Hachette Littératures (réédition numérique FeniXX)

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Un essai sur les trois principaux courants de la pensée écologique (écologies « profonde », « autoritaire » et « démocratique ») et sur l'idéologie économique qu'ils viennent contredire à des degrés divers. Le point sur cette idéologie (qui prend sa source chez Adam Smith et vise à faire de l'économie un ordre propre et autonome), sa prégnance dans le monde, ses dangers et les signes de son essoufflement. Une critique des thèmes et des présupposés de l'écologie « profonde » ainsi que du scénario fondamentaliste auquel elle conduit : à quelles contradictions peut mener ce rejet global de l'humanisme. Une généalogie de l'écologie « autoritaire » : comment les grands axes de la pensée de Hans Jonas, qui détermine en partie ce courant et confère aux experts un rôle décisif, conduisent à un scénario politique difficile à mettre en place. Une analyse des grands enjeux de l'écologie « démocratique » qui vise, elle, à freiner « de l'intérieur » les excès de la société industrielle, sans toutefois remettre en cause la totalité de ses principes.

  • Claude Dulong nous dresse ici les destins de diverses femmes, connues telles que Ninon de Lenclos, ou restées dans l'ombre comme une sorcière de village, pour apprécier les progrès accomplis en matière de condition de la femme entre la mort d'Henri IV et celle du Roi-Soleil. Ce siècle qui fut surnommé "le Grand siècle", le fut-il vraiment pour les Françaises ?

  • S'il cache son nom, Caton ne cache pas son jeu. C'est avec une verve souvent féroce qu'il dénonce l'"héritage" des vaincus du 10 mai : lâcheté intellectuelle, "affairisme auto-satisfait", et surtout, socialisation et bureaucratisation à outrance, fabrication d'une société d'assistés de l'État providence... L'arrivée de la gauche au pouvoir, où elle se bat désormais le dos au mur, donne à la droite, pour la première fois depuis vingt-cinq ans, la chance de se transformer. Seule une opposition nouvelle, armée d'idées et de stratégies neuves, pourra mener victorieusement la "reconquête".

  • Au XXe siècle, la société industrielle engendre la société prostitutionnelle. Du système des maisons closes, héritage de la Belle Epoque, au proxénétisme, du combat des prostituées à la mondialisation du système, ce livre dresse un état des lieux en même temps qu'il relate l'histoire du phénomène.

  • Au sud de la péninsule arabique, ce qui correspond approximativement au Yémen actuel, le légendaire royaume de la reine de Saba abritait, entre le VIIIe et Ier siècle av. J.-C., une civilisation originale. Cette étude souligne d'abord l'originalité géographique et climatique du Yémen, puis précise les grandes lignes de l'histoire antique, les cadres matériels de vie quotidienne...

  • - Un essai sur la dimension politique du monde, que beaucoup de travaux récents ignorent encore : le politique existe à l'échelle mondiale ; il faut l'explorer sans a priori, bien au-delà de la « géopolitique ». - Une approche de la « société civile mondiale », qui ne se réduit pas à l'économie : organisée en réseaux, elle est animée de forts mouvements tendant à son unification. - Une réflexion sur la nécessité d'une politique mondiale, notamment dans les problèmes de développement et d'environnement, où le poids des États et les faiblesses des organisations internationales sont facteurs de confusion. - Des repères pour situer les zones d'émergence du politique à l'échelle planétaire : autant de points de levier possibles pour faire du monde une cité.

  • Historienne et musicienne, Annie Bélis a tiré la matière de cet ouvrage de sa connaissance théorique de la musique ancienne, et de sa pratique de directrice d'un ensemble musical. Dans l'Antiquité, aucune activité ne pouvait se passer de musique. Celle-ci imprégnait la civilisation grecque de part en part : à moins de passer pour un ignorant, un citoyen athénien du siècle de Périclès devait savoir chanter et toucher de la lyre. Des récitals, mais aussi des concours et de véritables joutes réunissaient les artistes devant un public nombreux et passionné. Après avoir longtemps imité le modèle grec, le monde romain a - lui aussi - fini par accorder, à sa manière, une large place à cet art. Tout un monde se développait autour de la musique. Essentiellement masculin (seules les courtisanes peuvent être qualifiées de musiciennes professionnelles en Grèce et à Rome), il se déclinait en strates bien distinctes : les musiciens itinérants ne fréquentaient pas les virtuoses, proches des hautes sphères du pouvoir et de leurs intrigues. Pour la première fois, la vie des musiciens de l'Antiquité est ici retracée, dans ses détails concrets quant au maniement des instruments ou aux techniques de chant, et dans ses aspects plus généraux quant à leur carrière ou leur place dans la société.

