Fetjaine

  • Le Merveilleux existe depuis les premiers textes de l'Histoire, et toutes les mythologies regorgent d'un bestiaire fabuleux ou d'exploits surhumains. Plus tard, au Moyen-Age, les chansons de geste fourmillent elles aussi de fées, de nains et de chevaliers s'aventurant dans des contrées étranges. Mais c'est avec JRR Tolkien - qui commence à écrire dans les années 1930 - et le succès planétaire du Seigneur des anneaux que la Fantasy devient un genre littéraire.La Fantasy diffère du fantastique en ce qu'elle se situe dans un monde différent du nôtre, alors que le fantastique est l'irruption d'êtres différents (vampires, fantômes) dans un quotidien "normal". Mais on voit tout de suite que les frontières sont floues, d'autant que les auteurs s'emploient à les dynamiter. Pour la première fois, un critique français, Jacques Baudou critique au Monde, s'est employé à répertorier, trier, expliquer ce domaine extraordinaire (dans tous les sens du terme) rassemblant des auteurs et des oeuvres aussi différents et aussi populaires que Tolkien, Alice au pays des merveilles, Harry Potter, Peter Pan, Conan le barbare, Shakespeare, Le Magicien d'Oz, les jeux de rôle, Robin Hobb, Terry Pratchett, Terry Goodkind, Robert Holdstock, Raymond Feist, L'histoire sans fin, Excalibur, Stephen Lawhead, ainsi qu'une école d'auteurs français qui connait un succès croissant.Une indispensable encyclopédie, magnifiquement illustrée et maquettée, couvrant tous les aspects du genre : littérature surtout, mais aussi cinéma, télé, illustration, jeux, BD, mangas,...

  • - Les dragons n'appartiennent pas seulement aux légendes chinoises où aux récits de Fantasy. Nos campagnes en sont pleines, si l'on en croit les légendes françaises, belges ou suisses, qui regorgent de récits évoquant des créatures aux noms et aux aspects divers - vouivres, basilic, hydres, tarasque (de Tarascon), etc - et qui, toutes, évoquent des créatures écailleuses, souvent ailées et au corps hybride. Dans l'Antiquité babylonnienne, grecque ou romaine, les récits abondent, tout comme les représentations graphiques. La religion chrétienne regorge de saints "sauroctones", c'est à dire tueurs de dragons - la Bête étant identifiée au Diable -, à commencer par le plus célèbre d'entre eux, saint Georges.Dans nos campagnes, les légendes de "bêtes" locales sont si nombreuses et si tenaces qu'elles ont souvent perduré jusqu'à la Renaissance, voire jusqu'au XIXème siècle.C'est tout ce légendaire qu'interroge Marie-Charlotte Delmas au fil d'une enquête à travers les siècles, passionnante et surprenante.

    - Née à Toulouse, amie du folkloriste Claude Seignolle, Marie-Charlotte Delmas est Docteur en sciences du language, conservatrice de la Médiathèque de Bagneux et auteur de nombreux livres sur le folklore et les légendes, dont Croyances et superstitions des pays de France (Chêne 2003), Sur la trace des fées (Glénat 2004), et Le grand légendaire de France (3 tomes- Omnibus 2005-2007).

  • Le monde de Faerie

    Froud Brian

    Puisant son inspiration sur la lande britannique battue par les vents, Brian Froud est avant tout connu comme coauteur de Fées, ouvrage classique et bestseller de la littérature fantastique, réalisé avec Alan Lee, le grand illustrateur de Tolkien. On doit à Brian Froud d'autres succès internationaux tels que Bonnes fées et mauvaises fées ou Le Livre des fées séchées de Lady Cottington. Il a également travaillé comme décorateur sur les films de jim Henson, Dark Crystal et Labyrinthe. Dans ce nouvel ouvrage tant attendu, Brian Froud nous rapporte du monde des fées une moisson inédite de tableaux, d'aquarelles et de dessins. Son Monde de Faerie offre une vision neuve de ce royaume magique, accompagnée des remarques de l'auteur et du récit de ses expériences. Ce somptueux ouvrage ouvre les portes de l'imagination débordante de Brian Froud plus qu'aucun livre ne l'avait fait jusqu'alors. C'est de loin son recueil le plus personnel. Il nous révèle ce visionnaire singulier, ce créateur de mondes fabuleux dont les images ont su toucher le coeur et l'esprit d'amateurs du monde entier.

