• Pourquoi l'Église, qui a des normes très strictes sur la sexualité, compte-t-elle tant de prédateurs sexuels ? Pour quelles raisons a-t-elle laissé faire et ignoré la souffrance des victimes ? Comment peut-elle éradiquer ce fléau ? Dans cette enquête de terrain sans précédent, Sophie Lebrun répond à ces questions et propose des solutions.
    En quelques mois, tout a basculé. Ce qui était caché est étalé au grand jour. Ce qui était considéré comme l'oeuvre de quelques brebis galeuses s'avère être un phénomène généralisé. L'ampleur des actes de pédophilie ne peut plus être niée, tant par le nombre des victimes que par ce qu'elle révèle d'un système d'abus de pouvoir et d'une loi du silence le couvrant.
    Pour enquêter, l'auteure s'est immergée dans les affaires les plus emblématiques, a rencontré les victimes, suivi les procès des accusés, interrogé la hiérarchie de l'Église et consulté de nombreux spécialistes des abus sexuels. Elle nous présente ici un panorama exhaustif de ce drame, tout en essayant de comprendre l'impensable et en proposant des clefs pour lutter contre ce fléau. Un travail rigoureux et objectif qui fera date.

  • À 16 ans, en 1989, Sophie Ducrey rencontre la communauté Saint-Jean, fleuron du renouveau catholique de la « génération Jean-Paul II ». Ayant de fortes aspirations spirituelles, elle se confie à un prêtre qui va devenir son accompagnateur. Elle témoigne ici de l'emprise psychologique dans laquelle elle va tomber, ainsi que des abus sexuels subis à partir de sa majorité.
    Il lui faudra près de quinze ans pour entamer des démarches afin de faire reconnaître la violence des actes dont elle a été victime. Au sein de la communauté Saint-Jean et de la hiérarchie de l'Église, elle subit une loi du silence dont elle montre, de manière précise et avec une rare acuité, la mécanique implacable. Et quand elle porte plainte devant la justice civile, les faits sont prescrits.
    Dans ce récit pudique et bouleversant, Sophie Ducrey raconte comment l'emprise et le déni ont pu étouffer sa liberté et sa parole. Elle nous offre aussi le récit vibrant du combat d'une femme - portée par une foi demeurée intacte - sortie vivante et plus forte de cette traversée de l'enfer.

  • Comment restituer le destin authentique du juif Saül de Tarse qui se disait "Paul, apôtre du Christ Jésus" ? Comment faire connaître et comprendre ce personnage passionné du Ier siècle, dont l'activité missionnaire fut intense ? Pour déméler la vérité de la légende, l'auteur interroge les textes, retrace l'itinéraire de Paul et raconte l'histoire de l'une des figures majeures du christianisme dont la destinée posthume est extraordinaire.

  • « Ceux qui s´étonnent de croire comprennent ceux qui se montrent indifférents à la foi.


    Car l´indifférence pose à la foi la plus redoutable question : non pas l´opposition qui reconnaît toujours son adversaire et, par là, l´honore, mais celle du désintérêt. Le Christ s´est intéressé à l´homme, s´exposant à la mort publique et déshonorante. Et il ne force personne. Il est là, silencieux, sans reproche ni amertume. Disponible. Ce don total et muet attire ceux dont la totalité de la vie plonge dans un silence auquel nul autre ne fait attention. La percevoir, c´est prendre la route et faire son chemin. Non pas un système religieux, mais une conduite. Et une conduite accompagnée. » Albert Rouet   Après avoir confié ses raisons de croire dans son livre J´aimerais vous dire (Bayard Éditions, 2009) vendu à plus de 30 000 exemplaires, Albert Rouet, archevêque émérite de Poitiers, met en évidence un fait souvent oublié, l´indifférence massive d´un nombre croissant de contemporains à l´égard de la foi chrétienne. Un tel constat remet en cause la posture du croyant bardé de certitudes. Si, en revanche, croire est un étonnement, un chemin peut s´ouvrir.

