Sciences humaines & sociales

  • Qu'est-ce que le théâtre? Pour Molière, c'est l'« étrange entreprise [...] de faire rire les honnêtes gens ». Victor Hugo y voit un art qui « doit faire de la pensée le pain de la foule », et Louis Jouvet « un objet qui soit comme un vrai objet et qui soit faux ». Siècle après siècle, le théâtre fourmille de trajectoires romanesques en diable, de songes et de rêveries, de conflits et de complots, de drames et de passions. Témoin de l'Histoire, du temps, de l'évolution des moeurs et des révolutions esthétiques, il secoue, provoque, séduit, traite d'à peu près tout et cultive aussi bien la surprise que l'émerveillement. Flânerie à travers les rages et les espoirs de quelques caractères bien trempés qui n'ont jamais sacrifié leur talent au moule du conformisme, ce « goût du théâtre » se savoure en compagnie de Sarah Bernhardt, Bertolt Brecht, Albert Camus, Jacques Charon, Denis Diderot, Alexandre Dumas, Dario Fo, Charles Dullin, Eugène Ionesco, Henry de Montherlant, Giorgio Strehler, Jean Vilar...

  • Lorsqu'il meurt brutalement en mer au large de l'Australie en 1904, Edouard Petit est gouverneur général des établissements français de l'Océanie mais il laisse surtout une oeuvre importante et méconnue, ce Au loin, paru en 1891, qui nous mène via la partie la plus extrême de l'Amérique latine aux îles Marquises. Sous le pseudonyme d'Aylic Marin, il fait de ce voyage un roman d'aventures dont le narrateur est son double fictif, ni expert en hydrographie, ni voyageur blasé, mais une figure aux intérêts multiples, un "curieux" s'intéressant tout autant à la faune, à l'économie, à l'histoire politique, qu'aux moeurs et coutumes des peuples rencontrés.
    Si dans Au loin on partage les multiples péripéties qui ponctuent le quotidien des marins, le récit s'aventure dans les bras de mer, le long des côtes sauvages, à la rencontre des habitants oubliés des archipels perdus du Pacifique, du Chili, du Pérou et des Marquises. Et Edouard Petit d'avoir un regard particulier pour les femmes et leurs rôles dans les communautés qu'il rencontre.

  • Ayant recueilli les suffrages de ses contemporains au point de devenir l'une des portraitistes les plus influentes de son temps, Elisabeth Louise Vigée Le Brun (1755-1842) se créa une position unique et, s'étant tôt soustraite à l'influence des représentations académiques réglementées, participa à la remise en cause du genre du portrait de cour. Surprise par les troubles révolutionnaires, elle fit partie de la première vague d'émigration et entreprit un voyage d'exil qui dura près de treize années.
    Turin, Bologne, Florence, Rome, Naples, Dresde, Berlin... offrirent à son inspiration des étapes variées. Elle prit ses quartiers à Vienne, puis à Saint-Pétersbourg avant de revenir en France sous le Consulat. Parce qu'elle fit partie aussi bien de la familiarité de la noblesse de cour que de l'élite cultivée des salons, ses Souvenirs éclairent le brillant de son parcours tout autant que les moeurs d'une société en constante transformation.

  • En 1907, la Société géographique de Paris envoie une expédition scientifi que en Guyane, dans le haut Maroni, sur les deux rivières, l'Itany et l'Araoua. Jules Tripot, médecin, livre un rapport à la première personne de cette aventure dans le massif peu connu du Tumuc-Humac. Dans cette jungle inquiétante, il rencontre les Indiens Roucouyennes, observe et renseigne leur état social, leurs techniques et leurs croyances.
    Il en rapporte un récit nourri d'anecdotes pittoresques, de descriptions de fêtes, rituels et cérémonies, de précieux détails sur la sorcellerie, les "piayes" ou sorciers guérisseurs, leur rôle et leur pouvoir dans la société indienne. Le médecin énumère ainsi les "charmes" qui défendent contre la piqûre des serpents et la morsure des couguars. De cette exploration en colonie guyanaise, il revient aussi avec un terrible instantané du "peuple" meurtri des bagnards, de ces relégués de l'empire français de la Troisième République, et nous livre enfin un portrait de l'étonnante et étrange société des orpailleurs, de ces milliers d'hommes qui écument la forêt tropicale en ce début de siècle

