• « Il entra dans ma vie en février 1932 pour n'en jamais sortir [...]. Je puis me rappeler le jour et l'heure où, pour la première fois, mon regard se posa sur ce garçon qui allait devenir la source de mon plus grand bonheur et de mon plus grand désespoir. »
    Âgé de 16 ans, Hans Schwartz, fils unique d'un médecin juif de Stuttgart, va devenir l'ami de Conrad von Hohenfels, lui aussi fils unique, et issu d'une grande famille aristocratique. Mais quand Hitler arrive au pouvoir, en janvier 1933, l'amitié est impuissante à surmonter le fossé qui s'ouvre entre eux."

  • Les enfants de la Volga Nouv.

    Nous sommes dans la région de la Volga, dans les premières années de l'URSS, en 1920-1930. Jakob Bach est un Allemand de la Volga : il fait partie des descendants des Allemands venus s'installer en Russie au XVIIIe siècle.
    Bach est maître d'école dans le village de Gnadenthal, une colonie située sur les rives du fleuve. Un mystérieux message l'invite à donner des cours à Klara, une jeune fille vivant seule avec son père sur l'autre rive de la Volga. Bach et Klara tombent amoureux, et après le départ du père, ils s'installent ensemble dans la ferme isolée, vivant au rythme de la nature. Un jour, des intrus s'introduisent dans la ferme et violent Klara. Celle-ci mourra en couches neuf mois plus tard, laissant Bach seul avec la petite fille, Anntche.
    Après la mort de Klara, Bach s'éloigne du monde et perd l'usage de la parole. Tout en élevant l'enfant, il écrit des contes, qui de manière étrange et parfois tragique s'incarnent dans la réalité à Gnadenthal. Un autre enfant fait alors son apparition à la ferme : Vasska, un orphelin vagabond qui bouleversera la vie d'Anntche et Bach...
    Gouzel Iakhina est née en 1977 à Kazan, au Tatarstan (Russie). Elle a étudié l'anglais et l'allemand à l'université de Kazan, puis a suivi une école de cinéma à Moscou, se spécialisant dans l'écriture de scénarios. Elle a publié dans plusieurs revues littéraires, comme Neva ou Oktiabr. Son premier roman, Zouleikha ouvre les yeux, est immédiatement devenu un best-seller en Russie à sa parution en 2015. Il a reçu de grands prix littéraires, dont les prestigieux Bolchaïa Kniga et Iasnaïa Poliana 2015. Gouzel Iakhina vit aujourd'hui à Moscou, avec son mari et sa fille.

  • Le dernier volet de l'inoubliable saga des Déracinés : roman de l'engagement et de la résilience, Un invincible été clôture avec passion une fresque romanesque bouleversante.Depuis son retour à Sosúa, en République dominicaine, Ruth se bat aux côtés d'Almah pour les siens et pour la mémoire de sa communauté, alors que les touristes commencent à déferler sur l'île.
    Gaya, sa fille, affirme son indépendance et part aux États-Unis, où Arturo et Nathan mènent leurs vies d'artistes. Comme sa mère, elle mène son propre combat à l'aune de ses passions.
    La tribu Rosenheck-Soteras a fait sienne la maxime de la poétesse Salomé Ureña : " C'est en continuant à nous battre pour créer le pays dont nous rêvons que nous ferons une patrie de la terre qui est sous nos pieds. "
    Mais l'histoire, comme toujours, les rattrapera. De l'attentat du World Trade Center au terrible séisme de 2010 en Haïti, en passant par les émeutes en République dominicaine, chacun tracera son chemin, malgré les obstacles et la folie du monde.
    Roman de l'engagement et de la résilience,
    Un invincible été clôt avec éclat une fresque romanesque impressionnante.

  • La septième croix Nouv.


    Dans les années 30, sept opposants au nazisme s'enfuient d'un camp.

