Parangon

  • In vino

    Jiri Slíva

    • Parangon
    • 12 Février 2009

    Écrire quelque chose de nouveau et d'astucieux sur le vin est aussi difficile que de parler d'humour. On trouve déjà chez Ovide et Goethe tout ce que l'on peut en dire et, au fil des siècles, les sentences les plus avisées deviennent des clichés. Pourtant.
    Pour moi, le vin est une boisson éminemment sociale. Je ne peux pas m'imaginer éprouvant dans la solitude la passion et le plaisir de sentir et déguster un cru magnifique, produit d'un domaine et d'une appellation d'exception. Un petit « jaja » poussé sur un versant nord, mais bu avec de bons et joyeux amis me plaît mieux qu'un vin de coteau enivré de soleil, aux dix appellations, mais consommé en ennuyeuse et vaine compagnie.
    /> De nos jours, la situation est devenue difficile pour les oenologues distingués, comme pour ceux qui prétendent l'être - tout est possible, tout est admis à l'ère postmoderne, et la police de la gastronomie n'arrêtera personne qui arrose sa viande rouge avec du vin blanc.

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