IRD Éditions

  • « Transformer les vies tout en préservant la planète », telle est l'ambition des 17 Objectifs de développement durable (ODD), cadre d'action à l'échelle planétaire adopté par tous les pays membres de l'ONU en septembre 2015. Universels, les ODD s'adressent autant aux pays du Nord qu'aux pays du Sud et concernent à la fois l'économie, le développement des sociétés et la protection de l'environnement. Lutte contre la pauvreté, égalité entre les sexes, accès de tous à une énergie propre et à une éducation de qualité, bonne santé et bien-être, villes durables, consommation et production responsables... c'est à un profond changement de modèle que nous invitent les ODD. Cette transformation passe par un dialogue renouvelé entre science, société et politique, et entraîne des mutations majeures dans les rapports Nord-Sud. Proposant une analyse critique de chacun des 17 Objectifs, de leurs interactions et des contradictions dont ils sont aussi porteurs, cet ouvrage réunit une soixantaine d'auteurs d'horizons divers : responsables d'institutions scientifiques, chercheurs, experts, acteurs du développement... Cette approche plurielle offre différentes clés de lecture et met en avant l'importance de la recherche pour comprendre les enjeux des ODD, mesurer l'avancement de leur mise en oeuvre et concevoir, en lien avec la société, des solutions innovantes. Accessible à un large public, il apporte un éclairage inédit, à la fois critique et documenté, sur les grands défis de l'Agenda 2030 pour le développement durable.

  • Au coeur des Andes, les quinueros, producteurs de quinoa des hauts plateaux de Bolivie, ne vivent pas coupés du reste du monde. En quelques années, ils ont fait d'une contrée désertique et froide la première région exportatrice de cette graine de haute valeur nutritive. Héritiers d'une tradition séculaire conjuguant agriculture locale et échanges lointains, ils ont innové et se sont organisés pour diffuser leur production à travers tous les continents. Mais plus qu'un simple phénomène de mondialisation des échanges, c'est une authentique révolution agricole qui se joue sous nos yeux. Pour rendre compte des transformations en cours, cet ouvrage abondamment illustré révèle les atouts, les enjeux et les défis que portent en eux la quinoa et les quinueros. Il le fait en associant intimement les hommes, la plante et le milieu, portant un regard pénétrant sur la réalité toujours changeante des hauts plateaux andins. Au-delà des idées reçues sur un produit en vogue, ce livre cherche aussi à encourager des échanges plus solidaires et plus responsables entre producteurs et consommateurs.

  • Depuis les accords de Matignon (1988) et de Nouméa (1998) et après plus d'une décennie de transferts de compétences, la Nouvelle-Calédonie dispose d'une autonomie élargie. Le processus d'autodétermination dans lequel elle est lancée prend tout son sens à partir de 2014, avec l'organisation de référendums portant sur la question de l'indépendance. La période qui débute est donc capitale pour son avenir. En parallèle de cette dynamique institutionnelle et identitaire, singulière et émancipatrice, le contexte économique a également évolué. L'exploitation des énormes réserves de nickel a suscité récemment la construction et la mise en service de deux grandes usines métallurgiques, l'une dans le sud, l'autre dans le nord, en plus de celle de Nouméa. Une nouvelle ère économique et sociale débute-t-elle? Écrit à une époque charnière de l'histoire néo-calédonienne, ce livre est un outil pour comprendre un territoire en profonde mutation. Les principaux mécanismes socio-spatiaux à l'oeuvre aujourd'hui y sont analysés avec discernement et pédagogie. Les questions d'inégalités, de disparités ou d'aménagement sont les fils conducteurs de cette réflexion. Une attention toute particulière est portée au « rééquilibrage », à ses enjeux et ses conséquences. Richement illustré, cet ouvrage dévoile avec clarté le destin peu commun de la Nouvelle-Calédonie au sein de la République française. Il passionnera tous ceux qui s'intéressent aux évolutions de l'Océanie et de la France d'outre-mer.

