Edite

  • Le femme et le pantin

    Pierre Louys

    • Edite
    • 4 Septembre 2010


    cette édition comprend un cahier photos tirées des images du film et des images prises pendant le tournage.
    écrit en trois semaines, publié en feuilleton au printemps 1898, la femme et le pantin de pierre louis - pendant du lolita
    de nabokov -, a traversé le vingtième siècle sans prendre une ride. même si on ne l'a pas lu, on sait plus ou moins que le roman raconte l'histoire d'un homme mûr qui tombe fou amoureux d'une jeune femme, laquelle lui promet tout,
    sans jamais rien lui accorder.
    c'est bien le sujet, à un détail près : dans le roman, don mateo diaz a trente-sept ans.
    et concha perez douze ou treize maximum. de nos jours, don mateo serait convaincu de pédophilie, et l'auteur aurait des chances d'être poursuivi en justice. cent neuf ans s'étant écoulés, il y a prescription,
    d'autant que don mateo paie très cher ses mauvais penchants : la gamine va le briser.
    le théâtre dès 1911, l'opéra en 1928, le cinéma à partir de 1920, se sont pris d'amour pour ce roman, en l'adaptant.

    le dernier avatar du livre est un téléfilm éponyme.
    don mateo diaz est devenu charles matheo, un homme mûr, formidablement incarné par roger hanin.

  • Cette édition intégrale et en partie inédite des Demoiselles de l'Etrange entraîne le lecteur dans un rebondissant feuilleton fantastique.
    Sur la piste du démon Andras, de la Méduse antique, de l'échiquier maudit des tours d'Elven, en passant par le sinistre châtelain de Ker-Goal, assassin de la petite Tùatha, les Demoiselles caracolent d'énigmes en mystères, de Nonne Sanglante en spectres qui hantent les petits cimetières parisiens.
    Estelle et Edwige, le retour des grands feuilletons les ombres de Rocambole, d'Harry Dickson, de Fu Manchu ne sont pas loin.
    Laissez-vous conduire par la main, et suivez les charmantes Demoiselles dans leurs aventures échevelées.

    Sur commande
  • Les écrits de Jean Rollin appartiennent à deux genres, parfois distincts parfois mêlés. Tout d'abord, ce qui vient d'une enfance protégée durant laquelle l'imaginaire occupe une place prépondérante. Ces années sont celles des bandes dessinées et du cinéma. La télévision et son monde mâché n'existait pas encore; le cinéma était une aventure véritable, avec ses affiches, ses façades colorées et tentatrices.
    « Entrer dans une salle, voir le rideau masquant l'écran s'ouvrir étaient un véritable acte de science-fiction », disait Michel Delahaye. Les « illustrés » et le cinéma faisaient partie d'un monde semblable, magique. Ce monde caracolant et mystérieux de Fantax, Amok, Mandrake et la Princesse Thanit, Jean Rollin l'a gardé contre lui ; il en nourrit ses livres et ses films.
    Le second genre se caractérise par son intellectualité. Les amis de sa mère - Maurice Blanchot, les frères Prévert, Georges Bataille, André Breton et d'autres - orientèrent très tôt le jeune homme vers une forme d'expression littéraire. Ce n'est pas un hasard si son dernier livre, Bille de Clown, rappelle l'Histoire de l'oeil. Sinuant sans cesse d'une manière à une autre, Jean Rollin, tantôt feuilletoniste tantôt littérateur, n'est peut-être, après tout, qu'un inspiré.
    Après le volume 1, paru en octobre 2010, le volume 2 de ses Écrits complets comprend : Monseigneur Rat ; Alice et Aladin, détectives de l'impossible ; Les Voleuses de foudre ; Jean-Pierre Bouyxou contre la femme au masque rouge ; Gargouillis glauques ; La Petite Fille au cerceau ; La Petite Ogresse ; Bestialité ; Enfer privé ; La Statue de chair.

empty