Actes Sud

  • La maison brûle ! La crise climatique est là qui menace  l'équilibre du monde. Des mouvements sociaux ont déclaré l'état d'urgence social et écologique. Mais pourquoi sommes-nous incapables d'agir en conséquence ? Comment éteindre l'incendie ? Depuis plus de vingt ans, Naomi Klein se fait l'écho incisif de la guerre économique qui prend pour cibles les individus et la planète. Elle propose ici la mise en oeuvre du plan de sauvetage : un «New Deal »vert.  

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  • Notre modèle économique est en guerre contre la vie sur Terre. Nous ne pouvons infléchir les lois de la nature, mais nos comportements, en revanche, peuvent et doivent radicalement changer sous peine d'entraîner un cataclysme. Pour Naomi Klein, la lutte contre les changements climatiques requiert non seulement une réorientation de nos sociétés vers un modèle durable pour l'environnement, mais elle ouvre aussi la voie à une transformation sociale radicale, transformation qui pourrait nous mener à un monde meilleur, plus juste et équitable. Tant par l'urgence du sujet traité que par l'ampleur de la recherche effectuée, Naomi Klein signe ici son livre sans doute le plus important à ce jour.

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  • Le triomphe du néolibéralisme a de nombreuses causes. Mais l'une d'entre elles est aussi essentielle que mal perçue et mal comprise : la puissance des idées lorsqu'elles sont soutenues par des personnes et des moyens tels qu'elles s'emparent des masses. La puissance des idées néolibérales a subordonné la planète. Elle est la raison d'être de ce manifeste. C'est elle qui a ouvert la voie à ce capitalisme d'un nouveau type, un capitalisme à l'état pur, libéré de toutes les contraintes morales ou politiques qui l'entravaient encore il y a quelques décennies. Et c'est à cette idéologie que le Second manifeste convivialiste répond.

  • Les thèses ne manquent pas pour expliquer le surgissement du capitalisme et ses conséquences. Or il se trouve que Dany-Robert Dufour a eu accès à un texte étonnant, complètement oublié ou presque, datant de 1714, de l'époque même où ce système s'est mis en place et qui pourrait considérablement renouveler les analyses permettant de savoir dans quelle galère au juste nous sommes embarqués.  

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  • On a trop tendance à voir dans le don une petite affaire privée - le don de soi -, une disposition psychologique qui n'engage que la personne qui donne. Rien n'est plus faux. Derrière cette notion, c'est toute la vitalité de l'existence collective qui est en jeu. L'originalité de ce livre est de déployer toute la portée du système-don, à la fois levier d'action et clé de lecture permettant à l'homme d'exprimer et de comprendre les ressorts cachés des pratiques qui le caractérisent de tout temps : les soins, les sports, les arts, la quête spirituelle et religieuse, mais aussi l'engagement politique et jusqu'aux comportements plus récents du salarié et du manager.  

  • Avec les nanotechnologies, on façonne aujourd'hui la matière atome par atome pour concevoir des objets aux propriétés fantastiques : plus résistants que l'acier et plus légers que le plastique, antibactériens et autonettoyants, élastiques à volonté, capables de transporter les médicaments au coeur des cellules choisies... Les "nanos" permettent des avancées insoupçonnées dans beaucoup de domaines mais le rêve vire au cauchemar : alors que les industriels en ont déjà placé dans des milliers de produits du quotidien (aliments, cosmétiques, vêtements, appareils ménagers, matériaux de construction...), leur toxicité se révèle effrayante.
    L'enquête de Roger Lenglet dresse l'état des lieux des applications et des entreprises impliquées. Elle dévoile aussi des études sanitaires restées dans l'ombre jusqu'à présent. Le résultat est explosif, à la hauteur de la centaine de milliards d'euros de financements publics que les promoteurs ont déjà captés en Europe et dans le monde pour développer ce marché très juteux.
    Roger Lenglet, l'auteur du grand livre sur les neurotoxiques (Menace sur nos neurones, Actes Sud, 2011) indique non seulement le niveau de toxicité de chaque type de nanos mais établit aussi une liste des produits concernés.
    Par ailleurs, il révèle comment les lobbies industriels sont parvenus à emballer les décideurs politiques. Et comment ils ont déjoué la réglementation qui les obligeait à tester les nanos avant de les diffuser.
    La France (mais aussi les autres pays dits "riches") a voulu prendre ce "virage fabuleux" à la vitesse maximale en misant sur l'innocuité des nanos. Choix dramatiquement dangereux. Un nouvel exemple de ce qui se produit quand on fait confiance, dans le domaine de la santé publique, aux industriels et aux chercheurs qui sont juges et parties dans des affaires qui rapportent gros.
    Première enquête en France sur la toxicité des nanos qui envahissent nos corps, s'installent au coeur de nos cellules où elles jouent avec nos gènes et causent des dégâts à faire pâlir de jalousie les cancérogènes classiques.
    Le scandale de ces nouveaux poisons est sur le point d'éclater.