    Un formidable appareil policier est mis en branle pour les retrouver et sept croix sont dressées. Aidés par la solidarité ouvrière ou bien trahis par des voisins ou des inconnus, combien des fugitifs seront capturés ?
    Dans ce roman de l'Allemagne nazie écrit pendant son exil en France, Anna Seghers dresse une fresque polyphonique et dépeint une société dans laquelle le national-socialisme et la montée du totalitarisme révèlent en chacun les aspects profonds de son être : héroïsme insoupçonné de l'un, lâcheté d'un autre, ou simple peur existentielle et fragilité face à un système conçu pour broyer toute résistance visant non seulement l'individu mais sa famille, ses proches.
    Anna Seghers, qui, pour écrire son récit, a longuement écouté et recueilli les témoignages d'exilés, trace le portrait d'une humanité proche de nous : « Nous avons tous ressenti comment les événements extérieurs peuvent changer l'âme d'un être humain, de manière profonde et terrible. Mais nous avons également ressenti qu'au plus profond de nous il y avait aussi quelque chose d'insaisissable et d'inviolable. »

    Ce roman, publié pour la première fois aux États-Unis en 1942, a connu un immense succès international : il a même été envoyé aux soldats américains partis libérer l'Europe.

  • Hôtel Berlin 43 Nouv.

    Hôtel Berlin 43

    Vicki Baum

    Écrit en anglais par l'auteure exilée et scénariste à Hollywood, ce roman est publié en 1943 aux États-Unis, l'auteure le traduit en allemand ensuite et il sera publié en 1947 à Amsterdam puis dans les années 70, cette fois avec des coupes. Il paraît en France dans les années 50 à partir de la version américaine. Notre nouvelle traduction de l'anglais, fidèle au style de l'auteur, lui rend son charme et son ironie.
    1943, dans un palace à Berlin.
    Poussés par le rationnement et les bombardements, tout ce que la ville compte de diplomates, de généraux, d'hommes d'affaires ou de héros du champ de bataille se retrouvent dans ce lieu au luxe suranné, comme dans un ultime refuge. La comédie humaine se poursuit jusqu'à l'absurde, et les dignitaires fatigués cherchent les étoiles qui pourraient continuer d'entretenir leurs rêves de victoire ; au milieu de tous ces hommes brillent Tilli, une femme facile mais désargentée, et Lisa Dorn, égérie du Führer pour qui la foule envahit encore chaque soir le théâtre.
    C'est elle que va rencontrer Martin Richter, l'étudiant révolté, le téméraire opposant au régime, poursuivi par la Gestapo. Guidée par lui, elle va ouvrir les yeux sur la réalité et la barbarie du nazisme, puis l'aider dans sa folle aventure et sa fuite éperdue, jusqu'à succomber à son charme...
    Tandis que les bombes font vaciller les vieux murs, l'étau se resserre autour de cet amour naissant, symbole de liberté en ce lieu où chacun règle ses comptes et s'apprête à acquitter le prix des exactions commises pendant la guerre.
    Roman d'anticipation, le livre raconte avec un réalisme surprenant ce que personne, en Allemagne, n'aurait osé imaginer.

  • Paula Modersohn-Becker voulait peindre et c'est tout. Elle était amie avec Rilke. Elle n'aimait pas tellement être mariée. Elle aimait le riz au lait, la compote de pommes, marcher dans la lande, Gauguin, Cézanne, les bains de mer, être nue au soleil, lire plutôt que gagner sa vie, et Paris. Elle voulait peut-être un enfant - sur ce point ses journaux et ses lettres sont ambigus. Elle a existé en vrai, de 1876 à 1907.

  • Dans l'Allemagne de 1913, dans l'apparat d'une grande somptueuse maison bourgeoise, maîtres et domestiques se croisent et se côtoient, partageant joies, drames, secrets et amours interdites.
    La jeune orpheline Marie occupe le poste de femme de ménage dans l'imposante résidence de la famille industrielle Melzer. Alors que Marie cherche sa place parmi les domestiques, l'agitation règne lors de la saison du bal hivernal : Katharina, la belle et plus jeune fille des Melzers, doit être introduite en société lors de la saison du bal hivernal. Seul Paul, l'héritier de la famille, se tient à l'écart et préfère sa vie étudiante à Munich - jusqu'à ce qu'il rencontre Marie ...