  • Les écrivains aiment les chats. Certains ont même été inspirés par leurs chats au point de leur donner, parfois, la parole. À lire l'abondante littérature consacrée au chat, on perçoit bien vite que celui-ci, qu'il soit mâle ou femelle, est, par essence, défini comme exclusivement féminin - le principe masculin étant plutôt dévolu au chien. Le chat apparaît comme la quintessence de la féminité et le mythe du chat métamorphosé en femme le plus récurrent des fantasmes de nos écrivains ! Muse idéale, beauté androgyne troublante, premier lecteur indulgent ou critique sévère, le chat s'impose comme un auxiliaire indispensable de l'oeuvre et de la vie de l'écrivain. Alors, chats écrivains ou écrivains chats ?
    Entre caresses et ronronnements, voici quelques éléments de réponse en compagnie de Charles Baudelaire, Paul Morand, Charles Perrault, Alexandre Dumas, Edgar Poe, Lewis Carroll, Stephen King, Marcel Aymé, Anne Duperey, Paul Léautaud, Colette, Tennessee Williams et bien d'autres...

  • Madame de Staal-Delaunay, quoique de petite naissance, et qui n'était d'abord que Mademoiselle Delaunay, fut bientôt, avant d'épouser Monsieur de Staal, une des dames d'honneur les plus proches et les plus intimes de la duchesse du Maine. Nous sommes, par sa plume, à la cour de Sceaux, cour de beaux esprits, de vie brillante et de plaisir, caractéristique des premiers temps de la Régence. On y converse, on y reçoit - on y intrigue aussi, et la duchesse elle-même est à la tête du fameux complot. On conspire avec élégance : pour préparer une révolution de palais, faut-il cesser de s'amuser ? Madame de Staal-Delaunay eut une vie peu chargée d'événements personnels et elle ne parle guère d'elle-même. Mais elle parle de la duchesse et de son entourage et nous dépeint, vive et spirituelle, un monde brillant, futile, qui respire l'intelligence et le raffinement des sens et du coeur.

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  • Il semble que Pepys n'ait eu d'autre désir que de se montrer respectable et qu'il ait tenu un journal pour montrer qu'il ne l'était pas, disait Stevenson. Samuel Pepys, haut fonctionnaire de l'Amirauté, écrivit son journal de 1660 à 1669. C'est un document inestimable sur les premières années de la Restauration en Angleterre. Cromwell meurt en 1658 et, deux ans plus tard, le fils du roi décapité est couronné sous le nom de Charles II. Commence alors une période marquée par une grande réaction contre le puritanisme. Pepys est un grand bourgeois respectable et comblé, mais son journal - insoupçonné de ses contemporains - révèle un autre personnage, viveur, jouisseur, ingénu et cynique, curieux de tout, de la Cour comme de la ville.
    Source incomparable de renseignements sur la vie à Londres au XVIIe siècle, le Journal de Samuel Pepys présente avec vigueur, pittoresque et drôlerie, le portrait d'un ineffable excentrique.

  • L'expérience poétique consiste à mettre des mots sur le mystère, notamment l'amour. Question de rencontres, d'affinités (s)électives, l'amour et la poésie s'inventent, s'étreignent, et convolent en justes noces. La voix du poète est tributaire d'une expérience qui, au fil des années et des pages, l'impose avec une force, une gravité de plus en plus poignante, prégnante. Le cours du langage se resserre et rive le poème à l'essentiel, quand l'embouchure de l'existence se rapproche irrémédiablement de sa source. «Le poème est l'amour réalisé du désir demeuré désir» écrit précisément René Char.
    Balade en compagnie de Pierre de Ronsard, Jean de La Fontaine, Friedrich Hölderlin, Alphonse de Lamartine, John Keats, Victor Hugo, Charles Baudelaire, Stéphane Mallarmé, Arthur Rimbaud, Rabindranath Tagore, Paul Valéry, Louis Aragon, Paul Éluard, Jacques Prévert, Pablo Neruda, Yves Bonnefoy, Adonis, François Cheng, Joseph Brodsky, Nimrod et bien d'autres...

  • Sur le ton de la confidence, Françoise Dolto, avec des mots simples et audacieux, ose aborder ce sujet tabou à notre époque: la mort. Comment en parler avec ceux qui vont mourir, avec ceux qui n'ont plus envie de vivre, avec ceux qui ont perdu un être cher ?
    Comment parler de la mort avec les enfants ?

