Croit Vif

  • La ville de Saintes est le cadre où vit Mathilde, le cadre de ce roman, ou récit de vie, couvrant presque un siècle.
    La Grande Guerre fait éclater l'unité de la famille, en un temps de grande rigueur morale... et de relâchement.
    La Seconde Guerre mondiale, la guerre d'Indochine, apporteront encore leur lot de disparitions.
    Les ateliers du Chemin de fer comptent beaucoup à Saintes, et donc pour les hommes de la famille de Mathilde : entre sa vie dans le vieux quartier Saint-Vivien, et le monde du rail et des ateliers d'entretien, plusieurs générations de Saintais revivent dans ce roman, en partie basé sur une histoire vraie.

  • Trahisons, jalousie, machiavélisme mais également crimes de sang composent ces récits des Petites histoires noires de nos campagnes poitevines et charentaises : la rencontre de la factrice et du chevalier, l'abbé gastronome au Vatican, le vétérinaire piégé, un troublant héritage, le cheval de discorde, le macchabée bavard, un tournage de cinéma qui finit mal, un violoncelle vengeur... Par son format, la taille et le choix de sa police de caractères, ce livre offre un grand confort de lecture.

  • Un ordre, une punition, sans doute une condamnation? Tom, douze ans part vivre chez ce grand-père presque inconnu, ce misanthrope exilé sur une île. Deux écorchés de la vie, contraints de s'apprivoiser.

  • « Robert se réfugia dans les brumes de l'alcool. (...) Qu'est-ce qu'il en savait, lui, si l'avant-bras remonté dans son carrelet portait un tatouage ? La seule chose dont il se souvenait c'était de cette chevalière qui brillait si fort qu'elle devait en éclairer la nuit. (...) Il sentait que les emmerdes n'étaient pas loin».
    De ce côté-là, il n'avait pas tort. Ce bras allait, en effet, exhumer de lourds secrets qui ne demandaient qu'à rester enfouis. Le lieutenant Haubert, chargé de l'enquête, est confronté à des témoins pour le moins fantasques et empêtré dans des questions qui semblent vouées à rester sans réponse. Pour commencer : pourquoi cette bague, appartenant à un viticulteur disparu en mer voilà onze ans, est-elle réapparue au doigt d'un illustre inconnu ?
    Si vous croisez un septuagénaire divagant aux lunettes rafistolées avec un bout de sparadrap ou une vieille fille perchée sur un solex sans selle, passez votre chemin...

    Ce roman foisonnant se déroule entre Rochefort, Fouras, La Tremblade et Saintes. L'auteur déploie un art consommé pour emmener le lecteur vers des pistes successives, donnant à chaque fois l'illusion très forte de pouvoir deviner la fin... avant de repartir vers d'autres voies tout aussi passionnantes mais trompeuses.

  • Pierre-Henri Simon présentait ainsi Figures à Cordouan, son grand cycle romanesque. Le triptyque est enfin réuni en un seul volume... Dans une ville de la côte atlantique qui ressemble fort à La Rochelle puis en pleine Saintonge, des années 1930 aux années 1960, les destins croisés des personnages entraînent le lecteur en une obsédante quête du bonheur. Bonheur raté, bonheur héroïque, bonheur apaisé, les trois romans composés sous le signe allégorique du phare montrent un écrivain au sommet de son art.Il y a du feu, de l'impétuosité, de la révolte dans cette oeuvre. Et dans cette vie. Jean-Claude Guillebaud.

  • L'action se déroule en plein mois d'hiver sur une île de Ré balayée par les vents et désertée par les touristes, une île de Ré hors saison à l'atmosphère étrange et glaciale, comme coupée du continent... Une intrigue haletante.

  • "Cette histoire des Charentes revue et corrigée est pleine de fantaisie, un plaidoyer à l'imagination. Au XVIIe siècle, Mikel, fils de marin basque, se voit obligé par son père à embarquer sur le Grand Abraham pour apprendre la vie ! Commence pour lui un long périple, car tombé amoureux d'une jeune inconnue qu'il faudra sauver puis retrouver, il croise sur son chemin des mousquetaires, des huguenots, des vikings, des peintres savants, un écrivain exotique, une princesse magicienne, l'inventeur du cognac, un producteur de caviar... Toute ressemblance avec des personnages ayant réellement existé n'est pas fortuite..."

  • Tout commence avec la naissance de François Ier à Cognac . Un texte passionnant sur fond de grande histoire de France et de Bretagne, des personnages attachants font tout pour cacher leurs secrets, la reine Anne par piété et sens du devoir, la duchesse Louise, par souci de sa réputation ... ainsi que Léonard de Vinci par sentiment amoureux.

