Ad Solem

  • Comme l'écrit Jean-Yves Masson dans sa préface, ce 3e recueil de Réginald Gaillard mène le lecteur en profondeur dans les abysses humaines, non pas de l'introspection, mais plutôt de la plongée en eaux profondes et rédemptrices : « Ce n'est pas que par elle-même la poésie surmonte l'épreuve ou en diminue la gravité, mais elle est là pour dire au malheur : Tu ne me réduiras pas au silence. Tu n'auras pas le dernier mot . » C'est bien à cette aspiration du jour nouveau, de l'homme nouveau, de cette traversée de la vie, de ses désirs et de ses morsures, que le lecteur est amené comme un enfant dans cette poésie de l'ouverture :Vienne le jour nouveau qui efface la nuit et que disparaisse enfin le doux tumultedes voix fausses, car elles égarent l'esprit, instaurent le règne d'un silence funèbre.

  • A l'occasion de la canonisation de John Henry Newman, cet ouvrage recueille des articles organisés autour du thème de la Révélation et de sa perception. Comment percevoir la présence du Christ ? La question du rapport entre la foi et la raison doit-elle céder la place à la question de la foi et d'une forme de vision ? Une conviction traverse toute l'oeuvre de Newman : le Christ est toujours « spirituellement présent » au milieu de nous. Le regard de la foi contemple cette présence. Nous en prenons conscience, mais toujours « après coup », comme les pèlerins d'Emmaüs. Davantage qu'une série de propositions, la Révélation se présente comme une rencontre. Dieu se donne à percevoir, dans une Parole, et une Parole incarnée. Pour l'entendre et pour le discerner, il faut y prêter attention. C'est-à-dire l'aimer. « Nous croyons, parce que nous aimons » affirme Newman. Cet amour constitue le creuset de « l'argument de la sainteté » que Newman propose, hier et aujourd'hui, comme alternative à une rationalité réduite à la raison. Seul le saint est un véritable témoin. C'est la conviction que veut faire partager ce livre.

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  • Sous le nom de « Frère Benoît » Maurice Zundel alors en retraite à l'abbaye d'Einsiedeln a écrit en 1926 une méditation poétique sur la messe : le poème de la sainte liturgie.
    Cette première version oubliée n'a jamais été rééditée. Elle diffère de la deuxième édition, plus développée et réimprimée à de nombreuses reprises, par son désir de ne pas étouffer le texte par un commentaire discursif des gestes et des mots. Le poème de la sainte liturgie se veut être, précisément, une oeuvre poétique : un poème, sous la forme d'un palimpseste qui prolonge en même temps qu'il l'éclaire chaque partie de la messe. Mais le poète Maurice Zundel est aussi un philosophe de la liturgie. On trouve déjà dans ces pages de jeunesse le thème central qui traverse l'ensemble de son oeuvre :
    Tout reconduire à la vie - à la vie de Dieu. « A qui regarde du dehors les verrières d'une cathédrale, la fête de lumière demeurera pour toujours étrangère : de même, pour qui l'envisage du dehors, le Dogme reste obscur. Chacune des formules de Foi apporte, cependant, la solution d'un Problème de Vie. Ce n'est pas qu'on ait toujours explicitement distingué les éléments qu'il s'agissait de concilier. Mais il s'est toujours trouvé, qu'en leur laissant leur maximum de valeur, on les avait, sans violence, ramenés à l'Unité. On atteignait, d'instinct, à cet Ordre mystérieux, où les antinomies, vaincues, rendent témoignage à la Sagesse et à l'Amour. Aujourd'hui, on pense communément que le partage se fait ainsi :
    Aux croyants : le Ciel, - aux habiles : la terre. C'est faux : la terre fait partie du Royaume de Dieu. C'est un tout indivisible, un ensemble parfaitement lié ». Où le voir ? Dans la liturgie.

