Littérature générale

  • Soeurs julia, les

    Christian Du Pre

    Qu'est-ce que tu fais ici, Charlot ? Silence.
    Ca faisait cinq jours qu'il faisait beau. Pas un nuage. Pas un nuage en cinq jours. J'ai regardé la photo de mon portefeuille. J'étais à ma fenêtre, je fumais une clope. Je fume dehors pour ne pas que ça pue trop à l'intérieur. Je sais plus trop à quoi je pensais. Je pensais à cette photo. Je veux jeter une cendre dans le cendrier. Il y avait un bourdon dedans. Il m'a saisi, le salopard. Chaque année, quand il commence à faire beau, je me fais chaque fois saisir par les insectes.
    C'est drôle, mais il m'arrive les mêmes choses. Vous aussi alors ! C'est vraiment drôle, ça ! Je vous téléphone. Je prends rendez-vous. Je prends ma bagnole. Arrivé au village, je reste bloqué devant un carrefour. Un embouteillage dans un si petit village, c'est complètement dingue. De loin, j'arrive un peu à voir ce qui se passe. Je vois des militaires sur des chevaux en habits de clown. Ils font une parade.
    Vous savez, tout le tintouin, avec l'épée et tout ça. Devant moi, il y avait un bus. Il était vide. Derrière moi, ils klaxonnaient comme des tapés. A mon avis, on avait oublié de les prévenir. Soit, je reste bloqué là, dans ma bagnole. Comme j'ai pas de radio, je m'emmerde. Enfin, je m'ennuie. Comme je m'ennuie, je reluque ce qui se trouve autour. Je regarde sur les murs des maisons. Qu'est-ce que je vois ? Des affiches de peintures de James Ensor.
    James Ensor ! Des peintures de James Ensor !

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  • Corne de lune

    Christian Dupré

    Eh bien, dis donc, elle ne s'est pas gênée ! Elle a tout raflé.
    C'est normal, tout lui appartenait. Qui es-tu ? David. Ton cohabitant du dessous. Au début, je me disais que j'allais rester une heure ou deux. Mais comme personne ne descendait... C'est incroyable tout ce qu'il y a à bouffer là en dessous. Un vrai régal. Je me suis servi comme un prince. Il y a même le pommier d'en face pour les desserts. Tu m'as sûrement vu monter dedans. Ah, c'est toi ! Oui, c'est moi. Dis donc, ça t'arrive jamais de changer d'endroit ? Il regarde tout autour dans la pièce.
    Il ne reste même pas un cadre ! Il y a des photos en bas. Si tu veux, on pourrait en accrocher quelques-unes. Si tu veux. Bon, d'accord. Au prochain voyage, j'en ramènerai quelques-unes. Histoire de donner un petit peu de vie au décor.

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  • Un homme, de 45 ans, désespéré, au moment de mourir, se retrouve plongé dans un monde fantastique et face à lui...
    En chair et en os... son propre doudou ! Pourquoi ? Comment ? N'est-ce pas simplement un vieil épouvantail ressuscité par erreur ? Une forfaiture de cette maudite " mémoire " ? Ou bien est-ce simplement un ange envoyé dans un rêve par le petit Pierrot : son fils... 40 ans après, les deux protagonistes ont bien changé et pourtant...

  • Cet ouvrage renvoie à la double définition que donne Le Robert.
    Il rassemble par ordre alphabétique des rubriques consacrées à divers dramaturges anciens et modernes, illustres ou moins connus. En même temps, il dresse le catalogue des spectacles auxquels le signataire a participé en qualité d'acteur, de metteur en scène ou de dramaturge durant plus de trente ans. Autant dire qu'il relate une aventure théâtrale personnelle. Articles publiés dans des revues désormais introuvables, notes destinées aux médias à l'occasion des créations du Théâtre Universitaire ou du Théâtre des Trente, indications à l'intention de comédiens préparant leur interprétation, presque tous ces textes ont été écrits à chaud, dans la fièvre qui accompagne la gestation d'un spectacle.
    Leur auteur a suivi un parcours oscillant en permanence entre l'Université où il enseigne et le théâtre qu'il pratique sous toutes ses formes. Chez lui le discours universitaire ne s'éloigne jamais de la réalité des pratiques scéniques et l'analyse dramaturgique est étroitement associée à la fabrication concrète de l'objet théâtral. C'est sans doute ce qui fait l'intérêt et l'originalité de ce Répertoire.