  • Le futur de l'Afrique de l'Ouest dépend de la capacité du secteur de l'agriculture à s'adapter pour garantir la sécurité alimentaire dans un contexte de changement climatique et de croissance démographique. Pour faciliter cette adaptation, la recherche a déployé d'importants efforts pour améliorer les connaissances sur les mécanismes climatiques et leurs impacts sur les systèmes agropastoraux. Or, ces avancées issues de la recherche ne sont que rarement prises en compte dans la planification et la prise de décision. Partant de ce constat, un projet de recherche « Agriculture et gestion des risques climatiques : outils et recherches en Afrique », soutenu par le ministère français des Affaires étrangères et du Développement international est mené entre 2016 et 2018 dans plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest. Il a pour objectif d'élaborer des outils efficaces de gestion du risque climatique pour les agriculteurs, en co-construisant avec des réseaux de chercheurs et d'acteurs directement impliqués dans l'accompagnement de l'agriculture des stratégies innovantes basées sur les résultats de la recherche. Cet ouvrage restitue les principales avancées de cette recherche-action sur trois thématiques prioritaires : les services climatiques pour l'agriculture, la gestion des ressources en eau et l'intensification écologique. Il permet aux acteurs du secteur agricole (organisations paysannes, filières, secteur privé agricole, banques de développement agricole, fournisseurs d'intrants, services agricoles et de météorologie) de s'approprier de nouvelles connaissances et de nouveaux outils pour une meilleure prise en compte des risques climatiques dans la gestion des systèmes de production.

  • L'économie de plantation en Côte d'ivoire forestière repose, dans son modèle dominant, sur une caféiculture et une cacaoculture extensives. La présente étude, produit d'une recherche de terrain conduite de 1983 à 1985, vise à cerner le devenir de ce modèle dans une ancienne zone pionnière de Basse-Côte, à partir de l'analyse approfondie d'une économie villageoise mise en perspective par des enquêtes réalisées dans d'autres villages de la région. La mutation de l'économie agricole est appréhendée à travers l'évolution des systèmes de culture, de production et d'exploitation. La dynamique des systèmes de culture est marquée par la disparition du caféier et du cacaoyer, par la régression de certaines productions vivrières, et par le développement de cultures comme le palmier à huile, l'ananas ou le manioc. La dynamique des systèmes de production est caractérisée par une monétarisation des coûts de production et une intensification de la production, à des degrés variables selon les cultures. La dynamique des systèmes d'exploitation conjugue la valorisation monétaire du facteur foncier et l'apparition d'un groupe de producteurs ayant un accès précaire à la terre, devenue une ressource rare. Les formes de rémunération de la main-d'oeuvre sont modifiées ; des relations contractuelles se développent, liant les unités de production à des complexes agro-industriels. La mutation de l'économie agricole est expliquée, dans ses traits généraux, par la conjonction de plusieurs facteurs : épuisement des réserves forestières, blocage du renouvellement de l'économie caféière et cacaoyère dans le contexte agro-pédologique régional, et apparition d'opportunités de diversification des cultures liée à l'intervention de sociétés de développement. L'étude s'attache à faire apparaître la diversité des contraintes qui pèsent à l'échelle des unités de production, et des réponses qui leur sont apportées. L'analyse des décisions paysannes souligne la nécessité de concevoir la logique économique des choix culturaux dans une perspective large. Une telle perspective doit intégrer tant la valorisation des productions et des facteurs de production, les conditions d'accès à la terre, le rapport entre les différents acteurs économiques, que la prise en compte du risque, des caractéristiques techniques des cultures et du facteur "temps". Cette recherche, qui témoigne de la plasticité de l'économie de la production agricole en Côte d'ivoire, contribue ainsi à une meilleure compréhension d'une forme d'économie de plantation relativement méconnue, caractérisée par l'intégration directe des producteurs à des filières agro-industrielles.