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  • Cet ouvrage pose un regard inédit sur la "crise sans fin" que traverse le monde musulman : il éclaire la faillite politique de ces pays par le culte de la virilité, qui affecte non seulement les rapports entre les sexes, mais aussi les relations des hommes entre eux et, fondamentalement, la vie en société. La virilité n'est pas appréhendée ici dans sa dimension érotique, mais dans sa portée politique. Une traversée qui s'ouvre dans l'Arabie préislamique et s'achève avec les talibans afghans, à la fin du XXe siècle, après s'être arrêtée sur l'empire des Steppes, l'empire ottoman, le puritanisme des wahhabites, la révolution khomeiniste, le destin de Saddam Hussein et les tribulations des hommes ordinaires au Maghreb.   

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  • Depuis une dizaine d'années, les États-Unis mobilisent une arme économique dont les élites européennes sont en train d'évaluer les dégâts et que l'opinion publique ne soupçonne pas : leur droit, leurs lois, qu'ils appliquent au-delà de leurs frontières et qui leur permettent de s'ingérer dans la politique étrangère et commerciale de leurs ennemis comme de leurs alliés. Cibles prioritaires : les entreprises européennes en général, et françaises en particulier. Méthode : sanctionner en infligeant de lourdes amendes, fragiliser, racheter. Washington joue au shérif économique pour préserver et enrichir ses intérêts nationaux.

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  • Elles sont aujourd'hui 15 % dans l'armée française, 19 % dans la Police nationale. Le phénomène est international : on les a vues nombreuses dans les troupes américaines en Irak, elles constituent une grande partie des troupes de l'armée d'Israël, et ce depuis la création du pays, il existe aussi des policières en Afghanistan ou au Soudan ainsi que des soldates au Yémen, en Colombie ou en Inde. Partout l'évolution des sociétés a suivi la même direction. Les femmes prennent de plus en plus part à d'autres formes de violence, illégale cette fois. Les guérillas comptent un fort pourcentage de femmes dans leurs rangs (jusqu'à 40 % en Colombie ou au Sri Lanka) et le terrorisme, de la Russie à l'Irak, attire de plus en plus de femmes qui n'hésitent pas à s'investir, parfois jusqu'à la mort. Plus près de chez nous, les femmes participent à des révoltes et des luttes en tout genre, tandis que les rings de boxe ou les salles de sports de combat leur ont ouvert leurs portes.
    Que se passe-t-il donc pour que les femmes fassent ainsi preuve d'une agressivité, d'une colère et d'un engagement physique auquel nous ne sommes pas accoutumés ?
    "Guerrières" : un mot qui fait peur. Si la politique ou le militantisme ont depuis longtemps adopté sans problème un langage guerrier qui irrigue notre quotidien - ne parle-t-on pas couramment d'un adversaire qu'il faut battre, de combats à gagner, de lutte à mener et de victoires à obtenir ? -, il est encore rare d'y associer l'image de la femme. En remontant le cours de l'histoire, Moïra Sauvage démontre que les champs de bataille n'étaient pas inconnus des plus intrépides, que les reines guerrières furent nombreuses et non moins héroïques que leurs homologues masculins. Mais ces guerrières n'ont pu échapper à la norme que grâce au fait qu'on avait besoin d'elles - durant des périodes très particulières. Elles ont ensuite, sauf quelques exceptions emblématiques, été oubliées par les auteurs de la "grande histoire", celle des rois et des grands de ce monde. Quant aux autres, les émeutières des quartiers pauvres, les révolutionnaires dont la ferveur était considérée comme utile, les militantes pour le droit de vote, elles ont souvent été reléguées par la mémoire populaire dans un oubli volontaire. En s'opposant à l'ordre établi, en luttant pour changer la société, elles ne correspondaient pas à l'image que l'on voulait retenir du sexe dit "faible".
    Pour mieux comprendre le phénomène, l'auteur est ensuite allée à la rencontre des femmes guerrières d'aujourd'hui, de celles qui prennent les armes, que ce soit de façon légale ou illégale, mais aussi de celles qui luttent par d'autres moyens et font de leur vie un combat, ces militantes qui veulent changer le monde.
    Leurs histoires et leurs témoignages dressent le portrait d'un sexe féminin que l'on a trop souvent tendance à considérer comme victime alors qu'il a fait preuve, aujourd'hui comme hier, d'une force indéniable.
    D'autres questions naîtront de ces rencontres : en ce début de millénaire, les changements de mentalité qu'apportent ces nouvelles guerrières permettront-ils de redéfinir les normes sexuelles de nos sociétés ?

