La Clef D'argent

  • Cthulhu par lui-même! La plus célèbre création du maître de l'horreur, H.P. Lovecraft, se livre sans détours et dévoile ses origines dans ce document unique qui paraît ici pour la première fois accompagné des indispensables notes d'un spécialiste du Mythe, Patrick Marcel (Les nombreuses vies de Cthulhu), qui en a également assuré la traduction.

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  • « Alphonse était trop Jeune pour se souvenir de ces choses-là. Pour lui, la Vouivre, ce n'était qu'une légende parmi d'autres. Un de ces croquemîtaines dont ses parents s'étalent servis pour lui faire manger sa soupe, finir ses devoirs ou l'obliger à aller se coucher tôt. Mais Gérard, lui, Il savait. Il savait ce dont elle était capable. Il avait vécu la première attaque. Il avait partagé les angoisses et compté les morts. Il se rappelait des cris entendus dans la nuit ».
    ...des cris qui, une nouvelle fois, retentissent. Et c'est le cauchemar qui recommence. Vingt ans après la première attaque, elle est revenue. Elle est là. La nageuse. La Vouivre. Déjà, la résistance s'organise. Les volontaires prennent les armes. Qui, de la bête ou des hommes, aura le dernier mot?
    Et qui les croira ?
    Aura envie de les croire?
    Gendarmes, pompiers, patron de café, videur de boîte de nuit, Jeunes, vieux, simples habitants de ce village perdu au coeur du Morvan, tous vont devoir s'unir car ils savent, au fond d'eux, que pour sauver leur vie, ils n'ont plus d'autre choix que d'affronter la bête.

    Avec ce roman, Jean-Pierre Favard plonge une nouvelle fois ses lecteurs dans une histoire où se côtoient frayeur et suspense sur fond de croyances populaires. Un récit où la légende peut prendre vie et où la mort vous attend, peut-être, au creux du méandre d'une rivière.

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  • Les nouvelles qui composent ce recueil ont été écrites entre 1960 et le début des années 2000. Certaines ont paru dans Fiction, Charlie Hebdo, Fluide Glacial. La plupart n'ont jamais été rééditées depuis. Contes surréalistes, fables rurales, micro-nouvelles de SF, pamphlets pacifistes ou écologistes... On songe à Jacques Sternberg, Clifford D. Simak, René Barjavel... Puis à Jean-Pierre Andrevon, tout simplement. Car on suit sans peine dans ce recueil, fruit de quarante ans d'écriture, un fil conducteur irrésistible: aujourd'hui comme hier, l'éternel retour de la bêtise humaine inspire à l'auteur les mêmes sentiments. Sa fiction, plus que jamais, en porte témoignage.

    Né en 1937 à Jallieu dans l'Isère, Jean-Pierre Andrevon a publié plus de 130 romans, recueils ou essais dans des domaines aussi divers que le fantastique, la SF, le polar, la littérature jeunesse ou l'écologie. Chanteur, dessinateur, il vit à Grenoble entouré de ses nombreux chats.

    Extrait:
    «Nous prendrons les meilleurs élèves, les premiers des sections terminales et quelques étudiants en licence parmi les plus doués. Trente en tout, la contenance d'un autocar moyen, auquel on adjoindra une dizaine de filles, choisies également d'après leurs résultats aux examens, et qui occuperont les strapontins. En ce qui concerne l'armement, ils seront dotés en principe de fusils et de carabines des surplus américains. Mais nous leur donnerons aussi quelques grenades offensives, et deux ou trois revolvers pour ceux qui tiendront le rôle d'officiers. L'embuscade se produira un peu en deçà de la Porte d'Italie, à l'endroit des anciennes fortifications...»