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  • Guide à la fois réflexif et pratique, instrument de culture et outil pédagogique, cet ouvrage a été écrit pour les enseignants et les formateurs.

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  • L'histoire de Myriam est une histoire vraie. Déposée à la DDASS à l'âge de six mois, placée chez une nourrice dans les quartiers nord de Marseille, ballottée d'un foyer à l'autre, pour Myriam la galère commence... De révoltes en fugues, d'amours de rencontre en viols, de coups en tentatives de suicide, rien ne lui sera épargné. Comme c'est le cas pour des milliers d'enfants et d'adolescents qui, aujourd'hui en France, mènent une vie qui ressemble à la sienne : celle des enfants abandonnés que leur enfance sans parent rend particulièrement fragiles.

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  • Quatre manuscrits, quatre récits, quatre voix ; mais une respiration continue, grâce à la filiation : le même patronyme signe les quatre écrits. Ces textes paraissent mener leur lecteur, d'une seule coulée, du Directoire à la Ve République. Ils ont cet intérêt exceptionnel : faire éprouver, à travers près de deux siècles d'histoire de France, le sentiment de la durée concrète. Ils ont le charme même du cinéma au ralenti : ils restituent à la métamorphose qu'ils décrivent - celle d'une famille, d'un métier, d'une nation - les séquences minuscules et les gestes fragmentés dont la somme - pourtant - fait un mouvement irrésistible. Bertrand Sandre, l'arrière-grand-père, écrit à Gênes, en 1798, une Histoire de ma vie. L'arrière-petite-fille, Marie Sandre, a quatre-vingts ans lorsqu'en 1961, elle répond à une enquête menée auprès des instituteurs retraités de la IIIe République. Entre Bertrand et Marie, Baptiste, fils du premier, Joseph, père de la seconde, rédigent eux aussi la chronique de leur existence. La passion d'écrire, qui court d'une génération à l'autre dans la famille Sandre, nous vaut aujourd'hui un trésor. C'est notre histoire contemporaine même, plus frappante encore d'être, à l'intérieur d'une seule famille, écrite avec le sang et l'encre. Mona Ozouf.

  • Parmi les grandes villes de l'Antiquité, Alexandrie a exercé sur les peuples de la Méditerranée une extraordinaire fascination. Fondée par Alexandre en 331 av. J.-C., elle devient la capitale du royaume des Ptolémées, jusqu'à l'arrivée des Romains en 30 av. J.-C. Son rôle de port à l'embouchure du Nil en fait le lieu de transit de toutes les richesses de l'Égypte, et la place à la tête du commerce méditerranéen. Les sciences y prennent un essor remarquable, grâce aux plus grands savants : la médecine avec l'anatomiste Hérophile, la géographie avec Eratosthène, l'astronomie, les mathématiques, tandis que s'épanouissent la littérature et la poésie. Autour de la Bibliothèque et du Musée, la vie alexandrine allie les nouvelles exigences grecques et l'héritage égyptien. Les Gréco-Macédoniens y sont seuls citoyens, mais les femmes peuvent être reines ; les Égyptiens s'intègrent peu à peu, tandis que les esclaves constituent la majorité silencieuse. Le rideau s'ouvre sur cette société avec ses fêtes et ses rites, ses lieux de vie et ses monuments. Creuset où se mêlent les cultures, les traditions artistiques et les hommes, Alexandrie brille pendant trois siècles d'un éclat magnifiquement retracé et illustré dans cet ouvrage.

  • La cour du Japon à l'apogée de l'époque de Heian nous fait connaître une société qui est à l'origine d'un des plus remarquables épanouissements artistiques et littéraires du Japon. A la différence de nos grandes cours européennes, l'empereur, personnage quasi-sacré, ne peut cependant prendre aucune initiative. L'autorité, de fait, appartient au grand chancelier aidé par un conseil de hauts dignitaires. Imbus de l'idée que le bonheur du pays dépend de l'empereur et de ses conseillers, ils recherchent l'aide de puissances extra-humaines. Ainsi, consacrent-ils les trois quarts de leur travail au bon accomplissement du cycle annuel des célébrations, rites jugés indispensables à la prospérité et à la sécurité du pays. Cérémonies, art de vivre épris d'harmonie et de raffinement, mais aussi luttes de pouvoir, place des femmes... Francine Hérail nous fait partager la vie du palais intérieur de Heian et nous aide à comprendre les valeurs d'une société japonaise dont, en dépit des influences continentales, l'originalité ne s'est jamais démentie.

