L'arbre Vengeur

  • Boire la tasse Nouv.

    Les mers intérieures voient parfois se déchaîner les pires tempêtes. L'heure du thé est souvent celle où l'on entend les histoires les plus terribles.

    Infusées longtemps, acides et intrigantes, les histoires de Christophe Langlois sont comme des gorgées intenses où le goût du mystère croise celui de l'étrange. Héritier de Buzzati dans un monde moderne qui laisse entrevoir un peu de son antique barbarie, l'auteur de ces quinze histoires a l'art de surnager dans nos apocalypses quotidiennes sans craindre de nous provoquer.

    Humour noir, écriture au cordeau, imagination débridée sont les ingrédients de ce recueil de nouvelles que vous dégusterez en prenant garde de ne pas mordre la fine tasse qui les contient.

  • Pour patrie l'espace. Ils ont fui la terre depuis des siècles et fondé une civilisation de l'espace qui évolue dans l'univers sans jamais se fixer sur une planète : les Stelléens, rebelles devenus pacifistes, n'ont qu'un ennemi, puissant et impitoyable, qui les menace avec de plus en plus d'âpreté. C'est dans l'une de leurs cités qu'est recueilli le soldat Tinkar, Terrien tombé dans le vide après la panne de son vaisseau : déconsidéré parce que perçu comme un vulgaire « planétaire », étranger à ce monde qui a inventé une singulière démocratie, il comprend néanmoins que ses connaissances pourraient être d'une utilité cruciale pour ses sauveurs. Au contact de cette civilisation et notamment de quelques femmes intrépides, le militaire rigide va peu à peu laisser poindre en lui une humanité qu'il ignorait. Dans ce roman qui mêle aventures trépidantes, imaginaire flamboyant et réflexion nuancée, Francis Carsac anime un héros déchiré entre aspiration à l'ordre et besoin de liberté : livre d'une époque certes, mais histoire qui résonne encore fortement à nos esprits inquiets. Un classique de la science-fiction française.

  • Plop! C'est le bruit qu'il a fait en tombant dans la boue.
    Plop. C'est le nom dont on l'affublera désormais au sein de la tribu. Le Groupe qui l'accepte évolue dans un monde d'après : déchets, gravats, pluie incessante. Cette fin du monde a pour décor des immondices, pour habitants des humains en fuite permanente et soumis à une loi du plus fort exténuante. Mais Plop est différent, il va plus loin que les autres, il se hisse, sort du trou. C'est son histoire, affolante et inquiétante, que Rafael Pinedo, météorite des Lettres argentines, nous conte dans ce roman cru et sauvage, picaresque et futuriste.
    Mieux qu'une provocation, un livre impitoyable. Plop...

    Sur commande
  • Redrum

    Jean-Pierre Ohl

    En débarquant sur l'île de Scarba, au large de l'Écosse, pour participer à un colloque sur l'oeuvre de Stanley Kubrick, le professeur de cinéma Stephen Gray ne sait pas vraiment ce qui l'attend ni où il met les pieds : accueilli par le sosie d'une grande vedette des années quarante, il se retrouve au milieu de cinéphiles, hantés comme lui par de vieux rêves sur pellicules et hors du temps, passionnés par les vieilles bandes de la Fox ou de la Warner en un temps où tout cela passe pour une antique manie. Il y rencontre le maître des lieux, Onésimos Némos, inventeur de la Sauvegarde, un troublant procédé informatique qui permet de «stocker» la personnalité des morts pour les ressusciter sur commande. Tandis que le web s'affole autour de rumeurs sur une nouvelle guerre planétaire, Stephen s'enfonce peu à peu dans un labyrinthe de signes kabbalistiques dont la trame semble faite de ses propres hantises. Où le mène son amour pour le cinéma de Kubrick ? Quelle révélation l'attend dans le village abandonné où ont vécu ses ancêtres ? Quel lien étrange le lie à Némos ? Et quelle expérience indicible ce dernier prépare-t-il ?

    Sur commande
  • La mort du fer

    Serge Simon Held

    Surgissant au Nord de la France, la maladie bleue s'attaque aux métaux qu'elle détruit impitoyablement et se répand dans l'Europe avant de gagner le monde entier. Engendrant un chaos sans nom qui révèle les pires penchants de l'espèce humaine, cette apocalypse inattendue va réveiller une humanité endormie, la pire qui se déchaîne, et la meilleure qui va trouver une occasion de rédemption. Politique, satirique, saisissant dans sa peinture des moeurs et des comportements, La mort du fer impressionne par sa capacité à nous emporter dans une fable réaliste et sa volonté de nous édifier sans cesser d'être littéraire. Un petit chef-d'oeuvre inconnu du roman d'anticipation.