  • Une série de meurtres dans une paisible ville de province plus vouée aux bains de mer qu'aux bains de sang. Une beauté vénéneuse qui arbore toujours une fleur de gardénia.
    Une enquête au rythme jazzy, donc forcément improvisée, irrégulière et énergique. Et pour couronner le tout, un enquêteur qui n'a rien d'un dur-à-cuire.

  • Devenu très âgé, François, le ci-devant bâtard, évoque ses souvenirs ; il souhaite que ses enfants et petits-enfants n'oublient ni leur histoire familiale ni leurs convictions protestantes.

    " Brusquement, trois grands gaillards sortirent de leur cachette et leur coupèrent le chemin. "Ah ! C'est vous, les bâtards, criait le plus grand. Vous devriez avoir honte ! Vos parents n'ont jamais été mariés. Vous êtes des bâtards. Votre mère était..." Les deux autres leur faisaient les cornes avec leurs doigts, en répétant fort le mot : honteux, honteux ! [...] Le plus jeune se pencha sur François et lui souffla au visage : "Montre voir ta langue, espèce de parpaillot, on m'a dit que vous l'aviez noire comme le Diable. Et quitte ta chaussure, vite ! que je vérifie si vous avez les pieds fourchus. Comme le sale bouc ! Qu'il vous encorne ! - Qu'il vous encule, glapissait le second ! Nous on n'est pas des bâtards ! Merdouze !" "

  • Une nouvelle enquête royannaise qui nous replonge dans l'univers désabusé du détective improvisé Marc Vermeuil, curieux, imaginatif et insolent.
    "Un p'tit coqu'licot s'épanouissait sur le visage blême de la fillette. Le liquide écarlate coulait doucement de sa joue tuméfiée vers le sol buveur de sang, tandis qu'un filet de salive blanchissait le coin de ses lèvres diaphanes. La gamine était plus blonde que le sable fin des dunes de Négrevaux. Elle avait de grands yeux bleus et une peau étrangement claire dans l'écrin d'une robe ornée de broderies roses auxquelles s'agrippaient ses petits doigts bleuis par le froid." Ce 11 novembre pluvieux marc découvre vers Buze, le village englouti par les sables, au sommet de la dune abritant l'ancienne chapelle, le corps inanimé d'Océane, comme un ange blafard.
    A Royan, d'autres enfants ont disparu. Fugues ? Meurtres ? Enlèvements ? La police s'interroge. Les recherches vont alors s'orienter vers la forêt de la Coubre, ses immenses plages, ses bâtiments en ruine, son phare, son histoire, ses légendes, ses drames et ses terreurs enfouies. Cette forêt semble les avoir engloutis comme dans les histoires qu'on raconte aux enfants pour leur faire peur.
    Marc, d'abord soupçonné, mène une enquête parallèle. Une errance forestière qui va donner un nouveau sens à sa vie et l'amener doucement vers la femme qui l'attend.

  • « Puisqu'il faut donner un point de départ précis, je dirais, et c'est une lapalissade, que c'est à partir du dépistage des termites que tout a commencé. Un petit fait, un geste insignifiant comme trois pas sur la lune, mais qui l'a enchaîné à sa folie, sans espoir de retour. Je sais aussi que l'idée de la cave lui trottait dans la tête depuis un bon moment, disons qu'il creusait sous la baraque dans ses songes depuis le jour où nous l'avions achetée ».
    La cave de Hauteroche de Jean-Bernard Papi est un petit bijou picaresque relatant les aventures extravagantes de son héros, prétexte pour dépeindre la vie et les moeurs des habitants de cette ville imaginaire qui ressemble à Rochefort...

  • Juin 1905 : Sous les dorures du Café de la Paix, à La Rochelle, trois hommes font feu sur Rifaat Pacha, proche conseiller du sultan ottoman, attablé en compagnie de l'orientaliste Arminius Vambéry et de l'écrivain Pierre Loti. Contre toute attente, le vieux dignitaire riposte, abattant deux de ses agresseurs. Un casse-tête diplomatique en perspective qui n'est que le début d'une série d'incidents, fusillades, tentatives de rapt, qui frapperont officiers de la garnison, diplomates, journalistes dans cette ville de 30 000 âmes d'ordinaire si calme. La ville de La Rochelle, arrachée à sa torpeur par l'essor du port de La Pallice, offre un cadre varié à l'intrigue.