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  • Les récits - tous teintés à des degrés divers de fantastique - qui composent la série du Club Diogène, ont pour cadre le Paris de la fin du XIXe siècle. Ce qui motive les membres de ce club dans leurs investigations nocturnes, menées en tout bénévolat, c'est avant tout l'ennui, le cynisme et la jobardise. C'est cet improbable mélange de mal de vivre fin-de-siècle et de burlesque qui donne son ton particulier au Club Diogène.
    Dans ce deuxième volume intitulé fort à propos Vilaines romances, Vayec apprend à ses dépens qu'on ne courtise pas impunément une prostituée fantôme, surtout si son ancien amant était un marin au long cours. Quant à cette chanteuse sur le retour, tout irait pour le mieux avec elle, s'il n'y avait ce prétendant insistant qui trucide allègrement tous ceux qui tentent de s'approcher d'elle. Et d'ailleurs, ce curieux tueur d'amants ne ressemble-t-il pas furieusement à Monsieur, le mystérieux initiateur des soirées du Club?

  • Lindyll, jeune humain recueilli par le souverain des elfes, Ilgaël, auquel le lie désormais une amitié étroite, semble avoir tout oublié de ses propres origines. Devenu un vaillant guerrier, il défend son peuple d'adoption contre la soif de pouvoir et de conquête des hommes. Mais d'année en année, les territoires elfiques s'amenuisent. Lindyll, méprisé par les hommes et incompris des elfes, saura-t-il convaincre ses frères de sang de conclure une paix juste avec le peuple des forêts?
    Sylvie Huguet a publié près de cent cinquante nouvelles -- souvent d'inspiration fantastique -- dans de nombreuses revues dont Brèves, le Codex Atlanticus, Nouvelle Donne, Salmigondis ou Solaris. Le dernier roi des elfes est son troisième roman. On y retrouve ses thèmes de prédilection: les relations de l'homme avec la nature, l'éthique, la violence.

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  • L'univers de Jonas Lenn dŽvoile ce qu'il a de plus original, et son talent de conteur de plus prŽgnant, dans ce constant jeu avec le temps qu'il met en scne, un temps mallŽable, Žlastique, qui se trouble et se boucle, permet ˆ un vieil homme de se rencontrer plus jeune, ˆ un autre d'assister ˆ sa naissance, mieux, ˆ sa conception, ˆ un troisime personnage de faire une visite ˆ ses grands-parents dŽcŽdŽs depuis longtemps. Un peu de magie, un soupon de gravitŽ, une touche de lŽgretŽ dans un monde futur o la noirceur, qui l'accompagne de manire quasi systŽmatique en SF, est ici ŽvitŽe au profit d'un sens du bonheur (comme il est du sense of wonder) nullement factice, que l'auteur nourrit d'une spiritualitŽ qui lui est propre.
    Jean-Pierre Andrevon (extrait de la prŽface).

    Jonas Lenn est nŽ en 1967. Ë travers une poignŽe de romans et une foule de nouvelles, il est apparu au fil des ans comme l'une des voix les plus originales et les plus sincres d'une SF francophone ˆ la fois humaniste et lucide. Les hŽros trs discrets de ses rŽcits foncirement intimistes nous renvoient avec une insistance bienveillante aux interrogations d'une humanitŽ plus que jamais ˆ l'heure des choix Žcologiques, politiques et sociaux.

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  • « Au coeur de l'été, lorsque se calment les bourrasques et que la sempiternelle tempête affûte ses armes furieuses et glaciales, on peut percevoir un bruit étrange, profond, venu d'incommensurables abysses, une rumeur particulière aux Grands Causses, la plainte sans fin, toujours renouvelée de l'instant qui passe et meurt, des millénaires en fuite, l'approche inexorable du néant ».

    Au bout du monde, au fond du Larzac, des fermes isolées, des hameaux perdus subsistent encore à l'approche de l'an 2000. La redoutable sorcellerie paysanne réapparaît, délivrant des forces redoutables. Le réel et l'imaginaire se confondent, se contrarient et, parfois, se conjuguent. Un récit halluciné, mariage de déraison du rationnel et de l'émotionnel, scandé par les sombres sentences d'une nature grandiose et libérée.

