• Gilles, est déchiré entre la solitude misérable de la capitale, Paris et le mirage de la vie simple et rustique de la campagne.
    Suite à des désillusions, il part faire les vendanges au petit village Le Bouquet des Bois où il retrouve la présence rassurante et familière de son ancienne nourrice.
    À son retour à Paris, il rencontre sa femme Agna, une jeune violoniste qui, par son amour, l'empêchera de sombrer à nouveau.
    Cependant, il éprouvera toujours le désir de retrouver sa maison d'été...
    René Guy Cadou est un écrivain, poète et instituteur nantais qui conserve une aura populaire.
    Il se lie d'abord d'amitié avec les poètes surréalistes Pierre Reverdy, Max Jacob et Michel Manoll, avant d'être l'un des animateurs de l'École de Rochefort, mouvement littéraire fondé en 1941.

  • Blanche est l'histoire d'une femme qui découvre un jour qu'elle est blanche dans le regard des autres. Comme elle sait très bien qu'on ne saurait réduire un être humain à la couleur de sa peau, elle s'interroge. Que signifie être Blanche dans le monde tel qu'il va? Elle arpente l'univers des penseurs et artistes du monde noir. Elle écrit, hésitante et fragile, son chemin d'humanité.

    Point de vue de l'auteure
    Blanche est dédié à « toutes celles qui se reconnaitront ». Je crois que ce livre s'adresse d'abord aux femmes blanches, celles qui ont fait la même expérience que moi et ne savent pas que faire de cette chose qui leur est arrivée. J'aimerais que Blanche les aide à sortir de la culpabilité ou de l'empathie tapageuse où cette prise de conscience a pu les enfermer. Blanche s'adresse aussi à toutes celles et ceux (et ils.elles sont nombreux.ses) qui ne sont jamais posé la question de leur blancheur. J'aimerais les surprendre, leur faire découvrir un pan de l'expérience humaine dont ils ignorent tout (ce que ça fait de ne pas être blanc, ce que ça fait de vivre avec les autres quand on sait qu'on est blanc) et les inciter à s'interroger avec moi sur leur place dans le monde. Par extension, Blanche s'adresse à toutes celles et tous ceux que la question raciale intéresse, mais aussi à toutes celles et ceux qu'elle hérisse, puisque le livre aborde le sujet d'un point de vue blanc, mais sans intention défensive, et qu'il tente honnêtement, par le récit et par le dialogue, de contribuer au débat sur la possibilité d'un universel humain.

    L'auteure
    Catherine Blondeau vit à Nantes où elle dirige le théâtre Le Grand T. En 2019, elle a publié chez Mémoire d'encrier son premier roman Débutants.

  • L'Enjomineur T.3 ; 1794

    Pierre Bordage

    Prisonnier dans la cage d´or de Mithra, égaré dans le labyrinthe de l´haoma, l´élixir de la mémoire et de l´immortalité, fasciné par les yeux jaunes du Père des Pères sous la cagoule, Émile ne sait plus : est-il bien l´enfant d´une fée ? Est-il l´Atar de la fin des temps, le roi des rois dont l´avènement approche, puisque Terreur et Révolution ne sont qu´une étape d´un projet séculaire ? Que reste-t-il alors des filles des eaux et de la mission à lui confiée par Mélusine ? « L´esprit du mal change en haine la souffrance des hommes, il les dresse les uns contre les autres. » Dans l´Ouest la guerre civile fait rage. Tantôt Bleu, tantôt combattant de l´armée catholique et royale, Cornuaud, lui, traverse à grands pas fougueux la Vendée en flammes, toujours possédé par la sorcière africaine, et regagne Nantes où Carrier fait de la Loire la « baignoire nationale » de la répression. Pierre Bordage clôt ici magistralement sa fantasy des années noires de la Révolution, dans le feu et le sang. Mais aussi « dans les chemins creux étroits veillés par les genêts touffus », dans « ce pays obscur et grave de son enfance ». En fin de compte, l´enjomineur est ce pays.

