Labor Et Fides

  • Une Bible, des hommes Nouv.

    Après l'intérêt suscité par Une bible des femmes, voici une suite d'échos masculins. Avec B majuscule cette fois-ci? Oui, car la bible des hommes est déjà écrite: c'est la Bible! Tous les rédacteurs bibliques (jusqu'à nouvelle preuve) furent des hommes. Faut-il encore leur donner la parole alors qu'ils l'ont tant monopolisée?
    Oui, car les hommes aussi ont besoin de se découvrir pluriels et faillibles, libérés du rôle de «l'homme» figé pour l'éternité. Pour développer le dialogue contemporain au sujet des textes bibliques, c'est en tandem mixtes et oecuméniques que les auteurs ont exploré les diversités des masculinités dans la Bible, débordant bien des stéréotypes du genre masculin. Ces dialogues lèvent le voile sur les fragilités des douze apôtres pourtant modèles de l'Église chrétienne, l'apôtre Paul mère des croyants, Job pourtant père, mari et croyant idéal détruit, Samson perdu par sa virilité, David plus hésitant que royal, bien des paternités délicates, des maris chargés non de dominer mais d'aimer, des dirigeants dont la bonne moralité ne suffit pas...
    Le regard de ces spécialistes en sciences bibliques et en théologie montre que le masculin fut une quête délicate, et qu'il ne peut être un bastion à défendre.

  • Dans ce texte mêlant le récit personnel, la méditation et une relecture spirituelle du livre de Job, Marion Muller-Colard donne à entendre la foi comme une audace. De son expérience de pasteur en milieu hospitalier, elle retient la plainte existentielle de patients soudain privés des repères d'un Dieu avec lequel ils croyaient pourtant avoir passé un contrat. Relisant sa propre expérience de la menace au chevet d'un de ses fils gravement malade, elle part en quête d'une foi qui ne soit plus l'assurance illusoire d'être mis à l'abri du sort et des aléas. En cheminant avec Job, dont elle est spécialiste, l'auteur interroge la possibilité de se délester de la culpabilité et de la pensée magique pour se risquer à une confiance sans filet : celle en l'Autre Dieu. Au-delà de la plainte et de la menace, Marion Muller-Colard fait miroiter la grâce dans ce texte très incarné, composé pour tout lecteur en recherche d'une pensée théologique originale, accessible et exigeante.

  • Comment voulons-nous vivre ? Nouv.

    Nous voulons tous déterminer notre propre vie, et lui donner un sens. Notre dignité et notre bonheur en dépendent. Mais comment y parvenir? Notre histoire personnelle, notre rapport aux autres, mais aussi la culture, nos pensées, nos actions, participent-ils de cette autodétermination, ou au contraire l'entravent-ils?
    Ce livre, issu d'une série de trois leçons publiques que Peter Bieri a données en 2011 au Centre culturel de Graz (Autriche), aborde, dans une langue claire et didactique, le thème crucial de l'autodétermination, du libre arbitre et analyse avec clarté et originalité le sens, les conditions et les implications d'une vie humaine autonome.

  • Alors que, dans nos sociétés occidentales, la pratique religieuse traditionnelle s'effondre, la spiritualité, quant à elle, jouit d'une faveur toujours plus grande. Mais qu'est-ce que la spiritualité? Comment situer celle se réclamant du christianisme dans ce qui est devenu une véritable nébuleuse? En se mettant sur les traces de Jésus et en explorant la mémoire culturelle des premiers témoins, on tentera de dégager quelques traits essentiels de leur vie spirituelle. On découvrira alors que la spiritualité chrétienne est une spiritualité de la relation où la reconnaissance, le bonheur, la justice, la liberté, la foi et la prière jouent un rôle primordial. Mais c'est également une spiritualité qui construit un rapport au monde, à la nature, au temps, à la mort tout à fait original et souvent occulté dans la longue histoire de l'Église.