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  • Les dix-sept nouvelles qui composent ce recueil cherchent et explorent, pour les plus fructueuses d'entre elles, ces points de passage entre les rêves et le réel. Elles aiment les impossibles points d'équilibre où l'on ne sait plus vraiment de quel côté on vient ni si on veut encore rebrousser chemin.

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  • Je suis arrivé à l'orée d'un mail qui n'est plus qu'un tapis d'herbe carbonisé. Sur un banc de pierre, deux formes penchées qui s'accolent évoquent deux amoureux. Dans les deux cas l'arrière du crâne est éclaté à l'identique sur une bouillie d'esquilles, de sang figé, de mèches raidies. Double suicide? Ou est-ce moi qui, lors d'une précédente expédition?... Je ne m'en souviens pas. Et puis quelle importance? L'important, c'est que je trouve quelqu'un. Que je ne sois pas sorti pour rien. Mon temps utile s'écoule. Bientôt, je devrai rentrer.
    La fin du monde, c'est un peu tous les jours chez Jean-Pierre Andrevon. La fin des mondes, plutôt, tant la réalité future, virtuelle ou fantasmée, espérée ou redoutée, semble se faire multiple dans ces neuf récits de SF o l'un des grands auteurs de l'Imaginaire francophone questionne une fois de plus les relations de l'homme à la nature, à sa planète, à lui-même.
    Né en 1937 à Jallieu dans l'Isère, Jean-Pierre Andrevon a publié près de 160 romans, recueils ou essais dans des domaines aussi divers que le fantastique, la SF, le polar, la littérature jeunesse ou l'écologie. Chanteur, dessinateur, il vit à Grenoble entouré de ses nombreux chats.

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  • Une expédition scientifique découvre sur le continent antarctique les ruines cyclopéennes d'une cité antédiluvienne, vestige d'une civilisation préhumaine disparue. Disparue? Rien n'est moins sûr. Au coeur de ce labyrinthe méphitique gisent peut-être d'effroyables entités cosmiques prêtes à resurgir et à engloutir l'humanité sous un flot d'horreurs indicibles...
    Cela ne vous rappelle rien?... Les Montagnes hallucinées, bien sûr! Le chef-d'oeuvre de H.P. Lovecraft qu'Arthur C. Clarke parodie avec jubilation et un humour tout britannique alors qu'il n'a que 22 ans. Publié à l'origine en 1940 dans l'un des premiers fanzines de science-fiction, ce prototype absolu du pastiche lovecraftien était demeuré inédit en français.
    Mondialement célèbre pour l'adaptation cinématographique que fit Stanley Kubrick de son roman 2001: L'odyssée de l'espace, Arthur C. Clarke est avec Isaac Asimov et Robert Heinlein l'une des figures marquantes de la science-fiction.
    Couverture illustrée par Patrick Mallet.

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  • L'Enfer est pavé de bonnes intentions. C'est ce que nous rappelle Sylvie Huguet dans ce recueil de nouvelles dystopiques où les meilleures résolutions du monde semblent devoir mener invariablement à la catastrophe: une société d'abondance où les générations s'entredéchirent pourtant jusqu'à l'ultime confrontation; une autre, élitiste, où la maîtrise de l'orthographe conditionne le statut social et bien davantage encore; une autre, égalitariste, où la négation du handicap est poussée jusqu'à l'absurde; une autre encore, où le problème de la prise en charge des personnes âgées a trouvé une solution radicale... Quelques hommes et femmes lucides, pris dans ce maelström d'absurdités, témoignent. L'éternel retour de l'obscurantisme et des préjugés, entre Jarry et Kafka.

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  • «Malgré sa résignation, Alice voulait montrer à ce fumier qu'elle n'avait plus peur de lui, qu'elle n'avait plus peur de rien. Qu'elle s'en foutait. Elle désirait juste lui tenir tête une dernière fois, avant de mourir. Et si possible, elle lui crèverait un oeil histoire qu'il se souvienne bien d'elle».