  • Ange impur

    Tad Williams

    Bobby Dollar est un ange. Pas exactement le genre chérubin. Incollable en ce qui concerne le péché, non seulement en sa qualité d'avocat sur terre pour les âmes prises entre l'Enfer et le Ciel mais aussi parce qu'il cumule personnellement certains péchés capitaux : la fierté, la colère et même la luxure.
    Le problème, c'est que Bobby ne peut pas vraiment faire confiance à ses supérieurs ni aux autres anges sur terre et surtout pas au jeune bleu qu'on lui a mis dans les pattes et qui pose trop de questions. Il ne peut pas non plus se fier à la sulfureuse Comtesse des Mains Froides, une démone qui semble pourtant être la seule à lui dire la vérité.
    Quand les âmes de défunts commencent à disparaître, prenant au dépourvu aussi bien l'Enfer que le Paradis, les choses se compliquent pour Bobby Dollar. Se compliquent vraiment. Le genre fin du monde. Le genre apocalypse. Pris entre les forces furieuses de l'Enfer, les stratégies dangereuses de son propre camp et un monstrueux vengeur mort-vivant qui veut lui arracher la tête pour capturer son âme, Bobby va devoir faire appel à toutes les aides possibles : au Ciel, sur terre ou partout où il pourra les trouver.
    "Williams au top de sa forme, pour un livre haletant, extrêmement inventif, amusant à lire. Son meilleur livre depuis 10 ans (...) De l'urban fantasy sous adrénaline." (The Wertzone)

  • On présente d'habitude la créature du Dr Frankenstein comme un monstre semant l'effroi et la mort sur son passage. Le livre de Dave Zeltserman prend, lui, le contrepied de l'oeuvre de Mary Shelley : le monstre n'est pas la créature, mais le créateur. Friedrich Hoffman, un jeune chimiste bavarois, est injustement condamné en 1790 pour le meurtre de sa fiancée. Roué vif, il se croit mort, mais s'éveille, tout d'abord paralysé, dans le corps d'une créature faite de toutes pièces par le Dr Frankenstein, un savant aussi génial que déséquilibré travaillant pour le compte du Marquis, un aristocrate français émigré.
    Alors que le Dr Frankenstein disparait subitement, Friedrich parvient à se libérer et se lance sur la trace de son tourmenteur, à travers une Allemagne en guerre, ravagée par les révolutionnaires français. Il retrouve enfin Frankenstein à Genève, mais ce n'est que pour découvrir les desseins plus horribles encore du docteur et du Marquis, son commanditaire.
    En lui promettant de faire revivre sa fiancée, le docteur parvient à dominer le malheureux Friedrich et à en faire l'instrument de son plan effroyable. La créature aura cependant un sursaut d'humanité qui fera échouer ce stratagème. Condamné à la solitude et à l'immortalité, le malheureux Friedrich découvre deux siècles plus tard le roman de Mary Shelley et décide d'écrire la vérité.
    Inspiré de Frankenstein, bien sûr, mais aussi des 120 journées de Sodome de Sade (le marquis en question), ce roman gothique mêle avec bonheur le fantastique, l'horreur et la fable philosophique.

  • Tolkien a toujours considéré que l'oeuvre de sa vie n'était pas Bilbo le Hobbit ni Le Seigneur des Anneaux... Mais la langue des elfes. Philologue, il s'employa toute sa vie durant à créer non pas une mais des langues elfiques - avec leurs patois locaux et leurs évolutions. La plus connue est le Quenya, ou Haut elfique, dont Kloczko donne ici la plus complète et fidèle des initiations, le Maître n'ayant laissé que des fragments de grammaire ou de dictionnaire.Tolkien écrit dans l'une de ses lettres : " Je crois que fondamentalement mes écrits sont d'un seul tenant et à la base d'inspiration linguistique. (...) L'invention des langues en est le fondement. Les récits furent imaginés avant tout pour constituer un univers pour les langues et non pas le contraire. Pour moi, un nom vient en premier et l'histoire suit. J'aurais préféré écrire en " elfique ". Mais, bien entendu, une oeuvre comme Le Seigneur des Anneaux a été retravaillée et je n'y ai laissé que la dose de langues imaginaires que je pensais que le lecteur était capable de supporter (à présent, je sais que nombreux sont ceux qui en auraient voulu bien plus) ".Avec une fidélité, une passion et une érudition impressionnantes, Edouard Kloczko nous propose une véritable initiation à cet univers linguistique à la fois imaginaire et très réel dont parle Tolkien. Venez donc découvrir comment parlent et écrivent les elfes...