  • Mémoires

    André Trocmé

    Ce texte souvent cité par extraits, jamais publié ni même lu dans son intégralité, propose un parcours des deux premiers tiers du XXe siècle à travers la vie d'un acteur majeur du protestantisme français et international. André Trocmé (1901-1971), issu d'une famille germano-française d'industriels du textile dans le nord de la France, a connu l'occupation de sa région au cours de la Première Guerre mondiale et y est devenu à jamais pacifiste. Après des études de théologie durant un an à New York après l'obtention de son diplôme à Paris, il vit pleinement l'expérience du Christianisme social.En 1934, il devient pasteur du Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire. Il y fonde en 1938, avec son collègue Édouard Theis, l'École nouvelle cévenole (futur collège Cévenol), un lycée d'enseignement protestant, d'abord destiné aux enfants des pasteurs et aux jeunes du plateau. L'établissement devient à partir de 1940 une maison de refuge pour des enseignants et des élèves étrangers, le plus souvent juifs. Au même moment, André Trocmé, avec sa femme Magda, s'impose comme le chef d'orchestre de l'accueil de plusieurs centaines de Juifs au Chambon-sur-Lignon et sur le plateau. Il tient tête aux autorités de Vichy, et est emprisonné pendant un mois en 1943, avant de devoir passer à la clandestinité jusqu'à la Libération.Son autobiographie offre un document de première main sur ces années qui ont valu au Chambon-sur-Lignon la reconnaissance de l'Institut Yad Vashem, en Israël, et une notoriété mondiale. Au lendemain de la guerre, André Trocmé s'installe à Versailles pour y diriger la branche européenne du Mouvement international de la Réconciliation, avant de terminer sa carrière pastorale à Genève. Il a été reconnu Juste parmi les nations, comme son épouse.L'introduction, l'édition et les notes sont l'oeuvre de l'historien Patrick Cabanel (EPHE, Paris), spécialiste des Justes parmi les nations et de l'accueil des Juifs dans les Cévennes comme au Chambon-sur-Lignon.

  • Ce livre présente le travail et la pensée de Bartolomé de Las Casas, figure majeure de l'histoire de l'Église et des arts, qui a combattu toute sa vie pour les peuples du Nouveau Monde, découverts et dominés par les Espagnols Las Casas a en effet défendu le droit des peuples amérindiens à vivre en liberté, à résister à la domination espagnole, à respecter et à préserver leurs propres cultures, leur religiosité, et à conserver après conversion les éléments compatibles avec le christianisme La défense de ces droits et de l'unité et de l'égalité de la famille humaine fait de Bartolomé de Las Casas un « précurseur » à la fois du Concile Vatican II et du monde postcolonial et mondialisé de notre époque

  • Kierkegaard, penseur du désespoir, de l'angoisse et de la foi, est un perpétuel contemporain, comme Nietzsche auquel il fut souvent mesuré. Chrétien en devenir, rétif à tout système, il est cette ombre sur la pensée moderne qui ne cesse de l'inquiéter. Malgré son importance, les introductions en langue française à l'oeuvre de l'énigmatique Danois sont rares, et c'est bien le premier mérite de cet essai : offrir un guide de lecture à jour, attentif au contexte où l'oeuvre a éclos et à son style singulier. En se concentrant ensuite sur la question du rapport à soi, dans ses aspects éthiques et religieux, il en propose une interprétation originale qui entre en résonance avec d'autres grandes oeuvres (Jean-Paul Sartre, Henrik Ibsen, Lewis Carroll, etc.) et interroge notre actualité, en particulier l'injonction qui nous est faite d'être nous-mêmes - se trouver pour se réaliser. Si Kierkegaard a fait sien ce souci qui demeure le nôtre, c'est pour en bouleverser les termes et ouvrir des horizons inédits de pensée et de vie. En dépassant la question classique « Qui suis-je ? » en celle, plus exigeante, de « Que suis-je appelé à être ? », Kierkegaard s'affirme comme le philosophe essentiel de nos temps incertains.

  • Dans ce texte éminemment intime et poétique, Marion Muller-Colard nous narre, avec une plume tour à tour espiègle et poignante, sa retraite de huit jours dans un centre jésuite, au pied de la Chartreuse. C'est alors l'expérience du jeûne, du silence, un retour sur soi, et surtout : la confrontation avec Dieu. Ce Dieu que l'auteure concevait enfant comme « un gros oeil noir », voilà qu'elle le découvre maître d'art martial, enseignant la souplesse, le relâchement, et l'humilité. Au bout de huit jours de combat spirituel et physique, Marion Muller-Colard redécouvre le coeur de sa foi, empreint de relâchement, et de gratitude.

