Le Tripode

  • L'histoire éditoriale des Jardins statuaires façonne une légende noire. L'auteur, dont c'est le premier roman, transmet à la fin des années 1970 le texte à Julien Gracq, qui le fait suivre à José Corti ; le texte s'égare. Un second éditeur, décidé à le publier, fait faillite quelques mois avant la sortie du livre. Le temps passe. Une autre copie du manuscrit, envoyée à Bernard Noël, conduit à sa parution chez Flammarion. Mais, prévu pour l'automne 1982, le livre rencontre des problèmes de fabrication et, sorti très en retard, passe inaperçu. Quelques mois après, Bernard Noël est remercié. Plus tard, les entrepôts Flammarion flambent, le livre disparaît... Le sort a continué à s'acharner et a travaillé pendant trente ans à l'occultation d'un roman pourtant sans équivalent dans la littérature française contemporaine.

    Récit de voyage (le livre est dédié à un ethnologue), conte philosophique, utopie, roman initiatique, roman d'aventures, le texte déroge aux habituelles catégories littéraires. Nourri à la lecture des romans populaires et policiers, Jacques Abeille a forgé un domaine fantastique qui rejoint ceux de Mervyn Peake, de Julien Gracq, d'André Hardellet, avec la langue d'un peintre et d'un poète, créant des mondes d'une rare force visuelle.

    À une époque indéterminée, un voyageur découvre le pays des « Jardins statuaires », un ensemble de domaines, protégés par de vastes enceintes, où la principale activité des hommes consiste à cultiver des statues. Dans ces propriétés où la pierre pousse sans cesse, la vie est réglée d'après une organisation rigoureuse, apparemment ludique et rationnelle, mais aux fondements étranges. Au fil des pérégrinations du voyageur, l'utopie se lézarde : la place des femmes, le pouvoir occulte d'une mystérieuse guilde des hôteliers, les statues qui maigrissent ou croissent indéfiniment posent des questions angoissantes. Enfin, la menace de Barbares qui se rassemblent aux frontières.

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  • Au milieu des années 70, à la manière d'un rêve, Jacques Abeille s'engageait dans l'exploration d'un monde imaginaire en écrivant un roman : Les Jardins statuaires. Depuis, de livre en livre, s'élabore l'univers extraordinaire des Contrées, avec ses règles et ses fantasmagories.

    Les Voyages du fils est ici présenté dans une nouvelle édition, revue et augmentée. Depuis son plus jeune âge, Ludovic Lindien tente d'éclaircir les mystères qui entourent la mort de son père, Barthélemy Lécriveur (cf. Le Veilleur du jour). Après la disparition de sa mère, lassé du confinement mortifère auquel il est astreint, il décide de partir sur les traces de son géniteur dans l'une des régions les plus sauvages des Contrées, les Hautes Brandes. Cette quête des origines devient rapidement une quête initiatique. L'obscénité, la magie, la violence des coutumes et les transgressions successives qu'il découvre vont le forcer à prendre part au désordre du monde.

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  • Barthélemy Lécriveur est un homme sans mémoire et sans passé. Venu du pays des Hautes Brandes, tout près des Jardins Statuaires, il arrive un jour dans la ville de Terrèbre, port principal et capitale de l'Empire qui règne sur le monde des Contrées. Il cherche à s'embarquer vers les îles, mais en vain.
    C'est alors que le patron de l'auberge où il loge le met en contact avec une mystérieuse association d'archéologues à la recherche d'un gardien pour leur entrepôt, un ancien bâtiment qui jouxte un cimetière laissé à l'abandon. Convaincu que ce lieu est le centre d'activités clandestines, mais irrésistiblement attiré par son étrangeté, Barthélemy accepte le poste. Il va alors découvrir que l'édifice est en fait le temple d'une civilisation disparue.
    Cinq ans après la redécouverte des Jardins statuaires, voici enfin - dans une nouvelle édition - l'autre grand roman sur lequel Jacques Abeille a fondé un monde fantastique et onirique : les Contrées.

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  • Dans un monde délabré et sans nom, un homme, dit « la Taupe », écrit son journal. Il mène une vie banale, organisée autour de quelques obsessions quotidiennes : acheter de quoi manger, attendre à la banque, aller à la poste, éviter un voisin brutal. Vie étrange et burlesque que celle de cet homme... jusqu'à ce qu'on découvre que le district de sa ville est placé sous le contrôle d'une administration mystérieuse, qui surveille les habitants et tient des archives sur chacun d'eux. Passé un certain âge, la population doit rejoindre des clubs d'enterrement. Des personnes disparaissent, d'autres sont sauvagement battues. Des groupes de résistants se réunissent dans la clandestinité. La Taupe, seul, misérable et craintif, va tenter d'échapper à ce monde clos.

    Publié aux Etats-Unis en 1992, Extraits des archives du district est un texte rare, qui se situe entre l'infra-ordinaire de Perec et l'univers contre-utopique du film Brazil. Il s'agit de l'unique roman de Kenneth Bernard.

  • Une découverte scientifique aussi révolutionnaire que la théorie de la relativité. Un chercheur misanthrope qui voudrait être le dernier des hommes. Un psychanalyste qui lèche les choses pour vérifier qu'elles existent. Un tueur à gages qui pratique le relativisme culturel. Un dentiste qui raffole des mâchoires de Staline. Et un couple improvisé qui, dans ce chaos naissant, va tenter de sauver l'humanité. Tel est le cadre de Et qu'advienne le chaos.
    L'intrigue du roman repose sur une théorie scientifique qui imagine que notre univers n'est qu'une juxtaposition de « calques » composés chacun de quelques dizaines d'êtres humains ayant pour particularité d'avoir le même iris. Chaque calque peut, théoriquement, être isolé dans son propre espace-temps et ses individus se retrouvent alors dans un monde parallèle, identique au nôtre, mais vidé du reste de l'humanité.
    Un scientifique trouve le protocole pour activer réellement le processus. Atteint d'une tumeur au cerveau, misanthrope, il décide de devenir le dernier des hommes. Pour mener à bien son projet, il va tout d'abord identifier et faire assassiner les quelques personnes qui se trouvent sur son propre calque...

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    1 autre édition :

  • Cobrastar Nouv.

    Cobrastar

    Bois Thomas

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