  • Pendant de nombreuses années, la sociologie des religions s'est désintéressée de l'étude des institutions religieuses, se focalisant sur les nouvelles formes de croyance. Pourtant ces institutions ont connu et connaissent de profondes modifications, en particulier dans l'Église catholique au sein de laquelle se déroule un processus de redistribution des tâches entre les prêtres, dont le nombre se réduit et la moyenne d'âge augmente et des laïcs missionnés. Les modalités du "travail religieux" ont profondément évolué. Encore méconnues du public, y compris des catholiques eux-mêmes, ces différentes évolutions constituent une véritable "révolution silencieuse".

  • Dans ce livret testament, Maurice Barth, dominicain engagé, dénonce les honteuses et tragiques compromissions, y compris récentes, qui ont jalonné l´action de l´Église-institution, notamment en Amérique latine.

    Se situant dans la même veine que Stépha

  • Il y a 70 ans, dans la France de Vichy, commençaient les grandes rafles de Juifs déportés vers les camps de la mort. Mgr Saliège archevêque de Toulouse, décidait de parler qu'il n'était plus possible de se taire. Le 23 août 1942, tous les curés de son diocèse lisent aux fidèles une lettre qui dénonce les arrestations et les déportations. Elle aura un retentissement considérable.

  • Avec Jésus ou le Premier de cordée, l'auteur veut consoler les hommes. Leur rendre la force de croire, de vivre, d'aimer et d'avancer! Montrer à quel point le Dieu que nous adorons était un homme, comme nous. Et qu'il a tout vécu avant nous et pour nous.

  • Le cardinal Martini est vraiment le pasteur qui souhaite de tout coeur rejoindre ceux qui sont entrés dans une période de doute et de lassitude. Il est le maître qui, attaché aux Saintes Ecritures, rompt le pain de la Parole qui répand lumière et réconfort. Il est le guide qui étudie la carte et nous montre le chemin. ll est le prophète qui, parlant librement, dénonce les déviations et ouvre avec confiance des horizons nouveaux.

  • La naissance des Églises en Afrique date du milieu du XIXe siècle. Au Gabon, ce privilège revient au Père Jean Rémi Bessieux qui fonde la Mission Sainte Marie le 29 septembre 1844, marquant ainsi le début d'un long processus d'évangélisation. Ainsi, à court, moyen ou long terme, la Mission devait progressivement laisser la place à une organisation autochtone. Cependant, une lecture attentive de ce passage de flambeau entre Mission et Église autochtone laisse entrevoir que cette obligation de souveraineté était beaucoup plus évidente dans les dires que dans les faits. Après 1955, date de la fin de l'ère missionnaire, l'ordination d'évêques locaux marque les débuts de cette émancipation et l'Église locale connaît dès lors une rapide progression matérialisée par un certain nombre de facteurs tels que l'augmentation du nombre de circonscriptions ecclésiastiques, la croissance du nombre de personnes appelées au sacerdoce, l'extension du réseau des catéchistes ainsi que la présence de nombreux laïcs qui participent tous à cet effort. Malgré la fin de cette tutelle, l'Église locale doit faire face à des problèmes et défis majeurs survenus essentiellement au début des années 1970. Elle doit aussi, au lendemain des problèmes sociopolitiques que connaît le pays dès 1980, répondre à des préoccupations internes. C'est dans cette ambivalence que la jeune Église du Gabon reçoit la visite du Pape Jean-Paul II en février 1982. C'est cet arrière-plan historique global que cet ouvrage s'efforce de rendre compte de manière chronologique.