    Le texte est accompagné d'aquarelles de Francine Carrillo.

  • Ce livre est né d'un étonnement surgi à la lecture d'un magnifique sermon de Maître Eckhart (l'un des prestigieux représentants de la mystique rhénane, XIIIe-XIVe siècle), qui offre pour l'époque une lecture totalement inédite du rapport entre l'action et la contemplation. La question vaut toujours, à l'heure où de multiples voies s'offrent à nous, cherchant à réconcilier spiritualité et militantisme. Méditant le célèbre épisode relaté dans l'évangile de Luc où les soeurs Marthe et Marie accueillent Jésus chez elles, le théologien rhénan suggère que c'est Marthe, la très entreprenante, qui enseigne à Marie, perdue dans son assise, la vérité du chemin spirituel.
    Dans cette relecture admirative du grand mystique rhénan, Francine Carrillo souligne toute l'actualité de ces pages et relève qu'en nous ouvrant à la liberté d'être « avec le souci, non dans le souci », les deux soeurs nous convient en définitive à cultiver la fécondité de ce que François Cassingena-Trévedy rassemble sous une appellation inédite : la « contempl-action » !

  • Les premiers missionnaires débarqués au Brésil sont confrontés à un curieux paradoxe  : alors que les Tupimamba acceptent volontiers la doctrine chrétienne et se convertissent, ils ne renoncent pas pour autant à leurs coutumes féroces, au cycle infernal des guerres intertribales, au cannibalisme et à la polygamie. Cette apparente inconstance, cette oscillation entre respect de la nouvelle religion et oubli de sa doctrine, entraîne finalement les Européens à déclarer que les Tupinamba sont fondamentalement sans religion, incapables de croire sérieusement en une quelconque doctrine. Dans cet essai, le célèbre anthropologue brésilien Eduardo Viveiros de Castro, figure tutélaire des études actuelles en ethnologie amazonienne, revisite les sources du XVIe siècle pour restituer les enjeux de cette «  inconstance de l'âme sauvage  », en laquelle se disputeraient deux manières fondamentalement différentes de penser le monde et la société. Il nous invite à remettre en cause, dans une perspective à la fois historique et anthropologique, le rapport entre culture et religion.

  • Un coeur sans rempart est une invitation poétique à vivre l'expérience quotidienne de la méditation chrétienne. A tous petits pas sont abordées les principales étapes que traverse habituellement celui qui désire donner ainsi corps à sa vie spirituelle. En proposant de courts textes magnifiquement écrits et délaissant volontairement le vocabulaire religieux «  traditionnel  », Marie-Laure Choplin nous offre un splendide voyage spirituel qui atteint le lecteur au coeur

  • Les chrétiens blancs évangéliques dits « nés de nouveau » ont joué un rôle considérable dans l'élection de 2016 en votant à 81 en faveur de Donald J Trump Cela correspond à 61 des 62 millions d'évangéliques aux États Unis, soit environ 10 de la population américaine Pour la frange charismatique près du pouvoir politique, le président Trump représente le seul espoir pour l'Amérique On le compare même parfois au roi Perse Cyrus le Grand, libérateur choisi par Dieu pour l'affranchissement du peuple juif au VI e siècle avant notre ère Trois idées centrales ont contribué à l'émergence du charismatisme en politique aux États Unis le dominionisme c'est à dire la lutte contre le diable le combat spirituel, et l'eschatologie Sachant que l'élection de novembre 2020 sera décisive pour l'Amérique, peut on se permettre de négliger la façon dont ces idées ont façonné la politique sous l'administration Trump Nous proposons d'examiner la manière dont ces trois idées ont servi une certaine portion de l'électorat évangélique au sein du pouvoir américain