  • Surnommé, à l'instar de Carême, « le roi des cuisiniers, le cuisinier des rois », Auguste Escoffier (1846-1935) est le père de la cuisine à la française. Il passe pour avoir inventé le travail par « brigade » : les différentes parties d'une cuisine ont chacune un chef à leur tête, lequel a sous ses ordres un premier et plusieurs commis. Cela impose une organisation à la cuisine, avec des recettes spécifiques, mêlant tradition et originalité. Même dans les moments de grande presse, ce système permet à Escoffier de rester « toujours suprêmement calme ». En 1883, le chef rencontre César Ritz, et le duo va révolutionner définitivement la cuisine et l'hôtellerie, au Savoy, au Ritz, puis au Carlton de Londres : c'est la naissance des « palaces » modernes.
    Auguste Escoffier a laissé des souvenirs, notes longtemps éparpillées qui ont été rassemblées par son fils, Paul, à sa mort en 1935. Récit autobiographique classique suivant les grandes étapes d'une carrière de cuisinier réformateur, ces Souvenirs culinaires contiennent aussi des recettes, des menus, et des remarques sur les saveurs et les ingrédients. Un texte de vie et de cuisine, qui donne à voir aussi bien la salle à manger que les coulisses d'un palace, et qui souligne les idées modernes et humanistes d'un chef qui est également un philanthrope.

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  • Dans ces entretiens inédits, réalisés entre 1977 et 1988, Françoise Dolto explique, à partir de situations de la vie de tous les jours, l'importance de parler juste aux enfants de leurs perceptions, parce que « mettre des mots sur ce qu'on éprouve, aussi bien dans la tendresse que dans la haine, c'est cela qui est humain ».
    Sur tous les thèmes qu'elle aborde dans ces textes - l'éducation sexuelle, les relations entre les enfants les grands- parents, les cadeaux, le sens du sacré ou la communication avec un enfant sourd - Françoise Dolto souligne la nécessité de « parler juste aux enfants car ils sentent juste ». Et quand la vérité est douloureuse pour les parents eux-mêmes, « il faut toujours dire quelque chose qui est sur le chemin de la vérité ».

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  • nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin.
    on brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du tribunal révolutionnaire. documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : robespierre et danton, les girondins et madame roland, marie-antoinette, charlotte corday et d'autres encore.
    rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la terreur.

  • Métaphysiques, à la française, anglais, artificiels, de curés, de paradis, d'éternité, de fiction ou d'images... les jardins sont multiples. D'Homère à Marguerite Duras, de Virgile à Marcel Proust, de Gustave Flaubert à Amélie Nothomb, de Mme de Sévigné à Renaud Camus, ils sont omniprésents dans la littérature, toutes époques et tous genres confondus. Imaginaires pour les uns (la Genèse, Esope, La Fontaine), objets de traités savants pour d'autres (Walpole), mais aussi lieux affectifs (Chateaubriand, George Sand, Colette), moyens d'expression d'un pouvoir (Louis XIV), de connaissance (Jardin des Plantes), de loisir (parc des buttes Chaumont), ils suscitent l'engouement et parfois la passion. Structurés ou fous, ils ont tous un même goût de liberté qui nous raccroche plus ou moins consciemment à notre enfance, et à celle de l'humanité...

  • «Connais-toi toi-même», «deviens ce que tu es»... Publicités et réseaux sociaux regorgent aujourd'hui de ces aphorismes et on ne compte plus les livres colorés autour du bonheur, de l'amour et de la construction de soi - thèmes philosophiques par excellence. Pourtant la philosophie reste souvent perçue comme une matière aride. Platon, Nietzsche, Descartes, Kant intimident encore. Revenir aux sources, savoir pourquoi et comment les grands auteurs ont décidé de consacrer chaque jour de leur vie à cette discipline pour trouver des sources infinies de consolation et de joie, depuis l'Antiquité, jusqu'à mourir pour elle, telle est l'une des missions de cette anthologie. Les grands philosophes côtoient ici les romanciers, artistes, cinéastes ou chanteurs qui évoquent, à la première personne, le plaisir de philosopher. Balade en compagnie de Socrate, Aristote, Épictète, Voltaire, Bergson, Marcel Proust, Montaigne, Albert Camus, Simone Weil, Charlie Chaplin, René Magritte, Michel Houellebecq, Bob Dylan, Woody Allen et bien d'autres...