    14 nouvelles parues des deux côtés de l'Atlantique depuis 2007, en anthologie (Ténèbres 2013, le Codex Atlanticus, Les Fossoyeurs de Rêves) et en revue (Horrifique, Brin d'éternité, Etherval). 14 cauchemars enfin réunis et augmentés de 5 textes inédits.
    Rejoignez cette danse macabre, cette sombre farandole de spectres, de démons, de loups-garous, d'assassins et de cannibales de tous poils... Partez à la rencontre des prédateurs aux visages profondément humains qui vous guettent dans l'ombre, au détour de chaque page de ce recueil qui réjouira les amateurs du genre.

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  • «Tout se passe comme si pour eux chaque arbre était un individu à part entière, un être de chair et de sang.» Les découvertes récentes de la science ont changé notre perception du monde végétal. On le sait désormais, celui-ci est constitué d'êtres capables de réagir en présence de stimulus, de communiquer entre eux, ou de mettre en place des mécanismes de défense sophistiqués face à un prédateur ou un danger. Ces découvertes résonnent avec la vaste prise de conscience écologiste qui ne cesse de gagner du terrain. Dans la nature, le végétal, l'animal et l'humain sont indissociablement liés: tout se côtoie, s'interpénètre, interagit, pour le meilleur et pour le pire. Comme en témoigne cette anthologie où d'étranges floraisons rendent compte de cette nouvelle appréhension du règne végétal. Cette découverte d'un monde encore largement inconnu et riche de possibles insoupçonnés suscite aussi bien l'émerveillement, l'étonnement, l'espoir, que l'angoisse. Polar, fantastique, aventure, science-fiction, suspense, horreur... Dans ce bouquet composé tout spécialement à votre intention, les récits se conjuguent à tous les genres. Philippe Gontier - Mon amie la rose (ill. Philippe et Léo Gontier). Pierre Brulhet - Le Kulu-Néré (ill. Sioxara). Céline Maltère - Sexbruges (ill. Audrey Faury). François Fierobe - Fantaisies botaniques de Mirgance et d'Aiquose (ill. Léo Gontier). Jérôme Sorre - Automne (ill.Okiko). Patrick Mallet - Canopée (ill. Patrick Mallet). Stéphane Mouret - La grande offensive du printemps (ill. Inès Cherraben). Laurent Mantese - L'homme qui se prenait pour un arbre (ill. Ferdinand Springer). Jean-Pierre Favard - Une belle plante (ill. Inès Cherraben). Préface de Jean-Guillaume Lanuque.

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  • Etre assis dans un train qui fonce à travers la nuit constitue une expérience poétique à laquelle les individus les moins romanesques et les moins imaginatifs ne peuvent rester insensibles. Et il suffit parfois de peu de chose pour que cette poésie se teinte d'inquiétude, et même, en certaines circonstances, tourne au malaise ou à l'angoisse. Car dès son apparition, le chemin de fer suscita l'inquiétude. Avec les premiers accidents et les premières catastrophes, cette inquiétude se changea en appréhension et en peur. Aux déraillements, collisions, écrasements s'ajoutèrent bientôt les vols, assassinats, viols et autres agressions commis dans l'univers clos des wagons. Les faits divers sanglants se multiplièrent à la une des journaux et hantèrent l'imagination des voyageurs, donnant naissance à une angoisse particulière, propre au chemin de fer. Cette matière ne pouvait manquer d'inspirer les auteurs: Guy de Maupassant, Marcel Schwob, Jean Lorrain, Maurice Level et Paul Hervieu sont ainsi au sommaire de cette anthologie de 26 textes, aux côtés de ces petits maîtres injustement oubliés de la littérature fantastique que sont notamment Rémy Saint-Maurice, Michel Jules Verne ou Alfred de Sauvenière. Des témoignages authentiques des premières catastrophes de l'histoire ferroviaire viennent compléter ce volume. Une anthologie à lire la nuit... En train, de préférence!

