Sciences humaines & sociales

  • Avec Mollie Nouv.

    William Finnegan a passé sa vie à naviguer entre les théâtres d'opération et les vagues, une existence entre deux eaux qu'il a racontée dans un livre inoubliable et merveilleux : Jours Barbares. À la naissance de sa fille Mollie, il s'est rangé des planches. À ses douze ans, lorsqu'elle se révèle une grimpeuse-née, l'écrivain-reporter décide de la suivre dans son apprentissage. Tandis que Mollie endosse le rôle d'entraîneur et de mentor, voire de gourou, son père se doit de repousser sans cesse ses limites pour suivre son rythme, bousculant quelque peu la dynamique parent-enfant. Il raconte alors l'escalade comme l'envers de sa propre obsession pour l'eau, non plus la quête éperdue de ces «montagnes qui chancellent au milieu de l'océan», mais la recherche frénétique de vagues tortueuses en forme de pics à gravir. À travers ce récit d'initiation, William Finnegan nous guide dans le monde singulier de la grimpe - des salles d'escalade de New York ou des blocs de Central Park aux parois rocheuses du Vermont ou aux falaises du Mexique et du Canada. Mollie, adolescente douce et ironique, ouvre la voie, et ce qui commence comme un passe-temps pour le père et la fille devient vite une obsession où toute occasion est bonne pour enfiler les chaussons et attaquer les «problèmes'' sur le mur ou les «itinéraires'' sur la paroi. Ensemble, ils apprennent un nouveau langage et se forgent de nouveaux souvenirs. À mesure qu'ils se lancent dans des ascensions toujours plus hautes et toujours plus délicates, ils font aussi l'apprentissage d'une notion cardinale : l'expérience du danger, ce que les grimpeurs nomment l'exposition. Et en creux, une leçon de vie simple mais décisive : tomber, c'est être humain.

    Formidable plongée dans le monde de l'escalade, Avec Mollie offre un regard tendre, bienveillant sur cette relation unique entre un père et une fille.

  • Comme souvent dans les récits de David Grann, un homme est dévoré par son idéal.
    Ce personnage d'un autre temps sorti tout droit d'un film de Werner Herzog, se nomme Henry Worsley. The White Darkness raconte son extraordinaire histoire. Celle d'un militaire britannique fasciné par l'exemple d'Ernest Shackleton (1874-1922) et par ses expéditions polaires ; un homme excentrique, généreux, d'une volonté exceptionnelle, qui réussira ce que Shackleton avait raté un siècle plus tôt : relier à pied une extrémité du continent à l'autre. Une fois à la retraite, il tentera d'aller encore plus loin en traversant l'Antarctique seul, sans assistance.
    Il abandonne tout près du but, dans un état de santé tel qu'il meurt quelques heures après son sauvetage. Édifiant destin d'un homme perdu par une quête d'impossible, qui n'est pas sans rappeler Percy Fawcett, autre explorateur guidé par une obsession, dont David Grann avait conté l'histoire dans La Cité perdue de Z.
    «Tout le monde a son Antarctique», a écrit Thomas Pynchon, rien n'est moins vrai dans ce récit magnifique qu'on ne peut lâcher avant de l'avoir accompagné à son terme.

  • Alors que le mouvement des Gilets jaunes se déploie depuis quelques mois, deux amis dessinateurs, Cyril Pedrosa et Loïc Sécheresse, souhaitent accompagner et comprendre, avec leurs outils, cette mobilisation inattendue et sans précédent.
    Refusant d'emblée toute position de surplomb, ils dessinent la foule, croquent des visages, dialoguent avec celles et ceux qu'ils côtoient, retranscrivent paroles et gestes. À Nantes, à Paris, à Saint-Nazaire, à la fois acteurs et témoins, ils campent les manifs climat, la mobilisation contre la réforme des retraites, les actions féministes, etc., ébauchant, sans dessein préalable, le portrait protéiforme d'une (autre) France, en marche - au pied de la lettre.
    S'y affichent des engagements individuels et des utopies collectives, mais aussi la répression institutionnelle, les violences policières et les mensonges d'État. Ces carnets en témoignent, faisant leur ce mot d'ordre aperçu sur maintes banderoles : On n'oublie rien.