  • Qu'on n'attende pas ici une étude exhaustive d'un groupe social émietté et diversifié, tant par ses origines, sa formation intellectuelle que par les fonctions exercées par ses membres. Le rapport introductif en souligne les clivages, tout en notant quelques traits communs : la jouissance d'un statut apportant immunité judiciaire et fiscale, mais qui suscite plus de critiques que de considération, en raison de l'écart entre l'idéal évangélique, souvent recherché, et la conduite des clercs, trop souvent relâchée. Du royaume de France à la Scandinavie, de la péninsule ibérique à Constantinople. surgissent les images contrastées des clergeons de cathédrales, des prêtres-filleuls formant une véritable plèbe ecclésiastique, des curés ruraux mal instruits, des dignitaires de chapitres et des évêques qui s'efforcent, tant bien que mal, de veiller au bon fonctionnement des institutions, de contrôler les moeurs du clergé et de lui assurer une médiocre formation continue, afin qu'il puisse mieux répondre à l'idéal sacerdotal. Les diverses communications qui suivent cherchent donc à préciser l'image du clerc dans la société médiévale, le recrutement, la formation, le ministère pastoral, à comprendre aussi comment, par delà la diversité des fonctions et les distances sociales, les clercs séculiers forment un corps, le coetus clericorum, qui se regroupe dans des confréries ou dans des quartiers urbains spécifiques, étudiés par notre regretté collègue, Jean-Charles Picard, dont ce fut l'une des dernières interventions parmi nous. Si un ouvrage d'ensemble sur le clergé séculier au Moyen Âge est encore prématuré, il faut souhaiter que les contributions ici réunies permettent au lecteur de mieux comprendre la vie foisonnante d'un groupe essentiel de la société médiévale, dans ses idéaux comme dans ses contradictions.

  • Même si la notion d'abandon a légèrement évolué ces dernières années, le saint Abandon, de don Vital Lehodey, reste un classique de la spiritualité. Très certainement, parce que l'auteur, lorsqu'il écrit ce livre, aborde la sujet avec un esprit sensiblement novateur par rapport à son temps.
    Il ne s'agit pas d'un abandon-résignation, ou d'un abandon-soumission, mais bien d'un abandon-confiance, propre de la filiation divine. Le chrétien fait confiance à Dieu son père, et de ce fait s'abandonne entre ses mains.
    Le livre, sans être exclusivement auto-biographique, est enrichi de l'expérience de l'auteur, supérieur de monastère, et qui a dû passer par plusieurs « épreuves » physiques, relationnelles et spirituelles. C'est en vivant ces épreuves que don Vital est parvenu à cette notion de saint Abandon.
    Le saint Abandon comprend quatre grands chapitres

    La nature du saint Abandon
    Le fondement du saint Abandon
    L'objet de l'Abandon
    L'excellence et les fruits du saint Abandon

    Dans chaque chapitre, une étude approfondie de l'esprit d'Abandon, illustrée de quelques exemples choisis de l'expérience pastorale de dom Vital Lehodey

  • Les bébés volés de l'Espagne franquiste : au coeur de l'Ardèche, une famille vole en éclats. Eté 2018 : l'arrivée d'un saisonnier va révéler un secret inimaginable et faire exploser le clan. Des personnages attachants, une saga familiale captivante qui remonte le temps, quand l'Espagne vivait ses dernières heures sous le joug franquiste. Poignant.
    Pour la famille Cheylard, rien n'est plus fort que les liens du sang. À Ruoms, en Ardèche méridionale, l'entreprise de construction et de rénovation qu'ont créée Magdalena et Damian compte désormais leurs trois fils, César, Martin et Bastian, et la petite dernière, Elena, jeune femme libre et indomptable. À la bastide, chacun vit en toute indépendance mais jamais très loin des autres.
    Sous la chaleur brûlante de l'été, alors que la récolte des pêches va commencer, l'arrivée d'un saisonnier espagnol bouleverse ce bel équilibre et provoque une véritable onde de choc au sein de la famille. Les enfants s'interrogent, Bastian surtout, tant sa ressemblance avec l'Espagnol est frappante. Qui est ce mystérieux inconnu et qu'est-il vraiment venu faire à Ruoms ? Rongé par le doute, il finit par demander des explications à sa mère sur les origines de sa naissance, mais celle-ci s'enferme dans le silence. Prise au piège, Magdalena comprend qu'elle ne pourra plus taire bien longtemps un secret qu'elle garde en elle depuis quarante-deux ans. Accompagné de sa soeur, Bastian se rend en Espagne pour tenter de trouver des réponses. Ces bouleversements intérieurs auront-ils raison de la belle entente qui régnait jusqu'alors dans la fratrie ?

