Gallimard

  • «Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français...»

  • 1984

    George Orwell

    «De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. BIG BROTHER VOUS REGARDE, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston... Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance. Seule comptait la Police de la Pensée.»

  • « C'est moi qui remplace la peste », s'écriait Caligula, l'empereur dément. Bientôt, la « peste brune » déferlait sur l'Europe dans un grand bruit de bottes. France déchirée aux coutures de Somme et de Loire, troupeaux de prisonniers, esclaves voués par millions aux barbelés et aux crématoires, La Peste éternise ces jours de ténèbres, cette « passion collective » d'une Europe en folie, détournée comme Oran de la mer et de sa mesure.
    Sans doute la guerre accentue-t-elle la séparation, la maladie, l'insécurité. Mais ne sommes-nous pas toujours plus ou moins séparés, menacés, exilés, rongés comme le fruit par le ver ? Face aux souffrances comme à la mort, à l'ennui des recommencenments, La Peste recense les conduites ; elle nous impose la vision d'un univers sans avenir ni finalité, un monde de la répétition et de l'étouffante monotonie, où le drame même cesse de paraître dramatique et s'imprègne d'humour macabre, où les hommes se définissent moins par leur démarche, leur langage et leur poids de chair que par leurs silences, leurs secrètes blessures, leurs ombres portées et leurs réactions aux défis de l'existence.
    La Peste sera donc, au gré des interprétations, la « chronique de la résistance » ou un roman de la permanence, le prolongement de L'Étranger ou « un progrès » sur L'Étranger, le livre des « damnés » et des solitaires ou le manuel du relatif et de la solidarité - en tout cas, une oeuvre pudique et calculée qu'Albert Camus douta parfois de mener à bien, au cours de sept années de gestation, de maturation et de rédaction difficiles...

  • «La preuve que le petit prince a existé c'est qu'il était ravissant, qu'il riait, et qu'il voulait un mouton. Quand on veut un mouton, c'est la preuve qu'on existe».

    Ici, il y a les «grandes personnes», qui ne comprennent rien à pas grand-chose, et les enfants, qui voient le monde avec des yeux de sage ou de poète. Alors, oui, le jour où l'aviateur, seul dans le désert «à mille milles de toute terre habitée», a croisé le petit prince, il s'est dit qu'il fallait redevenir enfant pour pouvoir s'en faire un ami. Il est arrivé des millions de choses étonnantes au garçonnet blond. Pas des événements comme on en lit dans les journaux, mais des moments sensibles, vrais et merveilleux, là où l'«essentiel est invisible pour les yeux». Une rencontre comme celle-là, c'est pour la vie, vous allez en faire l'expérience.

    + un dossier en quatre parties :
    Je découvre.
    J'analyse.
    Nous avons la parole.
    Prolongements.

    Classe de sixième.

    Sur commande
  • Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : - Vie littéraire : Un roman symbolique de jeunesse - L'écrivain à sa table de travail : La réécriture du mythe de Robinson Crusoé - Groupement de textes thématique : La rencontre de l'homme civilisé avec l'homme sauvage - Groupement de textes stylistique : La description de l'île - Chronologie : Michel Tournier et son temps - Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture.

  • « Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. » Cette autobiographie fait partie du genre qu'on pourrait appeler « livre de ma mère ». Mère possessive, mère trop aimante, mère étouffante, mais aussi mère à la confiance inébranlable : elle rêvait son fils grand écrivain, diplomate français, séducteur... Il aura, presque malgré lui, répondu à toutes ses attentes. Le récit est drôle et grave à la fois ; drôle, parce que la langue de Gary est d'une subtilité étincelante, grave, parce que la douleur de l'exil, les atrocités nazies font pièce à la légèreté du style.
    Nous avons choisi de ne publier que la première partie, qui fait un tout puisqu'elle s'arrête au moment de l'arrivée à Nice. Ainsi, les élèves n'ont que 150 pages à lire, et pourrons poursuivre en se procurant le Folio, ce qui permet une continuité éditoriale nourrie par le désir.