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  • À l'origine de ce petit traité rédigé en 1976, on trouve les débats récurrents sur la place et la fonction de la femme dans l'Église, mais aussi dans la société. La lutte contre les inégalités tendait à réclamer voire imposer une « indifférence aux différences » entre les sexes. Pourquoi, au nom de cette égalité, ne pas autoriser l'accès de femmes au sacerdoce ? Louis Bouyer répond en remontant à la source (théologique) de la problématique (sociologique). Considérer la distinction et la complémentarité entre les sexes à un niveau social, historique et anthropologique ne suffit pas. Il faut s'aventurer jusqu'à prendre en compte le plus essentiel en théologie : le mystère de la vie trinitaire. Voilà pourquoi Mystère et ministères de la femme conserve toute sa pertinence aujourd'hui. La situation post-conciliaire a fourni le prétexte pour éclairer le cheminement de l'humanité, dont la dualité sexuée apparaît sinon comme un mystère, au moins comme un défi. Dans cet essai prophétique, rédigé d'une traite mais fruit de quantité de travaux, d'expériences et de méditations, Louis Bouyer a voulu « déblayer le terrain » ou « la voie » pour qu'en Église la femme trouve un ministère ajusté à son mystère.
    Né dans une famille protestante, Louis Bouyer (1913-2004) est ordonné pasteur luthérien en 1936 après des études de lettres et de théologie. En 1939, l'étude des Pères de l'Église le conduit vers l'Église catholique. Il est considéré comme l'un des plus grands théologiens français du xxe siècle.

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  • Considérée autrefois comme un ensemble de formules à respecter scrupuleusement, la liturgie a été progressivement replacée par le mouvement liturgique, entre 1920 et 1963, dans le cadre plus vaste de la célébration du mystère pascal - passion, mort et résurrection du christ -, qui englobe non seulement (individu mais toute l'eglise, toute la société, tout l'univers, dans le grand mouvement qui fait passer les hommes et le monde de la mort à la vie dans le mystère de pâques.
    Ce " recentrement " de toute chose dans le christ est la marque propre du renouveau liturgique voulu par le concile. tout au long des chapitres de ce livre, le cardinal ratzinger aborde les différents aspects de cette christologie liturgique : disposition de l'autel, orientation de la célébration, place de la croix, gestes, participation des fidèles, langues, chants, rites etc. a cette aune, il mesure aussi les déviations liturgiques, théoriques et pratiques, qui ont contribué à réduire la célébration des mystères sacrés à une " auto-célébration " de (assemblée liturgique.
    L'esprit de la liturgie est une " somme " de théologie liturgique. c'est aussi un livre-programme. intentionnellement, le cardinal ratzinger a donné à son livre le même titre que celui de romano guardini, qui en 1918 lança le mouvement liturgique, dans l'espoir que l'esprit de la liturgie donne naissance à un mouvement qui corrige les insuffisances de la réforme de la liturgie catholique.

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  • Des mots qui sourdent du silence de la contemplation, et qui reconduisent à la vie, non sans épouser dans l'intervalle son cours et les détours qu'elle prend dans nos existences ordinaires. Comment dire la vie silencieuse qui nous habite, sinon dans une écriture où poésie et réflexion se soutiennent dans une unité de style qui caractérise l'écriture de Philippe Mac Leod. Écriture de l'excès perçu dans l'attention aux choses et aux êtres, Variations sur le silence se veut comme un appel à écouter l'Essentiel, qui est Vie, Silence, Amour.
    Que je m'élance ou que je reflue que je meure ou que je vive que je monte ou descende on ne quitte pas le silence, qui nous tient serrés entre ses lèvres muettes, avec la dernière syllabe de l'unique nom.Il n'est rien encore. Une toute petite étincelle, un flottement dans les airs, une secousse à la jointure des chairs. Un ciel pas plus gros qu'un poing, et qui grandit au loin, venu des déserts où le signe s'épuise d'une écriture toujours à reprendre.

    Philippe Mac Leod, né en 1954, place son oeuvre sous le signe de l'expérience spirituelle partagée dans l'écriture. Il est l'auteur de plusieurs livres aux éditions Ad Solem.

