• Urbicande. Une ville altière, majestueuse, conquérante. Ses lignes d'une pureté sans pareille font l'admiration de tous ; peut-être sa splendeur en fait-elle la ville des villes, dans l'univers des Cités Obscures.Pourtant, l'urbatecte Eugen Robick, l'un des grands artisans de ce rayonnement architectural, est insatisfait. La Commission des Hautes Instances, véritable gouvernement d'Urbicande, lui refuse l'aménagement dans la cité d'un troisième pont qui, prétend Robick, rétablirait un équilibre urbain gravement menacé. C'est dans ce contexte de tension politique et émotionnelle qu'un étrange objet fait son apparition sur le bureau de Robick : une structure cubique évidée d'origine inconnue, faite d'un métal apparemment indestructible, et qui commence lentement à croître et proliférer...Plus de vingt ans après sa publication initiale, La Fièvre d'Urbicande n'a pas pris une ride. Un maître-album impressionnant de maîtrise, passionnant de bout en bout, et qui demeure, aujourd'hui encore, l'un des épisodesmajeurs du cycle des Cités Obscures.

  • Les Cités obscures sont l'oeuvre culte de François Schuiten et Benoît Peeters. Nourries de références à notre monde, notamment sur le plan architectural, les villes qu'ils mettent en scène s'inscrivent dans un univers parallèle. Le premier Livre de cette intégrale, enrichi d'extraits du Guide des Cités et de nombreux inédits, permet de (re)visiter Xhystos, Samaris, Pâhry, Urbicande et Calvani, et de mesurer mieux encore la puissance et la cohérence du monde obscur.

  • Que se passe-t-il au juste à Samaris ? C'est pour le savoir que Franz, un envoyé de la ville de Xhystos, prend à son tour la très longue route qui mène à la cité. Mais sur place, le secret ne fait que s'épaissir. Toutes les tentatives de Franz pour appréhender et comprendre ce qui se noue exactement à Samaris restent vaines. Pourquoi ne voit-on jamais d'enfants dans les rues de la cité ? Pourquoi les passages et les lieux que Franz semblait connaître semblent-ils se volatiliser ? La ville (dont l'emblème est la drosera, une plante carnivore), plus insaisissable, plus sinueuse, plus complexe qu'elle ne paraît l'être de prime abord, s'ingénie à lui échapper, encore et toujours...

  • Solitaire dans un titanesque édifice qui ne semble avoir ni commencement ni fin, Giovanni Battista est attaché à une tâche étrange : remettre en permanence en état, rafistoler cet immense bâtiment dont les voûtes, les arches et les montants semblent toujours à la limite de la rupture ou de l'effondrement. Il est l'un des mainteneurs de la Tour, et peut-être bien son Guetteur, aussi... Mais le métier part à vau-l'eau. L'Inspecteur tant attendu, après une si longue attente, ne s'est toujours pas montré. Et des trépidations suspectes commencent à se faire sentir dans les entrailles de la construction. Aussi Giovanni, un matin, laisse-t-il sa tâche de côté et entreprend-il une longue descente en direction de la Base, afin d'en référer aux instances supérieures... La Tour, dont voici la nouvelle édition, est le fabuleux récit de l'exploration d'un univers déliquescent, une fable épique aux dimensions d'un édifice-monde, une échappée fantastique pleine de paradoxes, de simulacres et de faux-semblants. Magnifique de maîtrise, d'invention, de poésie, voici assurément l'un des plus beaux fleurons de la passionnante saga des CITÉS OBSCURES.

  • À Mylos, le zeppelin a finalement appareillé. Direction le pôle, et la cité d'Armilia. Une expédition de la plus haute importance, comme le souligne le journal de bord de son plus jeune passager, un adolescent nommé Ferdinand Robur Hatteras. Il s'agit ni plus ni moins, grâce à la récitation d'une formule tenue secrète, de remettre en route la cité d'Armilia saisie par les glaces ? Armilia étant elle-même la clé de voûte, le mécanisme secret qui fait fonctionner les autres Cités Obscures. En chemin, Ferdinand et sa complice de hasard Hella, une passagère clandestine de son âge qui s'était dissimulée dans les entrailles du dirigeable, découvriront éblouis, depuis les hauteurs du ciel, les mille et une merveilles naturelles, humaines ou techniques qui font la magie de ce monde des confins... Conjuguant textes, illustrations et planches de bande dessinée, une équipée émue et envoûtante dans l'univers des Cités Obscures ? et un hommage admiratif à tous les récits de voyage, qui depuis toujours savent susciter l'évasion par l'imaginaire.