  • Depuis le milieu du xxe siècle, du fait de la forte croissance démographique, les sols et la végétation des zones tropicales et méditerranéennes subissent d'importantes dégradations. Actuellement, plus de 20 % des terres cultivées sont dégradées chimiquement, physiquement et biologiquement. En effet, malgré la mise en oeuvre de grands projets tels la conservation de l'eau et des sols (CES), la production agricole ne peut être maintenue à un niveau suffisant pour nourrir une population qui double tous les vingt ans dans les pays du Sud. Cet ouvrage a ainsi pour objectif de présenter les principaux résultats de la recherche dans le domaine de la restauration de la productivité des sols. Les causes de la dégradation des sols des régions chaudes sont présentées dans un premier temps. On évalue ensuite les divers modes de gestion de la biomasse et des nutriments, puis les techniques culturales et les systèmes de gestion de l'eau. Les nombreuses données expérimentales présentées montrent que la restauration durable des systèmes agroécologiques est possible, moyennant le respect de six règles : une bonne maîtrise de l'eau, l'apport de matières organiques, l'utilisation de compléments minéraux, la revitalisation du sol (fumier / compost), la correction du pH du sol et le choix judicieux de cultures à fort développement de biomasse. L'ouvrage, qui présente de nombreuses études de terrain originales, s'adresse tant aux chercheurs qu'aux enseignants, aux étudiants, aux décideurs et aux différents acteurs en charge du développement rural.

  • Paysages et paysans merina sont au coeur d'une géographie intimiste des campagnes malgaches. Le paysage de ces hautes terres tropicales s'articule sur deux unités : la colline à fine pellicule de sols (la « chair de la terre ») et le bas-fond organisé autour de l'eau (« l'oeil de l'eau »). Collines et bas-fonds sont perçus et interprétés par les paysans qui les valorisent et n'hésitent pas à les remodeler. La mosaïque rurale de l'Imerina est illustrée par les exemples de trois petits pays situés à faible distance de la capitale Tananarive. Leur personnalité résulte de combinaisons entre héritages historiques et permanences écologiques. Leur ruralité s'enrichit également de liaisons avec la grande ville qui suscitent de nouvelles activités. Chaque petit pays s'inscrit dans une dynamique sociale qui s'enracine dans le passé. À partir de ces histoires particulières, la crise des années quatre-vingt a joué un rôle d'accélérateur pour l'invention de solutions locales (eucalyptus, ananas, élevage laitier). La quête quotidienne de numéraire entame la production rizicole, fondement de l'alimentation. Contexte naturel, histoire des lieux et ruralité des sociétés construisent une identité merina que des initiatives paysannes ne cessent de recomposer. Le développement rural ne réussira pas en dehors de ces dynamiques locales, atout et gage d'espoir.

  • Les habitants des monts Mandara sont des paysans enracinés, qui savent tirer parti d'un milieu naturel difficile. Au nord de Mokolo, où les densités humaines sont très élevées, ils parviennent à subsister et à conserver la fertilité de leurs sols, grâce à des techniques culturales intensives (terrasses, adaptation des semences, engrais). Au sud de Mokolo, les systèmes agraires, d'une étonnante diversité, peuvent se montrer remarquablement performants chez certains groupes ethniques. Progressivement, ces populations sont entrées dans une économie monétaire en développant certaines cultures pour la vente. Depuis 1960, elles sont confrontées à des changements plus radicaux. Les pressions exercées pour qu'elles abandonnent les parties les plus accidentées de leur terroir et s'installent en piémont, la possibilité d'émigrer en plaine, la scolarisation, l'islamisation - qui touche une bonne partie des ethnies du sud -, et enfin les actions menées au plan agricole, ébranlent les structures agraires et sociales traditionnelles. Comment ces sociétés, jusqu'alors très préservées, et chez qui le social, l'agraire et le religieux sont étroitement liés, vivent-elles ces changements ? Quels sont leurs perspectives de développement, mais aussi les risques que représente l'abandon de certaines pratiques agricoles parfaitement adaptées au milieu ?