    Tandis que la guerre approche, petite et grande histoire se mêlent, palpitantes, pour nous plonger au coeur d'une saga inoubliable.

    "Ambiance à la Downton Abbey, personnages attachants, et intrigue captivante..." Maxi
    Anne Jacobs a publié sous pseudonyme plusieurs romans historiques et sagas exotiques.
    Sa trilogie La Villa aux étoffes connaît un véritable succès en Allemagne et à l'international.

  • L'apogée et la fin de la vie du mystérieux Arménien qui a régné sur le monde du pétrole et sur celui de l'art.
    L'organisation mondiale de l'industrie pétrolière est désormais établie et Kaloust Sarkisian devient l'homme le plus riche du XXe siècle. Vivant entre ses suites du Ritz à Paris et à Londres, l'homme d'affaires se consacre à sa collection d'art et à ses jeunes maîtresses. Mais l'Histoire va le rattraper.
    L'horreur du génocide arménien puis le chaos de la Seconde Guerre mondiale forcent le millionnaire arménien à chercher une nouvelle ville pour s'installer. Il choisit Lisbonne ; un choix qui étonne tout le monde... notamment le dictateur Salazar qui ne voit pas cela d'un bon oeil.
    Avec la magie propre à J.R. dos Santos, ce deuxième roman nous fait comprendre combien ce petit Arménien si mystérieux a bouleversé l'ordre mondial. Il explique également comment il a marqué l'histoire des Portugais et notamment celle de Lisbonne, en léguant toute sa collection d'Art à la ville. Aujourd'hui, la Fondation Gulbenkian est l'une des plus riches et des plus importantes d'Europe.

  • Candide, ou l'Optimisme

    Voltaire

    Chassé du château de son enfance, son « paradis terrestre », Candide est entraîné bien malgré lui dans une succession d'aventures calamiteuses. Il s'étonne, s'offusque, se lamente... L'humanité serait-elle foncièrement mauvaise ? Le jeune garçon assiste, impuissant, à la mort de son rêve : celui d'un monde parfait. Perdant sa naïveté et son « optimisme », peu à peu il se résigne.
    La verve et l'ironie mordante de Voltaire se conjuguent à merveille dans Candide pour évoquer, sous des airs de légèreté, des sujets essentiels.

  • Edition enrichie (Préface, notes, dossier sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)«Werther. Je me souviens de l'avoir lu et relu dans ma première jeunesse pendant l'hiver, dans les âpres montagnes de mon pays, et les impressions que ces lectures ont faites sur moi ne se sont jamais ni effacées ni refroidies. La mélancolie des grandes passions s'est inoculée en moi par ce livre. J'ai touché avec lui au fond de l'abîme humain... Il faut avoir dix âmes pour s'emparer ainsi de celle de tout un siècle.» À ces lignes de Lamartine pourraient s'ajouter d'autres témoignages : très tôt, le livre entre dans la légende, jusqu'au suicide, dit-on, de certains de ses lecteurs.
    Si à sa parution, en 1774, il établit d'un coup la réputation du jeune Goethe encore presque inconnu, s'il est rapidement traduit en français, c'est sans doute parce que, dans ce roman par lettres dont la forme est depuis longtemps familière au lecteur, la voix même du personnage fait retentir l'intransigeance de la passion, mais c'est surtout que Werther, le premier héros romantique, exprime de manière éclatante la sensibilité aussi bien que le malaise de son temps où l'individu se heurte à la société.