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  • Yelena ! Quoi ? Yelena.
    Je ne veux pas... Je ne veux pas que tu m'embrasses. Je ne veux pas ! Mais qu'est-ce que tu as ? Je ne veux pas que tu m'embrasses, c'est tout. Mais Lila, c'est moi. Yelena. Justement, je ne veux pas. Je suis désolée, ça me dégoûte. Pourquoi tu l'as fait vraiment ? Je faisais Maksim. Pourquoi tu passes la langue ? Je te l'ai dit, je faisais Maksim. Tu ne vas tout de même pas commencer une crise pour si peu.
    Et puis une langue, c'est une langue. Une langue en vaut bien une autre. Ca n'a pas de sexe une langue. Je la découpe et je la mets sur la table et je te défie de reconnaître son sexe. Vraiment, n'importe quoi ! Silence. En plus, je croyais que nous étions amies.

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  • Avant-première

    Christian Dupré

    Vu le succès de la scène de Corne de Lune, les Editions du Cosmogone ont décidé de poursuivre la publication des pièces de Christian Dupré.
    Après Corne de Lune, Paravents chinois, Les Soeurs Julia et Le Vol des hirondelles russes, quatre de ses huit autres pièces sont ici proposées. Les couleurs de la neige, où Marie rêve d'un idéal dans la prière et le désarroi. Apone Prime, où un homme rencontre son double dans un décor apocalyptique. Le jardin des papillons, où les aventures d'un facteur amoureux de Kafka. Il était une fois dans un théâtre, comédie au sein d'une troupe de théâtre.

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  • Primo Levi est considéré comme l'un des plus grands écrivains italiens du XXe siècle.
    Son premier livre, Si c'est un homme, paru en 1947 et rédigé pour témoigner de ce qu'il avait vu et vécu à Auschwitz, dépasse le simple récit du survivant. Les réflexions sur la nature humaine, l'analyse lucide du comportement de l'individu soumis à des conditions extrêmes, les précisions sur l'organisation du camp et la condition des déportés constituent un document indispensable pour tous ceux qui veulent étudier l'univers concentrationnaire et le génocide juif.
    En même temps, le langage clair et précis, le ton objectif et dépassionné, agrémenté par la richesse de l'écriture, font de Si c'est un homme une véritable oeuvre littéraire. Toute sa vie, Primo Levi est revenu, dans ses livres, ses nouvelles de science-fiction et ses poèmes, sur cette expérience fondamentale, de La Trêve, autobiographie picaresque où il relate son long voyage de retour à travers l'Europe orientale, jusqu'à son testament spirituel : Les Naufragés et les rescapés, qui aborde des aspects encore peu explorés de la déportation.
    Mais avant de devenir un écrivain, Levi était chimiste et une partie de son oeuvre porte la marque de sa formation scientifique, en particulier Le Système périodique, célébration du métier de chimiste ou La Clef à molette, bâti autour d'un personnage inédit, un monteur de structures métalliques. Le Métier des autres témoigne de sa curiosité ouverte à toutes les branches du savoir - astronomie, biologie, zoologie, linguistique - et reflète son caractère empreint du rationalisme cartésien et de l'esprit des Lumières.
    Chimiste, écrivain, Primo Levi se considérait aussi comme un Juif. Il avait certes pris conscience de sa judéité sous la pression des circonstances historiques, mais depuis il l'avait assumée et revendiquée, comme un patrimoine culturel auquel il se sentait attaché. C'est autour de ces multiples facettes de sa personnalité : le témoin, le Juif, le chimiste et l'écrivain que s'articule cette étude. Elle est basée sur l'oeuvre de Levi au sens large : livres, articles, interviews et s'appuie sur les deux entretiens qu'il a accordés à l'auteur, en 1980 et 1986.
    Le premier entretien, inédit en France, est inclus à la fin de l'ouvrage.

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  • Dans Juliette Récamier, nouvel interlude théâtral en quatre tableaux, Jacques Bruyas laisse libre cours à son imagination pour nous immerger dans l'une de ces soirées en compagnie de Chateaubriand, René Simon Ballanche et Marceline Desbordes-Valmore, habitués les plus assidus. Conviés chez Madame Récamier pour le dîner, chacun d'entre eux, à tour de rôle, en attendant de passer à table, dévoile un pan de sa personnalité et décline ainsi un petit morceau d'humanité.