  • Au Mexique, dans le sud-est de l'État du Michoacán, la société occupant la dépression du Río Balsas offre l'image d'un déséquilibre entre de grands domaines d'élevage et des exploitations minifundistes, pareille en cela à beaucoup d'agricultures latino-américaines. Tout au long de l'histoire, malgré une réforme agraire ambitieuse, l'élevage bovin, grâce au droit de vaine pâture sur les terres des communautés paysannes, a constitué la base des mécanismes d'accumulation différentielle et de concentration foncière. Pour les freiner, les petits paysans n'ont eu d'autre recours que la double activité et la migration saisonnière sur des distances qui s'allongent : les « hirondelles » se sont imposées comme la figure centrale de la société agraire des « Terres Chaudes » mexicaines. Aujourd'hui, leur survie en tant que producteurs agricoles est remise en question. L'élevage extensif est devenu la seule activité qui permette le maintien des revenus paysans, dans un contexte d'insertion croissante au marché et de perspectives d'intégration à l'espace économique nord-américain. Cette spécialisation s'exerce dans un espace largement saturé où la compétition pour les ressources fourragères marginalise les « hirondelles », à qui ne reste que l'espoir d'un « gros coup » lié aux activités illégales - la migration aux États-Unis, le trafic de cannabis - ou l'exode, cette fois définitif.

  • Sous l'empire du cacao

    C. Santoir

    Le Cameroun méridional est l'une des principales régions productrices de cacao du pays. Depuis le début du siècle, cette culture a peu à peu envahi les terroirs villageois, évinçant même le café. Vingt-cinq ans après l'Indépendance, sa progression continue. L'économie agricole régionale, extravertie, dépend des cours mondiaux du cacao qui ne cessent de se dégrader. La détérioration de la situation économique des planteurs va de pair avec le rapide essor de la capitale, Yaoundé, qui polarise de forts mouvements migratoires. Le problème crucial que pose actuellement l'avenir de la culture du cacao est analysé du point de vue des paysans, à travers deux cas concrets, deux villages très différents par leur environnement, leur population, leur degré d'enclavement. L'originalité de l'approche est double. D'une part, elle privilégie l'étude des terroirs, moyen d'investigation le mieux adapté pour saisir les rapports complexes unissant les paysans et l'espace qu'ils exploitent. D'autre part, en présentant les villages à deux époques différentes, l'étude acquiert une dimension temporelle permettant de discerner les tendances longues. Les multiples conséquences de la culture du cacao sur les systèmes de production, la concurrence entre les plantations et les cultures vivrières, la dépendance des paysans vis-à-vis des cultures de rente, sont autant de questions d'actualité, au moment où l'effondrement des cours laisse présager la chute de l'« empire » du cacao. Ce problème dépasse largement les frontières du Cameroun. C'est celui de tous les pays exportateurs de produits tropicaux.

  • Dans les années cinquante, l'administration de la Haute-Volta (devenue le Burkina Faso) impulse une politique agricole résolument volontariste de relance de la production cotonnière, en s'appuyant sur la Compagnie française des textiles (CFDT). Vingt ans plus tard, les résultats sont déjà significatifs. Mais il faut encore attendre la fin des années soixante-dix pour que la production de coton augmente vraiment et que, parallèlement, la traction bovine se diffuse. À cette époque, tous les espoirs sont permis ; la Société burkinabé des fibres textiles (Sofitex) expérimente des engins de petite puissance, les tracteurs « Bouyer ». L'ouvrage présente la situation des paysans d'un village bwa de l'aire cotonnière (Boho-Kari), à la fin des années quatre-vingt et au début des années quatre-vingt-dix, qui ont adopté massivement la traction animale tandis que certains se sont lancés dans la nouvelle aventure du tracteur. Les outils mécaniques ouvrent des possibilités de mise en valeur de terres plus lourdes que celles travaillées à la houe. La compétition pour la terre est forte et le paysage agraire change, rapidement ; le coton et le maïs s'imposent au détriment des plantes cultivées autrefois. Dans la course à la terre, les chances ne sont pas les mêmes suivant que le paysan appartient à la communauté autochtone bwa, à celle des éleveurs peuls ou encore à celle des migrants mossis installés à la périphérie des villages.

