Kirographaires

  • Un sac

    Solène Bakowski

    En pleine nuit, une femme attend face au Panthéon, seule, un petit sac à la main. Cette femme, c'est Anna-Marie Caravelle, l'abominable, l'Affreuse Rouquine, la marginale. Lorsque, vingt-quatre ans plus tôt, Monique Bonneuil décide de prendre en charge, en secret, à l'insu du reste du monde, l'éducation de la petite Anna-Marie, fille d'un suicidé et d'une folle à lier, elle n'imagine pas encore le monstre qu'elle abrite sous son toit et que, lentement, elle fabrique. La petite fille, poussée par ses démons, hantée par son histoire, incapable de distance, tue. Elle sacrifie, règle ses comptes. Puis, elle s'en va. De toute façon, elle n'existe pas.

  • «Une voix étrange sort de la nuit comme pour me guider. Des cris terrifiés résonnent dans le silence. Mon angoisse m'étouffe, je veux me sauver et retrouver ma chambre. Quelqu'un crie et m'appelle sans répit. Je ne le connais pas mais lui me connaît. Si j'avais su, je n'aurais jamais quitté mon lit. La maladie est venue me voir ce soir d'hiver... Elle ne me lâchera plus. Le combat est constant mais inégal. J'ai cru en mon passé, je doute du présent et j'ai peur de l'avenir.?» La pathologie de Florent, étudiant en droit, grandira dans son esprit sans qu'il ne comprenne ce qui lui arrive, jusqu'au jour où, pris d'une bouffée délirante, des voix étranges prendront possession de son esprit. Bienvenue dans l'univers obscur de son ombre, bienvenue dans la schizophrénie.

  • Jeu de dupes

    Marie Delhestre

    Résumé : Écrivain feuilletoniste dans une revue, Jean mène une vie paisible sinon monotone. Un jour pourtant, un événement vient enfin bouleverser sa vie. Mais loin d'amener le souffle épique qu'il attendait, il l'entraîne dans une forme de cauchemar?: le héros de sa série, Herman Paterne, qu'il souhaitait tuer afin de donner ainsi, par force, un tournant à sa carrière, vient le harceler, le suppliant de changer son destin et notamment d'intervenir favorablement dans sa relation amoureuse avec Léa. C'est alors que Jean va rencontrer Léa, tomber amoureux et commencer à perdre pied?: qu'est-ce qui est réel et qu'est-ce qui appartient à la fiction?? Qui est l'auteur et qui est le personnage principal?? Qui régit la vie de l'autre?? Alors qu'il semble s'être résolu à cette situation «?fantastique?» à l'issue inéluctable - la mort littéraire de Paterne - ce dernier va faire une dernière entrée dans sa vie pour une lutte à mort.

    "Personne ne peut savoir si le monde est fantastique ou réel, et non plus s'il existe une différence entre rêver et vivre" Jorge Luis Borges Marie Delhestre : poète et formatrice en écriture, est également professeur de Lettres. Elle est l'auteur d'un essai sur les ateliers d'écriture et de nombreux poèmes ont vu le jour en revues, qui lui ont valu une bourse d'encouragement du CNL. Ses autres romans fantastiques sont, pour l'instant encore, entre les mains d'Herman Paterne. Amoureuse des arbres et des fronts de mer, elle vit aux portes du Luberon après avoir longtemps erré en bordure de la méditerranée. Jeu de dupes est son premier roman sous ce nom de plume.

  • Dan est en fuite. L'arnaque dans laquelle il s'est embringué a mal tourné. Il vient chercher une planque sur un îlot à quelques centaines de mètres de la côte, au sud du Finistère. Seul, il subit les jours dans un confort rude et une attente incertaine. Il se rappelle et s'interroge. Sur son existence. Sur ses échecs. Amitié et amour. Un soir, dans un bar, le passé a refait surface. Il les a retrouvés. Mau, son ex-meilleur ami, Gwenn, son ex tout court. Ils avaient disparu ensemble, le laissant humilié et blessé. Qu'en reste-il ? Qui a trahi qui ? Leur retour c'est le début de ces emmerdes. Leur issue définitive aussi peut-être.

  • Elles sont quatorze jeunes filles, jeunes femmes, au prénom commençant par la lettre M. Autant de M que de moments particuliers traversés par chacune d'elles, au fil de ce recueil : une rencontre, des retrouvailles, un accident, un été parisien, un tête-à-tête...Des instants saisis, pénétrés de petits bonheurs, d'épreuves d'où ne sortira, toute compte fait, que le meilleur. Maïa, Mylène, Mina, Margot, Mélanie et les autres ne se connaissent pas, mais se ressemblent : elles sont soeurs de plaisirs, de peurs, de pleurs, de solitude, d'interrogations, de désirs d'amour. Ces nouvelles, écrites dans une langue délicate, capturent avec finesse des instants précieux, des sensations fugaces, toutes ces petites choses inhérentes à la vie, qui font que nous ressemblons bien un peu à cette fratrie.