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  • Catherine Hubac écrivain lyonnais, nous livre ici sa huitième pièce..
    " À chaque texte correspond un style.
    Ce qui m'amuse le plus, c'est de plonger des personnages dans un univers décalé et de vivre une aventure avec eux. " Les croisières Mamuse n'est pas une parodie. Personnage et histoires sont véridiques : hôtesses ringardes, pastilles anti-mal de mer, excursions bidons, passagères clandestines, le beau Fabio de ces dames... la croisière dure huit jours de folie, de luxe, de volupté.

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  • Le dernier godot

    Matéi Visniec

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  • Paravents chinois

    Christian Dupré

    Bruno, tu vas me rendre folle ! Comme la Blanche de Tennessee Williams que nous aimions tant.
    Te rappelles-tu que tu écrivais "désir" sur tous les trams que nous prenions ? Et les amendes, tu les payais volontiers. Parce que tu m'aimais et parce que les trams semblaient plus jolis comme ça. J'aimerais tant que tu m'emmènes encore dans un tramway nommé désir, Bruno ! J'aimerais tant ça ! Avec Esther, ce ne sera pas la même chose. Je crois qu'elle préférera les métros. Elle est ce qui est caché.
    Elle préférera les métros, c'est sûr ! Un métro nommé désir, ça ne donne rien. Les désirs sont réservés aux tramways, seulement aux tramways !

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  • Jacques Bruyas, romancier, auteur dramatique, qui compte Alfred dans son arbre généalogique, ce génial mécène que Delacroix comparait à une "sorte d'Hamlet pensif, souffrant mais énergique et tenace", imagine en ce bref ouvrage une théâtralisation de quelques doutes de Courbet. Cette pièce en quatre tableaux n'est construite que de quelques touches colorées appliquées sur image "sépia" d'un immense artiste...

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  • La Fille du Farwesse est un western en comédie musicale version baguette de pain qui nous plonge dans l'univers d'un saloon.
    Justicière, entraîneuses, cousin de Zorro, Lucky Luke, Gauchos s'y rencontrent, s'y affrontent dans un joyeux méli-mélo. Avec quelques perles du genre musical, tout est dit ! Les bons sont récompensés, les méchants punis... comme il se doit ! C'est frais, craquant. Ça se lit, ça se joue, ça se déguste sans arrière-pensée.

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  • La France, dans la première moitié du dix-septième siècle.
    Le bruit et la fureur : guerres, rébellions, Fronde, procès en sorcellerie, bûchers, insoutenable misère... Un homme dévoré de compassion, un médecin, Théophraste Renaudot. Il entend améliorer par tous les moyens le sort des plus déshérités. Fondateur d'un bureau de renseignement sur l'emploi, créateur du premier mont-de-piété en France et du premier centre de consultation médicale gratuit, rédacteur-né, il se trouve être le promoteur de la presse d'information dans notre pays.
    Robert Delavault retrace le destin de ce personnage hors du commun, entreprenant, inventif, chef d'entreprise, qui n'a pas peur de se battre, en vain, contre l'obscurantisme, sans jamais oublier sa vocation première de médecin. La plume frémissante de l'auteur emporte le lecteur dans un récit dont il sort admiratif, bouleversé, indigné... L'Histoire scrupuleusement exacte et traitée comme un grand roman.

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  • La chanson de roland

    Cegretin Michel

    Du texte fondateur, de l'admirable chef-d'oeuvre, après tant d'éminentes traductions, en voici donc une nouvelle.
    Celle-ci donne enfin à lire le fabuleux récit dans sa verdeur originelle, dans le rythme régulier qui scande inexorablement l'aventure et le destin des personnages, dans les vers décasyllabes donc que le mystérieux auteur destinait à la récitation publique. On lit comme écoutait l'auditeur médiéval, on retrouve cette marche sublime, cette implacable foulée.
    Cette nouvelle traduction est écrite pour se laisser lire comme un texte d'aujourd'hui : on comprend d'emblée, sans être gêné par une écriture esclave de son modèle, sans la digression des notes ni la surcharge des apparats critiques. Elle s'adresse au lecteur, non pas au spécialiste.
    Le seul élément étranger au texte est une rapide présentation qui permettra de n'avoir plus, au fil de la lecture, à se poser d'autres questions que celles que suggèrent la beauté de l'histoire et la grandeur des héros.

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