  • Dans la belle et élégante cité de Brentano, l'agent d'assurances Albert Chamisso, fraîchement marié, souffre de cauchemars récurrents et terriblement angoissants. Qui plus est, le voilà victime d'une très curieuse affection : son ombre pâlit et prend des couleurs, comme si, symétriquement, son propre corps était en train de gagner en transparence. Et d'ailleurs, n'est-ce pas au fond toute sa personne, tout son être qui manque singulièrement de substance? Impuissant à guérir les maux qui l'affectent, rongé par le doute et profondément perturbé par ces symptômes de plus en plus envahissants, Albert perd pied : sa jeune et jolie femme l'abandonne, ses employeurs le congédient. Il ne lui reste plus qu'à s'abandonner à la clochardisation qui guette... C'est dans ces circonstances troublées, abandonné de tous ou presque, que l'ex-agent d'assurances fait la connaissance d'une jeune artiste, Minna... Avec en toile de fond les paysages urbains fantastiques et démesurés qu'affectionnent Schuiten, Peeters et leurs très nombreux lecteurs, voici un chapitre des CITÉS OBSCURES qui plonge au coeur d'une histoire très humaine, tout en sensibilité et en émotions. Élégant, raffiné, aérien, à savourer sans modération.

  • Aimé, un enfant d'une dizaine d'années au crâne rasé, vit à Taxandria, une ville en ruines, emplie de colonnes corinthiennes et de grands palais déserts. Suite à un mystérieux cataclysme, les lois de "l'éternel présent" ont été promulguées à Taxandria : toute allusion au passé et au futur y a été interdite, toutes les machines ont été bannies. Aimé découvre un livre d'images qui relate ces terribles événements. Il est bouleversé par cette lecture et plus rien ne peut désormais l'arrêter. Parviendra-t-il à échapper à l'emprise sinistre du monde de l'éternel présent ? Un récit poignant où tous les thèmes chers à Schuiten et Peeters prennent une nouvelle dimension : critique de l'ordre établi, décadence de la société industrielle et jusqu'au cours du temps lui-même, complètement nié à Taxandria.

  • Le titre de l'album, L'Echo des Cités, est aussi celui du journal dont il retrace l'histoire, depuis son numéro un « historique » daté d'avril 719 jusqu'à sa fin, en passant par les années fastes et celles qui le furent moins... Le titre de l'album, L'Echo des Cités, est aussi celui du journal dont il retrace l'histoire, depuis son numéro un « historique » daté d'avril 719 jusqu'à sa fin, en passant par les années fastes et celles qui le furent moins...Raconter le parcours de ce mensuel imaginaire (qui, comme bien des journaux du XIXe siècle dont il s'inspire, adosse son iconographie à l'illustration), c'est évidemment, pour François Schuiten et Benoît Peeters, une manière de parcourir en toute liberté le monde des Cités Obscures, au gré des petits et grands événements relatés par le magazine. Place donc aux reportages, articles, enquêtes et indiscrétions de L'Echo des Cités, avec ses scoops, ses indignations, ses maladresses et ses nouvelles formules successives ? sans oublier évidemment la fantaisie et l'ironie discrète dont Schuiten et Peeters parsèment cet album en forme de clin d'oeil. Leur évocation s'achèvera, dernière pirouette, sur l'inéluctable disparition du journal, supplanté dans les goûts du public par une nouvelle génération de périodiques privilégiant... la photographie !

  • Brüsel, 21 juillet 784. Constant Abeels répertorie avec patience les pierres qui se matérialisent mystérieusement dans les différentes pièces de son appartement. Toutes pèsent exactement le même poids : 6793 grammes ? un nombre premier... Dans un immeuble voisin, une mère de famille constate, de la même manière, que du sable s'accumule avec régularité dans son appartement, à la grande joie de ses enfants, tandis qu'un peu plus loin, le patron et chef cuisinier de la célèbre brasserie Maurice découvre qu'il perd du poids, sans maigrir pour autant... Et ces étranges phénomènes ne font que s'accentuer à mesure que passent les jours.

empty