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  • De la culture et la consommation traditionnelles de la feuille de coca jusqu'aux raids des commandos militaires dans les jungles andines, en passant par des rencontres avec des «mules» qui croupissent en prison et les dernières techniques des trafiquants de poudre blanche - Coca ! parcourt la Bolivie, le Pérou et la Colombie pour nous faire découvrir les coulisses du spectacle terrifiant de la cocaïne, ennemie publique numéro un des gouvernements occidentaux.

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  • Biberons, cartables, DVD, ordinateurs, chaussures, emballages alimentaires, revêtements du sol, tuyaux, rideaux de douche, meubles...
    Les matières synthétiques sont partout. Coloré ou noir, design ou simplement pratique, bon marché ou de luxe, le plastique nous séduit et nous facilite la vie. Depuis une soixantaine d'années, il nous envahit et, à présent, il s'est introduit dans notre organisme. Il est indestructible. Qu'on le jette ou qu'on le brûle, la Terre ne s'en débarrassera plus jamais. Nous habitons tous la planète Plastic. Comment faire face et trouver des alternatives ? Le livre "Plastic Planet" fait le point sur les différentes zones d'ombre que l'industrie tente de garder secrètes.

    Aujourd'hui, 260 millions de tonnes de matières plastiques sont produites par an, c'est-à-dire 30 kilos par personne habitant notre planète bleue, ce qui correspond à 6000 sacs en plastique, 1700 brosses à dents, ou 100 paires de chaussures.
    Nous savons depuis l'invention du plastique, il y a à peine cent ans, que les substances chimiques que l'on allie pour le fabriquer sont dangereuses. Les personnes travaillant dans les usines de plastique en ont d'ailleurs fait les frais. Mais on a voulu croire et nous faire croire que ces substances ne se libéreraient jamais, une fois le processus de fabrication achevé.
    Au cours des années 1990, les scientifiques ont prouvé le contraire. Depuis, on sait que le bisphénol A et les phtalates par exemple, s'échappent, notamment suite à un choc, un changement de température, ou une rayure. Ainsi, un immense scandale commence à voir le jour. Le film et le livre Plastic Planet aideront à fissurer la chape de plomb avec laquelle l'industrie des matières plastiques recouvre les nouvelles découvertes et les signes d'alarme récurrents.
    Il y a aussi l'inimaginable pollution causée par les déchets plastiques.
    Un tourbillon charriant des millions d'objets en plastique s'est formé dans le Pacifique Nord. Cette décharge à ciel ouvert couvre une surface plus grande que la France. A qui appartient-elle, qui en est responsable ? Le plus inquiétant est qu'elle n'est ni la seule ni la dernière île en plastique au monde.
    Ce qui se passe sous l'eau n'est pas plus réjouissant. Au bout d'un certain temps, le plastique se désagrège en milliards de morceaux qui vont tapisser le fond de l'océan. Les poissons les ingèrent et c'est ainsi que rapidement le plastique s'immisce dans la chaîne alimentaire.
    Une autre découverte récente prouve que deux des substances utilisées pour rendre le plastique plus malléable agissent dans les organismes animal et humain comme une hormone capable de dérégler l'activité des organes, et même la reproduction. Un grand soupçon s'est donc emparé de la communauté scientifique : les problèmes de stérilité ne viendraient-ils pas aussi du plastique ?
    D'autres recherches sont en cours mais une évidence se profile : le plastique sûr n'existe pas.
    Dans un langage clair et sans démagogie, l'enquête Plastic Planet complète les thèses du film, en commençant par l'histoire de l'invention du plastique, véritable révolution industrielle, ses caractéristiques si séduisantes dans un grand nombre de domaines, puis son assaut au sein de nos habitations, dans l'environnement, dans l'organisme humain.
    Le livre Plastic Planet est une source d'informations extraordinaire pour comprendre les enjeux d'une problématique peu abordée et peu connue, voire occultée, et propose également des pistes pour remplacer cette substance si nuisible pour notre patrimoine génétique.

