Arts et spectacles

  • C'est parce que l'oncle gabriel est " danseuse de charme " que julie lalochère lui a confié sa fille, zazie - pour plus de sécurité.
    Zazie voulait prendre le métro : mais il y a grève. gabriel la consolera en lui faisant voir un paris où les monuments historiques ne sont pas toujours exactement à leur place, un paris où faux flics, vrais loufiats, vrais flics et faux loufiats se démènent au milieu de touristes émerveillés, de veuves en rupture d'orphelinat, et de perroquets qui ont leur mot à dire. bref un paris dont les habitants semblent tous dépourvus de papiers d'identité.
    L'auteur a mis en tête de cet ouvrage une épigraphe d'aristote : c'est donc qu'il doit y avoir une morale à tout cela. mais le lecteur n'est pas forcé de s'en soucier, non plus que de chercher à résoudre des énigmes - d'ailleurs inexistantes.

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  • Pourquoi elle ?
    Pourquoi une biographie de Jacqueline de Ribes ?
    Je ne m'étais intéressée jusque-là qu'à des vies dont l'art était le coeur battant. Des vies dont l'essentiel fut de peindre, écrire ou sculpter.
    C'est sa propre vie qui est l'oeuvre de Jacqueline de Ribes. Une vie qu'elle a magnifiée, sublimée, mais qui garde à mes yeux sa part de mystère.
    Quelle femme et quels secrets se cachent derrière la légende de papier glacé ?
    Figure de la jet-set des années soixante. L'un des « Cygnes » préférés de Truman Capote et de Richard Avedon. Amie d'Yves Saint Laurent et de Luchino Visconti. Elle est devenue une icône du style et un symbole de l'élégance française. Une reconnaissance mondiale illustrée, en 2015, par une magistrale exposition au Metropolitan Museum de New York. Son visage a été projeté en pleine lumière sur l'Empire State Building.
    Ce destin, qui voit s'achever l'ancien monde et apparaître de nouveaux codes, des innovations stupéfiantes, j'ai tenté d'en déchiffrer l'énigme.
    D. B.

  • Avec Bacon

    Franck Maubert

    «Francis Bacon incarne, plus que tout autre artiste, "la" peinture. Il est l'homme le plus extraordinaire qu'il m'ait été donné de connaître. Dans les années 1980, je l'ai rencontré à plusieurs reprises. À Londres, tout d'abord, dans son atelier de South Kensington, puis en diverses occasions, lors de ses passages à Paris. Nous conversions aussi parfois au téléphone, tôt le matin. Il parlait en toute liberté, sans tabou, de tout et de choses sans importance. Bacon adorait parler, parler l'excitait.
    Je l'observais, l'enregistrais, prenais des notes, rien ne le gênait.
    Rendez-vous dans son atelier, dans les restaurants, les bars londoniens ou parisiens, de jour comme de nuit, à discuter, boire, manger, jouer : ce livre retrace ces moments rares partagés avec Bacon, joyeux nihiliste, et éclaire l'homme exquis qu'il fut, loin de sa réputation de "monstre"».
    Franck Maubert.