  • Le Fantastique est un genre littéraire vieux comme le monde. Ce qui définit ce genre - l'irruption du surnaturel dans un contexte "normal" - existe dans la Bible et dans toutes les mythologies. C'est principalement au Moyen-âge, avec le développemernt de la peur des sorcières, du diable et de ses démons qu'est née cette littérature qui prend son essor avec Dante, puis le roman gothique anglais au XVIIIe siècle. Suivront une série innombrable de chefs-d'oeuvre : le Faust de Goethe, Baudelaire, Gérard de Nerval, Théophile Gautier, les contes de Grimm, d'Hoffmann. Puis vient Edgar Allan Poe (La chute de la maison Usher), Gogol, Tolstoï et, en 1818, le roman Frankenstein, de Mary Shelley, suivi en 1897 de Dracula, de Bram Stocker, livres dont le succès installe définitivement le genre dans ce que Stephen King appelle "les 4 cartes du tarot fantastique " : la chose sans nom (Golem, Frankenstein), le vampire (Dracula,Twighlight), le loup-garou (Dr. Jekyll et Mr. Hyde, Wolfman) et enfin les fantômes, auxquels on peut ajouter le thème du double (Le portrait de Dorian Gray) ou de l'objet maléfique.Extraordinairement illustré et d'une érudition passionnante, ce livre explore toutes les voies du Fantastique et vous fera découvrir, sans nul doute, de nombreux domaines inconnus.

  • Les vampires sont à la mode, mais le phénomène - réel ou fantasmatique - remonte à la plus haute Antiquité. Depuis la déesse Ishtar et le roi Assurbanipal, les Lamies de la Rome ancienne, les sinistres exploits de Gilles de Rais, d'Erzebeth Bathory ou de Vlad Tepes - plus connu sous le nom de Dracula- jusqu'aux vampires modernes, réels ou supposés, comme le Vampire de Dusseldorf ou Richard Trenton Chase, le vampire de Sacramento, dans les années 60, ce livre illustré fait le point sur une longue et sanglante tradition.Présenté sous la forme originale d'un carnet de terrain fermé par un élastique, il s'emploie à démêler la fiction moderne de la "réalité" et à rassembler les témoignages, depuis les textes anciens jusqu'aux rapports de police les plus récents. On y découvre des données physiologiques et médicales sur le vampirisme et les affections ou névroses qui peuvent y ressembler, ain,si que de nombreuses informations sur les principales "familles" de vampires : Nosferatu, Casanova, Bêtes et Pénitents, sans oublier les Chiang- Shi, les vampires asiatiques. Une plongée fascinante dans un univers délicieusement effrayant.

  • - Le Dictionnaire infernal de Collin de Plancy fait partie des oeuvres majeures de l'occultisme et de la démonologie... alors que l'ouvrage avait été écrit pour dénoncer les superstitions dans la France de la Restauration. Apparenté à Dantin, influencé par les philosophes des Lumières, l'auteur voulait faire la part entre le folklore ou les épouvantails agités par l'Eglise et les faits réellement troublants, et ce dans tous les domaines du paranormal. D'où ce sous-titre complet de l'ouvrage : "Bibliothèque universelle sur les êtres, les personnages, les livres, les faits et les choses qui tiennent aux apparitions, à la magie, au commerce de l'Enfer, aux divinations, aux sciences secrètes, aux grimoires, aux prodiges, aux erreurs et aux préjugés, aux traditions et aux contes populaires, aux superstitions diverses et, généralement, à toutes les croyances merveilleuses, surprenantes, mystérieuses et surnaturelles".Converti sur la fin de sa vie, Collin de Plancy n'a de cesse de remanier l'édition première de son oeuvre la plus célèbre pour la rendre conforme au dogme de l'Eglise. C'est donc la première édition, celle de 1818, qui est retenue dans cet ouvrage, et non celle de 1863, approuvée par l'Archevéché de Paris, évidemment plus "tiède". Fréquemment réédité - la dernière édition en date remonte à 1999 chez 10/18 - le livre est pour la première fois restitué dans sa version intégrale (un million de signes !) et originale.Il est illustré de gravures qui, elles aussi, sont devenues légendaires.Un ouvrage de référence pour quiconque s'intéresse au Fantastique.

    - Jacques Collin est né en 1794 dans le village de Plancy, dont il prend le nom. Il publie en 1818 son oeuvre la plus célèbre, le Dictionnaire infernal, qui lui vaut les foudres de l'Eglise et l'oblige à s'exiler à Bruxelles.Marie-Charlotte Delmas, élève du fokloriste Claude Seignolle et auteur entre autres du Grand Légendaire de France, a préfacé et annoté cette édition.

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