  • Alzheimer, Parkinson, sclérose en plaques, autisme.
    Ces maladies, qui surgissent quand les neurones sont endommagés, ont pris la dimension d'un immense raz-de-marée et les victimes sont de plus en plus jeunes. La grande enquête de Marie Grosman et Roger Lenglet montre que les causes du fléau sont parfaitement identifiées et documentées par les scientifiques. Les auteurs révèlent aussi pourquoi les autorités préfèrent regarder ailleurs. Les affections neurodégénératives se préparent déjà dans le ventre des mères, devenues aujourd'hui, malgré elles, des "mamans toxiques".
    Et tout au long de notre vie, d'incessantes agressions chimiques et physiques font des ravages parmi nos neurones. Un cocktail neurotoxique explosif qui met en cause une kyrielle d'industries : aluminium dans l'eau, mercure dans nos bouches, PCB et pesticides dans nos aliments, solvants et particules ultrafines dans l'air, etc. Au moment où les maladies de ce type sont officiellement déclarées "priorités de santé publique" en France, les auteurs dénoncent les raisons scandaleuses qui paralysent la prévention.
    Etudes et investigations rigoureuses à l'appui, leur enquête démonte le mécanisme d'un "effet d'aubaine" commercial exploité à fond, malgré l'hécatombe et au risque de détruire le système solidaire de protection sociale. Pour contrer le fléau et faire face à cette crise sanitaire, Marie Grosman et Roger Lenglet proposent ici de véritables solutions.

  • Plus d'un milliard de personnes dans le monde sont membres d'un réseau social sur Internet. A chaque clic, des données personnelles sont enregistrées puis revendues. Pour les exploiter naissent de nouvelles formes de marketing. Au-delà de l'évidente menace sur nos plus élémentaires libertés, cette marchandisation de nos secrets, de nos préférences, de nos déplacements représente un coût exorbitant.
    Franck Leroy identifie les acteurs de ce nouveau fait social, dévoile leurs stratégies ainsi que leurs moyens actuels et à venir, comme par exemple la dernière génération de logiciels de reconnaissance faciale. Comment les citoyens peuvent-ils réagir ?