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  • 500e anniversaire de la naissance de saint Philippe Neri Quel intérêt présente aujourd'hui la personnalité et l'oeuvre de saint Philippe Néri (1515- 1585) ? Avant tout le fait que ce prêtre italien de la fin du xvie siècle était un homme libre.
    Tout le monde aujourd'hui veut l'être. Seulement, voilà, ce n'est pas simple d'être libre, ou libéré ! Il faut d'abord savoir ce qu'on veut faire de sa liberté. Une liberté sans emploi, une liberté à la dérive, une liberté qui ne va pas plus loin que se livrer sans résistance à tous les vents de l'actualité (ou de la pseudo- actualité), qui capricieusemet veut tout et tout de suite, mais qui, finalement, doit reconnaître qu'elle ne sait pas ce qu'il veut.
    Saint Philippe, ce Florentin de la Renaissance, ne s'est jamais laissé enfermer dans l'armure de la Contre-Réforme.
    Transporté dans la Rome de son temps (une Rome qui n'avait pas grandchose à envier à celle des Fellini et de la mafia aujourd'hui), cet homme sans carapace, jamais tendu, souriant toujours et souvent riant aux éclats, a montré des nerfs d'acier, un coeur de flamme. Dépouillé spontanément, enraciné dans l'essentiel, il a su comme personne « s'adapter », selon cet instinct de la vraie charité qui sait que l'adaptation passe par une ouverture de tout l'être à toute la vérité ; là est la seule manière d'y gagner les autres. L'Oratoire, la libre société de prêtres que cet archi-libéral a laissé se former spontanément autour de lui, n'a jamais eu d'autre message. Peutêtre bien est-ce en fin de compte celui que tous les chrétiens d'aujourd'hui ont le plus grand besoin d'entendre ?

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  • - Une réflexion profonde sur la théorie de René Girard, en référence aux psychologiques du désir mimétique, du ressentiment dans l'histoire, du sacré et de la violence, sous le point de vue du « politiquement correct ».
    Si les fils répètent les crimes de leurs pères précisément parce qu'ils se croient moralement supérieurs à eux comme l'affirme le Nouveau Testament, c'est parce que :
    - chaque société/époque a une idole, mais n'en est pas consciente ou s'en cache (l'idole régnante), - dès que la société a versé trop de sang pour cette idole régnante et que son culte devient trop visible, l'idole régnante se noie dans le sang versé pour elle et devient une idole déchue, - dès que son idole est déchue, la société prend conscience des crimes commis en son nom, et elle trouve alors le courage (c'est un bien grand mot...) de s'élever contre le règne qui a déjà pris fin, - loin de permettre l'avènement d'un monde meilleur, ce combat contre l'idole déchue focalise toute l'attention morale de la société sur le passé, et permet ainsi à une nouvelle idole régnante de monter sur le trône et de recevoir à son tour des sacrifices dans l'indifférence générale - c'est ce que l'auteur appelle le Pacte des Idoles (l'idole déchue accepte de focaliser sur elle tous les reproches liés à la violence d'une société, à la manière d'un père mourant qui accepterait de passer pour l'auteur des crimes de son fils),

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  • Le visage d'Edith Stein a disparu dans le martyre qu'elle subit à Auschwitz le 9 août 1942.
    Depuis lors, ses différents biographes ont tenté de recomposer les éléments de sa vie et de sa personnalité à partir d'une facette de sa personnalité. Edith Stein philosophe, Edith Stein carmélite, Edith Stein féministe: les approches se succèdent et esquissent les différents traits d'un visage dont l'unité demeure cachée dans le secret d'une destinée.
    Dans ce livre, Philibert Secretan propose une approche synchronique d'Edith Stein. «Le portrait que je propose ici s'organise autour de trois données de fait: la conversion du judaïsme au christianisme; le passage de la phénoménologie à la sagesse philosophique;
    L'entrée au Carmel. Autant de faits qu'il s'agit de traiter non plus en diachronie, comme autant d'étapes d'une existence étalée dans le temps, mais en synchronie, comme autant de strates d'une personnalité dans laquelle continuent à résonner des échos de ces moments constitutifs de son être singulier.» En conclusion, Philibert Secretan s'attache à montrer comment la vertu d'obéissance - à la vérité vue par l'intelligence jusqu'à la volonté de Dieu, de l'université au Carmel - unifie les strates qui constituent la personnalité d'Edith Stein. Un livre de vie. Un testament aussi, de celui qui sur le conseil de Paul Ricoeur a introduit la pensée d'Edith Stein en France.