  • Angela Merkel vient de l'Allemagne de l'Est, époque soviétique. Elle sait ce que la liberté veut dire. Scientifique, protestante et divorcée, elle a su s'imposer dans un milieu hostile. C'est une tacticienne machiavélique, qui a épuisé quatre présidents français.
    En Allemagne, son nom est même devenu un verbe. " Merkeliser ", c'est avancer à petits pas, sans éclat, mais arriver au but. Angela Merkel est aussi une femme de valeurs, qui a accueilli des centaines de milliers de réfugiés et qui s'est dressée contre Donald Trump. Ce livre est son histoire, son portrait le plus juste, le plus passionnant.
    Marion Van Renterghem est grand reporter. Elle a remporté de nombreux prix de journalisme, dont le prix Albert-Londres. Elle a très largement complété et réécrit sa première biographie, Angela Merkel, l'ovni politique, parue en 2017. Ce récit est le fruit de plusieurs années d'enquête auprès des amis d'enfance, des compagnons de route et des adversaires de la chancelière allemande : une femme qui a marqué l'Histoire.

  • Les douze salopards
    Tout a été dit sur les complices d'Hitler jugés à Nuremberg (Gring...), rattrapés dans leur fuite (Eichmann, Barbie...) ou morts dans la clandestinité (Mengele). Mais on ne s'est guère intéressé à ceux qui, non content d'avoir échappé à la corde, ont entamé, à l'ombre des vainqueurs, une seconde carrière d'envergure.
    La plus spectaculaire est celle de Kurt-Georg Kiesinger, devenu chancelier de la République fédérale d'Allemagne de 1966 à 1969 après avoir été surnommé, entre 1940 et 1945, le " Goebbels de l'étranger ". Et les plus honteuses celles de Reinhard Gehlen, Adolf Heusinger et Ernst Achenbach. Le premier prit la tête, en 1956, des services secrets ouest-allemands et le second, de 1960 à 1964, du comité militaire de l'Otan. Sous les ordres d'Hitler, ils avaient pourtant planifié l'invasion de la Russie et son cortège de massacres. Quant au troisième, il fut le principal collecteur de fonds du NSDAP avant d'organiser le pillage de l'économie française, ce qui ne l'empêcha nullement de devenir président de la Commission des Affaires étrangères du Bundestag... puis candidat de l'Allemagne à la Commission de Bruxelles en 1970 !
    À leurs côtés, voici le SS Walter Schellenberg, principal collaborateur d'Heydrich puis d'Himmler, cité à Nuremberg comme simple ''témoin'', alors qu'il jeta les bases de la Shoah par balles en Union soviétique ; Friedrich Paulus, le vaincu de Stalingrad, devenu un ardent propagandiste soviétique...; Rudolf Diels, le premier chef de la Gestapo (1933-34), qui se transforma en chasseur de communistes pour le compte de l'armée américaine. Voici encore Albert Speer et Wernher von Braun, deux assassins aux mains propres qui ne réussirent respectivement comme ministre de l'armement d'Hitler et concepteur des premiers missiles balistiques de l'histoire, que grâce aux dizaines de milliers d'esclaves sacrifiés dans les usines du Reich ; et aussi " le sorcier " Hjalmar Schacht, qui mobilisa l'industrie et la finance en faveur du IIIe Reich avant de se reconvertir en conférencier international... Sans oublier Otto Skorzeny, le ''James Bond du Führer'', qu'on retrouve dans tous les coups tordus de l'Après-guerre, au service de la CIA comme du Mossad ! Et voici l'exception qui confirme la règle : Hanna Reitsch, héroïne de l'aviation, dont l'erreur fatale fut de croire en Hitler et de mettre son prestige de pilote d'essai au service d'un régime criminel. Continuant, jusqu'en 1977, à battre records sur records, elle osa regarder en face les horreurs qu'il avait provoquées.
    Une galerie passionnante de portraits portée par un rare sens du récit.