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  • Il ne se passe plus un jour sans que les médias nous présentent une nouvelle substance dangereuse qui contamine notre environnement ou nos assiettes. Nous en respirons et en avalons depuis des décennies. PCB, pesticides, mercure, aluminium, phtalates dans les plastiques etc., la liste semble infinie et les menaces se trouvent augmentées pas le fameux "effet cocktail", c'est-à-dire par l'interaction de ces différentes substances entre elles. Les jeunes mamans paniquent, le grand public préfère attendre que ça passe. Sauf que ça ne passera pas si personne n'agit.
    La rébellion de certains pédiatres et d'associations a déjà permis d'arracher l'interdiction, en France, du Bisphénol A dans les biberons. Le solvant "perchlo", abondamment utilisé dans les pressings, est en cours d'interdiction grâce à l'engagement du réseau Environnement/Santé. Mais le temps presse. Il est urgent que chacun sache identifier clairement quelles substances doivent immédiatement disparaître de notre monde et de celui de nos enfants.
    La bonne nouvelle est que le corps humain récupère souvent rapidement, dès que la source de l'empoisonnement est identifiée et éloignée de lui.
    Ce guide propose des choix pour chaque situation de la vie courante. Grand classique américain de la toxicologie au quotidien, il constitue une mine d'informations précieuse pour nous aider à nous protéger durablement.
    Debra Lynn Dadd a entrepris ce travail depuis les années 1980 et l'a actualisé au cours de chaque décennie au gré des nouvelles découvertes scientifiques. Chaque domaine de la vie courante est concerné : l'air dans notre habitation, les produits d'entretien, les aliments de tous les jours, les produits cosmétiques, les médicaments, l'eau. Dans un langage clair et précis, elle décrypte les réactions de notre corps face aux agressions chimiques et conseille différentes méthodes susceptibles de renforcer notre capacité d'auto-défense contre les contaminations.
    Conseils pratiques, solutions peu onéreuses, adresses et sites internet complètent ce guide pragmatique qui est aussi un outil politique : notre libre-arbitre de consommateur est notre arme la plus efficace pour faire cesser le plus grand scandale sanitaire de notre époque, l'empoisonnement silencieux et continuel de la population.
    La biologiste française Marie Grosman et le journaliste spécialiste de santé publique Roger Lenglet, auteurs de la grande enquête Menace sur nos neurones (Actes Sud, 2011), ont adapté ce classique américain à notre environnement européen, en proposant des solutions à notre portée. Depuis la législation REACH jusqu'aux initiatives contre le mercure dans les cabinets des dentistes, ils offrent de multiples informations supplémentaires, les plus actuelles et les plus nécessaires pour préserver notre santé. Ce livre montre comment chacun peut vivre toxic free, ou presque.

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  • L'obsession sécuritaire risque de mettre sérieusement en question les droits fondamentaux pour lesquels nos ancêtres se sont battus.
    Intrusions dans nos vies privées, contrôle de nos opinions, de nos correspondances, de nos déplacements... les auteurs tirent la sonnette d'alarme et posent les questions cruciales : Pourquoi laissons-nous faire ? Et comment devons-nous nous défendre ?

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  • L'Afrique est le continent le plus jeune.
    L'Afrique est un gisement de richesses tant sur le plan économique qu'artistique et intellectuel. L'Afrique interpelle notre avenir. S'appuyant sur son expérience personnelle, sur sa connaissance des hommes et du terrain, et sur ses responsabilités de fondateur d'écoles de journalisme dans plusieurs pays d'Afrique, Hervé Bourges, dans ce livre court, incisif, argumenté, plaide pour un renversement de regard : nous avons besoin de l'Afrique.
    Cette reconnaissance ne peut se faire qu'à certaines conditions tant économiques - annulation de la dette -, politiques - fin de la Françafrique, établissement d'un nouveau partenariat - qu'intellectuelles - prise en compte de la renaissance africaine et mise en oeuvre de la francophonie. Hervé Bourges, ancien président de Radio France inter-nationale, de TF1, de Canal+ Afrique, de France Télévisions et du Conseil supérieur de l'audiovisuel, actuel président du Comité permanent de la diversité à France Télévisions, signe un livre d'espoir et de combat.

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  • Poursuivant le décryptage décapant de la psyché indienne entamé dans ses deux ouvrages précédents, Pavan Varma retrace ici le parcours d'une colonisation des esprits qui, loin d'avoir pris fin avec le départ des Britanniques et l'indépendance politique de l'Inde, se renforce aujourd'hui sous l'effet d'une mondialisation qui a incité le pays à adopter une culture du plagiat marquant désormais de son sceau les pratiques linguistiques du pays comme sa production artistique actuelle. Passionné et militant, un essai qui convoque la grande histoire comme l'histoire personnelle, pour dénoncer les risques d'une confiscation de la créativité et du devenir identitaire d'un pays qui dispose pourtant de tous les atouts pour devenir une puissance majeure du XXIe siècle.