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  • Le Père Michel-Marie Zanotti-Sorkine est curé de l'église des Réformés, à Marseille. En quelques années, il a transformé une église moribonde en une des paroisses les plus fréquentées de Marseille. La foule se presse le dimanche pour assister à la liturgie, pour prier, adorer, vivre des sacrements et faire rayonner la lumière du Christ autour d'elle.
    Les conversions se multiplient, les vocations aussi, et les non-chrétiens franchissent les portes de l'église pour découvrir quel mystère se cache dans ce lieu. Comment expliquer un tel phénomène dans une société que l'on dit immunisée du besoin de la transcendance ? Dans une Église dont on stigmatise les faiblesses et prédit constamment la disparition ?
    Le père Zanotti-Sorkine répond à toutes ces questions, et à bien d'autres encore, dans ce livre-entretien.
    Après l'évocation de sa jeunesse, de ses parents, de la naissance de sa vocation et de son épanouissement, au milieu de l'univers artistique à Paris, dans la vie religieuse puis dans le clergé séculier, il dévoile ce qui est pour lui le secret de son ministère : pas de « plan pastoral » ni de discussions sans fin, mais le primat de la prière, de la présence du prêtre dans son église, la fidélité aux sacrements, l'attention à la beauté de la liturgie dans ses deux formes, à la dignité de tout ce qui touche à Dieu. Beauté et vérité sont mises ensemble au service de la sainteté dont le prêtre doit éveiller le désir, par son attitude, par son habit aussi. Et derrière tous les moyens mis en oeuvre pour servir l'Église, on trouve la présence discrète et forte à la fois de Marie, à qui le père Michel-Marie a confié la fécondité de son ministère, et toute sa vie.
    Un livre exceptionnel.

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  • La crèche et la croix

    Edith Stein

    • Ad solem
    • 10 Janvier 2008

    La crèche et la croix réunit cinq textes d'edith stein : une conférence prononcée en janvier 1931 sur le mystère de noël et quatre méditations sur le thème de la croix et du mystère pascal, composées entre 1934 et 1941.
    Il peut paraître étonnant d'associer sous le même titre le mystère joyeux de la naissance du christ et le mystère douloureux de sa passion. c'est edith stein elle-même qui dans le mystère de noël met en lumière la logique profonde de ce rapprochement : " les mystères du christianisme forment un tout indivisible. si l'on se plonge dans l'un, on est conduit à tous les autres. c'est ainsi que le chemin qui commence à bethléem mène immanquablement au golgotha, de la crèche à la croix.
    " entre noël et pâques edith stein voit se dérouler le dessein d'amour de dieu pour l'humanité, appelée à la rédemption par sa configuration progressive au fils de dieu, dans l'eglise qui est son corps. " le chrétien doit vivre toute la vie du christ. il doit grandir jusqu'à atteindre l'âge adulte du christ, et un jour commencer sa montée vers le golgotha. " la crèche et la croix anticipe de manière bouleversante le propre chemin de croix d'edith stein, scellé par son martyre à auschwitz, en août 1942.

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  • Après tant de lectures, d'expériences, de réflexion et de prière, Père Jérôme, au milieu des années 1960, donne une synthèse de ce qui lui paraît être l'essentiel tant pour un moine que pour un chrétien. Les deux petits écrits sur la vertu de religion et celui sur l'athéisme, réunis dans ce volume, tentent de cerner et de justifier l'urgence de certaines attitudes fondamentales pour pouvoir faire face aux problèmes que pose au chrétien le monde moderne. À cinquante ans de distance, ils n'ont pas vieilli. Ils ont même gagné en actualité.
    «Les trois textes publiés dans ce volume furent rédigés par Père Jérôme pendant la période difficile de sa vie, autour des années 1960. Affronté à un surcroît de solitude, il répondit par un surcroît de silence, d'étude et de prière. À cinquante ans de distance, ils n'ont pas vieilli. Dans leur austère sobriété, ils ont gagné en pertinence et en actualité. De la crise actuelle des institutions de l'Église et de la société humaine, nous ne sortirons, à notre tour, que par un surcroît de prière et de foi, alimentées par une philosophie et une théologie exigeantes. Tels nous apparaissent ces trois textes.»

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  • La Fragilité et la Grâce se présente comme le journal spirituel tenu par un frère prêtre de la Communauté du Chemin Neuf. Régulièrement, Olivier Turbat consigne dans l'écriture la réponse donnée jour après jour à l'action de la grâce, avec ses difficultés mais toujours habité par le désir d'y correspondre. Journal personnel, que pourtant le lecteur peut s'approprier. Car si la grâce prend plusieurs formes, la fragilité nous est commune. Livre de vie donc, et compagnon et guide sur un chemin parcouru par un frère auquel nous lient la grâce et notre condition. Que doit-on comprendre par fragilité ? Peut-être la seule véritable condition à l'action de Dieu en nous ; quand nous ne pouvons plus rien faire, quand nous n'en pouvons plus, il nous reste seulement que de vouloir consentir, d'un regard, d'un geste. D'un mot. Une attente dans la patience. Ce chemin de grâce, Olivier Turbat l'éprouve aujourd'hui dans la fragilité physique résultant d'un AVC.
    Olivier Turbat, après une formation chez les Jésuites, est prêtre dans la Communauté catholique à vocation oecuménique du Chemin Neuf née à Lyon en 1973.