    1 autre édition :

  • « - Bardamu, qu'il me fait alors gravement et un peu triste, nos pères nous valaient bien, n'en dis pas de mal !...
    - T'as raison, Arthur, pour ça t'as raison ! Haineux et dociles, violés, volés, étripés et couillons toujours, ils nous valaient bien ! Tu peux le dire ! Nous ne changeons pas ! Ni de chaussettes, ni de maîtres, ni d'opinions, ou bien si tard, que ça n'en vaut plus la peine. On est nés fidèles, on en crève nous autres ! Soldats gratuits, héros pour tout le monde et singes parlants, mots qui souffrent, on est nous les mignons du Roi Misère. C'est lui qui nous possède ! Quand on est pas sage, il serre... On a ses doigts autour du cou, toujours, ça gêne pour parler, faut faire bien attention si on tient à pouvoir manger... Pour des riens, il vous étrangle... C'est pas une vie...
    - Il y a l'amour, Bardamu !
    - Arthur, l'amour c'est l'infini mis à la portée des caniches et j'ai ma dignité moi ! que je lui réponds. »

  • « Les deux hommes levèrent les yeux car le rectangle de soleil de la porte s'était masqué. Debout, une jeune femme regardait dans la chambre. Elle avait de grosses lèvres enduites de rouge, et des yeux très écartés fortement maquillés. Ses ongles étaient rouges. Ses cheveux pendaient en grappes bouclées, comme des petites saucisses. Elle portait une robe de maison en coton, et des mules rouges, ornées de petits bouquets de plumes d'autruche rouges. »

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  • Dans la ferme du Manoir, les animaux s'assemblent autour d'un vieux verrat agonisant, Sage l'Ancien, qui les exhorte à la rébellion contre l'homme, leur exploiteur. Ils expulsent M. Jones, le propriétaire, et s'emparent de la ferme. Désormais, ils sont les maîtres.
    Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement :
    "Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d'alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux."
    Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer :
    "Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres." »

    1 autre édition :

  • Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points :

    - Vie littéraire : Agitateurs d'idées, agitateurs sociaux.
    - L'écrivain à sa table de travail : Prêter l'oreille, prêter sa voix.
    - Groupement de textes thématique : Des lendemains qui chantent?
    - Groupement de textes stylistique : Poèmes à dire et à chanter.
    - Chronologie : Prévert et son temps.
    - Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture.

    Recommandé pour les classes de collège.

    1 autre édition :

  • «Il était une fois un vieil homme, tout seul dans son bateau qui pêchait au milieu du Gulf Stream. En quatre-vingt-quatre jours, il n'avait pas pris un poisson».

    Obstiné, persévérant mais désespéré, encouragé par le jeune Manolin, Santiago puise au plus profond de lui les ressources nécessaires pour braver le destin. Lors d'une nuit de pêche, après un éprouvant combat, il parvient à sortir un énorme espadon. Le vieux observe alors, impuissant, les requins qui dévorent sa proie. Parabole de la victoire dans la défaite, ce récit livre une véritable leçon de courage et d'espoir.

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  • Le hussard sur le toit : avec son allure de comptine, ce titre intrigue. Pourquoi sur le toit ? Qu'a-t-il fallu pour l'amener là ? Rien moins qu'une épidémie de choléra, qui ravage la Provence vers 1830, et les menées révolutionnaires des carbonari piémontais.
    Le Hussard est d'abord un roman d'aventures : Angelo Pardi, jeune colonel de hussards exilé en France, est chargé d'une mission mystérieuse. Il veut retrouver Giuseppe, carbonaro comme lui, qui vit à Manosque. Mais le choléra sévit : les routes sont barrées, les villes barricadées, on met les voyageurs en quarantaine, on soupçonne Angelo d'avoir empoisonné les fontaines ! Seul refuge découvert par hasard, les toits de Manosque ! Entre ciel et terre, il observe les agitations funèbres des humains, contemple la splendeur des paysages et devient ami avec un chat. Une nuit, au cours d'une expédition, il rencontre une étonnante et merveilleuse jeune femme. Tous deux feront route ensemble, connaîtront l'amour et le renoncement.
    Folio plus : une approche attrayante de l'oeuvre et de son auteur. le texte du roman est suivi d'un dossier documentaire qui comprend des notes éclairent les difficultés de vocabulaire et quatre parties : contextes (chronologie, place dans l'oeuvre), aspects du récit (style, personnages), thématique et divers (sujets de travaux, conseils de lecture).