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  • Le procès de l'attentat d'Oslo aura lieu en avril 2012, juste avant les élections présidentielles françaises. Nous publions à cette occasion l'enquête qu'un spécialiste norvégien a entreprise pour situer cet acte de terrorisme dans le réseau idéologique peu connu de la nouvelle extrême droite européenne sur Internet. Au moment où l'extrême droite tue en Allemagne, nous découvrons aussi ses connexions en France. Øyvind Strømmen nous avertit : "La bête immonde est d'actualité, elle se nourrit de nos banalisations, et elle nous cache ses véritables intentions." La menace d'une extrême droite meurtrière existe à nouveau. Depuis le 11 Septembre, le climat politique lui est favorable et grâce à Internet, actions de propagande, recrutement de nouveaux membres et organisation d'actes terroristes sont devenus un jeu d'enfant.
    En partant des attentats d'Oslo et d'Utøya le 22 juillet 2011, Øyvind Strømmen propose une analyse pointue et nuancée du climat idéologique et de l'évolution de l'extrême droite européenne après la Seconde Guerre mondiale. Il s'intéresse tout particulièrement à la génération des War Bloggers et à la diabolisation de l'Islam après le 11 Septembre. Les adeptes de la théorie de l'Eurabia, qui agite le spectre d'une Europe sur le point d'être absorbée par le monde arabe, ont le vent en poupe. S'appuyant sur de nombreux exemples, l'auteur dépeint une image complexe de ce qu'il appelle "le réseau brun" des "prophètes anti-jihad" à l'ère d'Internet.
    Øyvind Strømmen a consacré plusieurs années à l'enquête qui apporte à ce livre un véritable gage de sérieux et donne des informations devenues à présent nécessaires pour comprendre l'attentat d'Oslo. Strømmen analyse de façon nuancée les différentes tendances de cette mouvance, décortique leur rhétorique et leurs stratégies de communication. Par ailleurs, il démontre à quel point nous tombons dans le panneau : des mots comme "identité", "liberté", "sécurité" sont ouvertement désignés sur ces sites comme des mots "apple pie", c'est-à-dire des concepts qui font plaisir à tout le monde sans heurter la sensibilité de personne ! En banalisant les tendances racistes et d'exclusion dans nos sociétés et au sein du discours politique, nous créons un climat favorable à ces extrémistes. La tragédie qui s'est déroulée en Norvège n'est pas simplement le résultat de l'acte d'un fou, d'un loup solitaire, c'est aussi celui d'un climat idéologique hostile sur lequel on ferme trop souvent les yeux. A l'heure où, en Allemagne, un autre groupe de meurtriers est découvert, Strømmen nous avertit : "La bête immonde a changé de visage mais elle vit toujours parmi nous."

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  • «Les chemins sur lesquels se sont engagés les nouveaux mouvements paysans ne sont pas faciles tant les forces qui occupent le terrain depuis cent cinquante ans sont structurées et sûres d'elles. Dans tous les pays du monde, les organisations qui contrôlent l'agriculture et l'alimentation ont parasité les territoires, les ressources, les idées, et toujours avec le soutien des Etats. Elles se sont même coalisées à l'échelle mondiale par multinationales interposées, avec la complicité des organisations internationales. Les propositions que font les paysans vont bien audelà d'une simple remise en cause du modèle agricole. Il s'agit d'une interrogation globale sur les sociétés dans lesquelles nous vivons. Décidément, leur riposte nous concerne tous.» SILVIA PÉREZ-VITORIA

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  • Face à l'angoisse et à toutes les fausses croyances qu'elle peut engendrer, chacun cherche ses mots.
    Trois médecins cancérologues renommés proposent ici une sorte de "consultation idéale" et répondent à toutes les questions que se posent les malades ainsi que leurs proches, comme : "Pourquoi moi ?" ; "Qu'est-ce qu'on fait ?" ; "Quelles sont mes chances ?"; "A-t-on vraiment progressé ?". Riche d'une centaine d'années d'expérience cumulées en cancérologie, cet essai offre un discours clair, sincère et plein d'humanité, susceptible d'aider ceux qui ont croisé le cancer sur leur chemin ou le redoutent.
    En spécialistes, les professeurs Pujol nous parlent des progrès de la science sur la maladie, sans pour autant omettre de nommer ce qu'elle ignore encore. Du travail de prévention jusqu'aux thérapies, le cancer est devenu un fait de société qui nous concerne tous.