  • « Quand venait l'heure de nous coucher et de nous mettre en pyjama, notre père restait près de nous et nous apprenait à disposer nos vêtements dans l'ordre très exact du rhabillage. Il nous avertissait, nous savions que la cloche de la porte extérieure nous réveillerait en plein sommeil et que nous aurions à fuir, comme si la Gestapo surgissait. "Votre temps sera chronométré", disait-il, nous ne prîmes pas très longtemps la chose pour un jeu. C'était une cloche au timbre puissant et clair, actionnée par une chaîne. Et soudain, cet inoubliable carillon impérieux de l'aube, les allers-retours du battant de la cloche sur ses parois marquant sans équivoque qu'on ne sonnait pas dans l'attente polie d'une ouverture, mais pour annoncer une brutale effraction. Sursaut du réveil, l'un de nous secouait notre petite soeur lourdement endormie, nous nous vêtions dans le noir, à grande vitesse, avec des gestes de plus en plus mécanisés au fil des progrès de l'entraînement, dévalions les deux étages, sans un bruit et dans l'obscurité totale, ouvrions comme par magie la porte de la cour et foncions vers la lisière du jardin, écartions les branchages, les remettions en place après nous être glissés l'un derrière l'autre dans la protectrice anfractuosité, et attendions souffle perdu, hors d'haleine. Nous l'attendions, nous le guettions, il était lent ou rapide, cela dépendait, il faisait semblant de nous chercher et nous trouvait sans jamais faillir. À travers les branchages, nous apercevions ses bottes de SS et nous entendions sa voix angoissée de père juif : "Vous avez bougé, vous avez fait du bruit. - Non, Papa, c'est une branche qui a craqué. - Vous avez parlé, je vous ai entendus, ils vous auraient découverts." Cela continuait jusqu'à ce qu'il nous dise de sortir. Il ne jouait pas. Il jouait les SS et leurs chiens. » Écrits dans une prose magnifique et puissante, les Mémoires de l'auteur de la Shoah disent toute la liberté et l'horreur du XXe siècle, faisant du Lièvre de Patagonie un livre unique qui allie la pensée, la passion, la joie, la jeunesse, l'humour, le tragique.

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  • Le réalisateur de grands films tels que Au hasard Balthazar, Pickpocket, Procès de Jeanne d'Arc, Lancelot du Lac, rassemble dans ce volume ses notations de travail qui témoignent de son expérience à l'égard d'un art assez multiple pour s'offrir à une exploration sans fin. Pendant près de vingt-cinq ans, Robert Bresson a noté, pour lui-même et pour nous autres, les idées que lui apportait son métier. Il oppose notamment le cinématographe, écriture d'images et de sons formant un texte visuel et auditif, au cinéma qui reste, selon lui, du théâtre filmé. Il s'explique aussi sur les rapports qui l'unissent à ses modèles et non à des acteurs reconnus, prêtant à la recherche des visages, des corps, une gestuelle appartenant au star-system dont il nie l'efficacité.
    Ce recueil d'aphorismes lapidaires, de réflexions prises au vol en cours de tournage ou de montage de tant d'oeuvres libres, originales et fortes, est passionnant aussi bien pour le professionnel du septième art que pour tout intellectuel en quête d'approfondissement de la pensée et des sens.

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  • Lettres a Yves Saint Laurent 5 juin 2008.
    Comme le matin de Paris était jeune et beau la fois ou nous nous sommes rencontrés! Tu menais ton premier combat. Ce jour-l´r, tu as rencontré la gloire et depuis, elle et toi, ne vous etes plus quittés. Comment aurais-je pu imaginer que cinquante années plus tard nous serions l´r, face ´r face, et que je m'adresserais ´r toi pour un dernier adieu? C'est la dernicre fois que je te parle, la dernicre fois que je le peux. Bientôt, tes cendres rejoindront la sépulture qui t'attend dans les jardins de Marrakech.

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  • Présenté dans un ordre chronologique, l'ensemble des critiques d'art d'Apollinaire permet de se former un jugement indépendant sur ses idées esthétiques, sa compétence et son rôle dans le développement de l'art moderne. En outre, ses écrits, en tant que chroniques, nous font revivre jour par jour l'époque la plus animée, la plus hérodque du XXe siccle.
    Les textes s'échelonnent de 1902 ´r 1918. On y découvre constamment un grand esprit, un grand pocte et un homme de go"ut, ce qui n'empeche nullement le piquant, la fraîcheur et l'imprévu. La critique de Guillaume Apollinaire, en effet, était souvent subjective, impressionniste ; il n'hésitait pas ´r dire avec candeur : TJ'aime ce tableaut, ou : TJe trouve ce tableau détestable.t ´R l'analyse rigoureusement intellectuelle, il préférait l'impression lyrique, et Tson génie de critiquet, comme l'a remarqué André Salmon, Tétait inséparable de son génie de poctet.