  • L'Enjomineur T.2 ; 1793

    Pierre Bordage

    « L'esprit du mal s'est levé sur la terre. Je suis venue te confier la dague façonnée par les hommes des temps oubliés. Elle seule a le pouvoir de le tuer. » Ainsi lui disait la fée Mélusine, surgie des eaux dans un étier des marais de Vendée. Mais Émile a failli, il erre, misérable, dans le bocage. Et l'histoire avance à grands pas... Janvier 1793. La Convention s'apprête à condamner Louis Capet, ci-devant roi de France. À Paris, les passions se déchaînent; montagnards et girondins s'affrontent ; L'ennemi est aux frontières. En Vendée, dans l'Ouest, la révolte gronde. Toujours possédé par la sorcière africaine, Cornuaud, lui, croupit dans la prison de la Conciergerie. Jusqu'au jour où la libération lui est offerte en échange d'un emploi d'espion. Ainsi se mêlent, dans l'ècheveau des forces qui pétrissent la Révolution, l'histoire et la fantasy la plus noire. Car la terreur qui point n'est-elle pas le fruit d'une conspiration tramée dans le ventre ténébreux de la capitale par le Père des Pères, le mystérieux grand prêtre de Mithra... s'il est cet esprit du mal que le monde invisible a chargé Émile de combattre ?

  • L'Enjomineur T.1 ; 1792

    Pierre Bordage

    « Ta qu'as appris à lire, Milo, te pourrais trouver bérède meu qu'un failli travail de commis. » Emile ne l'entend pas ainsi ; lui qu'on dit l'enfant d'une fée, élevé par un prêtre ouvert aux idées nouvelles, s'engage comme saisonnier dans une ferme de la plaine de Luçon. Nous sommes en 1792. Dans le bocage vendéen ulcéré par la Constitution civile du clergé, agité par une aristocratie crispée sur ses privilèges, la révolte couve... Cornuaud, lui, rentre au pays. Deux ans qu'il s'est embarqué sur un négrier. La Guinée, le Bénin, puis Saint-Domingue. Retour à « la Fosse » auprès d'une pègre nantaise qui s'investit désormais dans le club révolutionnaire Saint-Vincent. Les temps ont changé. Lui aussi, d'ailleurs. Une sorcière vaudoun l'a enjominé pour avoir violé une captive africaine... À Paris, la rue est en ébullition. Mais derrière les affrontements oeuvre une société secrète, la secte de Mithra, dont les maîtres demeurent dans l'ombre. La trilogie de L'enjomineur s'inscrit entre Paris, Nantes et la Vendée, de 1792 à 1794. Au roman historique se mêle la fantasy, à l'engrenage des événements la quête et le combat contre les forces du mal.

  • Le château de Fontainebleau est méconnu au regard de ses splendeurs et de ses richesses. Au coeur d'une immense forêt, magnifique terrain de chasse, il a été résidence royale ou impériale un demi-siècle avant le Louvre et cinq siècles avant Versailles. Chaque époque, presque chaque règne, y a laissé son empreinte. Le château a été une des grandes scènes où se sont joués tantôt le drame et tantôt la comédie du pouvoir.

    C'est ici que François Ier accueille Charles Quint, que Louis XIII est baptisé, que Louis XIV révoque l'édit de Nantes, et que Louis XV épouse Marie Leszczynska. «Voilà la vraie demeure des rois, la maison des siècles», s'exclame Napoléon Ier, qui tente d'y rétablir la vie de cour, avec ses divertissements fastueux, chasses à courre, bals, concerts, en compagnie de Joséphine, d'abord, de Marie-Louise ensuite. C'est là que, vaincu, l'Empereur signe le 6 avril 1814 son abdication et qu'il fait ses adieux à sa garde. On doit à Louis-Philippe la salle des Colonnes et la galerie des Assiettes, et à Napoléon III un nouveau théâtre ; l'impératrice Eugénie y installe un Musée chinois. Résidence présidentielle, le château n'en finit pas d'être l'objet de toutes les convoitises.

    Amoureux du château dont il est le président, Jean- François Hebert, avec la complicité de l'historien Thierry Sarmant, nous offre à travers les dates clés de Fontainebleau mille ans d'histoire de France.