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  • Quatorze destins remarquablement similaires et pourtant subtilement différents. Quatorze destins de femmes emmurées dans la folie d'une mère possessive, protectrice, mais aussi hypocondriaque, dépressive, manipulatrice. Piégées par l'amour létal de cette mère comme par la toile placentaire d'une araignée-matrice -- qui ne feint de les libérer que pour mieux les engluer dans les larmes d'un drame personnel sans cesse renouvelé -- elles n'ont d'autre recours que de s'abstraire dans la passivité, la contemplation intérieure de paysages oniriques, idéaux, féeriques, l'amour d'animaux réels ou le plus souvent imaginaires; refuges dérisoires mais essentiels qui leur font oublier -- pour un temps -- leur destin.

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  • Nous ne saurons sans doute jamais qui prit la peine de couvrir ces milliers de pages jaunies d'une fine écriture subtilement déformée par l'angoisse et l'amertume. Son intérêt personnel le portait aussi bien vers la philosophie, la littérature, que vers le dessin et la poésie. Le contenu de la malle me l'a prouvé. C'est tout ce que nous savons de lui. C'est tout ce que nous saurons jamais, fort probablement. Des mois que j'ai passés à transcrire, avec l'aide précieuse d'amis traducteurs, les milliers de pages contenues dans la malle de Nihil Messtavic, je garde l'arrière-goût doux-amer d'une gorgée d'arsenic, la brûlure glacée et voluptueuse d'une lame de rasoir trempée dans l'huile de vitriol. Son désespoir est sans retour, sa funeste attirance pour le néant, illimitée. C'est à la découverte de cette pensée hors norme -- hors le monde -- que je vous convie ici, en commençant sciemment par les plus exigeants des écrits de Messtavic, ses aphorismes et pensées. (Vedma Nàdasty, extrait des Notes introductives).

  • Les formes brèves, poèmes ou contes, peuvent aussi bien s'imposer comme nécessaires, à la minute -- immédiate ou restituée par le souvenir -- où tel son frappe l'oreille, telle image les yeux, telle sensation le toucher, que s'élaborer lentement à partir d'une idée purement abstraite soudain apparue; elles s'accommodent par conséquent de deux modes de perception très distincts, l'un sensitif, à quoi l'intellect ne prête main forte qu'en un second temps, l'autre fonctionnant à données exactement inversées. Aucun exemple ne saurait, probablement, mieux illustrer cela que l'ensemble formé par les Contes de Michel Rullier.

    Michel Rullier est un campagnard que les circonstances de la vie ont exilé dans la capitale française. Récits de temps anciens reçus d'une merveilleuse grand'tante, mots entendus dans les bouches paysannes, saveurs longuement dégustées, odeurs précieusement retenues, scènes inlassablement contemplées, rêves toujours recommencés, ironique fatalité des choses, implacable tendresse des êtres, tout chez lui -- et d'abord son nom -- plonge ses racines dans ce petit coin du sud saintongeais qui l'a vu naître.

    Extrait: «Luc aime beaucoup l'histoire de l'ogre de Gésirac. Il ne se lasserait pas de l'entendre. Et chaque fois, du haut de ses sept ans, qui font déjà de lui un solide bonhomme, il frémit: penser que ce mangeur d'enfants crûs habitait là, tout près, à deux lieues de chez lui, et qu'il aurait pu venir, une nuit... Luc se sent inondé d'une délicieuse terreur, lui qui a sur les petits garçons d'autrefois l'appréciable avantage de vivre en des temps sans alerte. Car les ogres, bien sûr, maintenant, ça n'existe plus...»

