L'age D'homme

  • Etienne Lomel ressent depuis quelque temps de vives douleurs à l'estomac, sans qu'on puisse déterminer chez lui un mal organique. Il a peur, il est inquiet, et ce sentiment est lié à la personne de Louise, sa femme, qui le maintient sous sa coupe et dont il dépend pour tout, puisque, après leur mariage, il est en quelque sorte devenu son employé. Louise a déjà été mariée. Etienne était son amant avant que son mari ne meure. Il se souvient de sa peur devant la passion dévorante dont elle faisait preuve alors, et des serments qu'elle exigeait de lui : il ne l'abandonnerait jamais et, un jour, il l'épouserait. Peu de temps après, le mari de Louise meurt et Etienne surprend, à peine marié, une phrase de la concierge disant que Guillaume, lors de sa mort, était devenu si maigre qu'il ne pesait pas plus qu'un enfant de dix ans.
    A présent Etienne se ronge, se demandant si sa femme n'aurait pas supprimé Guillaume. Et il en vient à supposer qu'elle verse de l'arsenic dans sa nourriture. Ce que confirme l'analyse médicale. Il sait maintenant que Guillaume a été empoisonné - en fait, à cause de lui - et comprend que la passion qu'ils mettent dans leurs étreintes amoureuses n'est qu'un moyen détourné de faire taire le remords. C'est pourquoi aussi ils vivent renfermés en eux-mêmes et n'ont pour seuls amis que Leduc et sa femme, laquelle est dans la confidence. Avec mille ruses, Etienne s'arrange pour ne garder aucune nourriture par crainte qu'elle ne contienne de l'arsenic, et il épie sa femme. Il découvre ainsi qu'elle a un jeune amant, Roger Cornu. Décidé à garder son épouse et résolu à ne pas mourir, il projette de tuer son rival. Mais à la dernière minute, il recule et il se suicide.

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  • Un village flamand, à deux pas d'une ville provinciale. Un petit garçon à l'imagination fertile s'identifie tantôt au poisson-épée, terreur des mers, tantôt au redoutable cow-boy Clint Eastwood, mais surtout à Jésus-Christ, dont il répète inlassablement, une lourde croix sur le dos, l'ascension du Golgotha, « comme à la télé ». Autour de lui, une maman qui s'ennuie sans homme à la campagne, une grand-mère insupportable, un ivrogne sympathique mais qui porte un lourd secret, un instituteur poète incompris, une demoiselle exaltée qui a entrepris de convertir en secret le garçon. En outre, quelque part un drame s'est produit, qui justifie l'entrée en scène d'un gros commissaire neurasthénique à la voix fluette.
    Il enquête. Certaines choses éveillent des échos de l'inoubliable Chagrin des Belges : les rapports du petit garçon trop imaginatif avec sa jolie mère qu'il juge futile, la découverte de la religion par l'enfant à travers des mots et des formules qu'il ne comprend que superficiellement. On y retrouve également l'incomparable talent qu'a Hugo Claus (1929-2008) de nous plonger dans l'atmosphère de la province flamande, avec ses mesquineries et avec sa sensualité mal dissimulée malgré les contraintes morales et la pression sociale.

  • Pris entre ses affaires et sa maîtresse, René Noris n'a guère de temps à consacrer à sa fille Hélène. La ville jase de sa liaison avec Tamara Soulerr, mais les 15 ans d'Hélène ne s'en choquent pas. Au contraire, ce nom de Tamara l'intrigue, l'attire, lui donne à rêver. Elle saisit le premier prétexte pour la rencontrer et subit aussitôt l'emprise de cette femme possessive et dure qui représente à ses yeux l'aventure, le bonheur. Elle connaît des heures exaltantes dans la maison aux cariatides du Rempart des Béguines jusqu'au jour où elle voit Tamara faire passer son intérêt avant ses amours... comme n'importe quel bourgeois de la petite ville flamande de Gers. Ainsi s'achève sur un mariage cette curieuse éducation sentimentale.

    Poche N.C.
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  • " Une première biographie, celle de Josyane Savigneau, fut éditée en 1990. Au début de 1995, une seconde biographie, celle de Michèle Sarde, se concentrait sur la période grecque de Marguerite Yourcenar et sur les sources de Feux. Elle laissait, pourtant, nombre de relations et de personnes dans l'ombre de trop prudentes hypothèses. L'éclairage était trop vif et trop concentré pour constituer une véritable biographie et décourager mon entreprise. Mon objectif, dans le présent livre, a été double : tout d'abord - et c'est ce qu'exprime le titre choisi, extrait de Feux - montrer combien l'austère Marguerite Yourcenar fut un être déchiré, dominé, victime de la passion, et, pour tout dire, exclu du bonheur ; ensuite, déceler ou éclairer les visages - le sien compris - ou les événements - ceux qu'elle vécut inclus - qui inspirèrent directement ses oeuvres."

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