  • - 60%

    Le Nantais

    Carl Pineau

    Nantes, à l'aube des années 2000. Greg Brandt, enquêteur retraité, s'occupe de sortir des drogués de l'enfer... Cette mission dérange les dealers, le milieu nantais et certains cadres de la Crim'.
    Une jeune policière est assassinée, puis c'est aux proches de l'ancien flic que l'on s'attaque. Raison de ce déchaînement de violence : soixante-dix kilos d'héroïne volés au 36, quai des Orfèvres...

  • Le Sicilien

    Carl Pineau

    Prix du Polar découverte Les Petits mots des libraires

    Nantes, 1995. Une jeune albanaise est assassinée dans des conditions particulièrement sauvages. Dario, gérant de discothèque, fait figure de principal suspect, comment ne pas l'être, on a retrouvé le cadavre dans son coffre !
    Greg Brandt, policier expérimenté, est chargé de l'enquête, et dresse une liste bien plus étoffée de coupables potentiels, au premier rang de laquelle on trouve quelques mafieux, fraîchement débarqués d'Europe de l'Est, des notables, des truands locaux...
    Un cadavre, un coupable idéal, des mafieux aux méthodes plutôt violentes, un avocat aux curieuses fréquentations, des jeunes femmes exploitées, des truands russes... Rien ne va plus dans le pays nantais.
    Le Sicilien est le deuxième opus des Nuits nantaises. Cette trilogie est constituée d'intrigues policières autonomes qui proposent une photo de notre société et de la délinquance sur les décennies 80, 90 et 2000.

    Un personnage récurrent : l'inspecteur Greg Brandt.

  • Les Dits de Nantes, ce sont cinq nouvelles : Le pont Maudit, La Madeleine de l'Hôtel-Dieu, Le car Drouin, La traversée de Nantes, Le serment du quai de la Fosse, précédées d'une longue dédicace au proviseur adjoint du lycée Jacques Demy. Cent cinquante ans d'histoire parcourus et tout un pan de la mythologie de Nantes ainsi raconté par Françoise Moreau.

  • L'Arménien

    Carl Pineau

    Nantes, 22 décembre 1989. Le cadavre de Luc Kazian, dit l'Arménien, est retrouvé à demi calciné. Qui a commis cet assassinat ? Et qui était vraiment l'Arménien ? Un trafiquant de cocaïne, comme le pense l'inspecteur Brandt, un pote parfait pour écumer les bars et draguer les filles, comme le voit Bertrand son premier et peut-être unique ami, ou bien encore un orphelin perturbé, comme le décrit la psychiatre qui le suivait depuis 20 ans ?
    L'Arménien est le premier opus de la trilogie Nuits nantaises. Dans les deux épisodes suivants, Le Sicilien, paru en juin 2019, et Le Nantais, à paraître en 2020, l'auteur nous balade dans les années 90 puis dans les années 2000. Carl Pineau réveille avec brio l'esprit et l'ambiance de ces trois si curieuses décennies. La nostalgie est toujours ce qu'elle était, et tant mieux !
    Le Sicilien est le deuxième opus des Nuits nantaises, trilogie constituée d'intrigues policières, indépendantes les unes des autres, racontant les décennies 80, 90 et 2000. On y retrouve un personnage récurrent, Greg Brandt, un policier sacrément attachant. Découvrez sa deuxième enquête en lisant Le Sicilien.

  • Le choix des textes, composé par Julien Gracq pour cette lecture, invite à suivre « la trace sinueuse du voyage de l'auteur ». Le Rivage des Syrtes : une guerre où rien ne se passe pour celui qui est chargé d'observer le bord d'une mer éternellement vide, et qui attend, jusqu'au jour où l'appel de ce pays, de l'autre côté, se fait entendre comme la voix de son destin. En lisant en écrivant : l'auteur a choisi de nous livrer, parmi ses réflexions et rêveries sur la littérature, celles concernant Proust. Lettrines 2 : l'auteur évoque ses pérégrinations, seul, sur les routes, s'imprégnant du pays traversé. La Forme d'une ville nous emmène à Nantes, « au coeur d'une ville presque davantage imaginée que connue, si longtemps à demi interdite qu'elle a fini par symboliser l'espace même de la liberté ».