  • En quelques nouvelles et une carrière très brève, Stanley Weinbaum a imposé son nom jusque sur la planète Mars où un cratère porte le sien. On trouve de plus en plus difficilement ses textes en ce temps où les anthologies sont passées de mode. Il nous a semblé utile de nous offrir une nouvelle traduction de ses plus belles réalisations, perles de l'imaginaire d'une époque où la SF partait à la conquête des esprits et des intelligences.
    Sept nouvelles savoureuses et subtiles sur cet ailleurs qui nous résiste ou nous rend fou, et parmi elles la plus célèbre, Odyssée martienne, qui voit la rencontre d'un humain et d'un extra-terrestre et, pour la première fois dans la SF, il ne ressemble pas à un hominidé avec lequel on peut communiquer, "une des trois histoires qui ont changé la SF" (Asimov)

    Sur commande
  • "Le combat contre le temps est le seul sujet digne d'un romancier" disait Lovecraft. Cette réflexion est au coeur de ce recueil de nouvelles mystérieuses qui, toutes d'une manière différente, abordent cet insondable thème, illustrant la relativité qui creuse un abime entre le temps réel supposé et le temps imaginaire, celui de tous les possibles et de toutes les craintes. La force de Langelaan est d'avoir transmué sa profonde angoisse en histoires. Paroxystique et ultra célèbre, la nouvelle La Mouche témoigne, sous couvert d'une pseudo enquête policière et de façon terrible, qu'on ne manipule le temps qu'à ses dépens. Ironique et glaciale, la fin de ce texte constitue une apothéose rarement égalée.
    Treize nouvelles qui évoque le meilleur et le pire des mondes : celui de nos peurs secrètes.

  • Considéré par Lovecraft comme son égal, célébré pendant des décennies comme l'un des maîtres du fantastique, Algernon Blackwood n'a pas en France le public qu'il mérite. La richesse de son oeuvre, la puissance de son inspiration, qui va chercher jusqu'au fond des forêts les mystères qui hantent l'humanité, et sa maîtrise narrative lui vaudraient pourtant de nombreux lecteurs. C'est que Blackwood n'est pas de ces bricoleurs d'épouvante qui se ressemblent tous. Avec lui c'est toute la Création et la Nature, à la fois attirantes et inquiétantes, qui sont convoquées face à des hommes effarés de découvrir ce que leurs âmes recèlent.
    La formidable puissance de suggestion de ce génie de l'étrange, de cet homme que les mots aimaient, se retrouvera dans les cinq longues nouvelles choisies ici.

    Sur commande
  • La ligue des T erres Humaines a fini par édicter la radicale « Loi d'Acier ». Il ne doit y avoir qu'une humanité par planète. Autant que possible, l'autochtone, ou la première arrivée sur les lieux. L'auteur de Ceux de Nulle Part nous fait assister à la mise en vigueur, dramatique, sanglante et pittoresque, de cette Loi sur la planète Nécat. Où cohabitent TROIS humanités dont une, venue de la lointaine terre, ressemble à la civilisation...basque... Mais chacune estime que « Ce Monde est Nôtre » et considère que les autres devront partir...

  • Publié en 1901 par un auteur anglais reconnu d'abord pour sa précocité puis sa prolixité, Le Nuage pourpre représente une arrivée sidérante dans le monde de la littérature avec sa vision post-apocalyptique illuminée, celle d'un homme absolument seul, survivant à un désastre absolu et maître d'un monde qu'il décide de brûler méthodiquement. Mais si le héros se nomme Adam, c'est bien que...
    Sans équivalent, ce roman, trop mal connu et jamais édité en grand format en France, emballera les amateurs de cette littérature des extrêmes, des hallucinations d'un temps où penser la fin se faisait encore avec des précautions. Miraculeusement, ce livre a vieilli de manière unique. Un manque éditorial à combler d'urgence. Une oeuvre aussi émouvante que fascinante.