  • Ce livre conclut l'étude théologique magistrale initiée dans l'Ethique de la liberté. Jacques Ellul y développe les implications d'une liberté chrétienne incarnée, traitée dans son rapport étroit avec la vie humaine sous divers aspects : le témoignage et la politique, le travail et l'argent, la révolution et le désir d'autonomie, la drogue et le désir d'évasion, le plaisir sexuel et la famille, les valeurs féminines et masculines...
    Dans cette "société de fer" , les injonctions de la technique relatives a notre mode de vie se font de plus en plus impératives et, tandis que l'Etat incline vers un absolutisme régulateur, les groupes sont tentés par la promesse mensongère d'une violence émancipatrice. Les combats de la liberté se révèlent alors combats contre les multiples puissances de mort : il s'agit de retrouver le sens du bien commun et la possibilité d'une vie véritablement libérée.
    Vécue dans l'espérance mais sans facilite aucune, la liberté chrétienne est ce don divin qui est a la fois grâce et exigence : "Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta descendance. "

    1 autre édition :

  • Mozart

    Karl Barth

    À l'occasion des 400 ans de la naissance de Mozart, le célèbre théologien Karl Barth propose trois courts essais magistraux sur cette figure mythique.
      « Contrairement à celle de Bach, la musique de Mozart n'est pas un message ; à l'inverse de celle de Beethoven, elle n'est pas une confession personnelle. Dans sa musique, Mozart ne proclame pas de doctrine, il ne se proclame pas lui-même. (...) Il se contente de chanter. Ainsi, il n'impose rien à l'auditeur, il ne l'accule à aucune décision, il n'exige de lui aucune prise de position ; simplement, il le libère. Il procure la joie à celui qui se laisse faire. (...) Se contentant de l'humble rôle d'interprète, il resitue le message qu'il a reçu : ce que la création de Dieu fait pénétrer en lui, fait éclore en lui et essaie de rayonner par lui. »

  • La mort

    Eberhard Jüngel

    Eberhard Ju¨ngel se penche sur le thème de la mort, d'abord envisagée dans une perspective anthropologique large, en dialogue avec la médecine et la philosophie, comme une «énigme». Puis Ju¨ngel propose une réflexion biblique et théologique sur la mort comme «mystère». Interroger la mort, c'est interroger la vie - notre vie. Qu'est-ce que la mort? Une réalité à la fois tout à fait personnelle (notre mort), mais aussi tout à fait étrangère. Elle n'est toutefois pas que «ma» mort, mais aussi celle d'autrui: elle est un fait social, dont les incidences sont indéniables.
    Théologiquement parlant, la mort de Jésus est l'événement de la rencontre entre l'être de Dieu et l'être de la mort: Dieu y assume la négation de la mort. Si la mort de Jésus-Christ a quelque chose à voir avec nous, c'est parce qu'elle concerne également Dieu: en Jésus, Dieu même n'en est pas indemne. Loin d'être «réconcilié» par la crucifixion de Jésus, au sens où Dieu passerait de la colère au pardon (comme l'a souvent et malheureusement affirmé le christianisme), Dieu ôte à la mort sa puissance de négation et de séparation, donnant à l'être humain d'avoir part à sa vie même.
    D'abord paru en 1971, dans le contexte des théologies de la «mort de Dieu», cet ouvrage, traduit pour la première fois en français, n'a rien perdu de sa pertinence.

  • Dans ce recueil de courts textes, denses et poétiques, Marie-Laure Choplin égrène des situations quotidiennes, des rencontres anodines, des moments en apparence banals  ; elle laisse affleurer ses impressions, ses douleurs, ses doutes, ses révoltes, ses joies aussi. Le lecteur parcourt, comme autant d'étapes sur un seul chemin, ce qui fait une vie et ses petits riens. Mais par-delà ces riens, l'auteure nous plonge en réalité dans ce qui constitue le coeur des évangiles  : une attention aiguë portée aux choses et aux êtres, un regard sans cesse renouvelé sur le monde, une capacité à se décaler, se mettre en retrait, s'interroger, bref donner à la vie une autre chance, et surtout  : s'adosser au message de ce Jésus, à la fois si frêle et si puissant.

    Une lecture qui remet la foi déliée de ses artifices au coeur de nos vies.
     