  • Avec l'audace qui la caractérise, Maggie Nelson raconte l'histoire d'un fantôme familial, Jane, sa tante, morte assassinée en 1969, alors étudiante en droit à l'université du Michigan.
    À travers une série de collages de poèmes, sources documentaires, fragments du journal intime de sa tante, brèves dans des journaux et enquête sur les traces de la disparue, Maggie Nelson explore la nature de ce fait divers, le dernier en date d'une macabre série d'assassinats perpétrés dans la région. Dans cette grande oeuvre écrite sous forme de long poème, l'autrice éclaire l'ombre portée sur son passé, et interroge ces fantômes qui peuplent nos vies et que l'on tait. Elle crée une forme hybride et poétique qui impose une réalité brutale au silence pesant, la juge, la confronte et la fait plier par l'écriture. L'ouvrage présent réunit deux livres de Maggie Nelson dans un volume tête-bêche. Jane, un meurtre, enquête poétique sur la disparue. Une partie rouge, au verso, démarre à l'instant où la police annonce l'arrestation d'un suspect et la tenue d'un procès.
    Cet ensemble que l'on pourrait nommer «Le livre de Jane» est un document littéraire unique sur un féminicide et sur la violence à l'oeuvre dans nos sociétés.

  • A l'instar de la courageuse Nellie Bly, Janet Flanner est une journaliste culottée. Née à la fin du XIXe siècle à Indianapolis dans un milieu quaker cultivé et bourgeois, étudiante en lettres à l'université de Chicago, critique théâtrale pour le quotidien local, l'Indy Star, elle se marie pour échapper à sa mère et suit son époux à New York. Elle y fréquente la bande de l'Algonquin, des auteurs, comédiens, dramaturges bourrés de talent et d'esprit et y rencontre le grand amour de sa vie, Solita Solano, comme elle journaliste et aspirante écrivaine. Janet quitte son mari et les deux femmes partent visiter l'Europe avant de s'installer en 1922 à Paris, et d'y vivre libres. Trois ans plus tard, le New Yorker lui propose d'écrire toutes les deux semaines une Lettre de Paris, sous le nom de plume de Genêt. Ce qu'elle fera brillamment tout en publiant, dès le début des années trente, des reportages sur l'Europe en proie à ses démons.

    Quand la Seconde Guerre mondiale éclate, Janet Flanner rentre au pays. Pour autant, à dix mille kilomètres, elle continue à raconter aux Américains Paris et la France sous le joug nazi, aussi précisément que si elle y résidait encore. Tantôt grave et tantôt ironique, elle explique, décortique, suppute, griffe, pointe les petites et les grandes lâchetés et l'héroïsme au quotidien. Plus elle enquête, plus elle écrit, plus sa détestation de la barbarie nazie s'accroît. Vifs, précis, documentés, ses articles restent parmi les meilleurs de ceux qu'on a pu lire sur la France occupée. La profusion de détails, du plus sombre au plus dérisoire, qui portent sur tous les sujets possibles (le marché noir, l'économie, l'argent, la mode, la nourriture, le travail, l'éducation, la presse, l'Eglise, l'antisémitisme, etc.), compose une fresque minutieuse assemblée comme un collage. Paris est une guerre, tout autant qu'une plongée fascinante dans la France occupée, est un régal de lecture et une mine pour les férus d'histoire.

  • Près de 500?000 livres partis en fumée, 700?000 autres endommagés. Et un mystère. D'où est parti l'incendie qui a dévasté pendant plus de sept heures la Bibliothèque centrale de Los Angeles le 29 avril 1986?? Était-il accidentel ou s'agissait-il d'un acte criminel?? Les soupçons se portent sur Harry Peak. La journaliste Susan Orlean, auteure du très remarqué Le Voleur d'orchidées (adapté au cinéma), a trouvé dans ce fait-divers le point de départ de sa nouvelle enquête. Au travers d'un thriller haletant, véritable page turner, elle signe un hommage sincère aux livres et à ceux qui les préservent.

    À coup sûr, l'un des documents de ce début d'année qui ne sera pas sans rappeler l'incendie de Notre-Dame.