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  • Adoro

    Thomas D'Aquin

    Qu'est-ce qu'être présent ? Comment Dieu est-il présent ? De deux manières. Comme le créateur de toute chose : comme Dieu est la cause de tout ce qui existe, il est présent, d'une présence que la théologie appelle présence d'immensité à tout ce qui nous entoure, au moindre atome qui existe. Mais Dieu veut être présent à nous non pas seulement comme notre cause, c'est un peu trop abstrait, mais comme notre ami. C'est pour nous être présent de cette manière, qui respecte notre liberté, qu'il est présent Lui-même dans le pain et le vin consacrés - c'est la fameuse Présence réelle de notre Seigneur, Jésus-Christ, dans l'eucharistie. Ce petit livre voudrait décrire cette présence d'intimité en plongeant dans le cour brulant d'un grand saint, triplé d'un théologien et d'un poète : saint Thomas d'Aquin, auteur de l'Office du Saint-Sacrement, qui est toujours chanté dans l'Église - un des plus grands succès de la poésie occidentale.' A deux voix, celle d'un frère et d'une soeur dominicains d'aujourd'hui, nous allons méditer l'Adoro Te. Après la traduction de chaque strophe, une glose s'efforcera d'abord d'entrer dans les sentiments du saint théologien devant l'eucharistie. Une scholie développera brièvement un des thèmes théologiques présents dans la strophe. Des notes et des remarques feront écho, nuanceront, amplifieront et approfondiront. Commençons, plaçons-nous avec le saint devant le pain et le vin, après que le prêtre a dit ceci est mon corps , ceci est mon sang , dévorons-les du regard et de l'esprit pour comprendre, un peu !

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  • Saint Philippe Néri

    John Henry Newman

    • Ad solem
    • 9 Septembre 2010

    Après son entrée dans l'Eglise catholique, en octobre 1845, à l'âge de 45 ans, la question s'est rapidement posée pour Newman de la forme de vie qu'il devait choisir dans le catholicisme. La culture qu'il avait reçu dans l'Anglicanisme le poussait à chercher un cadre où la liberté personnelle pourrait s'épanouir dans un cadre à la fois religieux et humaniste, comme celui qui était auparavant le sien à Oxford. Où retrouver un tel cadre dans le catholicisme? La découverte de saint Philippe Néri, à Rome, lors de son année de préparation à la prêtrise, et de la communauté de l'Oratoire lui sembla être la forme la plus proche de ce qu'il avait connu dans l'Anglicanisme. Par son humanisme et son enracinement dans la culture des villes libres de l'Italie de la Renaissance, puis par l'usage qu'il avait fait de la culture pour réévangéliser Rome, saint Philippe Néri offrait comme dans un miroir le visage catholique de l'idéal que Newman avait défendu à Oxford. Dans la personnalité de saint Philippe, Newman voyait de manière vivante, incarnée - «réelle», pour reprendre une expression qu'il chérissait - la culture transfigurée par l'amour de charité infusé par l'Esprit du Christ en nous. En 1848, après avoir été réordonné prêtre, Newman rentra en Angleterre pour fonder l'Oratoire de Londres et de Birmingham.
    Ce livre réunit tous ses essais, articles et prières ayant pour thème saint Philippe Néri, et forment une clé de lecture indispensable pour comprendre l'itinéraire de sainteté de Newman dans l'Eglise catholique.

