Littérature générale

  • Matthieu

    Denis Guénoun

    Denis Guénoun cherche à comprendre l'importance énigmatique prise dans sa vie par le prénom Matthieu. Celui-ci a été présent tout au long de son histoire, sans jamais s'accrocher à une relation ou des événements de premier plan: insistant mais insaisissable, ne cessant de resurgir après des éclipses, comme un cours d'eau souterrain ou un indice dans une intrigue dont on ignore la clé.
    L'enquête conduit le livre à s'attarder devant les grandes toiles consacrées à saint Matthieu par Caravage, à traverser l'immense Passion selon saint Matthieu de Bach, à méditer sur L'Évangile selon saint Matthieu de Pasolini, puis à laisser vibrer les résonances du récit biblique, avant de revenir, comme sur le dessin d'un fer à cheval, vers Pasolini, puis Bach, puis à nouveau Caravage.
    Le tracé de cette piste donne forme à un essai insolite, où la quête autobiographique se nourrit de pensées esthétiques et théologiques, qu'en retour elle éclaire d'un jour inattendu.

  • « L'aube, pour moi, ce n'est pas simplement le lever du jour... C'est tout ce qui participe du commencement : l'aube, l'enfance, la graine... C'est un mode d'appréhender le monde, de le surprendre dans sa nouveauté, sa fantastique nouveauté à travers la répétition quotidienne. ».
    Magnifiques entretiens avec Georges Haldas, emprunts de fraîcheur et de poésie, qui sont l'occasion d'évoquer le travail d'écriture, la mémoire, la foi, le corps, tout ce qui constitue en somme un être humain sensible et, peut être, confiant.

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  • De 2010 à 2017, Bachar Salloum a écrit à Philippe, son ami suisse. Depuis Damas d'abord, alors que la guerre débute, on suit le quotidien de cette famille ballottée par des événements de plus en plus terribles, au son des cris et des éclats d'obus. Puis vient le temps de l'exil, en Jordanie d'abord, en Suède ensuite, réfugiés. Pendant ces sept années de correspondance, Bachar qui écrit dans un magnifique français littéraire rappelant Flaubert ou Hugo évoque ses peurs, ses difficultés, ses joies aussi. On découvre de l'intérieur, sans pathos, la vie d'une famille syrienne qui, comme des milliers d'autres, a vécu l'horreur et a été contrainte de fuir.

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  • Un journaliste dans sa ville. Le plein air lui sert de lieu de travail. Du matin au soir, il arpente les marges de l'actualité courante, déambule dans les rues à la rencontre des gens, sillonne les quartiers à bicyclette. Aux communicants qui rêvent de faire la pluie et le beau temps, il préfère les ciels gris et les aubes incertaines. Son journal a fait de lui un localier, après l'avoir employé pendant longtemps comme chroniqueur culturel. On le cherche, il est au Palais de Justice, à écouter la vraie vie en procès. On le cherche toujours, il est en conversation avec un sans-abri, son frère de bitume  ; puis au bord du fleuve, en train de confesser le plaisir des baigneurs en eau vive, adeptes comme lui de la nage à contre-courant. On le cherche encore, il est dans une maison de retraite, à fêter l'anniversaire d'une centenaire. Jusqu'à l'heure du bouclage, il couvre les embardées de la nature, les chutes d'arbres et les caves inondées, les gestes qui sauvent et les mauvaises nouvelles. Le malheur des gens est au bout de la rue. C'est le moment de sortir sa carte de presse  : «  Racontez-moi...  »  

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  • Le 15 mars 1986, Mircea Eliade prie Henry Pernet de lui faire parvenir, pour sa femme malade, un médicament introuvable aux Etats-Unis. En vingt-cinq ans, 166 lettres seront échangées entre l'admirateur suisse et le monstre sacré roumain. Elles sont éditées dans ce volume qui évoque ainsi un quart de siècle de la vie de Mircea Eliade par les prismes de l'amitié et du débat autour de la discipline de l'histoire des religions.
    Elles montrent la générosité et la patience remarquables d'Eliade à l'égard de son futur élève, protégé et collaborateur, sa tolérance pour la contestation, et sa fidélité tant en amitié qu'à l'égard de son oeuvre. Ces lettres révèlent aussi les coulisses du travail éditorial autour de l'oeuvre de Mircea Eliade. Enfin, elles dépeignent la personnalité d'un géant de l'histoire des religions via ses relations avec quelques grands penseurs et avec un correspondant généreux et créatif mais critique d'une oeuvre traçant le sillon d'une discipline encore en devenir.