  • 16 nouvelles à lire, les unes différentes des autres ; le fil conducteur est celui des moments compliqués de la vie vus sous différents angles liés aux affres de l'existence. Aux détracteurs des réseaux sociaux, on peut répondre après cette lecture que tout n'y est pas négatif. En effet, l'auteur y a puisé le sujet de ses nouvelles, courtes et qui reflètent bien la réalité. De belles tranches de vie. À découvrir!

  • Courir, courir. Au rythme de cette épreuve hallucinante qu'est l'Ultra Trail du Mont-Blanc, Alain Bustin nous questionne sur notre propre cheminement. Est-ce le résultat ou la quête qui importe ? Le but ou le chemin ? À quoi bon souffrir ? Et qu'est-ce que l'échec ? Qu'est-ce que l'amour ? Ici, pas de réponses à l'emporte-pièce, mais un questionnement sous-jacent qui mène le lecteur à apprécier la richesse de chaque moment de vie. Un roman original et profond ancré dans le cadre prestigieux des Alpes où un père et son fils apprennent à se connaître et renouent une relation distendue.

    Passionné de montagne, marathonien et trailer aguerri, Alain Bustin se consacre aujourd'hui à l'écriture. Son expérience des grandes courses de montagne l'a poussé à créer des personnages qui évoluent dans ces épreuves hors normes. La course de lumière est son deuxième roman.

  • Recherche 9782822501811

  • De guerre las

    Pierre Linglet

    Sedan, en terre ardennaise : 29 janvier 1871. La guerre franco-prussienne prend fin par la défaite de Napoléon III. 11 novembre 1918. À quelques kilomètres de Sedan, la sonnerie de l'arrêt des combats retentit sur les collines dominant Vrigne-Meuse. Trop tard pour le soldat Augustin Trébuchon, dernière victime de l'abominable boucherie. En 1934, à quelques jours de Noël, un petit garçon vient au monde, dans une chambre de sage-femme, rue des Fausses Braies, à Sedan. Bientôt, la France s'engage dans le combat politique contre le fascisme, gagne le Front Populaire et les congés payés. Pierrot roule vers la mer. Puis, deux ans plus tard, il part à nouveau dans des « vacances » dont, progressivement, il comprend la signification. Pierrot grandit et devient Pierre. Un jour, il traverse la Méditerranée pour mener un combat qui n'est pas le sien.

  • Makrout girl

    Estelle Bourget

    «, Je suis un peu une "fille de makrouts" » C'est ainsi que l'on pourrait définir Angèle. Un courrier à l'enveloppe violette reçu chez elle lui annonçant un héritage et cette jeune française de 30 ans en pleine recherche personnelle part dans une quête étrange lancée par un notaire. Ce dernier lui annonce qu'un certain Monsieur M lui a légué sa fortune, ainsi qu'à deux autres personnes, et qu'elle doit se rendre en Irlande dans une maison qu'elle ne connaît pas. Là-bas, Angèle va rencontrer Maeve, une jeune Irlandaise venue pour les mêmes raisons. Elles vont apprendre à se connaître, croiser le notaire qui s'amuse au jeu du chat et la souris avec elles, et profiter aussi de la gentillesse du traiteur Ali. D'Irlande, les deux jeunes femmes vont devoir se rendre en Algérie, et peu à peu pendant ce périple, qui finira en Belgique, elles vont commencer à mieux se trouver. Cette quête étrange et matérielle n'est-elle pas aussi une quête de soi ?

  • Des fauves

    Albert G Nicolas

    Des fauves Il s'agit d'instincts chroniques. Prendre la route, s'échapper en gardant malgré soi son passé bien en tête. Ne pas réussir à le fuir. Alors gamberger. S'imaginer le pire. Le vivre. Tenir encore debout malgré les obstacles. Chercher des intervalles de clarté. Chercher des symboles. Chercher dans la Nature, partout. S'accrocher aux autres aussi, même si on ne les aime pas. Tout gâcher.

    Il s'agit d'itinéraires forcés. Il y a Cindy et lui. Deux routes qui s'entrecroisent et puis se séparent. Ces itinéraires, on pourrait les croire hasardeux, chaotiques et sans fin. Cependant il faut bien vivre. Alors tout le monde rentre au bercail et s'installe à Vierzon. Cindy se met à l'observer, lui s'enfonce dans la nuit et l'alcool, il y voit de plus en plus flou. On entend d'autres murmures : il et elle. Ils sont mariés, ils ont une fille, tout cela tourne à la folie ordinaire. Qui sont ces deux-là ?

    A la fin tout s'arrange. A la fin, c'est toujours là que les vrais ennuis commencent.

  • Benjamin, la trentaine mal endossée, est un musicien solitaire et désabusé. Ce soir-là, sa basse à l'épaule et toute la crainte des gens abîmés au fond du coeur, il croise la route d'Elsa. Sa vie bascule. Fasciné par sa beauté, il la suit sans broncher dans une histoire folle, à travers Paris, en Inde, ailleurs. Les deux personnages se découvrent. Se lient et se confient, pour le meilleur, pour le pire, comme dans une histoire d'amour. Mais Benjamin s'était fixé des limites. Et lorsqu'il les dépasse, ce road-trip captivant prend le chemin des voyages fatidiques.