  • 1945. Dans l'Allemagne occupée, un photographe de guerre ne parvient pas à s'en aller et à rentrer chez lui en Angleterre. Il est hanté par la libération d'un camp de concentration à laquelle il a assisté.
    Il décide de partir au hasard des routes. Il photographiera les gens de ce pays devant leur maison dans l'espoir de comprendre qui ils sont pour avoir pu laisser faire ce qu'il a vu.
    Un jeune soldat anglais, qui vient juste d'arriver et qui n'a rien vécu de la guerre, l'escortera et conduira la voiture réquisitionnée à travers l'Allemagne sans deviner les motivations qui poussent le photographe. Mais lui aussi porte un secret plus intime qui le hante et dont il ne parle pas.
    /> La Terre invisible raconte leur voyage.
    Hubert Mingarelli est l'auteur d'une oeuvre très remarquée et largement traduite. Il a publié une quinzaine de romans et recueils de nouvelles, dont Quatre soldats (prix Médicis)

  • Lonely Planet : un guide de référence, à la fois pratique et culturel, pour découvrir Berlin
    Un guide tout en couleurs, truffé de photos et ultrapratique pour profiter au mieux de cette capitale à la fois glamour et populaire.
    Le top des sites à voir et des expériences à vivre sur place, des itinéraires sur 4 jours, des promenades commentées et des sections ciblées (Berlin à peu de frais, avec des enfants, art urbain, Berlin gay et lesbien...).
    Une couverture approfondie des sites berlinois les plus importants tels que le Museumsinsel (île aux musées, un ensemble de 5 musées construits sur une petite île de la Spree), le palais du Reichstag et le Musée juif de Berlin.
    Des chapitres consacrés à la bouillonnante vie nocturne de la capitale allemande : pubs, biergärten, bars en bord du fleuve, établissements underground, clubs...
    Des chapitres spécifiques sur l'histoire, l'architecture, la scène artistique et musicale, le Berlin des années 1920, la vie d'un côté et de l'autre du Mur...
    De nombreuses cartes et un plan détachable avec un index des rues et un plan des transports pour se déplacer facilement dans cette ville très étendue.

  • Fantaisie allemande

    Philippe Claudel

    Philippe Claudel cite en exergue le si réaliste Thomas Bernhardt : « L'Allemagne a une haleine de gouffre. » Terrible formule qui trouve sa réalisation dans ce roman décomposé où les personnages reviennent, comme dans une ronde que même la mort ne peut interrompre. Un soldat (un déserteur ? un rescapé ?) croit trouver refuge et trouve la fin. Un homme âgé ressasse un passé qui n'en finit pas, et l'on apprend qu'il est le père de Viktor. Qui est Viktor ? Un soldat ou un salaud, ou les deux ? Une fille mal dégrossie, cruelle, maltraite le pensionnaire d'un hospice, mais qui est le plus cruel d'entre eux, puisque l'homme si paisible chantonne à son heure des marches nazies ? Le peintre expressionniste allemand Franz Marc est-il mort à Verdun en 1916 ou au contraire au cours de l'Aktion qui élimina les handicapés physiques et mentaux ? Qu'est-ce que la petite (« die Kleine ») va faire du cadavre carbonisé couché en gisant dans l'usine où elle s'égare et joue ?

  • Red pill

    Hari Kunzru

    Un écrivain américain se rend en résidence dans une prestigieuse institution artistique de la banlieue de Berlin où il croit pouvoir se consacrer sereinement à l'écriture. Mais très vite, une angoisse sourde s'empare de lui : dans ce centre où la transparence est le maître mot, son esprit vacille, d'autant plus qu'il se met à regarder Blue Lives, une série policière ultra-violente qui l'obsède de plus en plus...
    Le jour où il rencontre Anton, le créateur de Blue Lives, il découvre sur quelle idéologie elle se fonde et le but recherché par cet homme énigmatique : imprégner ses spectateurs d'une vision du monde d'extrême-droite...Ou bien le narrateur est-il simplement paranoïaque ?

    Hari Kunzru a enfermé dans Red Pill tous les cauchemars de notre époque où la propagande et l'inversion des valeurs sont reines. Où la vérité, même, n'existe plus. C'est un grand roman politique par un auteur au sommet de son art.