  • De l'ordinaire extraire l'extraordinaire.
    Telle est la force du poème court japonais, le haïku, considéré comme la forme littéraire zen par excellence. Il met en oeuvre le satori, suspension du temps, il saisit le merveilleux tapi au coeur de l'ordinaire, l'absolu au coeur du relatif, le sacré au coeur du banal. Une émotion, une intuition, un sentiment, une perception au sommet d'une montagne, dans un jardin, en pleine tempête ou au coin de la rue ; dans sa fugacité même, un instant est saisi au vol.
    Selon Bashô, grand maître du haïku, « c'est simplement ce qui arrive en tel lieu, à tel moment ». Balade poétiqueen compagnie de Bashô, Issa, Buson, Ryokan, Shiki, Santoka, Sôseki, Ueshima Onitsura, Fukyo Matoa, Satomura Shôba, Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Richard Brautigan, Benjamin Péret, Kenneth White, Louis Calaferte, Zéno Bianu, Tomas Tranströmer etbien d'autres

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  • Contrairement au rouge, souvent orgueilleux et prompt à l'excès, le bleu, couleur céleste, souvent apaise et pacifie.
    Couleur du ciel et de l'espace, le bleu est la couleur la plus immatérielle qu'il soit. Image même de l'ailleurs et de l'infini, couleur spéculative par excellence, il fascine peintres et poètes, qu'ils voient la terre « bleue comme une orange » (Eluard) ou qu'ils élancent leur rêve vers l'infini (Hugo, Baudelaire, ou Jaccottet, pour qui « le bleu n'est plus une matière, mais une distance et un songe ».).
    Le bleu s'appelle aussi « azur », selon ce mot persan qui désignait à la fois la pierre et sa couleur : un bleu d'une densité vraiment éclatante, qui est passé de l'Orient à l'Occident médiéval sans rien perdre de sa dualité.
    Car si le bleu dit le rêve, la douceur, il se décline aussi en « blues », déplorant le manque et la nostalgie d'un ailleurs ou d'un être aimé lointain ou disparu. Comme toutes les couleurs, le bleu est ambivalent, il dit aussi bien la douceur des songes romantiques que les bleus à l'âme, les incertitudes de « l'heure bleue » et même, les peurs paniques (bleues).

    Voyage au pays du bleu, en compagnie de Jacqueline de Romilly, Jean Giono, Victor Hugo, Hubert Reeves, Jules César, Michel Pastoureau, Julia Kristeva, Daniel Arasse, Chrétien de Troyes, Marcel Proust, Cézanne, Kandinsky, Matisse, Paul Klee, Yves Klein, William Boyd, Mallarmé, William Faulkner, Michel Butor, Toni Morrisson, André Gide, Paul Valéry, Jacques Lacarrière, Pascal Quignard et bien d'autres.

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  • Dans le monde du cirque, on marche sur les mains, on vole d'un trapèze à un autre, on pose le pied sur un fil minuscule... L'univers du cirque a fasciné poètes, écrivains, peintres, cinéastes, musiciens. Au-delà de la beauté du spectacle, ils y ont souvent vu le miroir de leur propre démarche artistique. À la différence essentielle que c'est avec sa propre vie que joue l'artiste de cirque sur la piste. Le goût du cirque est singulier : le plaisir du spectateur est souvent un plaisir mêlé de peur et d'effroi. Des clowns aux funambules, en passant par les acrobates, les trapézistes ou les jongleurs, voyage dans un monde à part en compagnie de Victor Hugo, Honoré de Balzac, Jules Verne, Gustave Flaubert, Jules Barbey d'Aurevilly, Charles Baudelaire, Henry Miller, Marie Desplechin, Peter Handke, Jean Starobinski, Jean Genet, Daniel Buren, Michel Butor et bien d'autres...

  • Napoléon n'a jamais cessé d'être un objet de fascination. On parle de lui ; on le fait parler; on interprète les énigmes de sa vie, où les faits éclatants ne sont pas toujours moins mystérieux que les points réputés obscurs. On sait tout de lui - et à peu près rien; d'où, transparent et insaisissable, son mythe. C'est qu'il parle peu. Entendre sa voix, vivre au jour le jour dans l'intimité de l'empereur, assister à son lever, à ses colères, à son divorce, percevoir, d'un grand homme, moins ce qui est grand que ce qui est homme - commun, quotidien, émouvant dans cela même qui le fait plus vivant et plus semblable à nous: cette chance unique a un nom, Constant.
    Introuvables depuis fort longtemps, voici les Mémoires de celui qui fut son compagnon de chaque instant. Valet de chambre de l'empereur, Constant fut à la fois son secrétaire et son confident. Voici, derrière ses souvenirs, le journal intime de Napoléon.