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  • On s'est de tout temps posé la question « Que vient faire dans la Bible ce chant d'amour aux accents profanes et érotiques » Exégètes et lecteurs demeurent étonnés, perplexes ou enthousiastes Car le livre fascine Par une fine analyse du texte hébreu, remis dans son contexte historique et éclairé par la Tradition, l'auteure nous guide à la découverte de ce Poème qui témoigne d'un regard divin si positif à notre égard, d'un amour qui nous grandit et qui nous fait grandir, même au travers des aléas de la relation Lu par petites tranches gourmandes, ce commentaire baigné d'une spiritualité existentielle nourrira notre prière et notre intériorité Le « plus beau de tous les chants » offre aussi des aspects d'une étonnante modernité la place accordée au féminin, à la beauté, à la nature, et à l'entière égalité dans le couple, au respect et à la liberté à l'intérieur de la relation Ce petit bijou de poésie serti au coeur de la Bible chante à l'univers et à notre temps l'essentiel de la Révélation un Dieu qui cherche un partenariat avec les humains, dans une communion d'amour, au milieu d'une Création réenchantée

  • Ce livre entend poser les fondements philosophiques d'une « conversion écologique » en éclairant la dimension ontologique de la crise écologique.
    En s'appuyant sur des auteurs tels que Heidegger, Hans Jonas, Günther Anders et Jacques Ellul, l'auteure montre, dans un premier temps, la nécessité d'une conversion face au péril métaphysique que représente la Technique comme dévoiement de notre « être au monde ».
    La seconde partie consiste à poser les fondements philosophiques et religieux du concept de conversion.
    De la metanoia platonicienne aux thérapies de l'âme stoïciennes et épicuriennes, l'auteur explore la place de la connaissance de la physis dans le « retour à Soi » afin de faire émerger la possibilité et les modalités d'une « conversion écologique ».
    /> La dernière partie, plus spécifiquement consacrée à l'écologie, utilise les modalités de la conversion écologique esquissées avec les sagesses grecques et chrétiennes pour penser un changement de notre affect du monde et défendre l'hypothèse d'une « empathie universelle » en affinité avec la philosophie merleau pontienne de la « chair du monde ».
    À travers deux grands courants de l'écologie que sont l'écologie profonde et la wilderness l'auteure jette les bases d'une ontologie relationnelle jusqu'à penser, contre toute tentation catastrophiste, une « échologie de la Joie », une spiritualité de la résonance, en dialogue avec les traditions asiatiques.

  • Cet ouvrage retrace l'évolution des grandes Églises historiques sur la question de l'écologie.
    C'est au cours des années 1960 que les premiers penseurs protestants identifient un lien possible entre croyances et crise environnementale. Une importante réflexion a été menée au sein du Conseil oecuménique des Églises. Elle a débouché sur un programme mis en place dès les années 1980, «Justice, paix et sauvegarde de la création», ainsi que plusieurs documents et prises de position théologiques. Malheureusement, ce travail est demeuré celui d'une élite. Il n'a jamais concerné les paroisses locales. Pourquoi cet échec? C'est une des premières questions à laquelle cet ouvrage répond.
    Ensuite, l'encyclique du pape François Laudato si' a mis l'Église catholique au centre de l'agenda du verdissement des Églises. Après avoir montré que déjà au XIXe siècle plusieurs scientifiques catholiques essayaient de concilier leur foi et leurs connaissances environnementales, nous verrons que c'est surtout à partir du sud du monde, avec notamment la théologie de la libération et par l'engagement de la Compagnie de Jésus, que cette prise de conscience a pu avoir lieu, tardivement, dans le catholicisme. Mais là encore, sans réel impact en ce qui concerne l'engagement local des paroisses en Europe.
    Si les discours théologiques des Églises intègrent de plus en plus la dimension environnementale, le temps des paroisses prophétiques ou exemplaires dans ce domaine en Europe semble encore bien loin.

  • Quelle voix donner à la douleur? Quelle voix donner à cet invisible qui met le corps au supplice, qui transforme les nuits et les jours en un brasier immense, consumant toute force, toute envie? Du cri jusqu'au murmure, dans l'urgence d'une respiration nouvelle, l'auteur lui donne ici une voix dont l'écho fait battre le coeur: celle de l'espoir.