  • En exergue l'auteur a écrit : "Ce roman rapporte des événements réels. Les personnages ne sont pas inventés."

    Konstantin Boggosch n'a jamais connu son père, Gerhard Müller, nazi notoire et criminel de guerre. Toute sa vie, il n'a de cesse de fuir ce lourd héritage : il change de nom, quitte son pays, tente de s'enrôler dans la Légion étrangère à Marseille, devient secrétaire pour un groupe d'ex-résistants cultivés, revient en rda après la construction du mur quand tout le monde veut la quitter, s'inscrit aux cours du soir tout en travaillant chez un libraire et finit directeur de lycée dans une petite ville.
    Son frère Gunthard, lui, fait tout le contraire ; fier de son héritage, il s'estime trahi par son pays et en tire un ressentiment profond ; il essaye de récupérer l'usine de son père et de retrouver son statut - quitte à devenir un beau salaud.
    Malgré leurs efforts, ni l'un ni l'autre ne parviendront à échapper à l'histoire, condamnés qu'ils sont à être à jamais les "fils de" dont le destin est écrit par d'autres avant même leur naissance.
    Le père de Christoph Hein était pasteur, un grave crime idéologique dans la rda des années 50, ce qui l'a empêché de faire des études et l'a obligé à vivre sa propre existence dans les failles du système.
    Sous les apparences d'un formidable roman d'apprentissage et d'aventure, mené par un jeune homme énergique et sympathique, Christoph Hein nous fait traverser comme en passant soixante ans d'histoire allemande et offre une brillante réflexion sur la mémoire historique.
    « Un de ces romans d'aventures qu'on ne peut plus lâcher. » - Der Tagesspiegel
    « Un grand roman, intelligent et prenant, sur l'Allemagne de l'Est depuis la guerre jusqu'à aujourd'hui. » - Frankfurter Allgemeine Zeitung

  • Edition enrichie (Présentation, notes, annexes, chronologie et bibliographie)Après une étape sur Saturne où il se fait un compagnon de voyage, philosophe comme lui, Micromégas, habitant de Sirius, vient visiter la terre des hommes, « notre petite fourmilière » : occasion de péripéties nombreuses et de dialogues variés. Puis, à la fin du livre, les deux personnages reprennent leur voyage, on ne sait vers quelle destination. Le lecteur ne les accompagne plus.
    Il demeure aux côtés des Terriens, ses semblables.
    Si l'étrangeté dont joue Voltaire dans ce conte qu'il publie en 1752 est d'abord celle des deux voyageurs, des autres mondes habités et du voyage interstellaire, c'est bien ensuite celle des Terriens qu'il met en scène : étrangeté physique, puis intellectuelle et philosophique. Le livre ainsi nous invite à changer de rôle, à philosopher nous aussi, non sur des créatures imaginaires, mais au contraire sur l'Homme. A l'évidence, Voltaire s'amuse. Son rire pourtant n'est pas gratuit : Micromégas est une histoire philosophique, une magniÞque leçon de « gai savoir ».
    Edition présentée et annotée par Jean Goulemot.


  • « Je suis venue en Allemagne pour dormir d'une traite », dit la narratrice - une jeune femme argentine sans nom - de cet admirable premier roman.

    Pour des raisons qu'on ignore, la narratrice s'est extirpée de sa vie (de sa maison, de son travail, de son ex, de son chien) à Buenos Aires pour atterrir à Heidelberg, ville où elle a vécu les premières années de sa vie lorsque ses parents fuyaient la dictature. Avec quelques petites économies en poche, aucun plan et la certitude qu'elle ne veut ni étudier ni travailler, elle réussit à trouver une chambre dans une résidence universitaire. Entourée d'étudiants de différentes nationalités, tous plus jeunes qu'elle, elle essaie de trouver sa place, ce qui se complique lorsqu'elle apprend qu'elle est enceinte. Dans ce roman qu'on pourrait qualifier de « non-apprentissage », l'héroïne est une femme qui agit à peine mais à qui il arrive tout un tas de choses extraordinaires.
    Au lieu d'avancer elle hésite, mais cette vacillation devient suspense, débordant d'intensité.
    Les personnes qui l'entourent - un compatriote provincial, un photographe turco-allemand, une Japonaise angoissée et sa mère, extravagante et intrusive - la conduisent vers des situations improbables qui ne peuvent arriver que quand on est à l'étranger.

