sur les moeurs de la petite bourgeoisie bruxelloise...
    Mme Van Zee, parisienne, a épousé un ingénieur belge. Entre deux missions, ils s'arrêtent à Bruxelles. Devant y demeurer peu de temps, ils emménagent dans la maison familiale. Isolée et mal à l'aise entre la mère et les soeurs de son époux, elle se confie à sa mère dans une longue lettre.
    Une pétillante analyse des moeurs bruxelloises.
    Des réflexions qui demeurent tout à fait contemporaines. Telle cette manie des Belges, et en particulier des Bruxellois, de critiquer Paris tout en essayant de s'y conformer. Comme si le Bruxellois était honteux de ses origines. Avec beaucoup d'humour, c'est tout le déficit d'identité nationale que ce roman dénonce.
    Redécouvrez Caroline Gravière, écrivaine belge du XIXe siècle à la carrière brève mais féconde, dans son roman le plus moderne et le plus drôle.
    EXTRAIT
    Mme Van Zee se flatte d'avoir un salon, c'est-à-dire que, depuis dix ans, tous les lundis, en toute saison, on ôte les housses et que, de huit heures du soir à minuit, une demi-douzaine d'amies de pension, escortées de leurs mamans, viennent faire de la tapisserie ou du crochet et attendre les cavaliers qui ne viennent ni à pied ni à cheval. De loin en loin, l'un ou l'autre individu du sexe masculin est pris par une invitation de hasard, par une visite retour de dîner, ou amené par mère ou soeur. Hors cela, les lundis se passent entre femmes, tout à fait comme la dînette et la dansette dans les pensionnats ; on s'embrasse et on se pique ; on prend le thé en récapitulant l'état civil de la semaine ; on dit du mal de la beauté en particulier, de l'esprit et des talents en général, des toilettes que l'on voudrait avoir, des personnes à la place desquelles on voudrait se trouver ; on refuse aux autres les beaux âges que l'on n'a plus ; on lapide tous les raisins trop verts : Mlle X. a vingt-cinq ans depuis très longtemps ; quoi qu'en disent ses parents, elle est l'aînée de la famille ; Mlle Z. va épouser un monsieur dont personne n'a voulu ; M. M. et aussi M. N. voudraient se faire présenter l'un de ces lundis, mais est-il convenable de recevoir tant d'hommes ?
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    "J'apprécie beaucoup l'écriture appliquée et élégante que l'on retrouve chez nombre d'écrivains de cette époque, particulièrement lorsqu'il s'agit de femmes. Pas de malices ou de jeu de style avec une surenchère d'originalité pour se démarquer de la multitude des candidats à la publication, mais un ton juste et sincère, avec juste ce qu'il faut d'audace et de revendication d'autonomie à cette époque ou l'indépendance féminine n'était pas de bon goût." - Chantal Yvenou sur Kitty la Mouette.
    "Une parisienne à Bruxelles est un roman un peu moqueur, qui nous présente le mode de vie du 19e siècle de façon caricaturale mais qui a l'avantage de promouvoir une vision de la femme différente de ce qui se fait à l'époque. " - Carnet de Lecture sur Babelio.
    À PROPOS DE L'AUTEURE
    Caroline Gravière (1821-1878) est le nom de lettres d'Estelle Crèvecoeur. Surnommée la Georges Sand belge, ses écrits mettent généralement en scène le milieu bourgeois qu'elle trouve trop étriqué et hypocrite.
    On retrouve dans ses romans les préoccupations de l'époque : anticléricalisme, lutte contre les préjugés sociaux, féminisme, mais on y trouve aussi comme un déchirement entre coeur et devoir qui semblent nécessairement inconciliables à l'auteur.

  • Une armée française mal préparée, mal équipée, mal commandée, démoralisée est mise en déroute par l'envahisseur prussien, dès le début de la déclaration de guerre, le 19 juillet 1870. Battus à Sedan puis à Metz, les Français sont assiégés à Paris jusqu'à l'armistice de Versailles, le 28 janvier 1871. Le peuple de Paris refuse pour sa part la capitulation de la majorité des dirigeants politiques. Il redoute que cette démission face à l'ennemi ne soit l'occasion d'une restauration monarchique par les nostalgiques de l'ordre ancien. À cette révolte patriotique et républicaine s'ajoute une révolution sociale et ouvrière. La France a longtemps méconnu cette période tragique de son histoire. Il a fallu l'action de l'Association des Amis de la Commune de Paris (1871), de Marcel Cerf, Richard Tombs, William Serman, Jacques Rougerie ou Pierre Milza pour lever une partie du voile sur ce qui fut une guerre civile impitoyable où périrent près de vingt mille Communards. La Commune de Paris ne fut cependant pas que l'affaire des Parisiens. Outre la participation non négligeable de combattants étrangers, notamment des Belges et des Polonais, les provinciaux de Paris s'engagèrent en masse dans l'armée fédérée de la Commune. Et parmi eux, nombreux furent les Limousins, qu'ils soient de Corrèze, de Creuse ou de Haute-Vienne, à se battre pour la République et la justice sociale. C'est donc l'histoire méconnue de ces femmes et de ces hommes, venus du Massif-Central pour travailler dans la capitale, que cet ouvrage s'attache à retracer grâce notamment aux témoignages contenus dans des dépôts d'archives, tant locaux que nationaux.

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