  • Le point sur la « pénalisation » de la République et ce qu'elle sous-entend : une extension de la justice pénale à des personnes jusque-là protégées ; le traitement des méfaits du libéralisme, par un recours massif à la prison ; le nouveau langage à travers lequel les individus traduisent aujourd'hui leurs relations. Une recherche des causes de ce « tournant pénal » : l'importance prise par les victimes et les médias, qui trouvent dans les associations et l'opinion un relais puissant ; l'autonomie des magistrats, qui tendent à s'émanciper de la tutelle de l'État ; un développement interne à la société démocratique, qui, face à l'insécurité, accentue l'individualisme peureux. Des propositions pour lutter contre les ravages possibles d'un tel mouvement : rapatrier le droit pénal sur quelques délits essentiels ; imaginer d'autres manières de signifier la réprobation sociale ; substituer à la logique répressive la protection des individus fragiles qu'engendrent nos sociétés.

  • Le Directoire n'est pas seulement l'époque des Incroyables et des Merveilleuses. Sans négliger la vie parisienne pittoresque et bouillonnante des années qui suivirent Thermidor, Jacques Godechot s'est attaché à décrire la réalité quotidienne dans un pays resté aux trois quarts peuplé de paysans. La France est alors en pleine mutation. La bourgeoisie consolide sa prépondérance tandis que les militaires qui se veulent les seuls représentants authentiques de la République jacobine se coupent de plus en plus de la Nation. La liberté religieuse fait timidement son apparition dans un pays coupé en deux par le schisme. Les structures politiques ont été bouleversées depuis six ans, les structures économiques, profondément modifiées par les réformes de la Constituante, et par la guerre. Mais les esprits et les moeurs n'ont pu suivre cette évolution accélérée. Voilà qui donne à la vie sous le Directoire, son aspect si original. Quel sera l'avenir alors que vont s'apaisant les grandes tempêtes soulevées par la Révolution ? La France hésite, cherche sa voie mais brutalement, le 18 Brumaire, Bonaparte interviendra.

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  • Au carrefour de l'histoire et de la médecine, ce livre basé sur des archives officielles, des documents administratifs, mais aussi une enquête personnelle approfondie et nombre de papiers privés, retrace l'évolution de la condition médicale dans la France provinciale et rurale du XIXe siècle. Au cours du siècle, des guerres de l'Empire au septennat tragiquement interrompu de Sadi Carnot, la médecine a fait un bond prodigieux. A une thérapeutique tâtonnante a succédé une véritable science expérimentale et il y a loin du Médecin de Campagne évoqué par Balzac ou de l'officier de santé Charles Bovary, au docteur formé par les disciples de Claude Bernard et de Louis Pasteur. Mais s'ils se posent dans un contexte historique et un décor social différents, les mêmes problèmes demeurent : l'organisation de la profession et les hiérarchies qu'elle implique, la diversité des apprentissages, les difficultés matérielles, les vicissitudes des carrières et des clientèles, les rapports avec les malades, avec les sorciers et rebouteux, les rivalités d'ordre professionnel, la place et le rôle du médecin de province dans la société, son influence politique croissante. A mesure que son combat contre la maladie s'avère victorieux, le médecin de province voit s'affirmer la considération morale dont il bénéficie. Désormais il est un notable. Mais avant de respirer l'encens officiel dans un fauteuil de conseiller général, le médecin de province chevauche par tous les temps, entre une dysenterie et une variole, du château à la chaumière, du lit de l'enfant moribond à celui du vieillard grabataire.

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  • Succédant à Montmartre voué au tourisme folklorique, Montparnasse, à partir de 1905 et jusqu'en 1930, fut le quartier des peintres. Encore aujourd'hui, prononcer son nom c'est faire surgir les figures dramatiques ou pittoresques de Modigliani, Soutine, Foujita, Kisling, Zadkine... C'est évoquer les cafés enfumés du carrefour Vavin, les boîtes exiguës d'où partit la mode du jazz et des blues, les cités d'artistes, misérables demeures du génie. Dépassant cet aspect désormais légendaire, l'auteur analyse les raisons du succès de ce quartier occupé, au début du siècle, par les couvents, les écuries et les exploitations maraîchères. Avec lui, on découvre que Montparnasse ne fut pas seulement la création des peintres de l'École de Paris, étrangers pour la plupart, mais peut-être davantage celle des poètes symbolistes, des surréalistes et des écrivains américains. Il évoque les assemblées de gens de lettres autour de Paul Fort à « La Closerie des Lilas », les spectacles populaires de la rue de la Gaîté, le salon de la baronne d'OEttingen, forum des « Soirées de Paris », les séances de « Cadavre exquis » chez Jacques Prévert, l'étonnant milieu du « Sphinx », Hemingway et Miller, le studio de Gertrude Stein et la librairie de Sylvia Beach...

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