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  • Prier comme Jésus

    Jean-Marie Lustiger

    • Ad solem
    • 8 Novembre 2013

    Ces 25 méditations inédites en livre sur le Notre Père sont le résumé des émissions données par le cardinal Lustiger à Radio Notre- Dame en 1986. D'abord publiées dans Paris Notre-Dame, puis traduites en anglais, elles paraissent pour la première fois sous forme de livre grâce au travail d'édition réalisé par Jean Duchesne.
    «On trouve dans ces textes, écrit Jean Duchesne dans sa préface, comme la clé de ce qui a motivé le cardinal Lustiger. Il ne s'agit pas de fournir des raisons de croire, mais d'introduire au coeur même de la vie de foi, c'est-à-dire dans la relation au Christ et la prière avec lui.
    Il n'y a là aucune théologie inédite, pas de spiritualité nouvelle ni d'allégeance à une école particulière. C'est au contraire une synthèse qui, pour être personnelle au sens où elle est intensément vécue, reste d'une orthodoxie rigoureuse et traditionnelle, avec pour principal souci d'en déployer les richesses : la vie chrétienne s'inscrit dans la suite du Christ, donc dans la dynamique des relations intemporelles entre le Père, le Fils et l'Esprit, mais inséparablement dans l'Histoire que la Création inaugure, qui rebondit avec la Révélation culminant en l'Incarnation, la Passion et la Résurrection, qui se poursuit jusque dans le quotidien et qui s'achèvera à la fin des temps, lorsque toute prière ne sera plus que de bienheureuse louange.»

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  • Les sermons publiés pour la première fois dans ce volume ont été prêchés par Louis Bouyer entre 1936 et 1938, alors qu'il était encore pasteur luthérien à Paris. Ils ont été retrouvés à l'abbaye de Saint-Wandrille en 2012, où le Père Bouyer a passé les dix dernières années de sa vie. Le lecteur découvrira l'universalité chrétienne de la prédication du pasteur Bouyer (âgé alors de 26 ans). Avec des accents qui rappellent Newman, ces Sermons pastoraux répartis dans l'ordre des saisons liturgiques (Avent, Noël, Épiphanie, Carême, Temps pascal et dimanches après la Trinité ) contiennent déjà les idées qui seront développées dans les oeuvres de la période catholique de l'auteur, notamment dans Le Mystère pascal. La méditation cultuelle des Écritures prépare les fidèles à s'approcher de la table de communion, fruit d'amour de l'arbre de la Croix qui doit consommer dans l'unité toutes nos divisions - sociales comme ecclésiales. En ce sens, la publication des Sermons pastoraux constitue un authentique événement oecuménique.Né dans une famille protestante, Louis Bouyer (1913-2004) est ordonné pasteur luthérien en 1936 après des études de lettres et de théologie. En 1939, l'étude des Pères de l'Église le conduit vers l'Église catholique. Il devient prêtre de l'Oratoire en 1944. Professeur à l'Institut catholique de Paris jusqu'en 1963, il enseigne ensuite en Angleterre, en Espagne et aux États-Unis. Il est considéré comme l'un des plus grands théologiens français du xxe siècle.

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  • Nicolas de Flue

    Charles Journet

    • Ad solem
    • 11 Octobre 2017

    2017 marque le 600e anniversaire de la naissance de saint Nicolas de Flue, auquel la Confédération Helvétique doit d'avoir échappé à son éclatement après ses victoires contre la France. Qui est Nicolas de Flue ? Un paysan dans un canton montagneux du centre de la Suisse ; un homme impliqué en politique, chargé d'exercer la justice dans les différents qui opposent les hommes ; un soldat, au contact des passions qui déchirent la jeune nation suisse entre désir d'indépendance et conquête de nouvelles cités. Enfin et surtout, un époux, père de dix enfants, qui avec l'accord et le soutien spirituel de son épouse Dorothée, quitte le monde et se retire dans la solitude d'une vie d'ermite pour répondre à un appel de Dieu toujours plus fort. Le monde ira dès lors le chercher dans son ermitage, pour lui demander conseil. De toute l'Europe on vient à Frère Nicolas pour recevoir conseil et lumière. Paix surtout. La paix intérieure que sa vie avec le Dieu-Trinité irradie autour de lui.
    C'est à partir de ce centre de la vie de saint Nicolas de Flue : la vie en Trinité, que se déploie cette biographie. On y voit s'y refléter comme dans un miroir l'âme contemplative de Charles Journet.

