Littérature générale

  • Comme l'écrit Jean-Yves Masson dans sa préface, ce 3e recueil de Réginald Gaillard mène le lecteur en profondeur dans les abysses humaines, non pas de l'introspection, mais plutôt de la plongée en eaux profondes et rédemptrices : « Ce n'est pas que par elle-même la poésie surmonte l'épreuve ou en diminue la gravité, mais elle est là pour dire au malheur : Tu ne me réduiras pas au silence. Tu n'auras pas le dernier mot . » C'est bien à cette aspiration du jour nouveau, de l'homme nouveau, de cette traversée de la vie, de ses désirs et de ses morsures, que le lecteur est amené comme un enfant dans cette poésie de l'ouverture :Vienne le jour nouveau qui efface la nuit et que disparaisse enfin le doux tumultedes voix fausses, car elles égarent l'esprit, instaurent le règne d'un silence funèbre.

  • Des mots qui sourdent du silence de la contemplation, et qui reconduisent à la vie, non sans épouser dans l'intervalle son cours et les détours qu'elle prend dans nos existences ordinaires. Comment dire la vie silencieuse qui nous habite, sinon dans une écriture où poésie et réflexion se soutiennent dans une unité de style qui caractérise l'écriture de Philippe Mac Leod. Écriture de l'excès perçu dans l'attention aux choses et aux êtres, Variations sur le silence se veut comme un appel à écouter l'Essentiel, qui est Vie, Silence, Amour.
    Que je m'élance ou que je reflue que je meure ou que je vive que je monte ou descende on ne quitte pas le silence, qui nous tient serrés entre ses lèvres muettes, avec la dernière syllabe de l'unique nom.Il n'est rien encore. Une toute petite étincelle, un flottement dans les airs, une secousse à la jointure des chairs. Un ciel pas plus gros qu'un poing, et qui grandit au loin, venu des déserts où le signe s'épuise d'une écriture toujours à reprendre.

    Philippe Mac Leod, né en 1954, place son oeuvre sous le signe de l'expérience spirituelle partagée dans l'écriture. Il est l'auteur de plusieurs livres aux éditions Ad Solem.

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  • Malgré la nuit

    Edith Stein

    • Ad solem
    • 27 Novembre 2002

    Ce livre offre la première traduction française de l'intégralité des Poésies composées par Edith Stein, traduites et présentées par Cécile Rastoin.
    On retrouve dans ces poésies tous les grands thèmes de la spiritualité de sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (quête de Dieu, consolation de l'Esprit Saint, présence de Marie, Croix de Jésus). On découvre aussi une Edith Stein plus littéraire, dont les poésies révèlent une connaissance profonde des grandes oeuvres de la littérature allemande, surtout celle de Schiller. Cette édition bilingue allemand/français constitue également la première édition critique des poésies d'Edith Stein, puisque celles-ci n'ont pas encore été publiées en allemand.

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  • L'attente de la tour

    Réginald Gaillard

    • Ad solem
    • 8 Novembre 2013

    Une double tension traverse ce recueil. Il y a d'abord une tension vers ce qui a été et n'est plus. Un amour, une vie, un être s'éclipse dans l'oubli. Le poème le retient, lui confère dans les signes de la page une existence de surcroît dans le présent. Et il y a une tension tournée vers ce qui advient. Non pas l'attention à ce qui n'est pas encore, mais la patience qui occupe l'espace entre le déjàlà caché et le présent découvert. L'attente est l'autre nom de l'espérance. Entre commencement et accomplissement, la poésie de Réginald Gaillard veille et appelle la lumière de l'aurore qui mettra à nu les compromissions avec la nuit.

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  • Pain de lumière

    Janine Modlinger

    Pourquoi la parole ? Pourquoi le langage ? Pour remercier et partager avec les mots la réponse que suscite l'émerveillement devant les choses - devant la vie. Nos mots se présentent alors comme des «pains de lumière ». Ils nourrissent et éclairent en même temps le lecteur. L'invitent à son tour à prolonger la chaîne d'une reconnaissance dont l'impulsion première remonte chaque génération et se confond avec l'Origine. Dans ce nouveau recueil, les mots de Janine Modlinger se trouvent déposés comme une manne poétique sur la page. Le temps de la lecture, ils nous découvrent que la terre que nous habitons est déjà celle que nous espérons - la poésie s'y déploie comme un espace de promesse.
    Donnez-moile plus simple,le pain de lumièrel'auguste fenaisondes regardsla paille qui remercie,au soir Janine Modlingera longtemps enseigné à Paris. Son dernier recueil, Traversée, a été publié chez Ad Solem.