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  • Les poèmes en prose de C.A. Smith (1893-1961) constituent un exemple unique de perpétuation et d'enrichissement d'un genre initié au XIXe siècle par Aloysius Bertrand, Charles Baudelaire ou Arthur Rimbaud. On ne saurait pourtant limiter au seul domaine francophone les inspirateurs de Smith: on découvre ici les affinités subtiles existant entre les poèmes en prose d'Edgar Poe et ceux du poète californien, les multiples échos persistant chez Smith d'oeuvres plus anciennes comme les étonnants traités scientifiques et mythologiques de Sir Thomas Browne, ou encore les relations de Smith avec les Romantiques Californiens, ce mouvement littéraire du début du XXe siècle au sein duquel s'illustrèrent brillamment George Sterling ou Nora May French.
    À la lumière de ces relations complexes, Donald Sidney-Fryer nous livre une analyse remarquable de cette magie noire incantatoire que Smith tenta, sa vie durant, de mettre en pratique afin d'exprimer ce sentiment d'altérité, cette «nostalgie du pays qu'on ignore, cette angoisse de la curiosité» dont nous parlait déjà Baudelaire dans son «Invitation au voyage».

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  • Tout va bien. En apparence, du moins. Au début. Mais bien sûr, cela ne dure pas. Cela ne dure jamais. Les apparences sont trompeuses chez Philippe Bastin. La trame du réel ne tarde pas à s'effilocher dans ces huit nouvelles oscillant entre un fantastique oppressant et une anticipation scientifique aux marges de l'horreur. Qu'il se perde dans les brumes d'une Belgique chère à Jean Ray et à Thomas Owen ou qu'il se laisse tenter par les miracles trompeurs d'une science trop sûre d'elle-même, le héros malheureux de ces récits ne tarde pas à comprendre qu'on ne soulève pas sans risque le voile miséricordieux qui recouvre notre réalité.

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  • «Tu ne le savais peut-être pas, mais moi, j'étais déjà là, à l'H.P., à croupir d'ennui dans les flaques des seringues, à gémir dans les éviers, à me répandre dans le clapotis de leur va-et-vient sans consistance, à épier lors de ta première visite, la portée sans envergure de tes moindres gestes. C'est vrai... les grillages de haute sécurité derrière lesquels gémissait la cohorte décervelée des lobotomisés, assis comme des chênes foudroyés sur leurs chaises, les catatoniques, le corps noueux comme un cep à se pisser dessus pour mieux mouiller le lent pourrissement de leur chair immobile, et les vieillards, ah, les vieillards décharnés et séniles, qui de temps en temps hurlaient des obscénités sans ravissement!...» Le jardin des délices relève du fantastique, mais nombre des figures étranges qu'il anime, sont également d'une parenté gémellaire avec celles de Jérôme Bosch. Un récit délétère mais néanmoins poétique à la rencontre des souvenirs obsessionnels de Marc, qui le font divaguer à travers les vieux quartiers d'Annecy; lieux historiquement identifiables, bien que métamorphosés par l'inquiétante étrangeté qui en pervertit et déstructure les repères. L'imaginaire rejoindra le réel, lorsque le magicien -- en référence à celui du panneau central de La tentation de saint Antoine de Lisbonne de Jérôme Bosch -- livrera son secret.

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  • Untel traversait des pays de sel et de feu, de neige et de lave; des déserts miroitants et grisants, des steppes fantomales et des mers de tourmente.
    Il apprenait à vivre au jour le jour, que ce fût sur des cimes de glace ou dans des gouffres de sable; sous des soleils de plomb ou des pluies de déluge.
    Il avançait encore et encore, et toujours plus loin, au travers des marécages glaucescents et tièdes ou des bois calcinés aux branches charbonneuses et sournoises.
    Il ne comptait plus les heures ni les jours, les mois ni les années; il ignorait le Temps. Il ne songeait que très rarement à son âge, à sa vie passée ou à la femme qu'il aimait et qu'il avait pourtant quittée.
    Il allait de l'avant, tout simplement.
    Il allait au bout du monde, à la recherche du Diable.

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