  • Engagée en 1905 par le colonisateur néerlandais, la transmigration en Indonésie constitue à l'heure actuelle le plus grand programme de colonisation agricole dirigée jamais entrepris par un État. En voulant corriger l'important déséquilibre démographique au sein de l'archipel, la transmigration poursuit un double objectif de politique sociale dans les « îles intérieures » (Java, Madura, Bali) et de politique de développement dans les « îles extérieures » (Sumatra, Kalimantan, Sulawesi, Irian Jaya). Depuis ses débuts, le programme est passé par des phases d'euphorie et de déception, de louanges et de critiques, et il a connu autant de réussites que d'échecs. Ces derniers sont habituellement imputés au manque de moyens, à l'insuffisante sélection des sites et des migrants, à la mauvaise préparation des projets et aux multiples dysfonctionnements au sein des ministères impliqués. L'auteur montre que les difficultés de la transmigration proviennent moins de problèmes de mise en oeuvre que d'une conception inadaptée dès le départ. Les échecs sont dus à une perception erronée de l'évolution du paysannat javanais face à la croissance démographique, à des préjugés tenaces envers les populations et le milieu des îles périphériques et, surtout, à une politique exclusivement agraire de développement. Dernier avatar de l'expansion des royaumes agraires javanais, la transmigration ne se comprend que par référence à une vision particulière du monde et du pouvoir.

  • L'ombre du mil

    D. Guillaud

    Aribinda : petite région burkinabé, dans le sud du Sahel. Chaque année, tous les groupes sociaux accomplissent un important rituel avant les pluies. Les hifuba, spécialistes des sacrifices et de la magie, entament une procession autour des massifs qui encadrent le bourg d'Aribinda, coeur historique et politique de la région ; leur circuit est ponctué de plusieurs haltes en des lieux déterminés où sont accomplis les sacrifices requis en bétail ou en biens. Par ce périple, les hifuba engagent un combat contre les puissances néfastes qui cherchent à s'emparer de « l'ombre » du mil et à menacer les récoltes. Dans ce rituel, les pratiques magiques rendent compte de l'enjeu crucial que représente l'agriculture. Or, depuis plus de deux décennies, la région, comme le reste du Sahel, connaît des difficultés dues à l'altération climatique et à la pression accrue de l'homme sur son environnement. Les paysans s'adaptent tant bien que mal à ces changements en opérant de nouveaux choix techniques et en adoptant de nouvelles stratégies de production. L'ouvrage, qui présente les résultats d'une recherche conduite sur le terrain entre 1982 et 1984, reconstitue la mise en place et le fonctionnement d'un système de production sahélien. La lente prise de possession d'un espace par des groupes humains de diverses origines, les mutations techniques, agricoles et pastorales sont évoquées dans une démarche qui montre l'interdépendance des phénomènes. Ce cheminement dans l'histoire et les différents domaines de la production permet de rassembler les éléments d'un diagnostic nuancé: sur le devenir de la région.

  • Le risque en agriculture

    M. Eldin

    Le risque en agriculture... un titre ambitieux pour un sujet complexe, mais un thème de réflexion à coup sûr essentiel. Agriculteurs, responsables du développement, chercheurs,... ne peuvent que se sentir concernés dans la mesure où les choix et les décisions en agriculture s'expriment dans un environnement où l'aléa et l'incertitude se manifestent de façon permanente et sous les formes les plus variées. Une cinquantaine d'auteurs relevant des sciences de la terre, des sciences biologiques et des sciences humaines, livrent leurs réflexions sur le risque en agriculture. Le lecteur est invité à parcourir un vaste champ thématique que la notion de diversité marque profondément : multiplicité des sources du risque, diversité des réponses et réponses par la diversité, pluralité des points de vue et des exemples retenus empruntés pour la plupart au monde tropical. Quatre thèmes principaux structurent l'ouvrage : - Caractérisation des risques : principes méthodologiques pour l'analyse du risque et la prise de décision, spécificité des risques liés à la manifestation de phénomènes particuliers. - Risque et pratiques paysannes : perception du risque par les acteurs, réponses tactiques et stratégiques, poids de l'environnement dans la modulation des effets du risque, incidence sur le fonctionnement et l'évolution des systèmes agraires. - Risque et changements techniques : transformations induites dans les systèmes agricoles et les conditions de milieu. Le changement technique considéré comme réponse au risque ou comme source de nouveaux risques. Contribution à la problématique de l'intensification et du transfert de technologie en agriculture. - Contexte macro-économique et politique du risque : manifestations du risque à des niveaux qui échappent en général au pouvoir des agriculteurs mais qui conditionnent largement l'activité; agricole.