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  • Christian Felber, membre d'attac (Autriche) a fondé un mouvement incitant les entreprises à faire, chaque année, le bilan de leurs efforts citoyens (écologiques, sociaux, solidaires et démocratiques). Ce livre, porté par les expériences concrètes et diverses d'une centaine d'entreprises, nous apprend donc comment transformer l'économie en évitant les écueils du communisme et d'autres totalitarismes. L'économie citoyenne repose sur des valeurs susceptibles de remporter l'adhésion du plus grand nombre, puisque ce sont les mêmes que celles qui font la réussite de nos relations sociales : confiance, coopération, respect, démocratie, solidarité (selon des études scientifiques récentes, il apparaît que l'établissement de bonnes relations sociales est la plus grande source de motivation et de satisfaction de l'être humain.).
    Quel est cet «intérêt général» que l'entreprise citoyenne s'engage à favoriser ? Sa définition serait établie dans le cadre d'une convention démocratique ancrée dans la Constitution. Les entreprises en rendraient compte dans un nouveau type de bilan, le «bilan citoyen», qu'elles devraient présenter chaque année, en plus du bilan financier. Y apparaîtraient seulement des critères qu'il serait possible d'évaluer concrètement selon des valeurs fondamentales : responsabilité sociale, durabilité écologique, cogestion démocratique, solidarité entre tous les acteurs concernés (les salariés, mais aussi les fournisseurs, les acheteurs, les clients.). Grâce à des «points citoyens», ce bilan rendrait compte des actions en faveur de l'intérêt général avec exactitude. Les entreprises qui, dans leur bilan citoyen, auraient cumulé le plus de «points citoyens», se verraient accorder certains avantages par la loi : réductions d'impôts et de droits de douane, crédits plus avantageux, priorité aux marchés publics et aux programmes de recherche.Un cadre juridique devrait inciter les actions en faveur de l'intérêt général, des biens collectifs, et de la coopération. Les enjeux de la réussite au sein de l'entreprise seraient ainsi redéfinis. Jusqu'à présent perçu comme un objectif à atteindre, le capital deviendrait, dans ce nouveau modèle économique, un simple moyen. Il ne servirait plus qu'à réaliser le but que l'entreprise s'est fixé (la production de biens, de services, l'agriculture, etc.). Garantir le revenu de tous les employés serait l'un de ces buts. Dans cet esprit, un revenu maximal serait instauré (vingt fois le salaire minimum légal par exemple). Les bénéfices de l'entreprise pourraient être utilisés pour les investissements (à valeur ajoutée sociale et écologique), le remboursement des crédits, redistribués aux salariés ou utilisés pour des crédits sans intérêts aux entreprises associées. En revanche, il n'est pas prévu que les bénéfices soient distribués à des personnes qui ne travailleraient pas dans l'entreprise, ni utilisés pour l'achat hostile (opa) d'autres entreprises, ni pour l'investissement sur des marchés financiers (ces marchés n'existeraient plus). Grâce à ce modèle, les inégalités de revenus et de patrimoines seraient réduites. En même temps que le revenu, le patrimoine de chacun et la possibilité de transmettre un héritage seraient limités, sans pour autant risquer de tomber dans l'austérité communiste. Les grandes entreprises de plus de deux cent cinquante salariés deviendraient partiellement la propriété des salariés et de la communauté et, entièrement au-delà de cinq mille salariés. Les citoyens seraient représentés par les députés élus dans les «parlements économiques régionaux». Le gouvernement n'exercerait aucune mainmise sur les entreprises publiques. Ceci vaudrait également pour la troisième catégorie de propriété juridique que le modèle propose. A côté d'une grande majorité de (petites) entreprises privées et de quelques grandes entreprises de propriété mixte, il existerait des «coopératives de service public» - entreprises du domaine de l'éducation, de la santé, des affaires sociales, de la mobilité, de l'énergie et de la communication. La «banque» étant, elle aussi, une coopérative, sa gestion se ferait de manière démocratique. Elle serait aussi au service de l'intérêt général et, comme les autres coopératives de service public, serait contrôlée par la souveraineté démocratique et non par le gouvernement. Ses principaux services seraient les suivants : épargne sécurisée, crédits bons marchés, crédits à risque de caractère écologique ou social, ainsi que comptes courants gratuits. La démocratie représentative serait ainsi complétée par la démocratie directe participative. De nouvelles matières seraient étudiées à l'école pour préparer les citoyens à s'impliquer dans les affaires économiques et sociales. Vu le débat actuel - au sein du parti socialiste français, mais aussi dans d'autres mouvements et initiatives - ce livre constitue de nos jours une denrée rare, une «utopie réaliste». Basée sur des expériences authentiques, elle invite tous les acteurs de la vie économique et sociale à s'engager pour sortir de la situation catastrophique dans laquelle se trouve actuellement l'économie occidentale.