  • La Loire-Atlantique a inspiré de nombreux écrivains impressionnés par la beauté du lieu. Leur vie quotidienne nous est ici savoureusement contée par leurs meilleurs biographes.



    Le temps, bien que pluvieux "au moins une fois par jour", n´empêche pas la douceur d´un climat qui a charmé des auteurs comme Balzac, Gracq, Verne, Prévert, Rouaud ou Vallès. On s´émerveille et on sourit face à la poésie qu´offrent les paysages maritimes où passaient, il n´y a pas si longtemps, les bateaux à vapeur. Ce pays de Loire est aussi le berceau du rêve surréaliste porté par Aragon, Breton et Vaché. On se laisse guider à travers Nantes, Pornic, Pornichet, La Baule, Guérande, Saint-Nazaire...

  • L'hospitalité n'est pas seulement une valeur traditionnelle. Elle est aussi, dans le contexte municipal, un ensemble de pratiques plus ou moins codifiées, destinées à encadrer l'arrivée et le séjour de l'étranger, réglant ainsi les frontières de l'intégration. Ces pratiques, à la fois politiques, juridiques et sociales, s'adressent elles-mêmes non seulement aux étrangers stricto sensu (l'étranger national), mais à tout groupe, famille ou individu considéré comme « autre » en vertu de sa provenance, sa mobilité, sa culture ou sa religion. Où commence cette altérité ? En vertu de quelle légitimité est-elle ainsi définie ? Quel régime lui applique-t-on ? Quelles sont les contradictions et les conséquences de la division entre « ressortissants » et « non ressortissants », consubstantielle à la pensée d'État ? C'est en convoquant des approches disciplinaires diversifiées - en particulier historiques, sociologiques et juridiques - que le présent ouvrage entend clarifier ces questions pour percevoir, sous les logiques affichées, les ressorts normatifs de l'accueil des « étrangers » qui incombent aux municipalités, responsables de fait de la cohésion sociale.

  • Aux XVIIe et XVIIIe siècles, l'essor des grands commerces transocéaniques provoque une évolution de la hiérarchie des ports français et un phénomène de concentration au profit de quelques organismes majeurs. L'affirmation de ces places s'accompagne d'une tutelle croissante exercée sur les havres situés dans leur environnement immédiat, entraînant la constitution d'aires portuaires maritimes. Dans le cas de Nantes, des avant-ports sont implantés au sein de l'estuaire de la Loire ; le principal est Paimboeuf. Le long de la proche façade atlantique, une zone où les échanges par voie de cabotage sont denses peut être mise en évidence. L'étude des bâtiments fréquentant le port de Nantes révèle également le rôle essentiel des flottilles des ports proches. Parmi les ports environnants, certains participent à la pêche morutière et/ou au commerce avec les îles de l'Amérique, tels Vannes, Le Croisic, Pornic ou Les Sables-d'Olonne. Au-delà de la fonction de port de décharge assurée par la cité ligérienne, les Nantais disposent de différents moyens pour participer à ces expéditions. Enfin, l'aire portuaire se décline à l'échelle humaine, d'une part à travers les relations entretenues par les élites des ports proches avec la place commerciale nantaise et, d'autre part, par le bassin de main-d'oeuvre pour les navires nantais que constituent les sites de l'aire portuaire.