  • Il n'est pas facile de s'appeler Ange quand on a la tête de l'emploi et en même temps une fâcheuse tendance à assassiner ses amants... C'est ce que constate Jean, un jeune garçon de café parisien, qui a décidé de sauver Ange de ses démons avec l'aide de Michael, un Américain loufoque de passage dans la capitale. Les ennuis ne sont pas loin car l'inspecteur Dujardin, dont le flair est redoutable, progresse dangereusement vite dans son enquête. Tout aurait dû fonctionner mais c'était sans compter le Mal qui tient Ange entre ses griffes et qui, en lui cachant un douloureux secret, les conduira tous à l'échec.

  • Alix Laffond se considère comme une jeune fille tout à fait ordinaire. Entre les cours à la fac, le temps passé avec ses deux meilleures amies et la dégustation des petits plats préparés par sa maman, elle a largement de quoi s'occuper. Le jour où elle arrive à faire voler un verre au travers de sa cuisine, elle comprend que rien ne sera plus jamais comme avant. Elle fait désormais partie des « doués », groupe fascinant de ces gens dotés de pouvoirs extraordinaires. Très vite, Alix va être confrontée à des situations qui dépassent ce qu'elle avait pu imaginer. Comment réagir quand on découvre un inconnu installé dans son salon ? Comment trouver sa place entre deux clans rivaux qui s'entretuent ? Comment interpréter l'attitude ambiguë du doué Thomas ? Et, surtout, comment continuer à être la jeune parisienne normale qu'elle était ?

  • De la frontière belge à la côte d'Opale, un homme raconte son parcours. Contrebandier puis groom, sa vie se résume en un verbe : porter. Voilà son seul bagage, sa raison d'être. Portrait. À la frontière du conte et du roman, l'histoire nous transporte dans une réalité sublimée où tout devient possible pourvu que l'émotion reste authentique. L'auteur appelle cela : le SuCréalisme.

    De ce roman a été tirée une nouvelle couronnée par :
    Le prix Armand Lunel 2010 décerné par le P.E.N. Club de Monaco.

  • L'homme

    Camille Rouaire

    Qu'est-ce qu'une bonne révolution ? Un tableau noir est-il une oeuvre géniale d'un artiste génialiste ? La médisance est-elle un sport olympique ? Blaise Pascal avait-il un gros nez ? Les personnages de ces six courtes pièces de théâtre tenteront de répondre à ces questions existentielles. Des personnages survoltés, perdus dans ce monde énigmatique qu'est le quotidien de l'homme.

    Né en Auvergne en 1992, Camille Rouaire a grandi dans le département du Cantal. Il est actuellement étudiant en lettres modernes et histoire de l'art à Lyon, dans l'idée de concilier sa passion pour l'art et la littérature. Intéressé par l'écriture théâtrale, Camille Rouaire a rédigé ces courtes pièces entre 2009 et 2011, influencé par le théâtre de dérision, en particulier l'oeuvre d'Eugène Ionesco et de Samuel Beckett. En février 2011, il remporte le premier prix d'écriture du concours étudiant « Beau à Savoir », organisé par le Ministère de l'Enseignement Supérieur. L'Homme est son premier livre publié.

  • R comme évolution

    Sandrine Louvalmy

    Alexandrine jongle entre des jobs alimentaires et la machine Assedic.
    Elle voudrait se sortir de sa condition de travailleur pauvre mais elle ne trouve que des boulots mal payés, des postes peu considérés, ceux que personne n'a envie de se coltiner. Peut-on réaliser ses rêves, obtenir un métier en lien avec ses aspirations, concrétiser ses projets, évoluer tout simplement dans la société actuelle quand on est issu d'un milieu modeste ? A travers ce récit intéressant et nécessaire, l'auteure aborde de façon réaliste, sans détour, des thèmes d'une redoutable actualité : la précarité, l'instabilité de l'emploi, le monde du travail, la difficulté qu'éprouve le citoyen moderne à survivre dans cette société.

  • Mamy grand

    Sylvie Arnoux

    Le temps d'une nuit, la dernière passée au chevet de sa grand-mère, l'auteur replonge en enfance. Dans un aller-retour permanent entre l'instant présent et le passé, elle revit les nombreux moments de complicité qu'elles ont partagés. Nous les suivons au gré de leurs voyages entre Drôme et Ardèche, de la vallée du Rhône au rude plateau Ardéchois. L'auteur redevient la petite fille à l'imagination débordante et nous offre ses souvenirs comme autant de madeleines de Proust à déguster. Les souvenirs s'égrènent au fil des heures, tissant une bulle affective et protectrice autour de l'adulte qu'elle est devenue et de l'enfant qui sommeille toujours en elle.

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