  • Février 2011 : Sous le parquet d'une salle des fêtes désaffectée, malmenée par Xynthia, on découvre un squelette décapité. Une jeune lieutenant de police, Lucie Boulart, solitaire, ombrageuse, au passé familial douloureux, est chargée de l'enquête. L'identité de la victime est vite trouvée, celle d'un avocat d'affaires allemand, disparu à l'issue d'un stage d'arts martiaux japonais vingt ans auparavant. Lucie enquêtera donc dans un milieu très particulier, celui des arts martiaux traditionnels, s'étonnant de l'engouement que les témoins et suspects éventuels, devenus professeurs, hommes d'affaires, journalistes, nourrissaient jadis pour le Japon féodal jusqu'à en adopter les codes. Dans cette confrontation de générations, Lucie découvre les liens entre un club de sabre japonais et la Sentinelle, une agence de sécurité trouble des années 1980. L'ombre immense de l'écrivain japonais Yukio Mishima, suicidé en 1970, plane sur cette affaire d'un bout à l'autre.

  • Sans péjorations, sans valorisations compensatrices, L'Air du pays sous titré Au soulail des Chérentes, que publie Le Croît vif, offre à entendre, dans un bilinguisme décomplexé, notre beau parler de Charentes, et croque au passage les Charentais dans des situations mêlant humour et tendres vérités.


    Voici donc un recueil de cinquante-sept textes : contes, chansons, poèmes en vers, petites pièces rimées ou rythmées en patois ou en français, parfois les deux ensembles, accompagnés de 32 dessins... De par cette double façon d'être, ils échappent déjà à la banalité. Ils ont été écrits par Pierre Péronneau, le petit-fils de Goulebenèze, Jacques-Edmond Machefert, humoriste et animateur culturel, Charly Grenon, la mémoire des Charentes et Jean-Claude Lucazeau, le portraitiste-caricaturiste des Charentais... les textes sont donc du meilleur crû : originaux, gais, pétillants de malice et d'esprit. Pierre Dumousseau dans sa préface présente ainsi les quatre mousquetaires ici réunis :
    « Dans le rôle d'Athos, je verrais bien Charly, le sage, l'homme d'expérience qui sait ramener ses compagnons à juste raison. Porthos, ce serait plutôt Jacques, le truculent, dont les récits picaresques et hauts en couleur sont teintés d'humour caustique. Aramis serait sans doute Pierre, le plus mesuré, une âme de séminariste discret... pourtant fidèle à l'anticléricalisme de son grand-père, un certain Goulebenéze. Enfin d'Artagnan ce serait bien sûr Jean-Claude, le franc-tireur, à la plume apparemment si facile et qui porte son panache au bout de son pinceau. Tous les quatre ont réuni leurs talents divers dans cet ouvrage pour nous faire sourire, rire, rêver... ou pour nous émouvoir ou nous charmer. » De la légende au récit moderne, du poème au conte traditionnel, des veillées au concerts, se souvenir et se raconter sont les maître-mots des quatre auteurs qui ont composé ce mélange savoureux purement charentais. Sans nostalgie d'une époque où le patois avait encre sa place à l'école, où Burgaud des Marets, fabuliste charentais, était publié en patois par l'éditeur parisien Didot, une époque où Odette Comandon enregistrait pour Barclay un 33 tours, une époque où les pièces du Docteur Jean triomphaient sur scène... le recueil mêle tradition et modernisme, ou comment le patois de Goulebenèze rencontre celui du groupe de rock patoisant des Binuchards...

  • Entre les plages, l'estran, les marais et les vignes qui font les paysages de l'île de Ré et les dunes, les roches, les tempêtes de sables du Sahara, le coeur du jeune Jean Millaud, originaire de Saint-Clément-des-Baleines hésite entre la tranquille stabilité de son île et le rêve d'aventures qu'offre le Sahara algérien. « On joue au désert », c'était là, sur la Côte Sauvage, que naquit chez Jean cette prédilection pour le désert. Puis ce fut la rencontre avec Eugène Fromentin sur les conseils de lecture de son professeur, M. Chauveau : Une rue à El-Aghouat, Chasse aux gazelles, ou encore Berger kabyle... peintures « fromentiniennes » propices à l'évasion d'un esprit adolescent avide d'absolu. De cette époque date sa certitude de trouver en cet ailleurs une identité. D'un côté, l'amour profond qu il porte à sa femme et à son île dans laquelle il possède ses racines, de l'autre les amours tumultueuses qu'offre l'exil au désert algérien, Jean se sent incapable de trancher. « Cette année-là, M. Chauveau proposa à chaque membre du groupe, que ceux qui n'en faisaient pas partie avaient ironiquement baptisés les « fromentiniens », la lecture de deux oeuvres d'Eugène Fromentin. Chacun eut le choix entre Dominique, Un été dans le Sahara, Une année dans le Sahel et Notes sur l'île de Ré. Jean opta d'emblée pour les Notes sur l'île de Ré. N'était-il pas le descendant de ces paysans un peu arriérés décrits par Fromentin ? Pour l'autre lecture, il n'eut aucune hésitation, ce serait Un été dans le Sahara. En parcourant les premières pages de ce livre aux feuillets un peu jaunis, Jean était loin d'imaginer que ce récit de voyage écrit au milieu du dix-neuvième siècle allait l'entraîner dans une longue série d'aventures, riches en rebondissements. Combien d'auteurs avaient ainsi modifié le cours d'une existence ou suscité des vocations de lecteurs trop sensibles à leur prose ! » Inspiré par Fromentin, très présent dans ces pages, Didier Jung rend sensible à l'imaginaire du lecteur une présence du soleil et du vide si puissante et si absolue que Ré se met à ressembler au Sahara.