  • Explicitons donc notre finalité, qui ne semble pas avoir été toujours bien comprise. Il ne s'agissait nullement d'utiliser les méthodes comptables du xxe siècle, ni de calculer « les flux d'argent » d'après les méthodes de nos jours. Sont-elles d'ailleurs toujours aussi pertinentes qu'on le prétend ? L'historien cherche simplement à dégager méthodes et façons de penser des négociants d'antan, donc à se glisser dans la peau de ces marchands avec leurs concepts, leurs méthodes. Il s'agit donc d'abord d'un apport à la connaissance de la mentalité « négociante » du temps et du moment. Au surplus, nos aïeux savaient fort bien ce qu'était le profit, le bénéfice : c'est ce qu'il s'agissait de dégager. J'ai donc suivi pas à pas, manuels imprimés et manuscrits à l'appui, les documents qui m'étaient accessibles. J'ai donc isolé les résultats des expéditions maritimes, ce qui m'était singulièrement simplifié par l'existence des comptes-courants des participants. Rappelons que le droit maritime diffère, sur à peu près tout, du droit commercial habituel et qu'il est, de ce fait, dangereux de vouloir à tout prix ramener les spécificités de ces commerces à celles des transactions terrestres ordinaires qui en sont pourtant les corollaires. C'est dire que le mot d'armateur n'a, au xviie siècle, pas de valeur spécifique. Ce sont des négociants avec tout ce que cela implique de variété de commerce de gros et donc maritime et terrestre enchevêtrés, quoique séparés en étapes chronologiques distinctes. Ces gens-là savaient faire la différence au point de n'avoir point à en faire mention. Les choses allaient de soi, puisque le voyage maritime et ses entours relevaient du droit maritime (donc pas ou peu de sociétés par actions, mais la domination des parts de navire et, éventuellement de prêt à la grosse aventure). Jean Meyer, 1999

  • La ségrégation sociale est un fait ancien dans la ville. Bien avant l'avènement de l'époque industrielle, les quartiers urbains pouvaient être plus ou moins marqués par des formes de division sociale. Toutefois, c'est au cours de la période contemporaine que la ségrégation est devenue nettement plus marquée au sein des villes, au point de constituer très progressivement un objet de recherche. Parallèlement, les pouvoirs publics en France ont placé la lutte contre la ségrégation au coeur des politiques publiques ayant pour finalité la régulation des déséquilibres socio-territoriaux marqués dans la ville. L'étude de la ségrégation est donc indissociable de l'analyse de la politique dite de la ville et des politiques locales de l'habitat. Cette exploration des liens tissés entre l'inégale répartition des catégories sociales et celle des caractéristiques du parc de logement, mais aussi la façon dont la question de la ségrégation ou de la mixité sociale est abordée dans la construction des politiques publiques sont explorées à une double échelle. L'ambition de cet ouvrage est en effet de faire le point sur l'état des connaissances de la géographie socio-résidentielle des villes françaises, tout en prenant appui sur des études de cas développées à partir de trois agglomérations situées dans l'Ouest de la France. Il s'agit d'une part de Nantes, capitale régionale des Pays de la Loire (550 000 habi-tants en 1999), d'autre part de deux petites villes moyennes qui avoisinent chacune les 50 000 habitants, à savoir Cholet (sous-préfecture industrielle du Maine-et-Loire) et La Roche-sur-Yon (préfecture de la Vendée à l'économie tertiaire et administrative).

  • Cet ouvrage aborde, à travers le cas de Nantes, l'aménagement des ports et les enjeux de pouvoir sur un territoire au xixe siècle. L'objectif est de questionner cet aménagement comme une dimension essentielle par laquelle une société pense son espace proche, et se pense dans cet espace. L'analyse se présente avec trois niveaux d'interprétation, en articulant une histoire culturelle du paysage avec une étude technique des travaux qui le transforment et une analyse des jeux sociaux qui en découlent. Ainsi sont précisés les rapports entre ces trois termes : espace, aménagement, société. Les ports sont confrontés au xixe siècle à la nécessité de se moderniser pour se développer. L'auteur replace ceci dans une histoire des aménagements fluviaux et portuaires et s'intéresse aux points de vue des ingénieurs des Ponts et Chaussées, à leurs recherches techniques au xixe siècle et au début du xxe siècle. Mais les ingénieurs ne sont pas les seuls acteurs de l'aménagement. Autour de l'aménagement de la Loire et d'un canal maritime doublant partiellement le fleuve, les discussions s'insèrent dans un débat plus général sur Nantes, confronté à la rivalité de Saint-Nazaire et à des choix sur son avenir. Les élites s'interrogent et défendent l'identité maritime de Nantes. À quelles conditions Nantes peut-elle se revendiquer comme un port de mer ? À travers un des principaux enjeux du développement de Nantes au xixe siècle, c'est la question de l'image que les Nantais se font de leur ville qui est posée. La mise en débat apparaît comme une étape importante dans la construction d'autres rapports au fleuve et à la mer, tels qu'ils se dessinent au cours du xxe siècle, donnant alors au coeur de Nantes un autre visage. À côté des discours et des tensions, l'accent est mis ici sur un certain nombre de pratiques concourrant à une mise en image de l'estuaire. Ainsi ressort l'idée qu'un changement de regard sur l'estuaire et sur l'espace à aménager est en cours. Nantes se pose en principal port de la Basse-Loire. Cette étude permet de poser la question, pour le xixe siècle, de ce qui est producteur de territorialité.