  • Braque le patron

    Jean Paulhan

    Les Primitifs avaient une certaine conception de la beauté. Les Classiques, une autre. Pour Jean Paulhan, il existe «une Beauté moderne, près de laquelle pâlit la Beauté des Primitifs et celle des Classiques.» Si Georges Braque est «le Patron» de la peinture moderne, ce n'est pas qu'il soit plus ou moins puissant, inventif, subtil que Picasso ou Rouault, mais c'est parce qu'il donne de cette peinture «l'idée la plus aiguë à la fois et la plus nourricière».

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  • Le 1er janvier 1977, guy debord signait un contrat avec la société simar films pour la réalisation d'un long métrage en 35 mm, en noir et blanc, d'une durée de 90 mm.
    Il y était stipulé, d'entrée : " il est entendu que l'auteur accomplira son travail en toute liberté, sans contrôle de qui que ce soit, et sans tenir compte de quelque observation que ce soit sur aucun aspect du contenu ni de la forme cinématographique qu'il lui paraîtra convenable de donner à son film. " le titre même du film ne fut révélé qu'une fois celui-ci réalisé. c'est ainsi que procédait guy debord, suivant toujours " un principe naturellement peu favorable à la spéculation financière ", et ses producteurs ne s'en plaignirent point.

    Les médias, eux, au nom d'un public autrement malmené, regimbèrent. ordures et décombres déballés à la sortie du film " in girum imus nocte et consumimur igni ", qui paraissait en 1982, sans le moindre commentaire (et que nous reprenons en l'augmentant de deux articles), a fait état des diverses réactions, peu variées, de la presse.
    Face au mur d'incompréhension plus ou moins feinte et aux interprétations erronées, guy debord jugea utile en 1990 de publier une édition critique du texte de son film.
    C'est ce texte que nous donnons ici à relire. il est suivi d'une note inédite, datée du 22 décembre 1977, qui donne à voir les images, la poésie et le sens profond qui tissent la trame d'un film dont le thème tourne autour de " la vie réelle ".

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  • «Depuis toujours dans l'histoire de l'humanité, quand les noeuds de la civilisation sont devenus si serrés qu'ils ne laissent plus passer le sang de la Vie, un Barbare arrive avec une hache et dit : "ça suffit". Soulages est ce barbare éclairé qui fait table rase de tout pour retrouver l'essentiel. Dans cet Occident qui valorise les images au détriment des personnes, comment n'être pas fasciné par les présences anthracites du seul prophète de toute l'histoire de la peinture?» Lydie Dattas.

  • Le spectre du roi du Danemark apparaît à Hamlet, son fils, pour le prévenir qu'il a été assassiné par Claudius, son frère, avec la complicité implicite de la reine. Préparant sa vengeance, Hamlet simule la folie, abandonnant sa fiancée Ophélie qui perd la raison et se noie. Edition intégrale accompagnée de cinquante oeuvres originales d'Aki Kuroda.

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  • Entre septembre et novembre 2014, Bettina Rheims, encouragée par Robert Badinter, photographie des femmes incarcérées au sein de quatre établissements pénitentiaires français. Cette série intitulée «Détenues» rassemble plus d'une soixantaine de portraits, reproduits dans cet ouvrage.
    Ce travail photographique s'inscrit pleinement dans le cadre des recherches que mène Bettina Rheims depuis plus de trente-cinq ans en explorant de multiples angles et territoires, en questionnant les conventions et les a priori pour interroger la construction et la représentation de la féminité. Après avoir photographié ses modèles, célèbres ou inconnues, dans des lieux fermés, souvent exigus, Bettina Rheims a souhaité aller à la rencontre de femmes contraintes à vivre dans ces lieux de privation de liberté pour essayer de comprendre leur quotidien, de quelle manière elles imaginaient leur féminité loin des leurs, dans des conditions matérielles difficiles. Pour les séances de pose, chaque établissement a mis à disposition une pièce qui est devenue le temps du projet un studio improvisé. Chacune des modèles avec l'autorisation préalable de l'administration pénitentiaire et celle du juge d'application des peines, s'est présentée au studio. Pour se faire coiffer et maquiller si elle le désirait. Retrouvant ainsi un peu de cette estime de soi, bien souvent égarée dans ces lieux de détention où rien n'est fait pour elles. Le texte «Fragments» est une fiction construite à partir de souvenirs de ces rencontres. Le récit d'une attention davantage portée sur les émotions suscitées par ces femmes que sur des propos qui auraient été entendus.