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  • La poésie est souvent fille de l'admiration, de la création. Dans ce recueil, la poésie se découvre comme contestation. Avec la distance que permet la langue poétique, Marie-Hélène Lafage prend à témoin «les colporteurs du temps» qui empêchent la parole vraie de résonner dans «les avenues bruyantes de l'ère médiatique, chargés de leur orgueil, de leur remèdes, miracles seuls capables de mettre fin aux maux du siècle». La poésie se fait action - désir de transformation issu de la patience endurée devant l'abus des mots, alors que «l'on n'entendait plus partout qu'un vaste rire public entrecoupé de grandes lamentations ; la France était en représentation continuelle». Ce recueil s'offre comme un espace poétique de liberté. Il déclame l'espérance à l'oeuvre dans la cité, dont chaque poème imprime le motif sur la page, en même temps qu'il invite à partir sur la trace de son origine.

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  • Supplique du vivant

    Philippe Mac Leod

    • Ad solem
    • 16 Janvier 2019

    L'amour seul engendre l'espaceet ne survit que le désir, balle jetéed'un mur à un autre mur, les yeux comme des billeset l'issue toujours plus secrète.
    Il est des livres dont les mots touchent, ou presque, ce qu'ils désignent. Comme par transparence, s'effaçant devant ce qu'ils veulent transmettre ou faire partager, ils ne décrivent pas mais écrivent ce dont l'auteur vit, ce qui l'a poussé à entamer un chemin d'écriture en rupture avec le monde et ses artifices. Un livre, comme une « supplique du vivant ».
    Viens ce n'est plus l'heure. C'est le temps qui t'appelle.Plus que du silence. Il tient dans sa main ton souffle et ses chemins.Seule demeure du grand, du vaste et sous le glacis des ventstout s'effacel'espace est de retour.

    Philippe Mac Leod, né en 1954, place son oeuvre sous le signe de l'expérience spirituelle partagée dans l'écriture. Il est l'auteur de plusieurs livres aux éditions Ad Solem.

  • Péguy

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    2014 marque le centième anniversaire de la mort de Péguy. Qui était Péguy? Du polémiste, du journaliste, du poète, du philosophe disciple de Bergson et de Pascal, quel visage choisir pour toucher le centre de l'auteur des Cahiers de la Quinzaine? Le livre de Jérôme et Jean Tharaud ne choisit pas. Ou plutôt il présente chacun des aspects de la personnalité et de l'oeuvre de Péguy à partir du point de vue de l'amitié qu'ils ont entretenue avec lui jusqu'à sa mort. Péguy homme d'amitié - homme de l'agapè, de la charité. C'est ce que ce livre veut montrer. Une charité double: pour les hommes d'abord, et qui trouva dans l'idéal du socialisme du début du 20e siècle sa première forme d'engagement.
    Puis, charité pour le Christ, à travers la figure de ses saints: Jeanne d'Arc en premier lieu. Ces deux modalités de l'amour - la plus grande des trois «grandeurs» pascaliennes, que suit Péguy - sont unifiées dans une intelligence profonde du christianisme comme religion incarnée.
    Il faut aimer concrètement le prochain à côté de nous; il faut aimer «matériellement», c'est-à-dire en intégrant la mémoire des hommes, des lieux, des cités dans la charité de Dieu. Péguy, philosophe de l'ordre pascalien de la charité? C'est ce que Camille Riquier s'attache à montrer dans sa préface.

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  • Nuits

    Gérard Bocholier

    Après deux recueils «psalmiques» (Psaumes du bel amour et Psaumes de l'espérance), Gérard Bocholier découvre dans Nuits ce qui constitue l'horizon poétique en même temps que spirituel de son écriture. Pourquoi «nuits»?
    Parce que la vraie Présence se donne dans l'absence. Dans le retrait qui appelle la parole et la laisse comme suspendue devant ce qui s'est évanoui à peine donné. A peine nommé. «Nuits», parce que c'est à travers l'interstice de nos blessures qu'entre le Consolateur. Promesse de toutes nos résurrections. Gage de toute parole vraie.