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  • Deux personnalités pionnières en théologie et en accompagnement partagent dans ces entretiens leurs expériences de vie. Dans les domaines de la spiritualité, de l'accompagnement des malades et des mourants ou encore dans les temps de crise traversés par nombre de contemporains en quête de sens, Lytta Basset et Rosette Poletti renouvellent les réponses à apporter, le plus souvent hors des institutions classiques. Les succès de librairie de Lytta Basset, les audiences à guichets fermés de ses conférences et la fortune des articles de Rosette Poletti dans la presse populaire, celle de ses animations de retraites, sont autant d'indicateurs de l'impact de ces deux personnalités habitées par le Souffle. Quels sont leurs parcours, leurs vocations et leurs regards sur la société en général ? Lytta Basset et Rosette Poletti échangent, en dialogue avec Serge Molla, des propos sur leurs trajectoires personnelles, sous l'angle des grands défis posés par la santé, la mort et la spiritualité.

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  • Les Suisses qui n'ont jamais versé un franc à la Chaîne du Bonheur doivent se compter sur les doigts d'une main. Depuis sa création en 1946, plus d'un milliard et demi de francs ont été récoltés en faveur de centaines de milliers de personnes en Suisse et dans le monde.
    Conçue au départ par quelques militants généreux de la Radio romande, la Chaîne du Bonheur est aujourd'hui une institution reconnue dont l'engagement compte de façon essentielle dans les dispositifs de récolte de fonds en Suisse. A quel prix? Avec quels partenaires ? Selon quels critères et dans quelle interaction avec l'humanitaire, devenu un marché mondial avec ses concurrents, ses contradictions et ses surprises bonnes ou frustrantes ?
    Michèle Mercier a enquêté dans les coulisses historiques et actuelles de la Chaîne du Bonheur. Inscrivant son évolution dans celle de l'aide en cas de catastrophe sur plus de soixante ans en Suisse et dans le monde, elle dresse un portrait passionnant d'une invention géniale riche en soubresauts qui trace en filigrane le portrait d'une Suisse à la générosité large et constante.

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  • Dans la Bible, les noms hébreux sont toujours un poème : ils créent en quelque sorte celui qu'ils désignent, ils donnent à entendre un devenir, un destin, ils disent l'être sans le figer, ils ouvrent le créé vers sa genèse, ils révèlent le sens et la musique du monde. Alain Lerbret propose ici trente variations autour de vocables puisés au coeur de la Bible. Trente portes pour ouvrir l'Ecriture, la demeure où chante et se recueille la Parole. De Sinaï à Jésus, de Noé à Yotam, de Moïse à Adonaï, l'auteur cisèle des poèmes qui jouent sur les renvois d'un texte à l'autre.
    Pour chaque poème, un ensemble de références bibliques est proposé, afin que le lecteur puisse approfondir sa propre lecture et revenir toujours à Celui qui est la source.
    Né en 1937 sur les plateaux de Haute-Provence, entre montagne de Lure et Ventoux, Alain Lerbret vit aujourd'hui à Lyon. Il est l'auteur de plusieurs recueils : Sources (1974), Traversée (1976) et Chants du silence (2006).

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  • En 2012, on fête le centenaire de la naissance de Jacques Ellul (1912-1994).
    Comme souvent pour les figures qui anticipent de leur vivant des problématiques du futur, ce penseur visionnaire se fait mieux entendre aujourd'hui qu'au siècle dernier. Sur des domaines comme la technique, la propagande ou la croissance, Jacques Ellul a écrit des dizaines de livres que l'on réédite largement aujourd'hui tant ils permettent de donner au présent des clés de compréhension et aussi des moteurs pour l'action.
    En 2012, de nombreux hommes et femmes politiques, scientifiques, philosophes, journalistes, écologistes ou théologiens s'inscrivent ouvertement dans la filiation intellectuelle d'Ellul, ce que décrit cette anthologie alphabétique de soixante figures essentiellement françaises, mais également coréennes, suisses, américaines et anglaises.
    De José Bové à Jean-Claude Guillebaud en passant par Noël Mamère, Denis Tillinac, Olivier Abel, Dominique Bourg ou Jean Baubérot, ces soixante héritiers de Jacques Ellul se sont confiés à Frédéric Rognon pour expliquer leurs dettes, mais aussi leurs réserves à l'égard de Jacques Ellul.
    Leurs témoignages permettent d'entrer de façon percutante dans sa pensée qui éclaire les grands défis contemporains en matière d'écologie, de développement, de communication ou de religion.