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  • Notes sur Chopin

    André Gide

    « J'ai passé avec Chopin plus d'heures que je n'en ai passé avec aucun auteur », confiait André Gide à une jeune pianiste en janvier 1951. Pianiste lui-même, et fin musicologue, l'écrivain avait à coeur de restituer Chopin à ses contemporains, tant il sentait que l'interprétation qu'en donnaient certains virtuoses de son temps en voilait les accents singuliers et contrevenait à son chant le plus intime. Il fallait revenir aux oeuvres, à leurs « intentions ». C'est comme critique qu'il choisit de faire part de sa « lecture » de Chopin, en proposant un fructueux rapprochement entre le compositeur des Scherzos et le poète des Fleurs du Mal. Gide se souvenait de ses années de jeunesse, où Baudelaire et Chopin étaient tenus l'un et l'autre pour infréquentables, et leurs oeuvres pour également « malsaines ». Mais qu'avaient-elles vraiment en commun qui pût laisser craindre un tel ravissement des esprits ? N'était-ce pas à leur égale perfection que l'on devait ce « secret d'émerveillement auquel l'âme aventureuse s'expose sur des chemins non tracés d'avance » ? Il s'agissait dès lors que les interprètes ne vinssent pas gâter, par trop d'assurance, la « révélation » Chopin, cette pure disponibilité à l'inouï que recèle l'écriture.

  • Les cinq textes de ce recueil retrouvent la veine autobiographique, sensuelle et vivante de Nager. Richard Texier y retrace les brèves apparitions de cette lueur bienfaisante, qu'il identifie comme la source de son inspiration. Les deux premiers textes évoquent la figure fascinante de son oncle Henri, « le maître des cercles » qui avait des dons de divination et de guérison. Le grand-père de l'auteur, personnage puissant et raisonnable, avait en charge le cimetière de la petite ville, au milieu duquel il occupait une maison avec toute la famille. C'est le décor du deuxième texte « L'office du lundi ». « Le syndrome de la vasière » revient sur l'expérience angoissante d'une quasi-noyade, « Le bout de la queue » fait revivre le personnage d'Elie, dans le village de son grand-père, violoniste amoureux de la vie et de son chat. Le dernier texte « Dame nature » est un voyage dans le sud de la France où Richard Texier fait la découverte du goût succulent d'un abricot, parabole lumineuse et redoutable de l'inspiration, cette lumière palpitante et fragile qu'il faut savoir chercher et cultiver.

    Richard Texier puise dans sa mémoire les éblouissements esthétiques qui ont nourri son travail d'artiste. Il croque avec malice et tendresse des personnages sortis de l'enfance chez lesquels on sent vibrer, comme en lui-même, un puissant amour de la vie et de ses surprises. L'auteur comme le peintre se sont assigné la même mission : restituer grâce à l'art les émerveillements fugaces afin de les soustraire à l'emprise du temps.

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  • Ce volume contient Véra Baxter ou Les plages de l'Atlantique, L'Éden Cinéma, Le Théâtre de l'Amante anglaise.

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  • " Au fond, on ne peut rien dire de la sensation, sinon qu'elle nous comble.
    Mais quel vide en nous remplit-elle ? Que peut-on dire du parfum d'une fleur, sinon qu'il nous enchante ? Il n'a pas été créé pour nous et nous en prenons pourtant notre part, d'autant plus fortement peut-être que, contrairement à l'insecte, nous trouvons en lui un univers libéré de la nécessité. De quelle harmonie le corps est-il le temple qui, si nous étions un peu plus sûrs de nous et plus attentifs aux sensations qui nous traversent, pourrait nous faire pressentir la nature de ce que sont les dieux ? " Ce livre, écrit dans la tradition de l'érudition libertine, recherche les traces d'un certain savoir fondé sur les sens.
    En une suite de digressions apparemment capricieuses, créant tout un réseau d'échos entre chaque thème, il chemine, de la statue de marbre de Condillac aux cires de la Specola de Florence, du clavecin de Diderot à un sex-shop de la rue Saint-Denis, d'une gravure de Rembrandt à une peinture de Vermeer. C'est bien de rencontres qu'il s'agit, dessinées comme " en passant " d'un trait lumineux. C'est aussi un roman d'apprentissage, où l'auteur retrouve une identité et un nom.