  • Bel homme de cinquante-neuf ans aux cheveux gris, Bonanno ne répondit pas. Ce soir-là il était sorti sans garde du corps ni arme. Même s'il y avait eu foule sur l'avenue, il n'aurait pas appelé à l'aide, parce qu'il considérait déjà son enlèvement comme une affaire privée. Il s'efforça de recouvrer son calme pour mieux saisir la situation. Les deux truands continuaient à l'entraîner le long du trottoir en lui paralysant les bras. La pluie froide et le vent filtrant à travers son complet de soie gris le firent frissonner. Dans la brume de Park Avenue il ne vit rien que les feux rouges arrière de son taxi qui s'éloignait et n'entendit que la lourde respiration des deux forbans. Tout à coup un bruit de pas rapides retentit sur le trottoir derrière lui et Maloney cria : "Hé, que diable ! qu'est-ce qui se passe ?" Un mardi d'octobre 1964, un homme est enlevé. Il s'agit de Joseph Bonanno, alias « Joe Bananas », parrain d'une famille de la Mafia new-yorkaise. Ainsi commence l'enquête de Gay Talese. Ainsi commence la « Guerre des Bananes », conflit opposant les principales familles du crime organisé. Fascinante plongée dans l'univers de la Cosa nostra, ce chef d'ouvre du journalisme, n'est ni un roman ni un livre d'histoire. Dans Ton père honoreras, rien n'est imaginaire, tout est vrai. Mais la vérité de la Mafia est plus extraordinaire que la fiction. Et aussi plus émouvante.

    Considéré par Tom Wolfe comme le père du « Nouveau Journalisme » - ce type de reportage croisant les exigences du journalisme aux techniques de la fiction - Gay Talese maître dans l'art d'évoquer ''le courant fictif qui coule sous le flux de la réalité'', capte dans l'ombre d'une histoire l'esprit d'une époque. Il est l'auteur d'une ouvre considérable saluée en 2011 par le Norman Mailer Prize.

    Sur commande
  • Grâce à sa réputation, William Langewiesche fut le seul journaliste à pouvoir circuler sur l'ensemble du périmètre de Ground Zero.
    Dans American Ground, il livre une série d'articles sur la "déconstruction" du site. L'enquête, parue sous forme de feuilleton dans la revue Atlantic Monthly de septembre à décembre 2001, se trouve réunie dans ce volume. Interviewant les témoins, les pompiers, les policiers, les hommes politiques, mais aussi les bandes souvent rivales qui écument les lieux, il rend compte de ce démantèlement exceptionnel qui conjugua endurance et inventivité.
    Plus qu'un livre d'actualité, American Ground est un essai dépassionné sur cette catastrophe majeure qui marqua l'entrée dans le XXIe siècle. William Langewiesche dévoile tout un pan de l'événement qui nous était resté jusqu'à lors inconnu : l'après et le récit d'une lutte de pouvoir au milieu d'un champ de ruines.

    Sur commande
  • Condor - le plan secret des dictatures d'Amérique du Sud - est un hommage aux victimes de l'opération du même nom, un plan militaire secret institué en 1975 par six pays latino-américains, gouvernés par des dictatures militaires d'extrême droite, pour éliminer toute opposition politique en Amérique comme en Europe.Cette opération a causé la mort de près de 60 000 personnes. Durant presque une décennie, João Pina a voyagé en Argentine, au Brésil, en Bolivie, au Chili, au Paraguay et en Uruguay pour documenter ce qui est resté de l'époque de l'opération Condor, rencontrer les victimes et leur donner une voix.