  • El Norte de La Paz es una región amazónica. Presenta bajas densidades y gran potencialidad en recursos naturales. Desconectada aún del centro político y eco nómico boliviano, tiene las mismas características de los otros márgenes orienta les de Bolivia, es decir la misma riqueza natural y similar aislamiento. Entre 2010 y 2014, el Norte de La Paz vuelva a estar en el punto de mira del Estado. El segundo gobierno de Evo Morales eligió este margen amazónico para imple mentar su proyecto económico. Se desarrollaron varios proyectos, con fuerte impulso estatal: construcción de la planta azucarera de San Buenaventura, mejo ramiento de la carretera San Buenaventura-Ixiamas etc. Otros proyectos están en la agenda del gobierno, como ser: el puente sobre el rio Beni, la exploración hidrocarburífera, la distribución de tierras fiscales y la posible des-inmovilización de la reserva forestal Abel Iturralde definida en 1991. Después de 20 artos de fuerte presencia de las ONG's, en el marco de la gobernanza neoliberal, el Estado ha retornado siguiendo las mismas pautas de inicios del siglo xx cuando se trata ba de conquistar las tierras vacías del Oriente boliviano. Este libro analiza las consecuencias de este retorno estatal después de 20 arios de empoderamiento de los actores locales. ¿Cuáles son las capacidades de los pobladores del Norte de La Paz para enfrentar, aprovechar o adaptarse a esta ola desarrollista? ¿Cómo se reconfigurará el mapa social en esta nueva etapa? Para entenderlo, la primera parte de este ensayo subraya las continuidades entre los esquemas tradicionales de integración (de la época colonial y de la primera época republicana) y los esquemas actuales. La segunda parte presenta las dinámicas de integración multi-escalar (global-local y nacional). Estas dinámicas comenzaron con las migraciones internas hacia el Norte de La Paz, siguieron con la llegada de las ONG's y persistieron con el retorno del Estado. La tercera parte muestra los procesos de construcción de nuevas territorialidades estudiando las estrategias de los actores sociales.

  • O livro Território e sociedade: as múltiplas faces da Brasília metropolitana vem integrar a Coleção Brasília da Editora UnB, que, desde a década de 1980, tem reunido pesquisadores de diferentes áreas do conhecimento, sob a liderança do professor emérito da Universidade de Brasília Aldo Paviani, para debater e proporcionar olhares complementares sobre esse território singular que abriga a capital federal. Na intenção de analisar e refletir sobre essas questões, os textos apresentados nesta obra abrangem desde temas mais amplos até aspectos mais específicos da integração/desintegração da Área Metropolitana de Brasília. As discussões passam por questões sobre desenvolvimento, economia, governança, política, patrimônio, cultura, vulnerabilidades e impactos dos marcadores de desigualdades ao longo do curso de vida dos grupos populacionais da cidade. O livro é organizado em quatro unidades: 1) desenvolvimento e integração metropolitana; 2) metropolização e governança; 3) patrimônio, cultura e território; e 4) o curso da vida e as desigualdades na metrópole.

  • En este libro, los yaneshas, una población de la Amazonía peruana, comparten sus conocimientos sobre sus plantas y sus variados usos medicinales. ¿Cuáles se utilizan para aliviar el dolor de cabeza?, ¿cómo curar la gripe?, ¿qué dieta debe seguir una persona que ha sido mordida por una serpiente?, ¿cómo hacerse querer por alguien? Además, nos narran otros usos cotidianos: ¿qué árboles permiten teñir los hilos de algodón para hacer las cushmas?, ¿cómo sembrar la yuca para que crezca bien? Estas son algunas preguntas a las cuales el libro ofrece respuestas. He aquí la sistematización de tres años de trabajo con la nación Yanesha, que nos hace descubrir su riqueza cultural mediante la descripción de los usos de sus plantas, a la vez que ofrece al lector un amplio panorama de sus vastos conocimientos tradicionales.