  • «L'art est par essence nouveauté. Les vues sur l'art aussi doivent être nouveauté.» Ces lignes, extraites de la «Mise en garde» de l'auteur qui précède le recueil des Écrits de Jean Dubuffet, en disent assez le propos : on trouvera ici, groupées sous diverses rubriques, quantité de vues en effet nouvelles sur l'art, mais aussi sur d'autres sujets et objets, parmi lesquels - pourquoi pas ? - la littérature (avec exemples à l'appui). Ces vues sont bien éloignées de celles que propose l'institution qui a nom culture, mais elles trouvent leur illustration dans les obscurs travaux de ceux qui font oeuvre - et oeuvre d'art - à l'écart des chemins communs.
    L'art brut préféré aux arts culturels : la formule résume assez bien l'entreprise où Jean Dubuffet s'était engagé et qui lui avait fait rassembler au siège de la Compagnie de l'art brut les travaux de ceux qu'il nommait les «irréguliers de l'art». Il leur a consacré nombre d'études qui sont ici rassemblées, tout en élaborant l'une des oeuvres de ce temps les plus neuves, la mieux délibérée en tout cas, comme en témoignent les «réflexions» du peintre, et cependant marquée de ce caractère de totale invention hors de quoi il n'est point, à son gré, d'art ni de création.

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  • «L'art est par essence nouveauté. Les vues sur l'art aussi doivent être nouveauté.» Ces lignes, extraites de la «Mise en garde» de l'auteur qui précède le recueil des Écrits de Jean Dubuffet, en disent assez le propos : on trouvera ici, groupées sous diverses rubriques, quantité de vues en effet nouvelles sur l'art, mais aussi sur d'autres sujets et objets, parmi lesquels - pourquoi pas ? - la littérature (avec exemples à l'appui). Ces vues sont bien éloignées de celles que propose l'institution qui a nom culture, mais elles trouvent leur illustration dans les obscurs travaux de ceux qui font oeuvre - et oeuvre d'art - à l'écart des chemins communs.
    L'art brut préféré aux arts culturels : la formule résume assez bien l'entreprise où Jean Dubuffet s'était engagé et qui lui avait fait rassembler au siège de la Compagnie de l'art brut les travaux de ceux qu'il nommait les «irréguliers de l'art». Il leur a consacré nombre d'études qui sont ici rassemblées, tout en élaborant l'une des oeuvres de ce temps les plus neuves, la mieux délibérée en tout cas, comme en témoignent les «réflexions» du peintre, et cependant marquée de ce caractère de totale invention hors de quoi il n'est point, à son gré, d'art ni de création.

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  • Ces « articles intrépides » concernent tous les sujets traités par Hervé Guibert et autres que la photographie (les articles concernant celle-ci font l'objet du recueil La photo, inéluctablement, collection blanche, 1999). La plupart d'entre eux ont été publiés dans Le Monde, certains dans L'Autre Journal. Cette sélection d'articles permet de retracer l'essentiel de la vie culturelle des années 1980, qu'il s'agisse du cinéma, avec le festival de Cannes ou l'icône Isabelle Adjani, des grandes expositions (ainsi Balthus), des vedettes de la pop (comme Étienne Daho), de l'opéra (en vedette, le Ring mis en scène par Patrice Chéreau), le théâtre (et la découverte de Bernard-Marie Koltès). On y voit l'intérêt de Guibert osciller entre les expressions marginales - exposition de cires anatomiques, de macchabées, écrits et prises de position d'un Jean-Luc Hennig. - et les paillettes du « star-system » incarné à ses yeux par Adjani. Cette édition reprend environ la moitié des articles de presse écrits par Hervé Guibert, ainsi que certains entretiens. Ils sont accompagnés d'une présentation et d'un appareil de notes inédits.

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