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  • Cette anthologie est constituée de textes poétiques d'auteurs protestants ou assimilés (Marot, Bèze, Aubigné, Du Bartas, Drelincourt, Peyrat, Siefert, Dadelsen, Eigeldinger, Chessex, etc.) mais aussi de textes sur le protestantisme d'auteurs non protestants (Voltaire, Hugo, Vigny, Pierre Emmanuel, etc.) ainsi que de textes résolument antiprotestants (Ronsard, Baudelaire, Verlaine, Claudel, etc.).
    Une introduction retrace l'évolution des liens entre protestantisme et poésie française, en partant du deuxième tiers du XVIe siècle, dominé par la constitution du Psautier huguenot, le troisième tiers marqué par les guerres de Religion, le XVIIe siècle relativement apaisé de l'Édit de Nantes, le XVIIIe douloureux de la Révocation de l'Édit de Nantes, le XIXe revisitant l'histoire du protestantisme et les XXe et XXIe animés par les poètes suisses.
    /> Cet ouvrage adopte un classement thématique: Bible (poèmes présentés selon l'ordre des livres bibliques), Histoire (selon la chronologie des événements cités dans les poèmes), et Liturgie (ce qui relève du cultuel).

  • Les progrès réalisés dans les domaines de la génétique et des techniques de reproduction accroissent notre pouvoir d'élimination des handicaps et des maladies. Faut-il se réjouir de cette puissance, ainsi que de ses conséquences, ou au contraire la redouter ? Dans cet ouvrage, le philosophe britannique Jonathan Glover commence par s'interroger sur la légitimité des diagnostics préimplantatoires utilisés afin d'éviter la naissance d'enfants sourds ou aveugles, par exemple. D'où la nécessité d'une définition du concept même de «  handicap  ». Par ailleurs, il lui semble crucial de répondre à l'objection «  expressiviste  », selon laquelle le projet même d'éviter la naissance d'enfants porteurs de handicaps constituerait une atteinte à la dignité des personnes actuellement handicapées. En outre, la question se pose de savoir comment régler le conflit possible entre la liberté de choix des parents relative au patrimoine génétique de leur enfant et l'intérêt de ce dernier. Enfin, s'agissant de la distinction devenue classique entre une médecine strictement «  thérapeutique  » et une médecine «  augmentative  », Glover juge difficile, pour des raisons morales, de s'en tenir à la première.
     

  • Chaque tradition de sagesse a ses textes phares sur la connaissance des mystères divins. Dans l'Orient chrétien, c'est la Philocalie des Pères neptiques, une anthologie monumentale d'écrits mystiques du IVe au XIVe siècle. Elle est la source notamment de la prière du coeur ou de Jésus, popularisée par les Récits d'un pèlerin russe. Une trentaine d'auteurs, parmi lesquels des figures majeures comme Maxime le Confesseur et Grégoire Palamas, y tracent la voie de l'hésychasme (du grec hésychia, " paix " , " repos ") et de ses étapes vers l'expérience de la Lumière incréée : la purification du coeur par l'ascèse, la contemplation de Dieu dans la création et les Ecritures saintes, la déification ou l'union à Dieu.
    L'être caché du coeur rassemble des extraits de la Philocalie, traduits par Jacque Touraille. Introduits et choisis par Michel Maxime Egger, ils proposent par leur agencement un véritable voyage spirituel centré l'ouverture au souffle de l'Esprit, l'unification intérieure et l'amour de la beauté.

  • Qui invoque et donne la bénédiction  ? Pour qui  ? En vue de quoi  ? Comment peut-on la considérer  ? A-t-on «  droit  » à une bénédiction, ou est-ce réservé à certaines personnes  ? Doit-on la mériter  ? Y a-t-il une «  force  » attachée à des paroles particulières, à des gestes, voire à des objets bénis? Où tombe-t-on dans les succédanés superstitieux, voire l'exploitation de la crédulité  ? À toutes ces questions et à bien d'autres, Élisabeth Parmentier tente de répondre, et de mieux cerner l'attraction exercée par cet étrange désir d'être béni.
     

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