  • Quand histoire et fiction s'entremêlent.
    Ni biographie, ni roman de cape et d'épée, ce récit ne prétend aucunement raconter l'histoire véridique de Julienne David mais, m'appuyant sur des faits relatés, dates historiques, actes de naissance, de décès, extrait du bordereau de recensement du 3ème canton de la ville de Nantes en 1841, j'ai réinventé l'existence tumultueuse de cette corsaire nantaise. Ce récit s'articule autour des manques, des silences et des interrogations, mêlant histoire et fiction. L'écriture est née de tout cela. Au plus serré.
    « Les bons romanciers écrivent dans les blancs de l'histoire. » (François Busnel, l'Express)
    J'ai été particulièrement captivée par le destin de cette femme haute en couleurs, qui malgré son époque a su se forger un passage dans le monde des hommes au fil de son épée et de sa volonté. Le reniement de sa féminité est une invite à se pencher sur le destin des femmes dans les sociétés d'hommes...
    Mais là ne s'est pas arrêté le talent de Thérèse André-Abelaziz qui nous emmène dans une magnifique balade, poignante de réalisme, mais d'où la poésie  et la violence des émotions n'est jamais absente. En voici l'expression dans ce court extrait : « Ta peau que Guillaume a trouvée si douce, mais qui est recouverte de scarifications, l'aimerait-il encore ? Ah, soupires-tu, s'ensevelir au moins une fois jusqu'au vertige dans cette tiédeur pour oublier le faible renflement de tes mamelles, dont les pointes encore sensibles sont en train de devenir grises avant d'être incolores. Oublier ce bas-ventre désert que tu fouilles encore certaines nuits à grands coups jusqu'à hurler d'impuissance. » Laurence Schwalm - Editeur
    Grâce à ce roman historique, découvrez l'existence tumultueuse d'une corsaire nantaise ayant réellement vécu.
    EXTRAIT
    « La rouquine est capable de réveiller un mort ! » Avec les herbes des sorcières et des magiciens : jusquiame noire, belladone sans tige, « les plantes du Malin » dit-on, comme la mandragore qui a forme humaine... Julienne les connaît toutes. Ortie pour soulager les menstrues des femmes. Coquelicot et moutarde pour calmer la toux. Armoise et épilobe contre la fièvre. Menthe pouliot pour les méninges. Chardon de Marie si précieux en cas d'intoxication alimentaire. Julienne a grandi. On commence à la connaître dans le pays. On fait appel à ses médecines. D'ailleurs, elle les porte toujours à même la peau, dans une bourse de toile retenue par une cordelette. Leur odeur est si forte qu'elle suffit à éloigner les importuns. On craint cette femelle rousse des terres noires à la beauté sauvage, haute stature, oeil vif, visage piqué de taches de son.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    Ecrivain pluri-indisciplinaire, Thérèse André-Abdelaziz explore toutes les formes d'écriture, de la poésie à la dramaturgie en passant par les nouvelles, le roman et les faits de société. Elle a publié sept ouvrages dont Quelque part une île (1980) Ed. du Cerf, Je, femme d'immigré (1987) Ed. du Cerf, réédition (2004) La Part Commune, Je m'appelle Atlantique (2006) Ed. La Part Commune, ainsi que L'Estuaire (2011) et Moi, Julienne David, corsaire nantaise jamais soumise (2012) Ed. Ex Æquo.
    Elle est l'auteur également de sept pièces radiophoniques et neuf pièces théâtrales.