    Sur commande
  • Feuilleton se décline en poche en regroupant par thématique les reportages parus. Un format différent, une identité graphique de couverture dans la lignée de la revue. Pour ce quatrième poche, l'économie dans tous ses états. Des enquêtes usant des techniques narratives de la fiction à lire comme des précis d'économie illustrés. Du Krach de la Kabul Bank sur fond de corruption généralisée, aux conséquences économiques qu'engendrerait un séisme de magnitude 7,9 à Tokyo, des mésaventures d'un milliardaire en Amazonie en passant par la cybercriminalité d'une ville roumaine, du marché des jeux vidéo en ligne et de son prolétariat invisible au géant suédois Ikea, d'une terre bolivienne chargée de lithium objet de convoitise au tourisme chinois, jusqu'à un Madoff en prison traité comme un coq en pâte, voici une plongée dans l'univers impitoyable du commerce et de la finance qui nous offre une vision décalée et riche de ce qui régit le monde d'aujourd'hui. "Nous prenons place à bord d'un vol Air China direct à destination de Francfort ; j'ouvre une brochure en chinois intitulée Conseils au groupe avant le départ, que l'on nous a invités à lire attentivement. Les instructions dressent la liste des mauvaises surprises rencontrées par nos prédécesseurs. La brochure insiste sur la sécurité en Europe : 'Vous allez voir des Gitans qui mendient au bord des routes ; ne leur donnez pas d'argent. S'ils se pressent autour de vous et demandent à voir votre sac, appelez le guide.' Il est déconseillé d'engager la conversation avec des étrangers : 'Si quelqu'un vous propose de vous prendre en photo, soyez sur vos gardes : il s'agit souvent d'un voleur.'"

    Sur commande
  • Après trois ans d'existence, la revue Feuilleton se décline en poche en regroupant par thématique les reportages parus. Un format différent, une identité graphique de couverture dans la lignée de la revue. Pour ce premier poche, une anthologie des reportages dans lesquels le réel semble plus invraisemblable que la fiction. Des enquêtes usant des techniques narratives de la fiction à lire comme des petits romans.
    Au sommaire du Diable a 37 000 pieds :
    Le Diable a 37 000 pieds de William Langewiesche (Feuilleton n°1) : Il y avait toutes les chances que cet accident ne se produise pas - la collision entre un jet Legacy 600 et un Boeing 737 transportant 154 passagers. Mais le 29 septembre 2006, à la suite d'une longue série d'erreurs, ce crash inattendu a bien eu lieu, au-dessus de la forêt amazonienne. Depuis tous les points de vue, ceux des pilotes, des contrôleurs aériens brésiliens, d'un camp indien caiapo, voire de la forêt vierge incendiée, William Langewiesche reconstitue la rencontre fortuite entre la technologie de pointe et la faillibilité humaine.
    Pink Panthers de David Samuels (Feuilleton n°1) : « On ne vole pas le Monténégro, on vole pour le Monténégro ! » Insaisissables, les voleurs de bijoux, Pink Panthers, ont amassé en 10 ans près de 110 millions euros de butin. David Samuels mène l'enquête et remonte à la source : les années 1990, la guerre et la dislocation de l'ex-Yougoslavie. Entre la chronique judiciaire, le précis d'économie et la nouvelle, une histoire de vol, de diamants et de géopolitique.
    La Guerre en appartement de Philippe Vasset (Feuilleton n°2) : En enquêtant sur l'approvisionnement en pétrole des bases aériennes de l'OTAN, Philippe Vasset pouvait-il se douter qu'il atterrirait dans le quartier du Marais à Paris ? « C'était un pied-à-terre dans le Marais. Un immeuble historique, à la façade bien entretenue. Pendant un an, j'en ai extrait - tels des lapins d'un haut-de-forme -, des oligarques kirghizes, des généraux américains, des avocats britanniques, des banquiers français. Et des milliards de dollars. » Opération Dubaï de Ronen Bergman (Feuilleton n°5) : En janvier 2010, une unité d'élite du Mossad se vit confier une périlleuse mission : procéder à l'élimination d'une figure majeure du Hamas. L'opération programmée à Dubaï, en territoire hostile, devait rester secrète et réclamait une préparation exemplaire. La mission réussit, cependant le Mossad fut rapidement montré du doigt et ses agents démasqués. Une vidéo rapportant leurs moindres faits et gestes fut même mise en ligne, scellant l'humiliation d'Israël. Retour sur les raisons d'un fiasco.
    La Désertion des animaux du zoo de Chris Jones (Feuilleton n°7) : Octobre 2011, Zanesville, une petite ville de l'Ohio, baigne dans une atmosphère lourde et humide. Alors qu'apparaissent les premières ombres de la nuit, Sam Kopchak observe, circonspect, l'inquiétant ballet des chevaux dans le pré d'à côté. À n'en pas douter, un incident a eu lieu dans la ferme de Terry Thompson, son voisin, tout juste sorti de prison.
    Vacances de printemps arabe de Joshua Davis (Feuilleton n°7) : En 2011, Chris Jeon, un étudiant de UCLA âgé de vingt et un ans, choisit sur un coup de tête de réaliser le grand écart. Délaissant son projet de stage dans le milieu de la finance, il rallie les rangs des insurgés libyens en guerre contre Kadhafi.
    Le Roi des pickpockets d'Adam Green (Feuilleton n°8) : Approcher les corps au plus près pour les dérober est un savoir-faire qu'Appolo Robbins maîtrise sans pareil. Cet esthète qui excelle dans l'art du vol à la tire est devenu une légende. À tel point qu'experts militaires et neurologues n'ont pas hésité à faire appel à son savoir-faire pour approfondir leur connaissance de la nature humaine.
    Un tournage pris dans l'engrenage de Michael Idov (Feuilleton n°9) : La limite se dit de l'extrémité de chaque chose. Attaché à son infidèle fidélité au réel, le cinéma passe outre les frontières. Mais il est des expériences cinématographiques qui excèdent tous les cadres. Depuis 2006, un réalisateur russe à l'ambition démesurée mais à la notoriété relative, rassemble acteurs et techniciens par milliers pour construire, dans une ville d'Ukraine, une société totalitaire où les caméras, minutieusement disséminées, tournent sans discontinuité. Un antre dans lequel la vie et le cinéma ne sont qu'un.