  • L'homme-fourmi

    Han Ryner

    L'Homme-fourmi peut être considéré comme une oeuvre marquante dans l'histoire de l'anticipation française, conjuguant tout à la fois la merveille scientifique et la fascination pour le monde des fourmis, mutantes ou non, qui se développera au XX° siècle tant au cinéma qu'en littérature.
    Le narrateur rencontre une fée qui organise l'échange entre la vie d'un homme et celle d'une fourmi par un acte magique, un choix de voeu comme dans les contes de tradition orale.
    L'homme incarné en fourmi vit dès lors des aventures extraordinaires : l'originalité d'Han Ryner, presque un siècle avant Bernard Werber et sa trilogie des Fourmis, est d'inventer la vision de notre monde à l'échelle de la fourmi.
    L'Homme-fourmi révèle l'univers et les sens étonnants des formicidés dans une époque fascinée par la vie des insectes : au-delà de Maeterlinck et sa Vie des fourmis, des Souvenirs entomologiques de Jean-Henri Fabre, le roman d'Han Ryner précède et inaugure une veine littéraire consacrée aux fourmis.
    Sans doute peut-on voir en lui le précurseur de L'Empire des Fourmis d'H.G. Wells, des mouches mutantes de Jacques Spitz ou de BR Bruss et de ses fourmis géantes, quand les insectes deviennent les maîtres de notre planète.
    Le propos de Ryner est aussi simple que volontaire : avec ce livre il a cherché « un prétexte à blâmer nos orgueils, à nous qui, par les sens, sommes inférieurs à tant d'animaux, à nous qui souvent croyons tout savoir et dont l'intelligence très probablement doit errer magnifiquement parmi une foule d'erreurs insoupçonnées ».

    Sur commande
  • Jouir d'un pouvoir quand on n'a pas l'âme d'un super-héros peut être éprouvant.
    Robert Murier, un scientifique, en fait l'étrange expérience lorsqu'il réalise que les dimensions de son corps lui échappent, ses molécules se dilatant plus ou moins à volonté et provoquant des catastrophes. Roman d'aventure qui se transforme peu à peu en envoûtante description du voyage dans un ailleurs qui nous est si proche, La chute dans le néant franchit des frontières fascinantes sans cesser de nous interroger : que peut la raison quand la matière commande ? Que devient l'homme quand il perd son pouvoir sur les choses ? Les super-héros peuvent continuer à se battre, ce monde inquiétant et beau n'est pas pour eux.
    Ni ce livre, inclassable et méconnu.

    Sur commande
  • Comment «l'éditeur», Didier Barrière, s'est-il procuré ces trois textes? Il nous laisse le soin d'en juger, les rassemblant en une étrange trilogie dans laquelle le présentateur distingue trois éléments constitutifs du genre fantastique. Le premier auteur, Marcel Bertrand, en imaginant Monsieur Meidart et les voisins du dessous, produit un récit du fantastique avorté au style heurté, qui nous immerge dans le quotidien sombre et misérable d'un misanthrope qui n'arrive pas à se libérer. Le narrateur du deuxième se libère au point de finir par atteindre une sorte de merveilleux, mais au risque de se perdre; l'obsession de la cartographie est d'autant plus forte dans Le véritable passage du Nord-Ouest que l'auteur André-Charles Naugé nous fait voyager dans un monde imaginaire délirant. Quant au troisième récit, La bouche sans langue, signé J.-François Michel, il s'affranchit totalement du réel ; il ne s'agit plus alors d'enchantement mais de grotesque, les personnages ne sont plus que des marionnettes se livrant à un combat dérisoire contre une sorte d'allégorie de la confusion des langues et des désirs, et cette dérision généralisée se manifeste jusque dans l'écriture du récit.
    En rassemblant ces trois aspects du fantastique, c'est aussi et curieusement la personnalité de l'éditeur qui se révèle, d'autant que sa présence s'insinue par le truchement d'un paratexte dont des variantes proches d'un appareil critique. Didier Barrière, toujours tenu par ses manies érudites, semble ainsi s'emparer de la trilogie et fidèle à l'esprit du génial Nodier (voire de Borges) il s'insinue grâce à ce procédé joueur sans négliger le risque de n'être pas lu...
    Et sa préface est elle-même une nouvelle, quête personnelle et d'apparence autobiographique à la recherche d'un fantastique qui se dérobe.
    Une très belle manière d'établir des étapes, des distances entre le fantastique et nous, soit pour nous en prémunir, soit pour lui donner plus de force.

    Sur commande
  • L'aiguille de costigan Nouv.

empty