  • De 1491 date du mariage de Charles VIII et d'Anne de Bretagne à 1547 fin du règne de François Ier la Bretagne vit une étape importante de son histoire qui la voit passer du statut de principauté quasi autonome à celui de province intégrée au royaume. De cette évolution on a gardé le souvenir de l'édit d'Union de 1532, qui a défini les relations entre la Bretagne et la France jusqu'à la Révolution de 1789. L'étude de la politique menée par la monarchie dans le domaine financier au cours de la première moitié du XVIe siècle montre que cet acte n'a constitué que l'aspect le plus « spectaculaire » d'un processus d'intégration plus long et plus complexe engagé de façon résolue dès 1491 et poursuivi au-delà de 1532. Il s'est traduit par un remodelage profond de l'administration héritée de la période ducale, par une mainmise sur les ressources de la province et par un choix attentif du personnel chargé de la perception des impôts. Sans rencontrer d'opposition majeure, ce processus a connu des phases d'accélération- sous Charles VIII et après 1524- et des moments de temporisation surtout après 1498 quand Anne de Bretagne profitant de la restauration de ses pouvoirs ducaux a tenté de rétablir l'autonomie de la principauté bretonne.« À la lecture du travail important de Dominique Le Page, on comprend tout ce que peut apporter l'analyse des milieux administratifs à la connaissance des rapports entre l'État et les populations du royaume. Lorsqu'il démonte les mécanismes de fonctionnement de la centralisation monarchique, lorsqu'il met en relief l'enjeu politique des réformes financières et le rôle éminent des gens de finances, il apporte une pierre solide à la connaissance de la croissance de l'Etat français moderne en même temps qu'il incite à porter un regard neuf sur les modalités administratives et humaines de la disparition des grands États princiers médiévaux ». Jean Kerhervé

  • Biographie de Jacques Cassard, né à Nantes le 30 septembre1679, mort le 21 janvier 1740 dans la forteresse de Ham dans la Somme est un marin et corsaire français, peut-être le plus grand de tous. Sa brouille avec Louis XIV, le Roi-Soleil, fera oublier son immense réputation.

  • Lors d´une conspiration des Légitimistes contre la monarchie de Juillet, la duchesse de Berry débarque en Provence. Bien que pourchassée par la police, elle réussit à gagner la Vendée, puis Nantes où elle est découverte par trahison le 6 novembre 1832 et transférée à la forteresse de Blaye. Cette histoire véridique est mise en relief sous la plume d´un partisan, officier resté fidèle au camp des Bourbons.


    C e n´est point un roman que j´écris ; c´est une histoire que je viens vous raconter.
    Il y a de tout dans cette histoire ;
    Tels sont les premiers mots du récit publié dès 1832, à chaud . Les épisodes sont ensuite narrés comme dans un roman de traque et de fuite.

  • Un coeur d'ange pour Noël

    Vanessa Arraven

    • Vananith
    • 18 Décembre 2016

    Matthias est un tamiseur, un de ces gardiens qui veillent à ce que rien de trop gros, surnaturellement parlant, ne vienne perturber notre monde. Si le caillou ne passe pas, ils l'éliminent. En général, les anges ne font pas partie de ces cibles. Ils sont même « chasse interdite » par décret céleste. Mais le coeur de l'un de ces messagers de Dieu est la seule chose qui puisse sauver le frère de Matt. Dans la tempête des combats, par la magie et l'épée, il ne pensait pas hésiter... Et pourtant. Nolan est un ange déchu, vivotant de petits boulots à Nantes. Il a encore du mal à saisir la logique des émotions humaines. Avec Matthias, il va être servi! Vanessa Terral vous propose sa première Romance de Noël, une novella d'urban fantasy pleine de tensions, d'affrontements et de sapins. Novella de 11 250 mots

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