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  • Matin ou soir peu importe les cloches nous ponctuent En août 2014, en Syrie, Anne-Lise Blanchard découvre les villes fantômes de Qousayr, Homs. Les maisons des quartiers chrétiens ont été incendiées pour empêcher tout retour, une bombe a été placée dans la cathédrale de Homs. Elle écoute les paroles des déplacés en Syrie, des réfugiés au Liban. « Je les recueille comme de précieux fragments d'une vérité dénaturée, d'un quotidien ignoré ». « Nous vivons l'oecuménisme du sang » affirme en juin 2015 le patriarche catholique melkite d'Antioche. Ce sang répandu, comme la dignité rencontrée, Anne-Lise Blanchard avait promis d'en rendre compte. « Le danger sera là bientôt, chez vous, donc il faut être vigilant, éveillé, être vrai. L'Occident est complètement endormi » averti le Père Ephrem, dominicain irakien. De manière bouleversante, Le Soleil s'est réfugié dans les cailloux fait résonner poétiquement cet avertissement.
    Qu'elles mettent en branle qu'elles suspendent nos gestes avec jubilation elles traversent emportent nos corps écrivant la page du commun ouvrage Anne-Lise Blanchard nomadise entre les Alpes, Lyon et le Proche Orient où elle oeuvre avec une organisation humanitaire auprès des chrétiens persécutés (SOS Chrétiens d'Orient).

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  • Pierres noires

    Joseph Malegue

    Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une « fresque historique » de l'installation de la III e République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Église, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des « classes moyennes du Salut ». Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre.
    Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin).
    Les « pierres noires » sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les « Classes moyennes du Salut » sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non « classes moyennes de la sainteté ».

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  • A-Eden

    Jean Maison

    • Ad solem
    • 28 Novembre 2018

    L'histoire naît de l'amour. A-Eden nous donne des mots pour la dire.
    - Un poème métaphysique - Une méditation sur l'origine du langage et de l'amour - Une poésie habitée par la Parole Le vaste La nudité Le peuplement Dès l'origine Ce nouveau recueil de Jean Maison remonte l'alphabet comme on remonte le temps, jusqu'à la première lettre - jusqu'au premier lieu d'où toute histoire procède A - Eden. Une lettre, un lieu. A-Eden se présente comme un poème liminal. Une parole du seuil, proche de l'origine et pourtant déjà tournée vers l'histoire à dire qui comme se compresse dans la première lettre. Quelle histoire? Celle de l'homme et de la femme - de l'amour qui donne sa raison d'être à tout.
    Ainsi débute le A, par le lignage des voyelles, le verbe insufflé dès l'origine.
    J'ignore ce que je trouverai dans ce jardin alphabétique, ni même si je serai approché par ce plein ciel libre.
    Mais allant au cours des jours, par les eaux éphémères du langage, je plonge sans recours dans les flots retrouver le souffle des saisons, le visage éclairé au beffroi de mon abécédaire.

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  • Pour quetu m'ouvres ta porteJe cherchele mot de passeCelui quelisent les angesSur lamargelle du ciel.Après Psaumes du bel amour et Psaumes de l'espérance, Psaumes de la foi vive vient conclure letriptyque poétique de Gérard Bocholier. Dire ce qui ne peut pas se voir encoremais qui se vit déjà. Les poèmes de ce nouveau recueil constituent comme unemargelle donnant sur l'infini. Ils ne décrivent pas : ils trans-crivent cemoment où les choses se rendent transparentes à la Présence qui les porte. Lafoi vive est une épuration : poétiquement, elle se traduit par unretournement de la parole, qui cherche moins à dire quelque chose sur ce quevise la foi que de se rendre à son tour transparent à Celui qui se donne commeen se retirant.Ne plusêtre que réponseA tesappels quand ma chambreRegardeses murs qui tombentLes mortssortir sous le cielNe plusêtre que retourA lamaison des offrandesUne notede lumièreDans tasymphonie de gloireGérard Bocholier a enseignéla littérature française à Clermont-Ferrand et dirige la revue poétique Arpa.