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  • Au matin, l'Empire, sur ses gardes, ouvre les portes au Roi des Juifs, désarmé à outrance, infiniment insignifiant.
    Pilate a mal dormi. Sa femme a cauchemardé à cause de ce juste dont l'innocence vient clamer jusqu'aux confins du rêve. Dans la grande salle du prétoire, obéissant au soldat qui le maintient immobile au centre du dallage, Jésus regarde Pilate avec les yeux droits du Royaume à venir. Entre eux, César !, et dans la cour, la haine bénie d'un pouvoir religieux effrayé par la nouvelle Alliance qui bientôt sera scellée.
    «Fouettez-le! Ordre du gouverneur!»- «À la croix! À la croix!», hurle la foule. Encore un peu de temps, je vous en prie ! Pilate interroge, Pilate écoute - Pilate est mort sous l'opinion qui le tient. Un dernier acte, le temps d'entrer en scène : « Ecce homo», suivi d'un filet d'eau sur des mains lâches, et l'amour peut s'avancer.

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  • L'homme est-il menacé d'abolition? Quel est au juste ce danger d'«abolition» ? Qu'il y en ait un, nous en sommes obscurément conscients, sans bien savoir de quoi nous avons peur, et plus encore aujourd'hui peut-être qu'à l'époque où Lewis écrivait. Le progrès constant des sciences, l'explosion des technologies informatiques et biologiques donnent bien à l'homme des pouvoirs grandissants sur lui-même, mais nous ne sommes pas sûrs qu'il fera bon usage de ces pouvoirs. On dit parfois que l'homme est aujourd'hui maître de son destin. Soit ;
    Mais qui nous dit qu'il saura maîtriser cette maîtrise, pour le bien de l'humanité ? « Nous n'avons pas encore vu ce que l'homme peut faire de l'homme »: derrière cet impensé de la culture ambiante, on trouve la conviction que le progrès serait toujours automatiquement bénéfique. De sorte que cela semble être aujourd'hui un devoir de l'humanité de « s'améliorer » elle-même grâce à l'ingénierie génétique, conditionnement plus total encore que les techniques comportementales, ou même de se dépasser dans une «transhumanité » radicale, dont les produits seraient si parfaits qu'ils n'auraient plus rien d'humain. On ne se demande pas quel rapport auront ces hommes techniquement améliorés avec ceux d'entre nous qui n'auront pas été perfectionnés, puisqu'il est clair que l'homme ne sera amélioré ou dépassé que dans certains hommes. Qu'en serait-il du reste de ce qui deviendrait fatalement une sous-humanité ? Telles sont les questions que pose cet essai lucide. Le xxe siècle fut celui de la «mort de Dieu»; le xxie siècle serat- il celui de la «mort de l'homme»?

  • Le songe de Gérontius

    John Henry Newman

    • Ad solem
    • 25 Février 2016

    En 1865, quelques mois après la parution de l'Apologia pro vita sua, qui retourna en sa fa veur l'opinion religieuse de l'Angleterre, Newman eut soudain le sentiment de la proximité de la mort. L'épuisement ressenti à la suite de l 'effort que lui avait demandé sa réponse aux attaques répétées contre lui le plongea dans une tristesse profonde, qu'il maîtrisa et utilisa pour écrire un long poème méditatif sur la mort, et le face à Face qui la suit avec le Christ: Le songe de Gérontius . Newman décrit l'agonie d'un prêtre, sa mort dans la prière, puis l'itinéraire de son âme jusqu'au moment de sa rencontre avec son Créateur. Tout au long de ce chemin, l'âme est soutenue par la prière de l'Eglise de la terre, et accompagnée d'une présence angélique. La beauté du poème conduisit le compositeur Elgar à en 1908 .
    Le Songe de Gérontius tranpose sous forme poétique l'essentiel de la pensée et de la spiritualité de Newman, en particulier le face à Face final de l 'âme avec son Créateur, qui renvoie à sa conversion de 1816, durant laquelle il prit conscience qu'il n'y a que «deux êtres absolument, lumineusement réels: l'âme et son Créateur». Mais pourquoi le «songe» de Gérontius?
    L'au delà de la vie est-il un songe? Pour Newman, c'est au contraire notre existence ici bas qui manque de réalité par rapport à la densité de vie qui nous attend près de Dieu. La mort est le moment de la sortie «hors des ombres et des images, dans la vérité», préparé par un dépouillement progressif du «vieil homme», répété tout au long de notre vie. P our Newman, l'existence nous est donnée pour nous préparer au face à F ace ultime, qui sera aussi une mort à ce qui reste de vanité et de manque d'amour en nous.