  • Ravage

    René Barjavel

    « L es hommes ont libéré les forces terribles que la nature tenait enfermées avec précaution. Ils ont cru s'en rendre maîtres. Ils ont nommé cela le Progrès. C'est un progrès accéléré vers la mort. » René Barjavel imagine Paris en 2052. Surpeuplée et entièrement dépendante de la technologie, la capitale se retrouve un jour privée d'électricité. Face au chaos qui s'installe, un groupe mené par François, un jeune chimiste agricole, décide de partir pour la Provence. Mais le chemin va s'avérer long et difficile pour ces citadins qui ne connaissent rien de la vie rurale et déconnectée...
    Dystopie ou roman d'anticipation, quel que soit le genre dans lequel s'inscrit Ravage, force est de constater que son propos est d'une troublante actualité à l'heure où les machines sont devenues des éléments indispensables de notre vie quotidienne.
    Quelques exemples saillants pris dans le dossier :
    Je découvre - Les origines et la postérité de Ravage : Depuis la Seconde Guerre mondiale, et plus particulièrement depuis les deux bombes atomiques d'Hiroshima et de Nagasaki les 6 et 9 août 1945, les auteurs de science-fiction ont couramment imaginé la fin du monde.
    C'est le cas par exemple de Richard Matheson qui publie en 1954 Je suis une légende, livre relatant le destin tragique du dernier survivant sur terre, le seul à avoir échappé à une pandémie transformant les êtres humains en abominables monstres.
    J'analyse - Caractérisation des personnages : Au fil du voyage, François se campe peu à peu en « chef » de la caravane. Ce terme n'est pas anodin à l'époque de la rédaction de Ravage au cours de laquelle sévissent en Allemagne le Führer Hitler - ce mot est dérivé du verbe führen signifiant « conduire, guider, diriger » - et en Italie Mussolini le Duce - provenant du latin dux, « le guide ».
    Nous avons la parole - Organisons le débat : Voyez-vous en la nouvelle société imaginée par François un modèle social et politique ? Doit-on se méfier du progrès ?
    Prolongements - Textes : Robur le conquérant, Jules Verne ; La Bête humaine, Émile Zola. Histoire de l'art : Boulangerie à Belleville pendant l'Occupation, Robert Doisneau ; Adam et Eve, le dernier couple, Tomas Galambos.

  • Ce livre est écrit sous la forme d'un dialogue entre Nathalie Sarraute et son double qui, par ses mises en garde, ses scrupules, ses interrogations, son insistance, l'aide à faire surgir «quelques moments, quelques mouvements encore intacts, assez forts pour se dégager de cette couche protectrice qui les conserve, de ces épaisseurs [...] ouatées qui se défont et disparaissent avec l'enfance». Enfance passée entre Paris, Ivanovo, en Russie, la Suisse, Saint-Pétersbourg et de nouveau Paris.
    Un livre où l'on peut voir se dessiner déjà le futur grand écrivain qui donnera plus tard une oeuvre dont la sonorité est unique à notre époque.

    Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : - Mouvement littéraire : Le Nouveau Roman - Genre et registre : L'autobiographie - L'écrivain à sa table de travail : À la recherche de l'écriture - Groupement de textes : La transgression - Chronologie : Nathalie Sarraute et son temps - Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture Recommandé pour les classes de lycée.

  • Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de sa mise en perspective organisée en six points : Le renouveau théâtral, entre questionnement et polémique ; Le langage théâtral : l'instabilité du signe ou la représentation de la menace ; De la nouvelle à la pièce le rôle de l'histoire dans l'écriture dramaturgique ; Le personnage au seuil de la monstruosité ; Eugène Ionesco et son temps ; Des pistes pour rendre compte de sa lecture.

    1 autre édition :

  • La chute

    Albert Camus

    « Sur le pont, je passai derrière une forme penchée sur le parapet, et qui semblait regarder le fleuve. De plus près, je distinguai une mince jeune femme, habillée de noir. Entre les cheveux sombres et le col du manteau, on voyait seulement une nuque, fraîche et mouillée, à laquelle je fus sensible. Mais je poursuivis ma route, après une hésitation. [...] J'avais déjà parcouru une cinquantaine de mètres à peu près, lorsque j'entendis le bruit, qui, malgré la distance, me parut formidable dans le silence nocturne, d'un corps qui s'abat sur l'eau. Je m'arrêtai net, mais sans me retourner. Presque aussitôt, j'entendis un cri, plusieurs fois répété, qui descendait lui aussi le fleuve, puis s'éteignit brusquement. »

  • L'ami retrouvé

    Fred Uhlman

    Stuttgart, 1932. Hans Schwarz, fils d'un médecin juif, rencontre Conrad von Hohenfels, issu d'une famille aristocratique au passé prestigieux. Tout les sépare : pourtant une amitié naît, exceptionnelle, exigeante. Mais déjà, avec la montée du nazisme, grondent des rumeurs de haine. Hans, exilé aux États-Unis, s'efforcera d'oublier son passé. Un passé qui se rappellera à lui un jour...