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  • Odes et lamentations

    Grégoire De Narek

    • Ad solem
    • 22 Juillet 2003

    Grégoire de Narek (Xe siècle) est issu d'une famille de haute culture, tout entière au service de l'Eglise arménienne.
    Son père, l'évêque Khosrow, produisit d'importants ouvrages théologiques. Théologien lui aussi, son oncle maternel dirigea le couvent de Narek, situé au sud du lac de Van. Grégoire y vécut dès son enfance et y demeura cloîtré jusqu'à sa mort. Il devint célèbre dans toute l'Arménie comme auteur d'exégèses, de sermons, d'hymnes, et, plus particulièrement, du Livre des Prières (ou des Lamentations). A cette confession déchirante, vertigineuse, qu'il acheva il y a tout juste 1000 ans, peu avant de mourir, font pendant les Odes, qu'il avait composées dans sa jeunesse et qu'on ne commença d'exhumer que vers la fin du XIXe siècle : une vingtaine de poèmes, d'un lyrisme brûlant, subtil et lumineux.
    Odes et Lamentations se complètent, se répondent, s'éclairent les unes les autres, faisant du reclus de Narek la figure la plus prestigieuse de l'ancienne poésie arménienne et l'un des plus grands poètes mystiques de tous les temps. Le choix, la traduction et la présentation des textes réunis dans ce volume sont dus à Vahé Godel.

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  • Le boulier cosmique

    Jean Maison

    • Ad solem
    • 8 Novembre 2013

    Chaque jour, nous rencontrons quelque chose ou quelqu'un sur notre route. Nous y faisons rarement attention. L'habitude émousse notre étonnement. Pourtant, sans ces rencontres, le monde ne se constituerait pas autour de nous. Il faut voir chaque rencontre comme une ouverture : une porte qui s'ouvre sur une région de l'être qui demeurait jusque là scellée. Parfois, une rencontre nous ouvre à plus qu'une région de l'existence.
    Dante a rencontré Béatrice et il a vu en elle la Beauté en soi - la Sagesse. Il y a quelque chose de cela dans l'expérience que rapporte Jean Maison. Une rencontre dans une rue de Philadelphie aux Etats-Unis. Et c'est le monde entier et son mystère qui lui est apparu. Le moment et le lieu se sont élargis -l'universel s'est comme concentré dans le particulier : il a pris un visage. Jean Maison nous invite à une lecture de l'universel dans le particulier, ou de l'extraordinaire dans l'ordinaire.
    Il y a un parfum de Création dans ce recueil, mais aussi de Résurrection. Quelque chose du "nouveau monde" en tout cas, qui nous attend au bout du voyage et perce déjà pour ceux qui ont des yeux pour le voir. Ou le lire.

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  • Gravir, ainsi va la vie, ici, aucun chemin, pas même un sentier, rien n'altère la noble attente de la pierre, la trahison des graviers, les cris du glacier.
    Deux thèmes prédominent dans ce nouveau recueil de poèmes de Réginald Gaillard: d'abord celui de l'ascension -ou de l'élévation par delà tout ce qui garde l'homme dans le confort de ses demi mesures. «L'homme passe l'homme» écrit Pascal. Encore faut-il pouvoir entendre résonner en soi le bruit de la source - la parole de l'origine - qui nous appelle. L'échelle invisible désigne moins le chemin à prendre qu'il ne ménage l'espace dans lequel la Parole peut s'entendre:
    Dans les mots du poète.
    L'ardeur revigore la mémoire du corps.
    Champs de pierres à flan, jusqu'au pied de la paroi qui aspire au ciel, attend ma main :
    J'irai te toucher, si suffisante est ma force, Cette «aspiration au ciel» est universelle. Mais c'est néanmoins dans la solitude d'un chemin toujours particulier - celui de sa propre existence - qu'elle acquiert une valeur exemplaire. L'échelle est invisible. C'est la grâce de la parole du poète que de la faire apparaître dans la confidence d'une expérience dans laquelle nous pouvons puiser la force de notre propre ascension.
    Enfin confier à la cascade que crache la glace et meurt dans un minuscule lac à l'abandon, quelques secrets, quelques blessures, et la plénitudes d'être là, au monde, bien que seul.