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  • L'ouvrage que voici réunit des contributions de psychologues, psycholinguistes, logiciens et mathématiciens. Un intérêt commun le réunit : l'utilisation des signes, que ce soit pour noter, décrire, o pour modéliser. Plusieurs travaux adoptent une approche développementale, certains s'intéressant plus spécifiquement aux modalités de la croyance et de la certitude, de l'attribution du possible et du nécessaire. D'autres travaux traitent plutôt la question de méthodes adéquates pour rendre compte des compétences de raisonnement chez l'enfant et chez l'adulte. Les travaux de Christian Gillièron, professeure de méthodologie à la Faculté de psychologie et des sciences de l'éducation de l'Université de Genève, constituent un point de rencontre entre ces textes qui, chacun à leur manière lui rendent hommage.

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  • Dieu est-il pris en otage par la publicité ? religions et consommation font désormais bon ménage, ou à tout le moins ménage commun.
    Mais à qui profite la rencontre ? aux annonceurs qui jouent sur la mémoire et le sens de l'ironie des consommateurs actuels, ou aux religions qui trouvent dans cette collusion une occasion unique de se faire encore remarqueroe dans cet ouvrage écrit par un spécialiste de la pub et un théologien, des clés de lecture sont présentées à la fois pour circonscrire les religions inspirant les communicateurs et pour mesurer le sens des valeurs véhiculées par la pub quand elle recycle du spirituel.
    Près de 200 publicités célèbres sont reproduites dans ce livre, assorties d'un commentaire et d'une mise en perspective générale qui précisent l'origine exacte de leurs matrices religieuses et le choc ou l'harmonie créés par la rencontre du religieux et du commercial. le christianisme, mais également le bouddhisme, l'hindouisme, le judaïsme et l'islam apparaissent ainsi comme sources d'inspiration publicitaire alors que dans l'autre sens, plusieurs exemples montrent comment les eglises utilisent la publicité pour mobiliser de nouveaux adhérents.
    Dieu et pub : qui profite de qui ?

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  • Scientifiques et artistes peuvent-ils discuter entre eux d'autre chose que du beau temps ? Ce livre propose le regard de l'écrivain Daniel de Roulet sur des rencontres a priori improbables : la danseuse et le chimiste, la vidéaste et le philosophe, la théologienne et le cinéaste, le critique d'architecture et le critique littéraire, la biologiste et la metteure en scène, l'architecte et la philosophe, l'artiste new-yorkaise et le zoologue, la sociologue et le directeur de théâtre, le peintre blanc et le médecin noir.
    Organisées à Expo.02 par la Fondation Science et Cité, ces rencontres ont fait vivre ces rares moments où l'art devient aussi indispensable que la science. Intervenants : Katia Bassanini (artiste new-yorkaise), Ruth Baumann-Hölzle (théologienne), Anne Bisang (metteure en scène), Denis Duboule (zoologue), Stefan Haupt (cinéaste), Claudia Honegger (sociologue), Anna Huber (danseuse), Luce Irigaray (philosophe), Marisa Jaconi (biologiste), Inès Lamunière (architecte), Peter von Matt (critique littéraire), Souleymane Mboup (médecin), Marianne Müller (vidéaste), Andreas Ruby (critique d'architecture), Hans Saner (philosophe), Michael Schindhelm (directeur de théâtre), Paul Viaccoz (peintre), Kurt Wüthrich (Prix Nobel de chimie 2002).

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  • Le statut d'Yitzhaq Shami est singulier : il est considéré à la fois comme juif et palestinien.
    Né en 1888, Shami parlait ladino avec sa mère et arabe avec son père. Appartenant à la communauté juive séfarade d'Hébron, il a grandi dans un milieu orthodoxe. Shami est mort à Haïfa à l'âge de soixante ans, en 1949. Ses nouvelles incarnent avec réalisme et saveur la vie au Proche-Orient au début du vingtième siècle. La traduction française des Nouvelles d'Hébron est un événement.

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