  • Téléphones sur écoute, viol des correspondances, données intimes quotidiennement collectées et stockées. Le tout pratiqué dans la plus grande impunité. Le scandale planétaire de la surveillance de masse interpelle.
    Franck Leroy analyse les systèmes actuels, leur mise en place durant des décennies et la gigantesque industrie - militaire et civile - qui, aux États-Unis, leur est dédiée.
    Si ce pays est en première ligne, rien n'exonère les États européens, partenaires actifs de ces dispositifs remettant en cause le droit à la vie privée.
    Surveillance, technologie et pouvoir se révèlent alors intimement mêlés. Franck Leroy resitue ce modèle politique et social dans une perspective historique en apportant des éclairages inédits.
    Sommes-nous face à un simple dérapage ou doit-on déceler dans ces structures les germes d'un totalitarisme prêt à l'emploi ?
    Face au risque d'abolition de droits fondamentaux, l'auteur démontre qu'une réponse en forme de surenchère technologique est une chimère. Bienvenue à l'action citoyenne.

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  • Les nouveaux managers de Cosa Nostra, de la camorra et de la 'ndrangheta sont entrés de plain-pied dans l'ère de la mondialisation, s'imposant peu à peu parmi les acteurs les plus dynamiques de la finance et de l'économie globale.
    Des solutions existent ; elles passent avant tout par une prise de conscience collective. Il est temps d'élaborer une politique européenne commune en la matière. La contamination mafieuse relève désormais de la responsabilité de tous. Analyse captivante et salutaire d'un univers encore méconnu, cet essai offre aussi un ensemble de cartes visualisant la diffusion de la mafia italienne dans le monde et les chemins de la drogue.
    Déjà salué par la critique italienne, Mafia Export est un acte de courage et d'intelligence qui fera date.

  • Dénonçant le silence qui entoure les maladies psychiques, Ann Heberlein, intellectuelle suédoise atteinte de trouble bipolaire, livre ici un témoignage bouleversant dans lequel elle avoue sa forte pulsion suicidaire. Quelle aide la société pourrait-elle apporter pour combattre ces maladies chroniques dont les symptômes ne se voient pas à l'oeil nu ? Réflexion et témoignage d'une bipolaire en colère. Comment une journaliste talentueuse, mère de trois enfants, aimée de son mari, choyée par ses amis, peut-elle ressentir l'envie de mourir ? Oscillant entre des élans d'enthousiasme et des crises de dépression profonde, Ann Heberlein lutte perpétuellement pour sa survie. Les bipolaires, anciennement appelés maniaco-dépressifs, vivent le plus souvent dans l'incompréhension totale de leur entourage et de la société. On les traite de «névrosés» et on leur conseille de ne pas se laisser aller à la mélancolie. A l'heure où chacun se voit imposer la performance dans tous les domaines de la vie, ce texte nous rappelle que la fragilité et la souffrance constituent aussi, parfois, une part de notre humanité. Véritable plongée au coeur d'une maladie que l'on soigne autant avec des mots qu'avec des médicaments, et dont il est très difficile de guérir puisque le virus vient de l'intérieur, ce récit suscite nombre de questionnements. Tentant d'échapper aux crises existentielles provoquées par sa pathologie, Ann Heberlein réfléchit à sa condition, mais pointe aussi du doigt les failles du corps médical face à sa souffrance. Marchant au-dessus du gouffre de la mort sur le fil instable de la maladie, elle ne peut compter que sur sa propre vérité et sur sa capacité à exprimer le fond de son être. Son travail d'écriture et de réflexion est un formidable outil pour comprendre les ressorts complexes de la bipolarité et de la pulsion suicidaire. Un témoignage bouleversant qui a déjà rencontré un très grand succès en Suède.

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