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  • Monarque puissant, Louis XIV a su organiser autour de lui une cour d'aristocrates obéissants, a soutenu les arts, la littérature et s'est attaché à agrandir et unifier son royaume. Les mémorialistes et témoins de ce long règne ne manquèrent pas : du factuel marquis Dangeau au critique duc de Saint-Simon, sans oublier la marquise de Sévigné, la princesse Palatine au franc-parler ou encore les étrangers tel Ézéchiel Spanheim. Une fois le Roi-Soleil disparu, les écrivains ont continué à entretenir le mythe et à user des anecdotes et mystères l'entourant à des fins littéraires comme Dumas, Vigny ou plus récemment Jean Teulé. Bienfaiteur pour Molière ou Voltaire fasciné, Louis XIV a vu aussi son règne jugé sévèrement par un Michelet ou un Octave Mirbeau. Adoré ou détesté, Louis XIV semble avant tout un homme plein de paradoxes comme l'ont compris l'Italien Primi Visconti et Montesquieu.

  • Jamais reine n'a suscité autant de chansons, pamphlets, témoignages, poèmes, romans, films et expositions. Impopulaire de son vivant, adulée aujourd'hui, Marie- Antoinette est l'une des femmes françaises les plus connues au monde. De Mme Campan à Mme de Lamballe en passant par le Prince de Ligne, tous ses proches ont écrit pour perpétuer sa mémoire. Les écrivains et essayistes Jules Michelet, Léon Bloy, Victor Hugo, Jean Chalon, Stephan Zweig, Antonia Fraser se sont penchés sur la vérité historique.. Alexandre Dumas, André Chénier, Heinrich Heine, Fabre d'Eglantine, Chantal Thomas et bien d'autres s'en sont inspiré dans leur oeuvre...

  • Petite par sa superficie - loin derrière le Pacifique ou l'Atlantique -, la Méditerranée est immense par son influence et son importance historique. Ses rivages ont vu la naissance des mythes, de la philosophie, de la poésie et du théâtre, du monothéisme et d'une multitude de connaissances et de techniques scientifiques constitutives d'un art de vivre. Fondatrice et carrefour migratoire, cette mer confirme aujourd'hui son attraction touristique mais les drames, les conflits et les affrontements n'ont malheureusement pas disparu, renouvelant l'éternelle dualité de la Méditerranée des batailles et des épopées.
    Voyage dans le sillage d'Homère, en compagnie de Fernand Braudel, Constantin Cavàfis, Paul Valéry, George Sand, Paul Morand, Dominique Fernandez, Amos Oz, Albert Camus, Giuseppe Tomasi di Lampedusa, Jean Giono, Lawrence Durrell, Orhan Pamuk, Laurent Gaudé, Elena Ferrante et bien d'autres...

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  • Dix jours qui ébranlèrent le monde de l'Américain John Reed (1887-1920) retrace avec une intensité et une vigueur extraordinaires les premières journées de la révolution russe d'Octobre 1917. John Reed parcourt en toute liberté Petrograd, la « capitale rouge », recueille les analyses des principaux acteurs politiques et écoute le peuple de Petrograd dans les cercles qui se formaient sur les places publiques, à la porte des boulangeries, à l'intérieur des casernes. Plus qu'une simple énumération des faits ou un recueil de documents, John Reed propose une série de scènes vécues, des tableaux pris sur le vif. De retour aux États-Unis, il rassemble l'essentiel de ses observations et revit, dans l'urgence, cette aventure humaine dont il apparaît encore aujourd'hui comme l'un des témoins les plus proches. C'est aussi un texte fondateur du journalisme littéraire. Aventurier, reporter, observateur et acteur révolutionnaire communiste, John Reed a fourni de ces événements un témoignage qui confine au roman historique tant sa prose enlevée est prenante de vie et d'humanité.

  • «La Révolution m'avait fait centenaire à quatorze ans.» Relatant l'apprentissage mouvementé de ses années de jeunesse, Alexandrine des Écherolles (1779-1850) dressa la réalité des événements dont elle fut le témoin, celle des périls qu'elle encourut, ainsi que certains dessous de la vie sociale et des aspects économiques de la répression en province.
    Entre jugements expéditifs et exécutions sommaires, visites domiciliaires et interrogatoires, vagabondage d'une hospitalité à l'autre et persécutions rageuses, ce matériau authentique passionne comme le plus endiablé des romans d'aventures. Au fil de la relation d'une situation de chaos appréhendée à hauteur d'enfant, Alexandrine des Écherolles apporte une contribution de valeur à la connaissance du quotidien, sous la Révolution, à Lyon, à Moulins et dans le Nivernais.

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