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  • «Tranquillement inquiet» : ce nouveau recueil de Jean-Pierre Denis tient tout entier dans cet oxymore. Attitude en même temps qu'interrogation, il veut dire l'ignorance que nous entretenons au sujet de nous-mêmes. «Sens de la vie», «but de l'existence» ; si nous aspirons au sens et à la clarté, c'est parce que nous nous trouvons pris dans une contradiction fondamentale, comme un chaos originaire dont il faut nous dégager. Ce chaos, c'est nous - c'est le «moi» pascalien posé comme un masque sur notre visage véritable. Sans complaisance, Jean-Pierre Denis s'attache à faire tomber ces masques.
    L'espace ouvert par l'écart des «paumes plus ou moins jointes» constitue le creuset de ce recueil. Son secret aussi. La parole poétique vient nous inquiéter «tranquillement», mais profondément, et non sans une certaine désinvolture (remède au «sérieux» derrière lequel nous nous cachons). Elle nous invite à l'imprévu - à commencer par ce que le souci de nous-mêmes cache trop souvent à notre regard: notre vie.

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  • Tout le monde ou presque a entendu parler de Tolkien et de son livre, Le Seigneur des Anneaux. Pour beaucoup, il s'agirait d'un conte pour adulte attardé, ou d'un roman New Age, baignant dans une ambiance ésotérique. En tout cas un livre que le lectorat chrétien ferait bien de tenir à distance. Voilà ce que l'on sait confusément. Ce que l'on ignore, c'est que Tolkien était un catholique fervent, converti de l'Anglicanisme avec sa mère dans le rayonnement du cardinal Newman. Un homme qui communiait tous les jours, acteur très important dans le cercle des humanistes chrétiens qui renouvelèrent en profondeur le paysage religieux et culturel de l'Angleterre. Un père aussi, auteur d'admirables lettres de direction spirituelle à ses fils. Comme la chose est souvent passée sous silence, les trois essais réunis ici ont puisé dans les lettres de Tolkien, dans son essai sur la Faërie, dans ses contes, pour proposer une lecture du Seigneur des Anneaux à la lumière de la foi dans laquelle son auteur a puisé sa compréhension du monde et de l'histoire afin d'ordonner son oeuvre à un but unique : réévangéliser l'imagination

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  • Tes empreintes

    Paul Guillon

    Après son premier recueil chez Ad Solem, La vie cachée, Paul Guillon propose dans Tes empreintes une évocation poétique des traces laissées dans notre vie par les êtres, les lieux et les choses. L'empreinte est un signe de vie. Parce ce que ce qui laisse une trace en nous relève d'un amour qui ne passe pas. Des traces aux sacrements, de l'épouse à Dieu, de l'amour à l'Amour, Tes empreintes nous invite à suivre l'essentiel.

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  • Le coeur épousé

    Eric de Rus

    • Ad solem
    • 2 Février 2012

    Ici tout est écum Avant d'être vague Ailleurs est le lieu Du coeur épris Pour Eric de Rus, la poésie naît d'un contact avec ce qu'il y a de plus puissant et de plus ténu à la fois : la Vie invincible dont le tintement est de fin silence. La poésie est indissociable de l'expérience d'être précédé, devancé par une Présence mystérieuse. Une profusion initiale altère, suscite et interpelle.
    A celui qui s'épuise S'éprenant de ce qui passe Il ne faudrait que savoir Qui l'attire en sa course Le poète est d'abord un coeur qui écoute, un être poreux au bruissement silencieux du chant de la Vie. Sous la mouvance de ce silence habité « le poète doit chanter aussi sûrement et aussi certainement que le blé se teinter d'or au temps de la moisson» . Il chante l'invisible Présence qui sourd au fond du coeur : présence virginale comparable à une mélodie secrète dont le verbe poétique aspire à être le geste dénudé. Un quelque chose de ténu blesse, fascine et échappe infiniment dans Le coeur épousé, qui donne voix à cette impossibilité de saisir la Présence bien-aimée.
    Mais même pour qui le sait Ce savoir est nescience :
    Pour tous c'est la mort seule Qui découvre le Visage

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  • Après Carnets nomades, Nathalie Nabert poursuit son évocation poétique de cette mémoire d'éternité conservée dans les terres et langues de l'humanité.
    Dans Aethiopia, c'est la mémoire d'une des plus anciennes terres du ciel que recueillent ces carnets éthiopiens. Comme le calame des pisteurs, la langue de Nathalie Nabert retrouve la voix des origines:

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  • Sagesses

    Philippe Mac Leod

    • Ad solem
    • 28 Novembre 2001
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  • Le sort de la Divine Comédie dans les pays de langue française est marqué par un étrange paradoxe : alors que le monde intellectuel français affiche son indifférence pour la littérature chrétienne, l'édition francophone ne cesse de publier et de rééditer une oeuvre difficile pour le lectorat français, tant par l'éloignement culturel que par une méconnaissance assez générale de la littérature italienne.
    Quant au monde catholique francophone, il ne porte pas plus d'attention à celui que le pape Paul VI, appelait : " notre Dante " et couronnait solennellement du laurier des poètes au moment du concile Vatican II.
    En offrant un commentaire des chants les plus significatifs de la Divine Comédie, cette " entrée en lecture " permet aux lecteurs d'entrer plus aisément clans le monde foisonnant du poète.
    Sur les traces des plus grands lecteurs de Dante au XXe siècle - Auerbach, Singleton, Gilson, Balthasar, Guardini - Valeria Capelli s'attache à mettre en valeur non pas seulement Dante le " poète du monde infernal ", mais l'écrivain total, l'humaniste, lecteur de la tradition gréco-latine, témoin de la tradition biblique et chrétienne et, plus encore, l'explorateur engagé de l'âme humaine dans sa quête de Dieu et du sens de la vie.
    L'ouvrage de Valeria Capelli, fruit d'une longue expérience d'enseignement, n'a pas d'équivalent à l'heure actuelle dans l'édition française.
    Qui n'a rêvé, comme Dante, d'être conduit pas à pas par un guide sûr, au long des sentiers de l'Enfer, du Purgatoire et du Paradis ?

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  • Polyptyque de noel

    Claude-Henri Rocquet

    • Ad solem
    • 1 Décembre 2005

    Poésie sacrée, pour retrouver la ferveur de Noël au creux de nos hivers, ce Polyptyque de Noël (dé)peint L'arche de Bethléem - le premier cercle - celui des animaux. Ce bestiaire merveilleux égaie la Nativité qui suit auprès des mages, des bergers qui entourent l'Enfant et sa Mère - le poète sait comme nul autre voir et restituer le Noël de Marie - avec Joseph qui veille. Puis, déjà, le reître et la garde. En Terre et Ciel se continuent ces retrouvailles de l'humanité avec son Dieu. Mais sur la neige immaculée le sang des Saints Innocents et les pas des mauvais bergers sont autant de signes annonciateurs du Golgotha. Le commentaire d'un poème clef apporte la dernière touche lumineuse au tableau. Au-delà de la genèse de cette oeuvre poétique si picturale c'est toute l'humanitéqui est invitée à se tourner aux côtés du poète vers la flamme immortelle de cette nuit de Noël en une ultime vision qui évoque un La Tour. Élisabeth Lassaigne dans l'Homme Nouveau n°1384 du 9 décembre 2006Le livre s'est constitué en l'espace d'une trentaine d'années, d'un Noël à l'autre, quand venait l'Avent. Au dernier pas, sa composition toute simple apparaît. Voici d'abord un cercle d'animaux, un Bestiaire, qui dit et chante la naissance du Sauveur, mais c'est toute la création, obscure et lumineuse, qui réclame la vie éternelle, comme chacun de nous. Puis viennent les mages, les bergers, autour de l'Enfant et de sa Mère, avec joseph. Viennent aussi les soldats d'Hérode. Dans la dernière partie du livre s'entend plus souvent la voix du poète lui-même, comme s'il déposait au bord de la crèche ses jours, sa vie. Le ton de ces poèmes, leur couleur, est plus tragique. Noël est aussi le Massacre des Innocents et la mémoire de la Crucifixion. A Bethléem, aujourd'hui, des enfants meurent sous le tir de soldats. Relisant des poèmes anciens, l'auteur n'y a rien changé : ils ne lui appartiennent plus ; leur forme, régulière ou non, est inaltérable. Et c'est l'un des caractères de cette poésie que de mêler la sûreté classique et une certaine claudication, le pair et l'impair, rime et prose. Poésie moderne ? Elle s'ajoute au vaste et profond trésor de tous les Noëls, anonymes, populaires. Et c'est la langue française qui chante ici Noël.

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