    Sur commande
  • Editeurs de la revue Feuilleton, nous avons pris l'habitude de publier au sein de notre trimestriel des lettres inédites et étonnantes. Dans nos recherches, un blog anglais a été un précieux vivier, il s'intitule Letters of note. Depuis la création de ce site dirigé par Shaun Usher, le succès ne s'est pas démenti, démontrant qu'Internet pouvait indirectement rendre hommage à la tradition de l'écrit et de l'épistolaire. Fort de ce succès, en octobre 2013, est paru en association avec l'éditeur Canon Gate, une anthologie des plus belles trouvailles du site Internet. Un beau-livre format cartonné de 368 pages imprimé en quadrichromie regroupant 125 lettres de personnalités et d'anonymes. Ces lettres représentent un hommage à l'art de la correspondance, compilant des missives de toute époque, d'anonymes ou de personnalités. On y retrouve le chanteur Elvis proposant au président Nixon sur papier à en-tête d'American Airlines ses services en tant qu'agent double FBI, la Reine Elizabeth II livrant à Eisenhower sa recette personnelle des drop scones... Mais aussi un enfant s'adressant à l'architecte Frank L. Wright afin qu'il dessine les plans de la niche de son chien, Jack l'éventreur narguant la police de Londres, Jack Kerouac conseillant Marlon Brando, ou bien encore, les délicates recommandations adressées par Iggy Pop à une jeune fan en difficulté ; un courrier du scientifique de Francis Crick à son fils, par lequel il lui annonce la découverte de la structure de l'ADN. Drôle, amusant, émouvant, érudit, l'anthologie s'adresse au plus grand nombre et cultive l'art du coq à l'âne sans jamais perdre le lecteur. Outre l'aspect cocasse de certaines lettres, d'autres plus littéraires sont des outils de compréhension de l'oeuvre, que ce soit Virginia Woolf, Dostoïevski, Charles Dickens, Emily Dickinson, Flannery O'Connor, Ernest Hemingway, etc.

    Shau Usher est écrivain et fondateur du blog www.lettersofnote.com. Ironie du sort pour ce défendeur du genre épistolaire : il reçoit régulièrement des messages d'insultes (qu'il choisit le plus souvent d'ignorer) de la part d'amis exaspérés lui reprochant de ne jamais répondre à leurs appels, emails ou lettres occasionnelles.
    Shaun vit à Wilmslow, en Angleterre, avec sa femme, Karina, et leurs deux fils. Au bonheur des lettres est sa première publication.

    Sur commande
empty