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  • On trouvera dans ce livre une introduction à la phénoménologie, pour ceux qui voudraient s'y initier. Mais on y découvrira aussi et surtout une méditation christique, pour ceux qui désirent y entrer. Fruit simultané de cours universitaires, de retraites spirituelles, et d'offices chaque jour chantés, Alentour du verset déploie une « Petite phénoménologie des Mystères » - qui est aussi un véritable « Chapelet phénoménologique ». Conduit sur le modèle de Marie qui « revenait aux choses-mêmes dans son coeur » (Lc 2, 19), l'ouvrage égraine les vingt mystères du Rosaire selon une méditation priante, rigoureuse et philosophique. Il n'y a pas là non plus que de la spiritualité. On y trouve d'abord le meilleur des pensées des phénoménologues (Heidegger, Merleau-Ponty, Levinas, Marion, Chrétien, Lacoste, Romano, Falque, ou encore Arendt, Stein, Buber ou Rosenzweig), mais en tant que la raison passe ici au prisme de l'oraison. Comme l'écrit Emmanuel Falque dans sa préface : « Certains livres sont intéressants et d'autres sont intelligents. Il y a aussi les livres documentés et les livres innovants. Et il y a aussi les très grands livres. Alentour du verset est de ceux-là, comme il y en a peu dans une décennie. » Soeur Marie-Aimée Manchon est moniale (Fraternités monastiques de Jérusalem) et chargée d'enseignement au Collège des Bernardins et à la Faculté de philosophie de l'Institut catholique de Paris.

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  • Ces Trois entretiens sur la guerre, la morale et la religion constituent le dernier livre de Vladimir Soloviev (publié peu de temps après sa mort, en 1900). On peut à juste titre y voir le testament philosophique, politique et religieux de celui qui a sans doute été le plus grand penseur russe du XIXe siècle. Trois protagonistes : un Général, un Homme politique et Monsieur Z (alias Vladimir Soloviev), personnifications des vérités du passé, du présent et de l'avenir, s'opposent dans un dialogue très vif au représentant de l'erreur sous toutes ses formes qu'est le Prince (disciple de Tolstoï et à ce titre agent d'une confusion mentale et spirituelle qui en fait un précurseur de l'Antéchrist). A travers ces trois entretiens , Vladimir Soloviev montre le caractère indispensable de l'Etat, de la culture, de l'Eglise - du progrès et des institutions humaines en général - au moment où une lumière crépusculaire commence à descendre sur les valeurs qui formaient la civilisation occidentale. Au fil d'un dialogue où s'entremêlent admirablement gravité et humour, la courtoisie des échanges se voit perturbée par le sentiment d'une menace diffuse, qui altère la limpidité de l'atmosphère. Un temps s'achève. Un autre commence, prélude à ce temps de la fin des temps (le nôtre ?) que décrit en conclusion le Court récit sur l'Antéchrist, où face à la persécution que l'Antéchrist a déclenchée contre les chrétiens du monde entier, les représentants de l'Orthodoxie (le moine Jean) et du Protestantisme (le pasteur Paulus) prennent refuge auprès du pape Pierre II, qui scelle dans le martyre le retour à l'Unité des communautés chrétiennes divisées.

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  • 2017 marque le 500e anniversaire de la naissance du mouvement de la Réforme, qui a vu se cristalliser deux nouvelles compréhensions du christianisme autour de Martin Luther, en Allemagne, et de Jean Calvin, en Suisse et en France.
    A l'intérieur de ce mouvement, qui provoque une division à l'intérieur des nations chrétiennes d'Europe, l'Angleterre occupe une place à part. Passée à la Réforme sous le règne de Elisabeth 1ère, l'Eglise d'Angleterre se présente comme un compromis entre les excès catholiques et les carences protestantes. La question qui divise Catholiques et Réformés est celle dite de la «justification» : la foi suffit-elle à être sauvé par le Christ, ou bien faut-il également, voire d'abord, accomplir des «oeuvres». Ce qui est en jeu, c'est le rôle de la grâce comme don gratuit, initiative libre de Dieu pour nous sauver. En 1838, John Henry Newman prononce une série de «Leçons sur la justification» dans lesquelles il tient ensemble deux choses : la relation personnelle avec le Christ dans la réception du salut (il n'y a pas de mécanique du salut) ;
    L'efficacité des sacrements, qui manifestent et accomplissent le recréation de l'homme (il n'y a pas de «foi seule» qui sauve séparément des sacrements). Un chef d'oeuvre d'équilibre, qui constitue l'une des plus importantes contributions à l'oecuménisme.

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