  • « Ta mère, c'est une femme qui vit dans une roulotte et ton père, c'est un curé de village. »

    Telle est la phrase prononcée par ma mère adoptive pour expliquer mes origines biologiques. Dieu sait pourtant si des représentants de l'Église catholiques ont tenté d'enfouir cette source embarrassante sous le boisseau. « C'est quelque chose qu'elle ne doit jamais savoir », affirmait une religieuse... Mais j'ai su. Ma mère, Annick Cueff était la fille du barde breton Emile Cueff, successeur de Théodore Botrel. Ma grand-mère, Jeanne Cueff avait acheté une caravane pour effectuer leurs tournées. Annick a été, comme elle me l'a dit elle-même, droguée et abusée lors d'un séjour à Paris. L'homme était un ami de son père, n'en était pas à son premier méfait, mais n'a jamais été dénoncé.

    Mes parents adoptifs, nés en 1896 et en 1898 avaient connu les deux guerres et ne reconnaissaient qu'un dieu : l'argent en s'adonnant à un antisémitisme et une xénophobie primaires, ridicules et choquants. La jeunesse était un concept méprisé à la maison et l'imprégnation m'a amenée à épouser, à 20 ans, par amour, un sexagénaire, Julien, dont la première épouse s'est suicidée. J'ai eu la chance d'avoir conservé cahiers d'école, bulletins, agendas personnels ou paternels, notes éparses et souvent confuses de mon mari, correspondance diverse... J'ai aussi rédigé des mémoires d'enfance à un âge où tout était encore bien frais dans ma tête.

  • " Le petit Nahamane n'était pas riche. Il n'avait pour toute fortune qu'un fil à plomb, une toupie, un short, un boubou et une paire de sandales. Ensemble nous montions vers Zouerate rechercher sa famille.[...] Au petit matin, le train arriva. Je ne sa

  • En octobre 1982, les évêques américains faisaient une entrée remarquée dans le débat sur la politique de défense. Non contents de rappeler les principes généraux de l'enseignement de l'Eglise, ils se livraient à une analyse minutieuse des stratégies et des systèmes d'armes dans un avant-projet de texte intitulé « Le défi de la paix ». De mois en mois, ils furent imités par une douzaine de conférences épiscopales. De quel droit, avec quelles justifications les évêques venaient-ils prendre part au débat public sur la politique de sécurité ? Ne dépassaient-ils pas par là largement leur champ de compétence ? En outre, comment se fait-il qu'en dépit de l'unité du moment et de la tradition éthique, ils aient, selon les pays, abouti à des conclusions sensiblement différentes sur la dissuasion nucléaire, la défense conventionnelle, la non-violence ou la forme de l'ordre international ? L'auteur a choisi de répondre à ces questions par l'analyse des textes français, américain et allemand, représentatifs de la diversité des sensibilités. Son étude minutieuse de leurs procédures d'élaboration et d'argumentation met en évidence les pressions de toutes origines - politique, sociologique, théologique, ecclésiale - qui en ont fait des documents aussi ambigus que novateurs. A partir de l'examen des positions particulières, elle pose la question du rapport de l'Eglise au pouvoir politique dans chaque contexte national. Le poids de l'histoire ne serait-il pas à la racine de bien des divergences dans les attitudes contemporaines de l'Eglise sur la défense ? Au-delà de l'analyse spécifique des contenus, cet ouvrage se veut un vigoureux plaidoyer pour une Eglise pluraliste et engagée, dans la ligne dessinée par Vatican II, au risque de devoir renoncer à l'autorité d'une parole unique.