  • Au musée de Villaudoin, une vitrine entière est consacrée à des photos jaunies de filles et de garçons avant le drame ; à côté d'elles, celles des corps ce ces mêmes jeunes, prises après le départ des SS. Dans une autre pièce, sont exposés des matériels militaires et des livres sur la division blindée Das Reich dont le passage d'une seule journée va durablement peser sur le destin des habitants de ce gros bourg du sud charentais.

  • Modeste employé d'une maison de cognac, la triste besogne de Pierre Artaud consiste à classer le courrier, tirer des circulaires et transcrire dans le fichier Clientsles noms inconnus et les adresses barbares de tous les épiciers, cafetiers et cavistes de France. Son êve : se détacher de ce petit monde de tâcherons appliqués, avoir son nom en pleine lumière grâce à l'étiquette de soncognac, distribué bien sûr dans le monde entier : Le Cognac de Artaud. Contre tous les obstacles semés sur sa route, il veut triompher. Et s'il le faut, il marchera sur le ventre de ses père et mère !

  • Hécatombe dans le club de triathlon de Saintes...
    Un décès puis un autre viennent entacher les pratiques des sportifs, tous des amateurs. Les preuves sont formelles : overdose de produits dopants. Pour les médias, pour l'opinion publique, aucun doute : dopage et sport font bon ménage. L'affaire aurait pu s'arrêter là, c'était sans compter sur le commissaire Rainalle. Ce sport, il le connaît. Triathlète accompli et président de son club, il sait le prix de l'effort et du dépassement de soi.
    Refusant l'accusation de dopage, le commissaire, aidé de son équipier Moha, pense tout de suite qu'il s'agit de meurtres. Et il cherche à le prouver... Mais ses supérieurs ne lui en laissent pas le temps, ils le trouvent trop impliqué personnellement. L'enquête lui est retirée. Mis sur la touche, Marc Rainalle se lance seul dans une course aux règles du jeu dangereuses. Une compétition dont la récompense est la vie, où tricher peut signifier la mort.
    Pour gagner, il va devoir faire preuve d'endurance. Mais il ne peut éviter les obstacles et le piège se referme sur lui...

  • Tous contes faits rassemble en un volume les trois précédents recueils de l'auteur, épuisés, accompagnés d'une douzaine de nouveautés qui, avec magie et nostalgie, ponctuent les plus récentes veillées saintongeaises organisées autour de Pierre Dumousseau. Le tout, assaisonné d'un zeste de poésie, d'une pincée de grivoiserie et d'un bonne dose d'humour charentais.

  • Nous sommes en 1688, trois ans après la révocation de l'Edit de Nantes. La surveillance, les dénonciations et les brimades incessantes dont sont victimes les protestants se multiplient dans la presqu'île d'Arvert. Surtout lorsque la rumeur se répand qu'une valise pleine de bibles et de psautiers vient d'arriver en provenance de Hollande. Le destin des frères Chevalliers aux prises avec cette réalité d'intolérance.

  • « Paul se demandait pourquoi il se retrouvait dans cet endroit ténébreux à l'ambiance lourde. Il n'était pas venu en vacances pour jouer les héros ni pour fouiller les villages en ruine. Son cheval allait s'exciter, peut-être se cabrer, pour finalement se blesser. Il se comportait comme un idiot. Il était parti en trekking équestre pour se faire du bien. [...] Paul fit quelques pas lents et prudents, de peur de trébucher. Un pied explorant le sol et une main en avant pour éviter de buter dans une poutre invisible. La quasi-obscurité lui envahissait l'esprit. Sa peau frissonnait. Il tâtonna sur un mètre et stoppa en bout de longe. Le cheval ne pouvait plus avancer. Rien. Le mieux était de revenir. ».

    Paul décide de voyager... à cheval et dans le désert marocain. Dans un village abandonné, il découvre une voiture incendiée et rencontre Leila. Cette femme aussi fascinante que farouche cache un secret. Qui est-elle ? Quel but poursuit-elle ? Quel est ce bracelet zaïane qu'elle recherche ? Paul met toute son énergie pour trouver des réponses dans les endroits les plus reculés du désert, il va découvrir que sa propre ville, La Rochelle, est la cible d'une menace insoupçonnée. Un sérieux trafic de drogue, voire plus...

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