  • Introduire et faire adopter des nouveautés est une préoccupation permanente des organismes de recherche et de développement agricole dans les pays du Sud. Pour exprimer cet objectif, le terme d'innovation s'est tardivement substitué à celui de vulgarisation et, dès lors, son usage s'est généralisé dans la recherche ruraliste francophone. Simple question de vocabulaire, ou conception vraiment nouvelle du développement ? Cet ouvrage restitue les réflexions d'un groupe de chercheurs en agronomie et en sciences humaines qui confrontent leurs analyses des dynamiques agraires au paradigme de l'innovation. Les auteurs posent ce concept comme une « entrée » pour mieux comprendre les transformations des agricultures et des sociétés rurales. Le recours à la notion d'innovation permet de préciser des hypothèses dans le domaine des dynamiques agraires. Inversement, ce champ de recherches participe à une clarification du concept d'innovation. Dès lors, des échanges deviennent possibles entre spécialistes de l'innovation et spécialistes des études agraires dans les pays en voie de développement, par exemple autour du constat du caractère " procédural " de la mise en oeuvre des innovations par les différents acteurs concernés. Les auteurs soulignent l'importance d'une démarche historique et qualitative dans l'analyse des dynamiques agraires, de façon à dépasser une interprétation linéaire et déterministe du changement. Les réflexions théoriques s'appuient sur des études de cas qui concernent des domaines ruraux divers et qui relèvent de contextes géographiques variés.

  • Au début du xxie siècle, le paludisme demeure la première cause de mortalité et de morbidité au Cameroun, comme dans l'ensemble des pays de l'Afrique subsaharienne. Mais pour tout programme de lutte de grande envergure, une analyse de situation de l'endémie se révèle indispensable, comme le souligne l'OMS dans sa nouvelle initiative « Faire reculer le paludisme » ou « Roll back malaria ». C'est pour répondre à cette préoccupation qu'a été menée la présente expertise collégiale. Celle-ci fournit une revue complète de la littérature consacrée à l'impact des projets de développement et des grands aménagements urbains sur l'endémie palustre et sur les autres maladies vectorielles liées à l'eau. Au Cameroun, on constate une dilution des cas de paludisme et de bilharziose en milieu urbain, une stabilisation du paludisme dans l'environnement des périmètres rizicoles, de même qu'une progression des indices onchocerquiens dans les localités proches des chutes d'eau et des rapides ainsi que leur recul en aval, suite au changement du régime des eaux. Mais au-delà de l'exemple camerounais, il ressort de cette expertise que dans tout pays où sévissent les maladies endémiques liées à l'eau, la question de l'impact sanitaire des aménagements hydrauliques et hydro-agricoles doit être posée dès le stade de la conception d'un projet, mais également lors de sa mise en oeuvre et pendant toute sa phase d'exploitation. Ingénieurs, économistes, agents des services spécialisés de santé et d'éducation, sociologues, tous les acteurs du développement doivent oeuvrer ensemble et rester en dialogue permanent avec les communautés concernées. Telle est la condition pour que les populations bénéficient pleinement et sans contrepartie des retombées économiques et sociales attendues de tels projets.

  • De l´origine des espèces et des premiers inventaires naturalistes aux pratiques de pêche traditionnelles et actuelles, en passant par la systématique et l´écologie des principales familles, ce livre dresse un panorama complet et richement illustré des poissons d´eau douce africains. Les représentations symboliques et artistiques ancestrales, ainsi que de nombreux témoignages actuels, invitent le lecteur à découvrir comment la pêche et les poissons continuent d´imprégner profondément les sociétés africaines. La domestication des espèces, à travers la pisciculture et l´aquariophilie, est également abordée. Ce livre n´a pas le format classique des ouvrages scientifiques. En effet, les auteurs ont fait le choix de diversifier les sources d´information et de privilégier l´iconographie, afin de rendre la lecture plus attrayante pour un lecteur non spécialiste. Ainsi, la parole est donnée à des chercheurs de différentes disciplines et à des pêcheurs, qui témoignent de leurs connaissances théoriques et empiriques des poissons et de la pêche.