  • Cette thèse est la première étude historique générale du Patronage de la Couronne sur l'Église d'Espagne, des Rois Catholiques à Ferdinand VII. En dépit des caractères archaïques imprimés par ses origines médiévales, le Patronage Royal accompagna les progrès de l'État national moderne et fut l'organe du contrôle politique de l'Église. L'auteur s'attache à analyser et décrire les relations étroites que cette institution, aussi importante que mal connue, entretint avec le réalisme du Siècle des Lumières, de la controverse hispano-romaine du patronage universel aux multiples et profondes réformes postérieures au concordat de 1753.

  • L'Inquisition, un tribunal parmi d'autres, le Saint-Office, enfin replacé dans l'ensemble des institutions judiciaires ; une remise en contexte qui révèle sa véritable originalité et détruit bien des légendes. L'Inquisition de Castille : une institution au service de l'Église et du Roi, un instrument de la Contre-Réforme, qui poursuit conversos et morisques, de même que les vieux-chrétiens, et dont toute l'action répressive constitue une pédagogie de la foi.

  • Cilices, haires, disciplines sont les instruments oubliés d'une macération de la chair omniprésente dans le catholicisme tridentin, mais devenue complètement anachronique aujourd'hui. Chez les carmélites déchaussées de Thérèse d'Ávila qui sont au coeur de cet ouvrage, comme dans d'autres ordres religieux qui se caractérisent par leur austérité, on se flagelle avec vigueur et en déployant des trésors d'ingéniosité pour accroître ses peines, on ingère des immondices pour signifier sa déchéance, on fait couler le sang en abondance pour se réclamer de l'imitatio Christi, ou pour édifier ou impressionner les autres. Loin de vouloir mettre en avant les pires images de la légende noire espagnole, ce livre s'attache à dégager les logiques spirituelles, culturelles et sociales de ce dolorisme assumé mais complexe et contradictoire.

  • Signs and States, programme financé par l'ERC (European Research Council), a pour but d'explorer la sémiologie de l'État du xiiie siècle au milieu du xviie siècle. Textes, performances, images, liturgies, sons et musiques, architectures, structures spatiales, tout ce qui contribue à la communication des sociétés politiques, tout ce qu'exprime l'idéel des individus et leur imaginaire, est ici passé au crible dans trois séries de rencontres dont les actes ont été rassemblés dans une collection, Le pouvoir symbolique en Occident (1300-1640). Ces volumes, adoptant une perspective pluridisciplinaire et comparative dans une visée de long terme, combinent études de cas, analyses conceptuelles et réflexions plus théoriques. Et les réponses à ce questionnaire, issu d'une réflexion sur une histoire culturelle poursuivie sur plus de cinq siècles, remettent en cause une histoire de l'Occident latin où l'on opposerait Église et État : la mutation culturelle engendrée par la réforme grégorienne qui, tout en assurant d'abord le triomphe de la papauté, a donné à l'État moderne les moyens d'assurer sa propre légitimité en créant les conditions d'une révolution du système de communication. Elle engendre un partage du pouvoir symbolique et des processus de légitimation avec l'État : la capacité de ce dernier à se légitimer par le consentement de la société politique en dehors de la contingence religieuse est une spécificité de l'Occident latin, clé de l'essor des États modernes européens.

  • À partir l'abdication de Charles Quint, en 1556, la monarchie hispanique et le Saint-Empire Romain Germanique sont gouvernés par deux branches distinctes d'une même famille, les Habsbourg. Ces liens dynastiques ne suffisent cependant pas à maintenir des relations harmonieuses entre eux : des intermédiaires sont nécessaires pour permettre à la présence espagnole d'être efficace dans l'espace impérial. Électeurs et archichanceliers impériaux, les archevêques de Mayence jouent ce rôle durant le premier tiers du xviie siècle, une période à la fois brève et cruciale pour la monarchie hispanique. Inspiré des démarches de l'histoire sociale et connectée, ce livre rend compte des relations entre les Espagnols et les archevêques de Mayence, en montrant les difficultés hispaniques pour établir un lien avec les prélats puis, une fois intégrés à la clientèle du Roi Catholique, leur rôle essentiel comme animateurs des réseaux hispaniques dans le Saint-Empire, sur fond de tensions confessionnelles.

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