• Alexandre le Grand est mort à Babylone le 28 daisios au soir, c´est-à-dire le 10 juin de l´an 323 avant J.-C., à l´âge de trente-trois ans. Alexandre le Grand ne meurt pas ce jour-là. Un mystérieux médecin qui se dit envoyé par l´oracle de Delphes le sauve d´une tentative d´empoisonnement. Six ans plus tard, Alexandre a tourné son regard vers l´Occident. Sur le chemin de ses nouvelles conquêtes se dresse alors la république de Rome, tout autant que lui convaincue de la grandeur de son destin. Qui des phalanges macédoniennes et des légions romaines aura la suprématie ? Entre l´histoire, l´uchronie et la fantasy, Javier Negrete revisite l´Antiquité, nourri par sa culture de la Grèce classique, sa passion des destins exceptionnels et son attention portée aux êtres qui les subissent.

  • « Tu deviendras un homme et ton seigneur un dieu », tel est l'oracle que son défunt père a transmis à Euctémon.
    Si le premier volet de la prédiction lui demeure obscur (n'est-il pas déjà un homme ?), le second lui paraît évident. Car Euctémon est le médecin personnel d'Alexandre le Grand, roi de Macédoine et conquérant de la moitié du monde. Alexandre qu'il a sauvé de la mort à Babylone, qui a conduit ses armées vers l'Occident, qui vient de s'emparer de Rome et s'apprête à l'expédition la plus extraordinaire qui soit : la découverte des régions hyperboréennes, la quête du temple du Destin mentionné par Platon à la fin de La République, où séjournent les Moires qui président aux destinées humaines.
    Après Le Regard des Furies, revoici Javier Negrete, avec un roman étonnant où se mêlent l'histoire, l'aventure, le mythe, la fantasy... et plus encore.

  • 1801.
    Un homme né dans un port de Macédoine, petit négociant en tabac, ne sachant ni lire ni écrire, débarque dans la vallée du Nil. Se hissant à la tête de l'Égypte, il devient en quatre ans, quelque trente siècles après Ramsès II, le dernier pharaon. Maître absolu, il réalise l'impossible, arrache le pays aux ténèbres, crée un empire qui s'étend du golfe Persique au désert de Libye, du Soudan à la Méditerranée, soit dix fois la France - la moitié de l'Europe - se rapprochant ainsi des nues où trône son idole : Napoléon Bonaparte.
    D'une terre sans forêts, il tire une marine. Il fonde des écoles, des hôpitaux, un arsenal, des industries, une armée - la plus puissante de tout l'Orient - importe les premières machines à vapeur, dote l'Égypte de plus de cent soixante kilomètres de canaux, d'un télégraphe aérien, fait planter plus de cent mille pieds d'oliviers et dix millions de mûriers aux frontières du désert. Et tout cela, il l'accomplit avec la France et grâce aux Français.
    C'est ce dernier pharaon - celui à qui la France doit l'obélisque de la Concorde - que Gilbert Sinoué fait revivre sous nos yeux. Il le fait, avec l'extrême rigueur de l'historien et le grand talent de conteur qu'on lui sait. "Sans doute parce qu'il vit le jour dans ce pays et qu'il comprend si profondément le Proche-Orient, Gilbert Sinoué a-t-il pu pénétrer avec tant de finesse la mentalité de son héros, analyser ses réactions, comprendre les mobiles qui l'animèrent et, guidé par une érudition méticuleuse et sans faille, suivre jusqu'à sa mort l'invraisemblable aventure de l'homme de Kavàla.
    " Christiane Desroches Noblecourt

  • « Il crut qu'il était envoyé de Dieu avec la mission d'organiser tout, de modifier tout dans l'univers. Il voulait assujettir à une seule forme de gouvernement l'univers tout entier » (Plutarque, Vie d'Alexandre).
    Alexandre le Grand... Né en 356 avant J.-C. à Pella, fils du roi Philippe II de Macédoine et d'Olympias d'Épire, héritier du trône de Macédoine.
    En treize ans, il devient le plus grand conquérant de l'Antiquité et se constitue un immense empire. Des montagnes macédoniennes jusqu'aux rives du fleuve Indus, au pied de l'Himalaya, il unit l'Occident à l'Orient en un espace immense qui représente aujourd'hui la Grèce, la Turquie, Israël, la Palestine, l'Égypte, la Syrie, l'Irak, l'Iran, l'Afghanistan et le Pakistan.
    Les instantanés pris sur le vif par ses compagnons de route se sont perdus à jamais dans les poussières du temps. Seuls subsistent des récits élaborés bien après sa mort, par des historiens grecs et latins comme Plutarque (c. 45-125), Arrien (95-180), Diodore de Sicile (Ier siècle av. J.-C.) ou Quinte-Curce (Ier-IIe siècle). Dans ces récits, choisis et organisés par Jean Malye, c'est toute la vie et la personnalité de ce jeune homme surdoué qui nous sont restituées: ses conquêtes, ses batailles, sa mort, sa légende.

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