  • El auge del cultivo de la quinua en Bolivia se produjo en una sociedad aparentemente aislada y ancestral, arraigada en el sur del altiplano andino, aunque en realidad, móvil y abierta al mundo. Este libro explora las transformaciones sociales y territoriales provocadas por el paso de una agricultura de subsistencia, sobre todo local, a una producción comercial globalizada. Globalizada... pero todavía en manos de pequeños productores y sus organizaciones. Es a través del prisma de la geografía social que se muestran las permanencias y evoluciones, apoyándose en un detallado conocimiento de las comunidades locales. Yendo más allá de las constataciones apresuradas y a veces alarmistas, este libro pone de relieve los recursos y la capacidad de adaptación de una sociedad rural en mutación. Nos sumerge en la intimidad de las trayectorias de vida de ios productores de quinua, anclados en sus comunidades y, al mismo tiempo, móviles y globalizados. Se destaca el genio de esta sociedad rural que, a través de la migración, combina lugares, actividades e identidades, articula ciudades y campos, gestiona el aquí y el afuera. Cultivar yéndose e irse cultivando: tal es la hazaña llevada a cabo por los productores de quinua. La sostenibilidad agrícola, socioeconómica y ambiental de estos territorios está en el corazón de las intenciones: ¿no debe, de hecho, ser tomada en cuenta en el movimiento?

  • Los trabajos que este libro reúne surgen de investigaciones de campo que exploran, de manera comparativa y pluridisciplinaria, cuatro aspectos fundamentales de los llamados "espacios infranacionales" dentro de la globalización: las reorganizaciones productivas de las ciudades y regiones; las transformaciones de las instituciones y los actores involucrados en la toma de decisiones a nivel local; las recomposiciones territoriales y las movilidades espaciales que las acompañan; y los cambios en las condiciones de vida y las identidades de los residentes. El objetivo es destacar la interdependencia de estos cuatro temas no sólo desde una perspectiva académica y teórica, sino también desde el punto de vista de las estrategias, de las "lógicas prácticas" de actores locales en su adaptación a una de las transformaciones más profundas de la historia del capitalismo. La obra está organizada en cuatro secciones: las dos primeras agrupan artículos que abordan, por una parte, las dinámicas de los cambios en las aglomeraciones productivas urbanas y regionales v, por otra, la afirmación de nuevos actores que desempeñan un papel relevante en la transformación de los tejidos productivos o en las políticas públicas encaminadas a apoyarlos; la tercera sección se ocupa de aquellas adaptaciones que, mediante las movilidades de los trabajadores locales, han influido sobre las diferencias de oportunidades económicas entre las distintas escalas espaciales; finalmente, en la cuarta sección se estudian los cambios en los modos y las condiciones de vida de los residentes de las ciudades y regiones que se acompañan, frecuentemente, de transformaciones y luchas de representaciones de las identidades.

  • Profound transformations are affecting the research systems around the world. We witness the emergence of new or restructured organizations to steer public research or promote innovation, new programmatic directions within these organizations, increased funding dedicated to research in academic settings, and new domestic and international partnerships and collaborations. A multiplicity of organizations and funding sources have appeared, creating a complex web where resources circulate along with knowledge in ways that are reshaping research systems in the South. This book gathers a large sample of these changes presented during a symposium organized by IDRC, IRD, IFRIS, and OECD, seeking to better understand their institutional, political and economic drivers. These cases document the building of scientific capacity and the broader use of results from scientific research and presents lessons for public policy. A large variety of case studies of specific research organizations and comparative analysis of the wider research system are presented in Asia, Africa, and Latin America.

  • Tropical coastal lagoon environments provide a number of ecosystem services, but are threatened by the pressure imposed by human activities and climatic change; these systems are particularly vulnerable because of a high demographic growth. Therefore, the understanding of their ecological behavior and the characterization of lagoon health indicators have attained importance. Under this perspective Mexican (UAM-X) and French (UMRs MIO and MARBEC) researchers have collaborated from 2011 to 2014 as part of one action of the international exchange program ECOS/ANUIES, and chose the Sontecomapan lagoon (at the Mexican state of Veracruz) as a case study. This book provides information of the ecological behavior, water quality indicators, and details of microorganisms and plankton, which due to their short life cycles and their high reactivity to environmental conditions are good.

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