    Ce livre est aussi une réflexion sur les multiples possibilités et façons de vivre l'immigration, sur la difficulté de vouloir être uniquement dans le présent et sur cette intimité parfois tendre, parfois gênante entre étrangers qui partagent la vie loin de chez eux. Carla Maliandi s'adresse à l'âme de tous ceux qui ont voulu un jour partir loin, qui ont déjà songé à un nouveau départ.

    Carla Maliandi, née au Venezuela en 1976, est une dramaturge, metteuse en scène et professeur universitaire argentine. Une chambre en Allemagne, son premier roman, a été salué par de nombreux critiques comme l'un des meilleurs livres publiés en Argentine en 2017 et a déjà été traduit en anglais et en allemand. Elle vit à Buenos Aires.

  • Le dernier grand témoignage, inédit en français, d'un intime d'Hitler.
    Jeune officier de la Luftwaffe, Nicolaus von Below (1907-1983) entre au service d'Hitler en 1937 comme aide de camp. Investi de la confiance du Führer, il en devient un intime et l'accompagne partout, jusque dans son dernier bunker, sous le jardin de la Chancellerie, en 1945. Durant ces longues années passées à son service, ce proche parmi les proches a tout noté des agissements, des rencontres ou encore du comportement d'Hitler. Ses souvenirs constituent une source historique majeure sur l'histoire du IIIe Reich ainsi, et surtout, que sur la personnalité énigmatique de son chef.
    Publié en allemand en 1980, et pour la première fois en français dans la présente édition, ce témoignage exceptionnel est présenté par Jean Lopez dans une substantielle et lumineuse préface.

  • La quête éperdue d'amour et de liberté d'un jeune soldat kabyle propulsé dans un monde devenu fou.1939, dans les montagnes de Kabylie. Adam a vingt ans et rêve de construire une maison pour Zina, son grand amour, la plus belle fille de Bousoulem. La vie serait si simple, si douce. Mais la guerre en décidera autrement. Arraché à son village et à sa fiancée, Adam est enrôlé de force par l'armée pour tuer des Allemands qu'il ne connaît pas, dans une France qu'il ne connaît pas.
    Après s'être évadé d'un camp de travail réservé aux soldats coloniaux, il découvre avec ses compagnons un Paris occupé où il doit apprendre à survivre, entre rafles et marché noir, mauvaises rencontres et mains tendues. Guidé par ses rêves de liberté, retrouvera-t-il son Algérie et sa Zina bien-aimée ?
    Ce roman, véritable bijou d'humanité, est un hymne aux grands oubliés de l'histoire de France.
    FINALISTE DU PRIX MAISON DE LA PRESSE 2021

  • «Sans Dunkerque, il n'y aurait pas eu le 6 juin 1944.» Prince de Galles.

    Mai 1940. Les armées alliées sont prises en étau au nord de la ligne Boulogne-Sedan et contraintes de se replier vers Dunkerque, où 400 000 hommes s'entassent dans l'espoir de s'échapper par la mer. Estimant la bataille perdue, le gouvernement britannique lance l'opération Dynamo : le rembarquement des troupes débute le 26 mai 1940, Winston Churchill est alors certain que seul un nombre réduit d'hommes sera sauvé. Pourtant, au prix de très lourdes pertes, les soldats français contiennent les Allemands dans les faubourgs de la ville et luttent pied à pied afin de couvrir les opérations de rembarquement. Au total, ce sont près de 348 000 combattants alliés qui sont évacués sous le feu incessant des bombardements ennemis. Côté anglais, c'est un incroyable succès ; côté allemand, une occasion manquée de terrasser la Grande-Bretagne dès 1940.