  • « Les barrages de la mère dans la plaine, c'était le grand malheur et la grande rigolade à la fois, ça dépendait des jours. C'était la grande rigolade du grand malheur. C'était terrible et c'était marrant. Ça dépendait de quel côté on se plaçait, du côté de la mer qui les avait fichus en l'air, ces barrages, d'un seul coup d'un seul, du côté des crabes qui en avaient fait des passoires, ou au contraire, du côté de ceux qui avaient mis six mois à les construire dans l'oubli total des méfaits pourtant certains de la mer et des crabes. Ce qui était étonnant c'était qu'ils avaient été deux cents à oublier ça en se mettant au travail. »

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  • Les justes

    Albert Camus

    Dans Folioplus classiques, le texte intégral, enrichi d'une lecture d'image, écho pictural de l'oeuvre, est suivi de mise en perspective organisée en six points.
    Mouvement littéraire : L'écrivain et la Gorgone. Genre et registre : "Une histoire de grandeur racontée par des corps". L'écrivain à sa table de travail : Les Purs, l'épure. Groupement de textes : "Dire les événements sans jamais les vivre". Chronologie : Albert Camus et son temps. Fiche : Des pistes pour rendre compte de sa lecture.

  • « Il aurait pu lutter encore, tenter sa chance : il n'y a pas de fatalité extérieure. Mais il y a une fatalité intérieure : vient une minute où l'on se découvre vulnérable ; alors les fautes vous attirent comme un vertige.
    Et c'est à cette minute que luirent sur sa tête, dans une déchirure de la tempête, comme un appât mortel au fond d'une nasse, quelques étoiles.
    Il jugea bien que c'était un piège : on voit trois étoiles dans un trou, on monte vers elles, ensuite on ne peut plus descendre, on reste là à mordre les étoiles...
    Mais sa faim de lumière était telle qu'il monta. »

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  • « Si les vieilles dames se mettent à buter les jeunots, si les doyens du troisième âge se shootent comme des collégiens, si les commissaires divisionnaires enseignent le vol à la tire à leurs petits-enfants, et si on prétend que tout ça c'est ma faute, moi, je pose la question : où va-t-on ? » Ainsi s'interroge Benjamin Malaussène, bouc émissaire professionnel, payé pour endosser nos erreurs à tous, frère de famille élevant les innombrables enfants de sa mère, coeur extensible abritant chez lui les vieillards les plus drogués de la capitale, amant fidèle, ami infaillible, maître affectueux d'un chien épileptique, Benjamin Malaussène, l'innocence même (« l'innocence m'aime ») et pourtant... pourtant, le coupable idéal pour tous les flics de la capitale.

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  • Tchen tenterait-il de lever la moustiquaire ? Frapperait-il au travers ? L'angoisse lui tordait l'estomac ; il connaissait sa propre fermeté, mais n'était capable, en cet instant, que d'y songer avec hébétude, fasciné par ce tas de mousseline blanche qui tombait du plafond sur un corps moins visible qu'une ombre, et d'ou sortait seulement ce pied à demi incliné par le sommeil, vivant quand même - de la chair d'homme.

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  • Peu de livres ont connu un succès aussi constant que Le livre de ma mère. Ce livre bouleversant est l'évocation d'une femme à la fois « quotidienne » et sublime, une mère, aujourd'hui morte, qui n'a vécu que pour son fils et par son fils.
    Ce livre d'un fils est aussi le livre de tous les fils. Chacun de nous y reconnaîtra sa propre mère, sainte sentinelle, courage et bonté, chaleur et regard d'amour. Et tout fils pleurant sa mère disparue y retrouvera les reproches qu'il s'adresse à lui-même lorsqu'il pense à telle circonstance où il s'est montré ingrat, indifférent ou incompréhensif. Regrets ou remords toujours tardifs.
    « Aucun fils ne sait vraiment que sa mère mourra et tous les fils se fâchent et s'impatientent contre leurs mères, les fous si tôt punis. »

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