Ginkgo

  • " Savoir à qui attribuer la vie d'un homme demeure indécis car elle continue de s'épanouir par-delà l'absence et la mort. Ma vie pour une part est faite de souvenirs qui me sont échus sans que j'aie été mêlé aux événements et c'est à moi que revient la responsabilité d'en inscrire les enchaînements, comme si j'étais ensemble le dernier homme et l'écrivain ultime à qui un autre encore succédera peut-être, si ce monde, plus sauvage que le coeur de la plus noire forêt, le permet. " Vingt ans après le reflux des barbares vers le Nord, le fils de Barthélemy Lécriveur cherche à résoudre l'énigme vivante que fut son père. Dans les Hautes Brandes, contrée qui sépare l'Empire de Terrèbre des Jardins statuaires, il apprend que son père a peut-être usurpé l'identité d'un autre après avoir perdu la mémoire. Chez les bûcherons, puis chez les charbonniers, il découvre de curieuses coutumes, mêlant cérémonies secrètes (les lupercales forestières) et rites hallucinogènes (les champignons de sang). Mais c'est à son retour à Terrèbre que le jeune homme trouvera la solution de l'énigme.

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  • " Sur toute la contrée, depuis les rebords amers du plateau dont les flancs se craquelaient de combes où les torrents menaient sans relâche leur tapage jusqu'aux mornes pentes des Hautes Brandes dont les sentes s'engonçaient sous des arceaux d'aubépines tassées comme des fous rires et, entre les deux, bien sûr, sous les denses nuées de la forêt qui étirait ses membres gourds au vent soudain tiédi, sur toute la contrée, en tout lieu et tout asile et même sur l'onde sans remords, cette odeur verte comme une femme.
    Et, quand le vent se suspendait, le goût sauvage du silence".
    Écrit en 1976-1977, le Veilleur du Jour fut publié chez Flammarion en 1986 dans la prestigieuse collection "l'Age d'or". À la fois roman d'énigme, récit d'aventures et livre de mémoire, tissé de relations métaphoriques à la littérature et au tarot divinatoire, ce deuxième volume du Cycle des contrées (après les Jardins statuaires) est aussi une réflexion prémonitoire sur le pouvoir et ses ambiguïtés.

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  • Un cataclysme a englouti l'Europe du sud et le Moyen-Orient et Paris est devenu un port méditerranéen.
    Du côté de la Mer Morte, frappée à nouveau quarante siècles après la disparition de Sodome et Gomorrhe, la terre s'ouvre et un mystérieux sel violet en jaillit. Son goût et ses propriétés en font une denrée indispensable à tous, qui se vend à prix d'or.

    Voilà un roman « bizarrissime » : le monde qu'il décrit, situé dans un avenir non précisé, est à la fois agressivement moderne -, dominé par une multinationale toute-puissante, la Compagnie - et violemment archaïque.
    Dans la Colonie lointaine, l'absence de la technologie moderne nous ramène plus d'un siècle en arrière.
    De la science-fiction régressive, en quelque sorte.

    À moins que cette histoire ne nous emmène, sans le dire, au coeur du présent ?
    Elle nous décrit une société totalitaire, organisée à l'extrême, fondée sur le mensonge et la terreur .
    D'un côté, à Paris, un personnage minuscule, solitaire, dépressif, affronte un monstre anonyme, la Compagnie, en un combat feutré. De l'autre, dans l'effroyable Colonie, cinq forcenés se déchirent, pantins ridicules dans un déluge de péripéties démentes, sanglantes et absurdes.
    C'est grotesque et sinistre. Drôle et désespéré.

    La femme de Loth, livre ahurissant, roman d'aventures à l'humour grinçant, parabole sur la folie de notre monde actuel et de l'horreur économique.

  • Parues au début des années 80 dans la presse (notamment Le Monde), ces nouvelles d'anticipation sont publiées en recueil - pour la première fois pour certaines - à près de quarante ans de distance. L'auteur y développe des thèmes devenus notre quotidien : les attentats dans « Joyeuses Pâques ! » ; la vente du patrimoine aux pétro-monarchies dans « La Cathédrale de Chartres ». Vingt ans avant le 11 septembre 2001, Yak Rivais avait envisagé la déconstruction de l'Empire State Building dans « Le Défi ». Les risques liés à la mécanisation nourrissent « Les Herses ». Quant à « La Tour Eiffel », elle met en scène des humains qui se comportent comme des lemmings pour échapper à un monde pollué devenu invivable.

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  • Peur

    Collectif

    Rappelez-vous, enfants, nous avons tant aimé qu'on nous raconte ces histoires qui font peur!
    Ce recueil réunit onze nouvelles de grands écrivains russes "classiques" et contemporains.
    Il y a la peur du passé ou de l'avenir, la peur de devoir payer pour le crime comis, la peur "mystique" de l'inconnu, du surnaturel, la peur des rêves ou des fantômes, la peur irrationnelle, celle qui peuple l'obscurité d'ombres et de créatures effrayantes, la peur pour sa vie ou celle des uatres, la peur de la folie ou de la mort..., la peur des gens et de leur cruauté, la peur qui déshumanise...
    Et puis il y a la peur spécifique à notre siècle, celle que connait l'homme dans un état totalitaire.
    /> Ces récits, tragiques, féroces ou drôles forment un livre insolite et fascinant.

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