    C'est à la résistance acharnée de l'armée française que l'on doit la réussite du rembarquement de plus de 240 000 soldats britanniques, qui permit à l'Angleterre de poursuivre la guerre contre l'Allemagne nazie. Telle est la thèse de cet ouvrage qui, à l'appui d'archives et de témoignages, balaie les clichés les plus éculés sur cette bataille et rend un hommage tardif mais mérité aux combattants français de 1940.

  • Après l'immense succès international d' Il est de retour, Timur Vermes revient avec une nouvelle satire aux accents houellebecquiens, un roman d'anticipation aussi drôle que mordant, dans une Europe en pleine crise migratoire où les médias et les réseaux sociaux font office de philosophie de vie.
    2020 et des poussières. L'Europe a fermé ses frontières et, comme des centaines de milliers de ses compatriotes, Lionel est coincé dans un immense camp de réfugiés aux confins de l'Afrique, sans le moindre avenir.
    Résolu à se rendre en Allemagne coûte que coûte, Lionel élabore alors un projet fou : marcher 10 000 kilomètres jusqu'en Europe, en compagnie de ses 150 000 compagnons d'infortune. Le tout sous les caméras d'une émission de téléréalité allemande et suivi de près par une foule de journalistes, d'hommes d'affaires et de mafieux en tout genre, bien décidés à capitaliser sur ce long cortège de misère humaine.
    En Allemagne, c'est la panique. Une horde d'envahisseurs venus d'ailleurs s'apprête à franchir les portes de l'Europe ? Jamais ! Les politiciens s'affairent, les journalistes polémiquent et la population s'émeut.
    Et tandis que tous tergiversent, les marcheurs arrivent enfin...

  • Le Maréchal invaincu.
    Soldat jusqu'au dernier jour : tel est le titre de l'édition originale de ces Mémoires, publiés en 1953 et jamais réédités depuis. Leur auteur, Albert Kesselring (1885-1960), est pourtant l'un des meilleurs généraux de la Wehrmacht et son témoignage d'un intérêt évident pour
    l'histoire militaire du second conflit mondial.
    Chef d'état-major de la Luftwaffe entre 1936 et 1938, Kesselring fut l'un des pères de l'aviation allemande, qu'il conduisit à la victoire dans les campagnes de Pologne et de France. Il la commanda encore durant la bataille d'Angleterre et l'opération Barbarossa, avant de basculer, fin 1941, à la tête des armées allemandes pour la Méditerranée, présidant au repli en Afrique du Nord (en liaison avec son grand rival
    /> Rommel) puis à la défense stratégique de l'Italie, où son commandement est considéré comme un modèle du genre. Jouissant de sa
    réputation d'invincibilité, il termina la guerre à la tête d'un front ouest réduit à peau de chagrin sous la pression conjointe des Alliés et de l'Armée rouge. Très populaire auprès de ses troupes, qui le surnommaient " oncle Albert ", Kesselring échappa de peu à la peine de mort à la Libération, avant d'être relâché pour raisons de santé en 1952.
    Son témoignage, écrit en captivité, est capital pour comprendre et connaître l'histoire de la Wehrmacht, de ses triomphes initiaux à sa chute inéluctable. Il est enrichi de nombreuses notes par Benoît Rondeau ainsi que d'une lumineuse préface dans laquelle l'historien critique la vulgate héroïque, martelée par le mémorialiste, d'une armée allemande étrangère aux crimes du IIIe Reich.
    Benoît Rondeau est l'auteur d'une oeuvre importante centrée sur l'histoire militaire de la Wehrmacht. Il a publié chez Perrin une biographie de Rommel dans la collection " Maîtres de Guerre " (2018), Être soldat de Hitler (2019) et Le Soldat britannique (2021).

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